Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaitre la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ne sont reconnues ni en catégorie A , ni catégorie Cadre dans le secteur privé, ce qui entraine une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance en catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique et le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau II (bac+4) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du niveau bac+3 européen, alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au niveau Bac+3 européen (180 ECTS). En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents à minima aux diplômes universitaires de niveau (bac+4) Master1, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Diplômes et catégorie A : TSL écrit au Président de la République Emmanuel Macron

A tous les travailleurs sociaux : voici le courriel que j'ai transmis personnellement au nouveau Président de la République au sujet de nos diplômes et de nos qualifications, je vous invite a faire de même en prenant comme exemple mon courriel que vous pouvez bien entendu adapté.

Voici l'adresse du site pour écrire directement au Président de la République, cliquer sur le lien :  //www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Plus nous serons nombreux à écrire, plus nous retiendrons l'attention du nouveau Président Emmanuel Macron pour l'aboutissement de nos revendications.

 

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Le 28 juin 2017
 
A l'attention de M. Emmanuel Macron Président de la République
 
Monsieur le Président de la République,
 
Je tiens à vous féliciter pour votre élection à la Présidence de la République Française, comme je vous souhaite également la réussite dans les réformes sociales  que vous souhaitez mettre en œuvre dans l’intérêt et le respect des droits du peuple français, dans une démarche de dialogue social avec les représentants associatifs et les organisations syndicales.
 
C'est pourquoi, je sollicite une audience auprès de vous au sujet des revendications légitimes des travailleurs sociaux, qui depuis un demi-siècle luttent pour leurs droits  (assistant de service social, éducateur spécialisé, conseiller en économie social et familial, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, animateur DEFA, DEJEPS...), sur leur passage en catégorie A dans la fonction publique sans conditions pour tous les assistants sociaux-éducatifs, avec une grille indiciaire et de classification qui soit équivalente au cadre d'emploi des Attachés (A) de la FP et son extension dans le secteur privé et associatif, ainsi que la reconnaissance des diplômes pour ces métiers au niveau universitaire Master1 (bac+4) soit 240 crédits européens, et quelque soit la date d'obtention de ces diplômes d'Etat cité ci-dessus, et demande l'annulation de l' Arrêté du 27 mars 2017 portant classification de certains diplômes du travail social selon la nomenclature des niveaux de formation, qui porte préjudice à tous les travailleurs sociaux diplômés avant 2018 sur le lien : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/3/27/AFSA1709704A/jo.
TSL demande la reconnaissance du niveau II (licence et Master1) pour tous les travailleurs sociaux (assistants socio-éducatifs) qui ont obtenu leurs diplômes avant 2018.
 
Le Décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs, sur le site legifrance voici le lien :
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704318D/jo , concernant le passage en catégorie A des assistants socio-éducatifs et éducateur de jeunes enfants qui sera effectif en février 2018, n'est pas équivalent à la grille indiciaire du cadre d'emploi des Attachés initialement prévu, et constitue donc une discrimination professionnelle et une grave atteinte aux droits des travailleurs sociaux. Nous demandons la publication d'un décret rectificatif pour septembre 2017 qui respecte les droits et les revendications légitimes des travailleurs sociaux (diplômes au niveau bac+4 master1 et grille indiciaire au niveau attaché sans conditions). Je vous invite sur ce sujet à prendre connaissance de notre pétition qui atteint 23072 signatures sur le site internet :  https://www.petitions24.net/reconnaissance_master
 
Pour rappel les professionnels diplômés d'Etat qui exercent le métier de travailleur social sont en majorité des femmes (des métiers féminisés à 95%) ce qui constitue une discrimination au regard de la constitution française "égalité Homme-Femme" du Droit européen et des principes fondamentaux qui les régissent.
J'espère que ma requête retiendra votre attention et que vous aurez la bienveillance de me recevoir afin de me permettre de plaider en faveur des travailleurs sociaux. Dans l'attente de votre réponse je me tiens à votre disposition.
 
Je vous prie d'agréer, monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.
 

Patrick Guichard, fondateur et responsable national des "Travailleurs Sociaux Libres"

 

Site internet : www.travailleurs-sociaux-libres.fr


28/06/2017


TSL exige la catégorie A et les diplômes au niveau II sans conditions dés février 2018

La lutte continue pour la reconnaissance de nos qualifications et de nos diplômes, nous ne lâcherons rien !

 

 

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21 juin 2017

 

Réforme des grilles des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants. Un accès à la catégorie "A" au rabais au 1er février 2018

 

Depuis plusieurs années Patrick Guichard le responsable national de TSL (Les Travailleurs Sociaux Libres), avec d’autres organisations syndicales, a mené des mobilisations avec les personnels de la fonction publique et du secteur privé pour la reconnaissance des qualifications et des responsabilités afin d’obtenir le passage en catégorie A et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Le protocole d’accord PPCR prévoyait l’intégration des travailleurs-es sociaux « ex CII » de la catégorie B vers la catégorie A en 2018, au titre de la reconnaissance de leurs diplômes au niveau BAC+3 et Master1, en cohérence avec les grilles du cadre d'emploi du corps des Attachés de catégorie A, mais le gouvernement avec certaines organisations professionnelles du travail social, l'UNAFORIS et le HCTS impose un alignement sur la filière paramédicale (infirmière) qui est une filière sous qualifiés et non équivalente à la grille indiciaire du cadre d'emploi des Attachés de la fonction publique. Les propositions du gouvernement soulevaient de nombreux problèmes à la fois sur le contenu et le calendrier. Malgré plusieurs séances de négociations les « bougés » consentis sont dérisoires et ne peuvent correspondre au niveau de qualifications exigées, ni aux attentes des personnels.

