Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaitre la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ne sont reconnues ni en catégorie A , ni catégorie Cadre dans le secteur privé, ce qui entraine une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance en catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique et le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau II (bac+4) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du niveau bac+3 européen, alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au niveau Bac+3 européen (180 ECTS). En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents à minima aux diplômes universitaires de niveau (bac+4) Master1, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Mariage blanc ? l'Essonne demande à ses assistants sociaux d'enquêter pour la préfecture

Le conseil départemental de l'Essonne demande à ses assistants sociaux d'enquêter pour la préfecture

 

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Le conseil départemental prête main forte à la préfecture en confiant à ses services sociaux des enquêtes sur la véracité des dossiers présentés par des prétendants à la nationalité française pour raison de mariage avec un conjoint français. Alertée sur cette pratique, Les Travailleurs sociaux libres (TSL) demande au président de la collectivité de renoncer.

 

Nous avons été informés de la demande d’enquêtes sociales formulées par le Conseil  départemental de l’Essonne aux assistants de service social du département dans le cadre de procédures d’opposition à l’acquisition de la nationalité française. Ces enquêtes sont destinées au Préfet. Il semble que , sur certains sites, l’ordre soit donné par l’encadrement de réaliser ces enquêtes.
 

A notre connaissance, cela n’avait jamais été demandé en Essonne. Nous avons fait des recherches mais n’avons pas trouvé trace de textes le justifiant. Ce genre d’enquête est confiée à l’officier d’état civil en mairie et à la police.

 

TSL, demande au président du département d'y renoncer, cette décision est, à plusieurs titres, incompatible avec la fonction d'assistant de service social. Pour commencer, la décision menace le devoir de secret professionnel auquel sont tenus les assistants sociaux en vertu du code de l'action sociale et des familles et dont le non-respect est passible d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende.

 

Par ailleurs, selon la définition du travail social du code de l'action sociale et des familles, TSL juge qu'elle est "bien éloignée de la demande formulée par le préfet". En effet, les missions imposées aux assistants sociaux n'entrent pas non plus dans le référentiel professionnel attaché au diplôme d'Etat d'assistant de service social.

 

Enfin, au-delà du cadre légal, nous rappelons que contraindre des travailleurs sociaux à participer à cette mission de contrôle est de nature à "porter le discrédit sur la profession" dont la pratique se base "sur une indispensable et fondamentale relation de confiance entre les professionnels et le public".

 

TSL a donc interpellé le Président du Conseil départemental. En effet, de telles demandes vont à l’encontre de la nécessaire relation de confiance entre les usagers et le travailleur social et sont contraires comme nous le rappelons au secret professionnel dont la rupture est punie d’un an de prison et 15000 euros d’amende.  

 

 

 


03/11/2017


Educateur spécialisé, un métier qui attire moins

Pour TSL, les travailleurs sociaux exercent des métiers très difficiles où les responsabilités sont croissantes pour gagner un salaire à peine plus élevé que le SMIC. C'est pourquoi nous affirmons, tant que les métiers du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, conseiller ESF, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé...) ne seront pas reconnus au niveau Master avec un vrai statut de cadre qui soit équivalent au cadre d'emploi des attachés de catégorie A de la fonction publique et son extension dans le secteur privé, le nombre de diplômés continuera de baisser. Ce n'est plus un simple fait, mais une réalité qui a débuté en 1990. Nous assistons au déclin des métiers du travail social. Comment faire pour attirer les étudiants ? La réponse vous la connaissez tous car elle est également très simple...

 

Voici un article publié dans le journal le Monde sur ce sujet préoccupant.

 

En première ligne face aux maux de la société mais en manque de moyens, la profession, qui recrute, voit néanmoins le nombre de ses diplômés baisser.