 

Le passage en catégorie A, initialement prévu au 1er juillet 2018, a été finalement acté au 1er février 2018, malgré l'intervention de TSL auprès du gouvernement Hollande pour un passage en catégorie A dés 2017 qui n'a pas été retenu !
Lorsque les professionnels demandent la catégorie A, ils demandent la rémunération qui va avec, et pas simplement un changement de lettre.

 

L’alignement de la carrière de la filière médico-sociale sur la filière paramédicale est une régression qui se fera en plusieurs étapes. Dans l’attente du « petit A » en 2020 le gouvernement propose un A « minuscule ». TSL dénonce cette catégorie A au rabais qui traduit avant tout un manque de reconnaissance des qualifications, des niveaux d’expertise et des responsabilités exercées par les professionnels du travail social qui sont de niveau Master .

 

En effet, les grilles prévues en 2018, au titre de la constitution initiale du cadre d’emplois, ne sont pas exactement celles de la filière paramédicale : loin s’en faut. Pour comparaison, un travailleur social qui accéderait en 2020 au dernier échelon de la classe exceptionnelle percevra 46 points de moins qu’un attaché territorial de 1er grade au dernier échelon.

 

Des mesures de reclassement défavorables
Nous avons exprimé notre désaccord sur les conditions de reclassement qui vont conduire des agents actuellement sur le 2e grade d’avancement à se retrouver à l’issue de la fusion dans le grade de base, y compris avec un Indice de rémunération supérieur à leur indice majoré actuel. Pour TSL et les organisations syndicales, leur intégration doit se faire directement dans le grade d’avancement du futur cadre d’emplois afin que les plus anciens puissent aussi bénéficier de « l’IBT 761 ».

 

Un examen professionnel pour l’accès au 2e grade !
Nous avons aussi fait part de notre désaccord sur la mise en place d’un examen professionnel pour le passage du 1er au 2e grade. Bien sûr l’avancement au choix est maintenu et nous avons obtenu que ces 2 voies ne soient pas corrélées mais indépendantes l’une de l’autre. Il n’en reste pas moins que la mise en place d’un examen professionnel est inacceptable !

 

BAC + 3 et Master1: Toujours pas !
Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des affaires sociales et de la Santé, a annoncé, et depuis le décret a été publié, que seuls les futurs diplômés titulaires du Diplôme d’État réformé seront reconnus au niveau Bac + 3. Tous les professionnels actuellement titulaire des Diplômes d’État (ASS, ES, CESF, EJE) continueront à voir leurs 3 années d’étude post bac reconnues… Bac + 2. C’est une véritable provocation ! TSL n’en restera pas là nous continuerons la lutte pour la reconnaissance des diplômes de niveau III soient reconnus au niveau II du RNCP (bac+3 et bac+4) avec le grade universitaire Licence et Master1 soit 240 crédit européens.

 

Mais déjà TSL se félicite d'avoir réussit a faire reconnaitre le niveau bac+3 et le passage en catégorie A pour février 2018 en faveur des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants de la fonction publique, reste son extension dans les conventions collectives du secteur privé et associatif que les organisations syndicales doivent dés à présent demander leur application.

 

TSL ne se laissera pas intimidé par le nouveau pouvoir en place de la Présidence Macroniste avec son gouvernement et ses parlementaires nouvellement élus, appartenant à l'élite de la classe dirigeante et supérieure (l'oligarchie macroniste) qui n'est que le prolongement de la politique de l'ex Président François Hollande, où Macron (fils spirituel de Hollande) était le préféré de ses ministres. La lutte de TSL continue donc pour la reconnaissance des diplômes du travail social au grade Licence 3 et Master1 pour les (ES, AS, CESF, ETS, EJE) et quelque soit leur date d'obtention.

 

 

Décret n°2017-901 et 904 du 9 mai 2017 portant statut particulier et échelonnement indiciaire applicable au cadre d'emploi des assistants-socio-éducatifs

 

Le cadre d’emplois d’assistants territoriaux socio-éducatifs relève, à compter du 1er février 2018, de la catégorie A.

Le décret n°2017-902 du 9 mai 2017 précise la nouvelle structure de carrière de ces personnels sociaux. Le cadre d’emplois est structuré en deux grades, le premier grade étant, lors de la constitution initiale, structuré en deux classes.

Le décret fixe les modalités de reclassement des agents, au 1er février 2018, dans le nouveau cadre d’emplois de catégorie A. Enfin, à compter du 1er janvier 2020, il est procédé à la fusion des deux classes du premier grade du cadre d’emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs, pour parvenir à la structure de carrière définitive du cadre d’emplois de catégorie A.

Les dispositions du décret n°2017-904 du 9 mai 2017 entrent en vigueur le 1er février 2018, avec un rééchelonnement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, à la date de la fusion des deux classes du premier grade. Le texte fixe le nouvel échelonnement indiciaire applicable au cadre d’emplois de catégorie A des assistants territoriaux socio-éducatifs. Références : le décret peut être consulté :

 

Décret n° 2017-904 du 9 mai 2017 portant échelonnement indiciaire applicable aux assistants territoriaux socio-éducatifs de catégorie A au 1er février 2018

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704323D/jo

 

Décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704318D/jo

 

Pétition : soutenez TSL pour la reconnaissance des diplômes et des qualifications juste et légitime, merci pour votre initiative, cliquer sur le lien : 

https://www.petitions24.net/reconnaissance_master   


21/06/2017


Boycott des stagiaires en 2018 si pas de rétroactivité, pas de diplômés bac+3 en 2021