 

LE MONDE | 02.05.2017 Par

 

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Jean-Sebastien Evrard/AFP

Educateur spécialisé pendant douze ans, Emmanuel Gutierrez, 38 ans, a décidé de se reconvertir. Après une formation d’un an, le voilà maraîcher, à ­2 kilomètres d’Aix-en-Provence et à 20 kilomètres de Marseille, sa ville. Désormais, il vend des paniers bio. « J’ai été déçu, confie-t-il, trop de paperasse, une hiérarchie pesante, un manque de moyens, le sentiment de ne pas faire au mieux. » La dernière année, il ­accompagnait de jeunes mineurs isolés.« Ils devaient être logés dans des studios, mais comme il n’y en avait pas assez, on les mettait dans des hôtels sordides. Etait-ce vraiment mieux que dehors ? »

L’ex-éducateur aime toujours son métier initial. C’est d’ailleurs pour mieux y revenir qu’il s’est lancé dans le maraîchage. « Dans trois ans, lorsque mon activité sera stabilisée, explique-t-il, je contacterai les associations d’insertion. Je proposerai des contrats de travail aux personnes qu’elles accueillent, avec un accompagnement. Au lieu de les trimbaler de mini-stages en mini-formations et remises à niveau, ces associations pourront proposer une activité qui a du sens, rémunératrice et valorisante. »

 

Malaise de la profession

 

Emmanuel Gutierrez exprime ainsi le malaise d’une partie de la profession. Comme lui, beaucoup assurent aimer leur métier. Qu’ils l’exercent auprès de personnes handicapées, de mineurs confiés à l’Aide sociale à l’enfance ou de populations en rupture, ils revendiquent leur fibre sociale, indispensable pour affronter la misère qu’ils côtoient. En première ligne face aux maux de la société, ils confient aussi être ­régulièrement en proie aux doutes et aux désillusions.

 

Alors que l’éducation spécialisée fait partie des professions « en tension » où l’on recrute, une étude de la direction statistique du ministère des affaires sociales et de la santé a fait état, en décembre 2016, d’une baisse de 5,8 % du nombre de diplômés sortis des écoles entre 2013 et 2015. Si l’on tient compte des ­diplômés par la validation des acquis d’expérience (VAE) et par d’autres voies, la baisse est de 3,5 %. Rien de spectaculaire, mais un signal tout de même.

 

Le recul étant limité, les centres de formation ne ressentent pas toujours cette moindre attraction pour la profession. En 2015, ces instituts totalisaient encore 13 732 étudiants, soit une baisse de 3,5 % en cinq ans. « Nous ­accueillons 30 étudiants chaque année et nous avons plus de 200 candidats à l’oral, explique Joao de Medeiros, responsable pédagogique à l’Ecole supérieure de travail social (Etsup) à Paris. Si nous en avons eu moins à l’écrit, c’est parce que désormais les écoles, hors des instituts régionaux de travail social (IRTS), proposent une admissibilité commune. Les candidats peuvent passer l’épreuve près de chez eux, et ensuite venir chez nous pour l’oral. »

 

 

Au centre de formation d’Ile-de-France des Ceméa (Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active,un mouvement d’éducation nouvelle), on affirme en revanche avoir pris la mesure du repli. « Nos statistiques sont claires : nous avons moins d’inscrits en éducation spécialisée et plus en formation de moniteur éducateur, un diplôme obtenu en deux ans contre trois pour le premier », affirme Nadia Azoug, la ­directrice adjointe. D’après elle, cela s’explique en bonne partie par les débouchés : « De plus en plus, les structures recrutent des moniteurs éducateurs, car ils ­coûtent moins cher, et cette formation devient une porte d’entrée dans la profession. »

 

Si le métier reste globalement épargné par le chômage, un secteur est touché : la prévention spécialisée. Céline Favre, 33 ans, a été durant quatre ans éducatrice de rue en Seine-Saint-Denis, avec des populations roms, puis dans un quartier difficile. Partie vivre à Lyon, elle cherche du travail dans la prévention spécialisée ­depuis plusieurs mois. Sans succès. « On est dehors toute la journée, sur le terrain, à essayer de rattraper des jeunes avant la rupture ou des mères seules qui sont à bout, explique-t-elle. C’est un travail difficilement quantifiable, dont les résultats prennent du temps. Les politiques préfèrent des dispositifs avec une rentabilité. D’où la baisse des fonds alloués par les départements et la fermeture de clubs de prévention. »

 

 

Un avenir incertain

 

En revanche, on continue de ­recruter des éducateurs d’autres secteurs : les Maisons d’enfants à caractère social (MECS) ou les foyers de l’enfance qui ­accueillent des jeunes placés et des mineurs isolés, les Instituts thérapeutiques, éducatifs et ­pédagogiques (ITEP) où l’on reçoit des enfants ayant des troubles du comportement, les Instituts médico-éducatifs (IME) réservés à ceux atteints de déficience intellectuelle… Comme il s’agit souvent d’internats, cela implique des gardes le week-end et la nuit.

 

Fabrice Benetti, 41 ans, est éducateur spécialisé à Marseille dans une association d’insertion par le logement, Habitat alternatif ­social. Il a débuté dans une MECS : « C’est le cœur du métier, un travail très formateur. Mais les horaires sont contraignants, surtout si on a une famille, et on est confronté à la violence, notamment verbale. L’usure vient vite avec le risque de burn-out. » Et le salaire n’est pas là pour motiver – pas plus de 1 300 euros net par mois au début.

 

Il y a aussi l’incertitude qui plane sur une profession en pleine évolution, où l’on doit ­répondre à des appels à projet, jouer la concurrence avec d’autres structures, imaginer des dispositifs pour les publics de demain… « On va vers une formation unifiée qui prépare à un seul métier de travailleur social, déplore Fabrice Benetti. Mais l’éducateur spécialisé n’a pas ­envie de remplir autant de ­papiers que l’assistante sociale. Il est là pour établir des relations, construire la confiance. »

 

Alors que l’on s’interroge sur les activités appelées à disparaître, victimes de la robotisation, l’éducation spécialisée, qui touche avant tout à l’humain, semble un métier d’avenir. « En est-on si sûr ? s’interroge Joao de Medeiros. L’intelligence artificielle progresse si vite. On peut imaginer que l’on créera de l’empathie artificielle et que des robots deviendront des compagnons… » Emmanuel ­Gutierrez, lui, est confiant : « Il y aura toujours besoin de personnes proches des populations fragiles et de la misère, pour faire tampon. ­Sinon, c’est la guerre civile. »

 

Source :http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/05/02/les-educateurs-specialises-a-l-epreuve-du-reel_5120789_4401467.html

 

 

 


14/09/2017


Les travailleurs sociaux : des béni-oui-oui ?

La reconnaissance méprisante de nos métiers et de nos diplômes en travail social

 

TSL vous propose un article publié le 24 mai 2017 dans Miroir Social de Stéphanie Ladel, assistante sociale, que nous publions sur le Blog TSL :

 

Une fois n'est pas coutume, cet article est un billet d'humeur. J'ai été effarée en découvrant mi-mars que le Haut Conseil en travail social nous tirait une balle dans le pied en rédigeant la première définition française du travail social et en ratant alors superbement l'occasion de le nommer discipline, comme l'ont fait l'IFSW et l'IASSW (Fédération internationale du travail social et Association internationale des écoles de service social).
 
Cette définition vise à être retranscrite dans la loi, ce qui vient d'être fait par le décret du 6 mai 2017.
 
Or, ne pas signifier que le travail social est une discipline, c'est acter que ce n'en est pas une.
 
Merci d'être à contre-courant de cette reconnaissance internationale. Nous voilà donc toujours contraints de nous restreindre à un bac+3 pour rester en contact avec les gens, les diplômes supérieurs en travail social étant encore et toujours des diplômes de management et de coordination. Toujours rien pour la recherche.
 
Très vite après, à l'occasion de la journée mondiale du travail social (le 21 mars), Ségolène Neuville a enfoncé le clou quant au travail social en France en annonçant l'arrêté qui a été signé une semaine plus tard et qui indique que les 5 diplômes d'État à bac+3 obtenus après un cursus débuté en 2018 seront classés en niveau II.
 
Pas de quoi féliciter les promos 2021 et suivantes pour cette reconnaissance, puisqu'il est assez logique d'avoir un niveau licence pour un bac+3, non ? Apparemment pas assez logique nous concernant, diplômés depuis des années ou des décennies après 3 éprouvantes années d'études supérieures également...
  
C'est presque normal, hélas. Nous nous sommes à peine plaints. Bien avant le RAID, nous avions adopté la devise « servir sans faillir ». Quelques grèvounettes, de temps en temps, pour rouspéter contre notre maltraitance, puis nous retournions aider ceux qui nous attendaient...
 