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ASH Actualités Sociales Hebdomadaire publié le 30 mars 2017

 

POUR LA RETROACTIVITE DE LA RECONNAISSANCE l'ONES APPORTE SON SOUTIEN A TOUS LES PROFESSIONNELS
Avant même la parution de ce texte, l'Organisation nationale des éducateurs spécialisés (ONES) a exprimé sa colère après les précisions données le 21 mars, Ségolène Neuville ayant indiqué que cette reconnaissance concernerait les diplômes rénovés pour la rentrée 2018, sans être rétroactive : ne seront donc concernés que les professionnels ayant achevé leur formation en 2021.
"Ce qui avait pu passer pour de réelles avancées et l'aboutissement d'une lutte de plusieurs années est en réalité une tromperie sans nom. Un vrai recul", tempête l'association. "Ce que l'ONES a soutenu et démontré, c'est que les contenus des formations actuelles réunissaient en tout point les critères tant au plan national qu'européen pour une reconnaissance au niveau licence, soit leur inscription au niveau II du RNCP", insiste-t-elle, précisant attendre de Ségolène Neuville "qu'elle prenne les mesures qui s'imposent pour inscrire expressément la rétroactivité du passage en niveau II au RNCP pour tous les métiers concernés".
Le calendrier annoncé par la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion avait déjà fait réagir la CFDT Interco, qui indiquait avoir saisi le ministère pour obtenir dès à présent la reconnaissance des diplômes au niveau II.

M. LB.

 

La riposte des travailleurs sociaux en colère

 

Nous saluons le geste de l'ONES et de la CFDT Interco qui indique avoir saisi le ministère pour obtenir dés à présent la reconnaissance des diplômes au niveau II. Cependant, nous ne sommes pas dupe, ce n'est pas une simple lettre de la CFDT et de l'ONES invectivant le gouvernement qui le fera changer d'avis. Déjà par le passé, plusieurs courriers ont été transmis au gouvernement pour obtenir cette reconnaissance et rien n'y a fait. Ces lettres ne pèsent rien, et n'ont aucun poids face à l'obstination de ce gouvernement.

De plus, dans le courrier de la CFDT et de l'ONES il n'est fait aucune mention d'une quelque pression ou action de grève pour faire aboutir les revendications des travailleurs sociaux suite à la décision de cet arrêté injuste sur la non rétroactivité des diplômes. Cette décision du gouvernement est très violente, c'est une nouvelle déclaration de guerre contre tous les travailleurs sociaux. 

Nous pensons que ces lettres risquent au contraire de faire encore gagner du temps au gouvernement, et freiner toutes initiatives que souhaiteraient entreprendre des travailleurs sociaux pour se défendre.

 

Aussi, il est primordiale que les travailleurs sociaux puissent apporter une riposte à la mesure de cette violence gouvernementale, et c'est ce que propose un comité de travailleurs sociaux, mais avant nous vous proposons de lire ce commentaire qu'un travailleur social a déposé sur le site de TSL "Je crois que c'est à nous les travailleurs sociaux du public et du privé de mettre enfin la pression. Ne plus prendre de stagiaire, ne plus participer aux jury d'exam, ne plus faire d'intervention dans les instituts de formation. Ce que nous vivons est proprement scandaleux et personne ne bouge. Les gouvernements, quels qu'il soient peuvent compter sur l'inertie des travailleurs sociaux. Je ne la comprends pas cette passivité, cette résignation... Nous sommes, je crois, des milliers immobiles. Imaginez une semaine avec les MDSI, les CMS, les MECS, les IME, ITEP fermés... Je crois davantage à des actions de ce type plutôt que des pétitions stériles pour faire avancer les choses. Seulement voilà, les politiques sont sourds, les travailleurs sociaux sont muets. Ma compagne qui est EJE me suggère des crèches sans EJE...

 

TSL a donc reçu des centaines de messages de travailleurs sociaux (aussi bien assistant sociaux, qu'éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale, éducateurs de jeunes enfants) extrêmement en colère suite à l'arrêté publié sur la non rétroactivité à bac+3 à compter de 2018.

 

Ces travailleurs sociaux ont fait une proposition commune pour une action nationale d'envergure qu'ils souhaitent menés : à savoir de ne plus encadrer les stagiaires de leur filière, compte tenu que les travailleurs sociaux ne se mobilisent pas, ne manifestent pas et ne font presque jamais grève pour défendre leurs métiers et le niveau de leurs diplômes d'Etat. L'objectif de cette pression sans haine et sans violence, c'est de contraindre le gouvernement à revoir sa copie.

 

Les travailleurs sociaux sont maintenant au courant de la trahison, et de l'humiliation que nous infligent ce pseudo-gouvernement et nos pairs (par la biais de certaines organisations syndicales, et la plupart des associations professionnelles, exceptés l'ONES).

 

Pour ceux qui auraient été en vacances sur Mars ces jours-ci, nous rappelons qu'un décret a été signé validant la reconnaissance à Bac+3 uniquement pour les nouvelles générations diplômées à compter de 2021. Exit la rétroactivité que nous avions réclamée, elle n'aura pas lieu.

 

Le boycott de l'accompagnement des stages dés la rentrée 2018 pour les étudiants du travail social en réponse à la non rétroactivité :

Il est hors de question de nous laisser faire, nous devons réagir vite et bien. TSL informe donc tous les travailleurs sociaux qu'un comité de professionnels a décidé d'une action à forte symbolique : le boycottage des stages et la grève en parallèle si les organisations syndicales souhaitent apporter leur soutien en déposant un piquet de grève national.