C'est en partie dû au fait que nous ne sommes que des bonnes femmes pleines de bonnes intentions envers autrui, qui s'oublient et qui peuvent se faire oublier par la même occasion
 C'est en partie dû au fait que nous ne sommes que des bonnes femmes pleines de bonnes intentions envers autrui, qui s'oublient et qui peuvent se faire oublier par la même occasion.
 

Je partage l'analyse de Séverine dans Sexe, travail social et temps partiel : pour ce qui est des assistants sociaux du moins, il y a fort à parier que c'est en partie dû au fait que nous ne sommes que des bonnes femmes pleines de bonnes intentions envers autrui, qui s'oublient et qui peuvent se faire oublier par la même occasion.

 
Sauf que pendant le world day of social work (la journée mondiale du travail social), je n'étais pas en France mais en Suisse, plus exactement à Genève et plus exactement à l'ONU. Moi qui n'ai jamais prétendu ni plus ni moins que mon bac+3 (enfin, bac+4, puisque je suis également diplômée inter-universitaire en addictologie), donc moi qui n'ai jamais prétendu ni plus ni moins que ce que j'avais, j'y ai côtoyé des représentants de l'ONU et des travailleurs sociaux de nombreux autres pays. Vous savez quoi ? À Genève, loin de l'annonce française, j'ai passé une excellente journée...
 
J'y ai notamment appris qu'en Arménie, en deux coups de cuillère à pot, les travailleurs sociaux ont émergé comme une profession nécessaire, et reconnue honnêtement.
 
En Suisse, le travail social est considéré discipline académique depuis 2013. Les recherches en travail social sont lancées et l'ONU prend au sérieux cette approche méthodologique. Comme cette considération fait du bien ! J'ose dire que c'est une considération méritée, parce que le travail social a une puissance que l'on oublierait presque, à baigner dans son marasme français...
 
Ce n'est évidemment pas une histoire de rémunération qui me frustre. Ce qui me frustre, c'est que nous passons pour de gentilles bobonnes. Nous écrivons peu sur nos pratiques, sur notre discipline, nous intervenons peu sous les feux des projecteurs (...).
 
Il me semble que c'est aussi parce que nous ne produisons pas d'écrit sur notre discipline que nous ne faisons pas d'études sur son efficacité et que nous sommes déconsidérés.
 
En tant qu'assistante sociale, je trouve que nous avons trop gentiment glissé des visiteuses médicales à notre pratique actuelle. Parmi nous, des professionnels exercent en libéral, ce qui est mon cas. Je pense que cette pratique participe à ériger nos professions à un rang digne de considération. 
 
Pour exprimer clairement ma pensée : ce rang digne de considération, c'est le moins que l'on puisse attendre de notre gouvernement, à qui l'on rend un service immense, alors que l'on sert les individus, les familles, les groupes et, trop peu souvent en France, les communautés. J'ai bien dit un service immense. 
 
Voyez la pression sociale d'une grève d'éboueurs. Imaginez alors la pression sociale d'une vraie bonne grève des travailleurs sociaux. Je souhaite bien du courage à nos politiciens pour enrayer les mouvements que cela engendrerait...

 

Conclusion intermédiaire

Cette première conclusion, qui ne sera pas mon dernier mot, s'adresse aux travailleurs sociaux ainsi qu'aux futurs travailleurs sociaux et à ceux qui auront l'intelligence de comprendre que ce message s'adresse aussi indirectement à eux :
  • Collègues, confrères, consoeurs, arrêtons de dire merci quand on nous considère comme des quasi-SMICards, qui nous occupons des autres avec plein de bonnes intentions, non régies par une approche spécifique.
  • Produisons des écrits et, tant qu'on en est là, rattachons-nous, par exemple par un bachelor international ou par des études à l'étranger, au reste du monde qui, sans commune mesure avec la France, a de l'estime pour notre travail.
  • Convainquons de la nécessité de notre inclusion dans bien des champs d'action ou nous sommes encore sous-investis ou non-investis.
  • Au fur et à mesure de notre sortie de l'ombre de l'humilité maladive, réclamons non seulement notre juste place, mais aussi et surtout notre juste considération, à notre juste valeur.