 

Ce sont donc des centaines de nombreuses autres voix qui s'élèvent parmi nos soutiens. Et ces voix font une proposition pouvant paraître singulière au premier abord, mais entendable dans son argumentaire : le boycott de l'accompagnement des stages dés la rentrée 2018 pour les étudiants "éducateur spécialisé, assistant de service social, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale", dans toutes les écoles, IRTS, IUT du travail social à l'échelle nationale.

 

Non ne bondissez pas de suite, laissez nous vous développer l'argumentaire de tous ces travailleurs sociaux en colère qui ont écrit à TSL :

- Des associations professionnelles comme l'ANAS (pour ne pas la citer), nous explique que nos diplômes ne sont pas au niveau attendu, et que c'est une réforme juste et nécessaire ... et patati et patata ...  communiqué de l'ANAS cliquer içi

(Tient ! encore un discours d'hommes politiques qui nous font avaler la couleuvre ...) et c'est pour ça que seul les nouveaux diplômés pourront rentrer dans le processus LMD.

 

- Donc, les anciens diplômés, ne possèdent pas le niveau attendu par nos formations, (et donc par nos connaissances et notre expérience acquise sur les terrain), ne peuvent entrer dans le processus LMD, alors que ces diplômes d'Etat ont été évalué au niveau bac+3 et bac+4 par plusieurs organisations. Comment dans ces conditions peuvent-ils encadrer des stagiaires qui seront validés à BAC+3 et qui deviendront hiérarchiquement les chefs de ceux là même qui les ont formé.

 

- Depuis quand, un subalterne forme-t-il en stage sont supérieur ? Par ailleurs, comment le pourra-t-il puisqu'il n'a pas le niveau attendu selon l'ANAS ?

Pour rappel, l'encadrement de stagiaire n'est aucunement obligatoire. Et aucune sanction ne peut être imposé à un salarié qui refuse d'encadrer ou de former un stagiaire.

 

Donc pour résumer : pas de stage, pas de validation du nouveau diplôme, donc pas de validation de diplôme à bac+3 en 2021

 

Le boycottage des stagiaires ne nécessite aucune permission d'une quelconque organisation professionnelle ou syndicale et encore moins l'autorisation de son employeur car il s'agit d'une décision personnelle du professionnel de prendre ou pas de stagiaire.

 

Les travailleurs sociaux ont trouvé le moyen par le boycottage d'inverser le rapport de force à leur avantage, n'exigeons pas uniquement la rétroactivité des diplômes pour tous les professionnels, mais également la revalorisation statutaire en catégorie A aligné sur la grille indiciaire du grade attaché de la fonction publique avec un déroulement de carrière équivalent et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Comment vont réagir les associations professionnelles complices et certains syndicats ? Comment vont réagir les centres de formation et les employeurs ? Et que va faire le gouvernement ?

 

C'est une action "sans haine et sans violence"

Cela n'aura pas d'impact ni sur nos salaires, ni sur le public que nous accompagnons.

 

Cela va surtout inverser le rapport de force face à l'oligarchie gouvernementale et à la caste des dirigeants du travail social. Vous n'avez pas besoin de demander l'autorisation de qui que ce soit. Aucun employeur ne peut vous contraindre à prendre un stagiaire. Les travailleurs sociaux peuvent dynamiter tout le système de formation et le système financier des entreprises et des collectivités par cette menace de boycottage des stagiaires.

 

Autre avantage de ce boycott, cela aura un impact considérable sur l'offre et la demande d'emploi au niveau national. En effet, beaucoup de structure seront en manque de personnel qualifié, il faudra donc recruter ! Eh là, figurez-vous que les employeurs vont vite proposer des postes de niveau bac+3 au diplômés bac+2 ! Les employeurs du secteur privé et des collectivités locales seront dans une telle mélasse face aux besoin des publics, qu'ils donneront jusqu'à la lune aux travailleurs sociaux.

 

Ce boycottage au niveau national est une vraie arme de dissuasion massive qui va mettre tout le monde d'accord. C'est vraisemblablement une stratégie offensive gagnante. Cette action aura pour effet immédiat, la dérégulation des intérêts économiques, sociaux et politiques de tous les acteurs concernés, sauf pour les professionnels de terrain.

 

Nous faisons le pari que brandir la menace du boycott des stagiaires en 2018, va donner des sueurs froides à tous les dirigeants, car à n'en pas douter cela fera exploser tous les centres de formation du travail social dont l'UNAFORIS, avec le risque d'une extension vers les métiers de l'animation du ministère de la ville de la jeunesse et des sports, qui du coup, auront un moyen de pression considérable de voir leurs revendications aboutir sur la valorisation et la reconnaissance des diplômes professionnels (DEFA, DEJESP, DESJEPS) au niveau licence et Master.  

 

Cette stratégie positive va obliger tous les acteurs à s'assoir à la table des négociations et à revoir leur copie, en nous consultant vraiment.

 

Les associations professionnelles comme l'ANAS ont le culot de nous expliquer que c'est une "réforme juste mais nécessaire". On voit bien que le discours démagogique qui rejoint la politique voulut par le gouvernement et leurs subordonnés comme l'UNAFORIS et le Haut Conseil du Travail Social (HCTS) que nous avons oubliés de citer, qui pourtant, ont joué un rôle décisif et favorable pour que cette non rétroactivité soit validée par décret par le gouvernement, et qui s'est empressé de le publier au (JO) Journal Officiel le 27 mars 2017.

 

Le comité des travailleurs sociaux demande à tous les professionnels du travail social de la fonction publique et du secteur privé et associatif d'être solidaire de cette action de boycottage des stagiaires à l'échelle nationale, et d'informer leurs services et leurs hiérarchies qu'ils ne prendront aucun stagiaires (ES, CESF, EJE, AS, ETS) en 2018.

 

 

TRAVAILLEURS SOCIAUX REJOIGNEZ LE MOUVEMENT ! FAITES PRESSION SUR VOS SYNDICATS ET VOS ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES ? AU PIRE QUITTEZ- LES ? SI LE DISCOURS RESTE LE MÊME

 

Voici de nouveau pour ceux et celles qui n'ont pas encore pris connaissance de cet arrêté discriminatoire qui élimine 950 000 diplômés (ES, CESF, EJE, AS, ETS) de la reconnaissance à bac+3.

 

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En ces temps de période électorale, TSL pense qu'une grève nationale aurait un impact considérable sur le gouvernement et sur le futur président pour lutter contre la non rétroactivité de nos diplômes, c'est pourquoi il est nécessaire d'insister auprès des organisations syndicale pour le dépôt d'un piquet de grève nationale rapidement, c'est à dire avant la fin de cette élection présidentielle pour que notre mouvement de colère et de contestation soit largement entendu auprès de la classe politique, des médias et du grand public, mais si ce n'était pas le cas, il faudra mettre encore plus de pression sur toutes ces organisations syndicales et professionnelles pour l'organisation de grève.

 

Quand aux étudiants du travail social pour les métiers concernés, sachez que les organisations professionnelles et le gouvernement veulent nous diviser, ils agissent toujours ainsi en prenant des décisions irresponsables, indignes et lâche. Aussi, nous vous demandons de prendre toutes les dispositions nécessaires suite à la décision d'un boycotte nationale des stages en 2018 par les professionnels du travail social de la fonction publique et du secteur privé et associatif, et par solidarité de rejoindre le mouvement des travailleurs sociaux en colère.

 

Vous voulez-vraiment que ça change ? N'attendez rien des autres, ne compter que sur vous et sur vos moyens d'agir parce que nous pouvons tous ensemble le faire ! C'est peut-être la dernière possibilité que nous avons de gagner, ne prenons pas le risque de reculer et d'attendre encore que les organisations professionnelles et syndicales agissent pour nous, voyez où cela nous a conduit !

 

Pour le succès de cette action nationale : c'est pourquoi dés maintenant, nous vous demandons de partager massivement cette article de boycott des stagiaires avec tous vos réseaux et vos collègues.

 

Pour Rappel TSL exigent la reconnaissance des diplômes dés 2018 au grade licence et Master1 pour les métiers concernés et quelque soit la date d'obtention de ces diplômes d'Etat, le passage en catégorie A dans la fonction publique (grade Attaché) et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Soutenez les travailleurs sociaux pour la revalorisation de leurs métiers et du niveau de leurs diplômes, merci de signer la pétition, cliquer içi

 

 

 

 


08/04/2017


Non rétroactivité des diplômes reconnus au niveau bac+3 : la trahison des organisations professionnelles

Les organisations professionnelles du travail et certaines organisations syndicales, sont-elles les ennemis des travailleurs sociaux ?

 

Non rétroactivité des diplômes reconnus au niveau bac+3 : la trahison des organisations professionnelles

 

TSL la seule organisation qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tous bas...

 

TSL qualifie ce communiqué publié par l'ANAS (association nationale des assistants de service social) de trahison contre les travailleurs sociaux, cela engage par ailleurs la responsabilité de toutes les organisations professionnelles du travail social, (FRANCE ESF, FNEJE, ANAS) et de certains syndicats qui ont donné un avis favorable à cet accord avec le gouvernement, représenté par la commission professionnelle consultative (CPC) et l'UNAFORIS  avec les membres du Haut Conseil en Travail Social (HCTS) sur la non rétroactivité des diplômes avant 2021, qui enterre des milliers de professionnels déjà diplômés (AS, ES, CESF, EJE, ETS), et dont le niveau des diplômes ont été évalué à minima au grade de licence et Master1 ! Pour rappel la reconnaissance bac+3 avait été acté pour 2018 et non 2021. Il semblerait que seul l'ONES était opposé à cet accord de non rétroactivité.

 

TSL invite tous les travailleurs sociaux à annuler leur adhésion et à boycotter toutes ces organisations professionnelles hypocrites, menteuses et manipulatrices, qui sont au service des grands patrons et du gouvernement, et qui n'ont que pour seul objectif de brader nos diplômes en nous déqualifiant, malheureusement ce que TSL craignait a fini par arriver !  Ces organisations professionnelles du travail social sont des loups déguisés en mouton pour casser le travail social et les professionnels. Elles ne valent rien ! Elles ne pensent finalement qu'à leur propre intérêt et à leur représentativité, ce ne sont que des vitrines politiques qui ont fait le choix de se vendre aux plus offrants.

 

Ce que TSL déplore, c'est la position des organisations syndicales, qui en principe sont censés défendre les droits des travailleurs sociaux, et à la lecture de ce communiqué, cela semble tout le contraire ! Aussi, nous demandons aux organisations syndicales de préciser leur position sur cet arrêté humiliant et déqualifiant, que tous les travailleurs sociaux contestent. Nous demandons l'organisation d'une journée de grève nationale, afin de manifester pour contester cet arrêté et demander son annulation.

 

Les travailleurs sociaux exigent la reconnaissance du niveau bac+3 et Master1 pour tous les métiers concernés et quelque soit la date d'obtention de leurs diplômes d'Etat.

L'ANAS donne de fausses informations et prend comme exemple la profession infirmière et tente de faire croire que les travaux sur le niveau bac+3 et les accords ce sont déroulés de la même manière !