 

Stéphanie Ladel, assistante sociale

 

Source :http://www.miroirsocial.com/actualite/14639/les-travailleurs-sociaux-des-beni-oui-oui


14/09/2017


Diplômes et catégorie A : TSL écrit au Président de la République Emmanuel Macron

A tous les travailleurs sociaux : voici le courriel que j'ai transmis personnellement au nouveau Président de la République au sujet de nos diplômes et de nos qualifications, je vous invite a faire de même en prenant comme exemple mon courriel que vous pouvez bien entendu adapté.

Voici l'adresse du site pour écrire directement au Président de la République, cliquer sur le lien :  http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Plus nous serons nombreux à écrire, plus nous retiendrons l'attention du nouveau Président Emmanuel Macron pour l'aboutissement de nos revendications.

 

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Le 28 juin 2017
 
A l'attention de M. Emmanuel Macron Président de la République
 
Monsieur le Président de la République,
 
Je tiens à vous féliciter pour votre élection à la Présidence de la République Française, comme je vous souhaite également la réussite dans les réformes sociales  que vous souhaitez mettre en œuvre dans l’intérêt et le respect des droits du peuple français, dans une démarche de dialogue social avec les représentants associatifs et les organisations syndicales.
 
C'est pourquoi, je sollicite une audience auprès de vous au sujet des revendications légitimes des travailleurs sociaux, qui depuis un demi-siècle luttent pour leurs droits  (assistant de service social, éducateur spécialisé, conseiller en économie social et familial, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, animateur DEFA, DEJEPS...), sur leur passage en catégorie A dans la fonction publique sans conditions pour tous les assistants sociaux-éducatifs, avec une grille indiciaire et de classification qui soit équivalente au cadre d'emploi des Attachés (A) de la FP et son extension dans le secteur privé et associatif, ainsi que la reconnaissance des diplômes pour ces métiers au niveau universitaire Master1 (bac+4) soit 240 crédits européens, et quelque soit la date d'obtention de ces diplômes d'Etat cité ci-dessus, et demande l'annulation de l' Arrêté du 27 mars 2017 portant classification de certains diplômes du travail social selon la nomenclature des niveaux de formation, qui porte préjudice à tous les travailleurs sociaux diplômés avant 2018 sur le lien : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/3/27/AFSA1709704A/jo.
TSL demande la reconnaissance du niveau II (licence et Master1) pour tous les travailleurs sociaux (assistants socio-éducatifs) qui ont obtenu leurs diplômes avant 2018.
 
Le Décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs, sur le site legifrance voici le lien :
https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704318D/jo , concernant le passage en catégorie A des assistants socio-éducatifs et éducateur de jeunes enfants qui sera effectif en février 2018, n'est pas équivalent à la grille indiciaire du cadre d'emploi des Attachés initialement prévu, et constitue donc une discrimination professionnelle et une grave atteinte aux droits des travailleurs sociaux. Nous demandons la publication d'un décret rectificatif pour septembre 2017 qui respecte les droits et les revendications légitimes des travailleurs sociaux (diplômes au niveau bac+4 master1 et grille indiciaire au niveau attaché sans conditions). Je vous invite sur ce sujet à prendre connaissance de notre pétition qui atteint 23072 signatures sur le site internet :  https://www.petitions24.net/reconnaissance_master
 
Pour rappel les professionnels diplômés d'Etat qui exercent le métier de travailleur social sont en majorité des femmes (des métiers féminisés à 95%) ce qui constitue une discrimination au regard de la constitution française "égalité Homme-Femme" du Droit européen et des principes fondamentaux qui les régissent.
J'espère que ma requête retiendra votre attention et que vous aurez la bienveillance de me recevoir afin de me permettre de plaider en faveur des travailleurs sociaux. Dans l'attente de votre réponse je me tiens à votre disposition.
 
Je vous prie d'agréer, monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.
 

Patrick Guichard, fondateur et responsable national des "Travailleurs Sociaux Libres"

 

Site internet : www.travailleurs-sociaux-libres.fr


28/06/2017