 

TSL déclare que c'est faux ! les infirmiers de catégorie B ont eu le choix d'intégrer la catégorie A mais sans reprise de leur ancienneté d'échelon ou bien de rester en catégorie B avec maintien de leur ancienneté et d'échelon.

Sur le fait que l'ANAS déclare que nos diplômes ne sont pas de niveau licence parce qu'il a fallu sauver les spécificité de chaque métier, là encore l'ANAS vous mène en bateau, il suffit de prendre connaissance de la pétition TSL, où des dirigeants des écoles du travail social également membre de l'UNFORIS, ont osé briser le silence et déclarer par voie de presse (ASH) juillet 2016, que le diplômes d'éducateur spécialisé, assistant de service social (...) sont de niveau Master1 (bac+4) dont la formation est organisée sur trois années d'études post bac, alors qu'elle aurait dû se dérouler sur quatre années, cliquer içi.

 

Des spécialistes du syndicat SNUASFP-FSU ont mené une étude approfondie sur la formation d'assistant social, ils sont arrivés à la conclusion que le DEASS est de niveau Master1 cliquer içi, et par conséquent les autres diplômes du travail social ( ES, CESF, EJE, ETS) sont également de ce niveau, parce qu'elles sont construites sur le même modèle. TSL à fait de même, une étude pour évaluer le niveau de ces diplômes d'Etat, dans l'étude réalisée nous avons constaté que ces diplômes sont de niveau Master1 minimum.

 

Nous disons à l'ANAS, nous ne sommes pas infirmier et ce n'est pas notre métier,  mais nous sommes des travailleurs sociaux, et ce n'est pas parce que les infirmiers se sont fait rouler et ont été trompé, que les travailleur sociaux doivent aussi subir cette injustice. Les arguments de l'ANAS sont arbitraires voire insultants pour tous les professionnels du travail social. Les masseurs kinésithérapeutes sont reconnus au grade licence et Master1, ils n'ont pas eu a passer des modules complémentaires pour obtenir le grade licence, ni les orthophonistes qui sont maintenant à bac+5, leurs diplômes d'Etat ont été tout simplement valorisés parce que tous ces professionnels du para-médical étaient solidaires, et ils n'ont pas laissé des organisations négocier à leur place à la baisse le niveau de leur diplôme et des conditions de rétroactivité ou non.

 

Pourquoi l'ANAS fait elle tout pour tromper les travailleurs sociaux ? Parce qu'elle craint des représailles des assistants de service social pour tous ces abus de confiance et ces tromperie, ces mensonges. L'ANAS est maintenant percé à jour, c'est une association de vendues dont les dirigeants ne sont guidés que par le pouvoir et la manipulation.

 

Mais n'oublions pas le rôle majeur qu'à tenu l'UNAFORIS et la CPC dans cette affaire, ils sont à l'origine les instigateurs d'une dégradation et du démantèlement des formations et des métiers du travail social, cette organisation n'a jamais été favorable à une reconnaissance à bac+3, sans l'intervention de TSL en 2011, la reconnaissance à bac+3 serait resté dans les cartons et oublié dans les archives.

 

Et que dire de ce Haut Conseil du Travail Social et de sa Présidente Brigitte Bourguignon, qui a réussi de main de maitre à duper tous les travailleurs sociaux jusqu'à TSL pendant quelques temps. Ce HCTS a été créé dans l'objectif de détricoter les métiers du travail social et leurs diplômes, pour cela le gouvernement par l'intermédiaire de son représentant Mme Bourguignon, qui est également députée socialiste vous l'aurez devinez, avait besoin de l'aval des organisations professionnels et de certains syndicats pour mettre à exécution ce plan de sabotage du niveau des diplômes.

 

Dans le travail social, l'histoire nous éclaire sur la trahison continuelle des organisations professionnelles du travail social et plus particulièrement l'ANAS, et voire même parfois de certains syndicats, qui n'hésitent pas à faire barrage aux revendications des travailleurs sociaux. Un coup ils se disent être du côté des travailleurs sociaux et assurer leur défense, et puis OP là ! vous apprenez plus tard qu'ils vous ont planté un poignard dans le dos ! Et bien oui mes chers amis (es), vous avez à présent incontestablement la preuve de ce que TSL a toujours déclaré sur ces organisations professionnelles et certains syndicats, ils ne sont que les laquais du gouvernement et des grands patrons du MEDEF, ils ne sont là que pour cirer les pompes de tous ces dirigeants afin d'obtenir des avantages et une meilleure position professionnelle et politique au détriment des travailleurs sociaux qu'ils aiment exploiter sans état d'âme. Ces dirigeants d'association professionnelle n'ont aucun honneur ni aucune dignité, seul compte pour eux de pourvoir s'élever dans la hiérarchie oligarchique,  et pour y arriver ils vous écrasent, vous pressent puis vous jettent...

 

TSL lance un appel à la révolte citoyenne de tous les travailleurs sociaux, contre l'oligarchie des organisations professionnelles et des dirigeants politiques et patronales qui domine tout, qui tue l'espoir de tant de lutte et de souffrance que nous avons mené pour la valorisation des métiers et des diplômes du travail social.

Lançons un message fort à tous ces puissants, nous ne lâcherons rien.

 

La présidentielle est là, profitons en pour nous faire entendre !

 

Mobilisons nous pour une grande manifestation à Paris et dans dans toutes les villes le vendredi 14 avril 2017 à 14 heures

 

Travailleurs sociaux de la fonction publique et du secteur privé et associatif, nous sommes suffisamment fort et nombreux pour bloquer le pays, parce que nous sommes presque un million de professionnels concernés par cette non rétroactivité. Une journée de grève s'impose et si ce n'est pas suffisant nous poursuivrons la grève jusqà la victoire, car le gouvernement et les dirigeants d'entreprise, d'association et des collectivités ne cedent que sur des rapports de force, alors montrons leur que nous sommes déterminés. Contactez vos organisations syndicales et vos délégués du personnels et exiger un piquet de grève national pour le vendredi 14 avril 2017, afin de manifester votre colère devant le ministère des affaires sociales et de la santé à Paris et dans toutes les villes, et exiger l'annulation méprisante de cet arrêté. Le délai pour déposer un piquet dans la fonction publique c'est 5 jours et pour le secteur privé il n'y pas de délai.

 

Si comme TSL vous êtes en colère et indigné, alors il vous faut agir pour défendre votre métier et votre avenir. Vous êtes libre de ne pas vous soumettre et vous êtes libre de vous défendre contre toutes ces agressions professionnelles violentes qui n'ont que trop durée.

Prenez connaissance de la décision du comité des travailleurs sociaux : Boycott des stagiaires en 2018 si pas de rétroactivité, pas de diplômés bac+3 en 2021, cliquer içi

 

TSL, la seule organisation qui ose dire tout haut ce que tout le monde pense tous bas...

Pour la reconnaissance de nos diplômes, de nos métiers et de nos qualifications, merci de nous soutenir en signant la pétition, cliquer içi

 

TSL

 

Voici l'Arrêté du 27 mars 2017 publié au JO de la république française, vous constaterez qu'il n'y a pas de rétroactivité pour les diplômés avant 2021.

 

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A présent voici le communiqué honteux de l'ANAS sur la reconnaissance du niveau licence des diplômes de niveau III

 

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Association Nationale des Assistants de Service Social (ANAS)

 

Conseil d'administration ANAS publié lundi 3 avril 2017

 

L’annonce le 21 mars par Mme Neuville, suivie de la publication le 27 mars de l'arrêté portant création du niveau II pour les 5 diplômes de travail social actuellement au niveau III[1, a soulevé un concert de protestation chez ceux qui semblaient découvrir qu’il ne s’appliquerait qu’aux futurs diplômés à partir de 2021.
Le plan d’action en faveur du travail social  rendu public  en octobre 2015 avait pourtant été clair à ce sujet : « Cette évolution nécessitera une réingénierie des formations qui s’appuiera sur le conventionnement entre les établissements de formation délivrant actuellement les diplômes d’État du travail social et les universités »[2].

Toutes  les  organisations  professionnelles et les syndicats (CGT et CFDT) ont été conviés dès le mois d’octobre 2016 à participer aux travaux de cette réingénierie qui a démarré par la réécriture des  référentiels  professionnels.  D’entrée  de  jeu l’objectif de ce travail  avait été rappelé, il s’agissait de permettre l’adossement  des diplômes de travail social au grade de licence, de même que le passage  des emplois de catégorie B en A de la fonction publique.
La première phase, qui consistait en la remise à plat des référentiels de fonctions et d’activités  avec également l’écriture de la définition de la profession, s’est achevée en février. La seconde phase  commencera le 18 avril et doit permettre la révision des référentiels de compétences, de formation et de certification. L'ANAS, comme les autres organisations professionnelles et syndicales, a pris une part active dans ce travail d'écriture et de définition.

Il convient de distinguer les effets de cette reconnaissance sur le déroulement professionnel et sur les rémunérations.

Que représente l’acquisition du niveau  II ?

Il s’agit de l’intégration dans le cursus universitaire LMD (licence, master, doctorat) et donc de  permettre aux diplômés qui le souhaitent de pouvoir poursuivre un cursus de formation universitaire en intégrant directement un master I. Aujourd’hui, malgré le découpage de la formation d’assistant de service social en 180 ECTS, ce n’est pas toujours le cas (et c’est au bon vouloir des universités), ce qui induit des inégalités entre les étudiants.

Qui donne ce niveau ?

C’est la commission nationale de la certification professionnelle qui est habilitée à attribuer un niveau à un diplôme.
En 2009, la formation des infirmiers a ainsi été réformée et c’est à cette condition qu’ils ont obtenu que leur diplôme d’Etat soit équivalent au grade de licence.
Le niveau licence correspond à un certain nombre d’attendus auxquels la formation d’Assistant de Service Social (mais aussi d’Éducateur et de Conseiller en économie sociale et familiale) ne répondait pas jusqu’à présent. Tous  les  professionnels  qui ont souhaité  poursuivre ou reprendre leurs études pour l’obtention d’un diplôme de niveau supérieur ont donc dû utiliser des passerelles (lorsqu’elles existaient) ou repartir en L2 ou L3 (sauf pour ceux qui avaient suivi un double cursus comme cela se pratique dans certains centres de formation).
Les formations sociales et diplômes d’Etat du travail social devront avec la réforme répondre aux exigences du niveau Licence (enseignements notamment en langue et en informatique, diplômes des enseignants, recherche, etc.), au même titre que les Universités et obtenir l’accréditation du HCERES[3].
Pour rappel, lors de la mise en place des 180 ECTS pour les 5 diplômes concernés, dans le cadre du processus de Bologne, il n’y a pas eu de rétroactivité et aucun professionnel diplômé avant cette mise en place n’a eu automatiquement l’Europass (supplément au diplôme) avec les 180 ECTS.
La réforme des études intègrera ces conditions à partir de la rentrée 2018.
Pour les diplômes obtenus avant 2021 il faudrait créer des passerelles et la possibilité de suivre des modules sur les enseignements manquants afin de permettre à ceux qui le souhaitent d’accéder à des formations supérieures.

Les incidences sur la rémunération du passage en catégorie A

Dans les 3 fonctions  publiques :
C’est le  grade qui définit le niveau de la rémunération. La reconnaissance en catégorie A de tous les professionnels exerçant les 5 métiers sus-cités dans toute la fonction publique, qu’ils soient titulaires de l’ancien ou du futur diplôme permettra une revalorisation des grilles des salaires qui d'ores et déjà apparaît nettement insuffisante. En effet il a été créé un nouveau corps de catégorie A qui comporte 2 grades. Le second grade de base est lui-même divisé en 2 classes (ces deux classes sont gérées exactement comme des grades). Au final, les gains financiers des professionnels de terrain seront minimes avec un resserrement des augmentations de salaire tout au long de leur carrière. Ces dispositions visent à limiter les impacts financiers pour les collectivités de cet accès à la catégorie A d'environ 65.000 professionnels. Il nous faudra compter sur l'action des syndicats pour veiller à la revalorisation salariale et l'évolution de ces grilles des travailleurs sociaux de catégorie A afin qu'ils ne soient pas financièrement lésés une nouvelle fois.
Cette reconnaissance doit leur donner également la possibilité d’accéder à des postes d’encadrement jusqu’à présent réservés à ceux qui se trouvaient dans cette catégorie après avoir passé le concours de conseiller socio-éducatif (dont la grille conditionnant les salaires étaient déjà nettement inférieure à celle de la filière administrative de même grade). En effet, il ne suffit pas d’être titulaire d’un diplôme universitaire pour être automatiquement classé dans une catégorie A (nombre de nos collègues sont titulaires de licence ou master obtenus avant le démarrage de leur formation d’ASS ou après leur DE).

Dans le secteur privé :
Ce sont les conventions collectives qui fixent les niveaux de rémunération. Celles-ci tiennent compte des fonctions occupées et des diplômes s'ils sont nécessaires pour occuper la fonction.
Aujourd’hui il y a certains secteurs qui reconnaissent déjà (et depuis longtemps) un statut de cadre aux assistants de service social.
Si augmentation des rémunérations il doit y avoir, elle ne se fera qu’au prix de négociations salariales, et c'est le rôle que nous espérons voir jouer par les organisations syndicales.
 
Les enjeux de la réforme

Se focaliser sur la reconnaissance au niveau licence ne doit pas nous faire perdre du vue un autre enjeu de cette réforme : le maintien des spécificités de nos formations, et par là de nos diplômes d’Etat. Le risque de voir un diplôme unique (ou des filières spécifiques) n’est plus d'actualité mais pas encore complètement exclu dans l'avenir.

Les travaux qui vont s’ouvrir très prochainement et se dérouler jusqu’en fin d’année pour permettre à la réforme de se mettre en place à la rentrée 2018 doivent recueillir toute notre attention. Jusqu’à présent dans le groupe travaillant sur la profession d’Assistant de Service Social, les professionnels ont eu des échanges constructifs axés sur la pratique. Les écrits sont le reflet de ces échanges car les définitions retenues ont fait l’objet d’un consensus.

Ceci nous a permis de préserver l’identité de nos diplômes (la CPC a validé les propositions faites par les groupes de travail). Les discussions à venir sur les référentiels de compétences et de formation porteront (entre autres) sur le socle commun. Nous aurons en face de nous dans les groupes de travail des défenseurs d’un socle le plus large possible. Il faudra donc toute l’énergie de la profession pour convaincre et apporter des éléments pertinents qui permettront que nous soyons entendus car « si socle commun il doit y avoir, celui-ci doit permettre d’augmenter le niveau de culture (commune en l’occurrence) en sciences humaines et sociales (SHS) et en connaissance du système institutionnel (notamment européen) des étudiants travailleurs sociaux, tout au long de leur formation ainsi qu’une affirmation des liens de continuité (et non pas de dépendance) entre formation sociale et université »[4].
 
En conclusion

Même si la déception légitime de milliers de travailleurs sociaux est à la hauteur des espoirs qu'ils avaient fondés en cette reconnaissance, nous leur disons :

Le débat sur la non rétroactivité de la reconnaissance au niveau II est un mauvais procès  : la « non rétroactivité » s'est posée de la même façon pour les infirmières et à une échelle moindre pour les professeurs des écoles. Nous sommes engagés dans un processus de reconnaissance de nos professions que nous ne pouvons ignorer, même s'il reste des interrogations et des revendications à satisfaire.

Oui à une rémunération décente et attractive pour les professionnels (l'ANAS n'étant pas un syndicat, nous souhaitons bien évidemment que les organisations syndicales se saisissent de ces questions qui ne sont pas nouvelles). Bien évidemment nous déplorons les bas salaires des travailleurs sociaux comme pour certains métiers médicaux et paramédicaux. Ces bas salaires conduisent eux aussi à une certaine désaffection pour s'engager dans nos métiers.

Oui à la possibilité de poursuivre des études supérieures pour ceux qui le souhaitent et nous prendrons attache avec le futur gouvernement pour étudier les possibilités pour les actuels diplômés d'accéder grâce à des passerelles aux études permettant l'accès à un master. Celles-ci ne pourront pas se réaliser sans négociation entre les centres de formation et les universités

Et surtout oui au maintien d’une formation de qualité qui tienne compte de nos spécificités tout en n’occultant pas les évolutions sociétales.
   
Anne-Brigitte Cosson,
Présidente de l'ANAS
 


04/04/2017