Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaitre la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ne sont reconnues ni en catégorie A , ni catégorie Cadre dans le secteur privé, ce qui entraine une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance en catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique et le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau II (bac+4) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du niveau bac+3 européen, alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au niveau Bac+3 européen (180 ECTS). En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents à minima aux diplômes universitaires de niveau (bac+4) Master1, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


TSL exige la catégorie A et diplômes au niveau II sans conditions dés février 2018

La lutte continue pour la reconnaissance de nos qualifications et de nos diplômes, nous ne lâcherons rien !

 

 

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21 juin 2017

 

Réforme des grilles des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants. Un accès à la catégorie "A" au rabais

 

Depuis plusieurs années Patrick Guichard le responsable national de TSL (Les Travailleurs Sociaux Libres), avec d’autres organisations syndicales, a mené des mobilisations avec les personnels de la fonction publique et du secteur privé pour la reconnaissance des qualifications et des responsabilités afin d’obtenir le passage en catégorie A et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Le protocole d’accord PPCR prévoyait l’intégration des travailleurs-es sociaux « ex CII » de la catégorie B vers la catégorie A en 2018, au titre de la reconnaissance de leurs diplômes au niveau BAC+3 et Master1, en cohérence avec les grilles du cadre d'emploi du corps des Attachés de catégorie A, mais le gouvernement avec certaines organisations professionnelles du travail social, l'UNAFORIS et le HCTS impose un alignement sur la filière paramédicale (infirmière) qui est une filière sous qualifiés et non équivalente à la grille indiciaire du cadre d'emploi des Attachés de la fonction publique. Les propositions du gouvernement soulevaient de nombreux problèmes à la fois sur le contenu et le calendrier. Malgré plusieurs séances de négociations les « bougés » consentis sont dérisoires et ne peuvent correspondre au niveau de qualifications exigées, ni aux attentes des personnels.

 

Le passage en catégorie A, initialement prévu au 1er juillet 2018, a été finalement acté au 1er février 2018, malgré l'intervention de TSL auprès du gouvernement Hollande pour un passage en catégorie A dés 2017 qui n'a pas été retenu !
Lorsque les professionnels demandent la catégorie A, ils demandent la rémunération qui va avec, et pas simplement un changement de lettre.

 

L’alignement de la carrière de la filière médico-sociale sur la filière paramédicale est une régression qui se fera en plusieurs étapes. Dans l’attente du « petit A » en 2020 le gouvernement propose un A « minuscule ».

 

En effet, les grilles prévues en 2018, au titre de la constitution initiale du cadre d’emplois, ne sont pas exactement celles de la filière paramédicale : loin s’en faut. Pour comparaison, un travailleur social qui accéderait en 2020 au dernier échelon de la classe exceptionnelle percevra 46 points de moins qu’un attaché territorial de 1er grade au dernier échelon.

 

Des mesures de reclassement défavorables
Nous avons exprimé notre désaccord sur les conditions de reclassement qui vont conduire des agents actuellement sur le 2e grade d’avancement à se retrouver à l’issue de la fusion dans le grade de base, y compris avec un Indice de rémunération supérieur à leur indice majoré actuel. Pour TSL et les organisations syndicales, leur intégration doit se faire directement dans le grade d’avancement du futur cadre d’emplois afin que les plus anciens puissent aussi bénéficier de « l’IBT 761 ».

 

Un examen professionnel pour l’accès au 2e grade !
Nous avons aussi fait part de notre désaccord sur la mise en place d’un examen professionnel pour le passage du 1er au 2e grade. Bien sûr l’avancement au choix est maintenu et nous avons obtenu que ces 2 voies ne soient pas corrélées mais indépendantes l’une de l’autre. Il n’en reste pas moins que la mise en place d’un examen professionnel est inacceptable !

 

BAC + 3 et Master1: Toujours pas !
Ségolène Neuville, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des affaires sociales et de la Santé, a annoncé, et depuis le décret a été publié, que seuls les futurs diplômés titulaires du Diplôme d’État réformé seront reconnus au niveau Bac + 3. Tous les professionnels actuellement titulaire des Diplômes d’État (ASS, ES, CESF, EJE) continueront à voir leurs 3 années d’étude post bac reconnues… Bac + 2. C’est une véritable provocation ! TSL n’en restera pas là nous continuerons la lutte pour la reconnaissance des diplômes de niveau III soient reconnus au niveau II du RNCP (bac+3 et bac+4) avec le grade universitaire Licence et Master1 soit 240 crédit européens.

 

Mais déjà TSL se félicite d'avoir réussit a faire reconnaitre le niveau bac+3 et le passage en catégorie pour février 2018 en faveur des assistants socio-éducatifs et des éducateurs de jeunes enfants de la fonction publique, reste son extension dans les conventions collectives du secteur privé et associatif que les organisations syndicales doivent dés à présent demander leur application.

 

TSL ne se laissera pas intimidé par le nouveau pouvoir en place de la Présidence Macroniste avec son gouvernement et ses parlementaires nouvellement élus, appartenant à l'élite de la classe dirigeante et supérieure (l'oligarchie macroniste) qui n'est que le prolongement de la politique de l'ex Président François Hollande, où Macron (fils spirituel de Hollande) était le préféré de ses ministres. La lutte de TSL continue donc pour la reconnaissance des diplômes du travail social au grade Licence 3 et Master1 pour les (ES, AS, CESF, ETS, EJE) et quelque soit leur date d'obtention.

 

 

Décret n°2017-901 et 904 du 9 mai 2017 portant statut particulier et échelonnement indiciaire applicable au cadre d'emploi des assistants-socio-éducatifs

 

Le cadre d’emplois d’assistants territoriaux socio-éducatifs relève, à compter du 1er février 2018, de la catégorie A.

Le décret n°2017-902 du 9 mai 2017 précise la nouvelle structure de carrière de ces personnels sociaux. Le cadre d’emplois est structuré en deux grades, le premier grade étant, lors de la constitution initiale, structuré en deux classes.

Le décret fixe les modalités de reclassement des agents, au 1er février 2018, dans le nouveau cadre d’emplois de catégorie A. Enfin, à compter du 1er janvier 2020, il est procédé à la fusion des deux classes du premier grade du cadre d’emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs, pour parvenir à la structure de carrière définitive du cadre d’emplois de catégorie A.

Les dispositions du décret n°2017-904 du 9 mai 2017 entrent en vigueur le 1er février 2018, avec un rééchelonnement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2020, à la date de la fusion des deux classes du premier grade.
Le texte fixe le nouvel échelonnement indiciaire applicable au cadre d’emplois de catégorie A des A des assistants territoriaux socio-éducatifs. Références : le décret peut être consulté :

 

Décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704318D/jo

 

Décret n° 2017-904 du 9 mai 2017 portant échelonnement indiciaire applicable aux assistants territoriaux socio-éducatifs

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2017/5/9/ARCB1704323D/jo

 

Pétition : soutenez TSL pour la reconnaissance des diplômes et des qualifications juste et légitime, merci pour votre initiative, cliquer sur le lien : 

https://www.petitions24.net/reconnaissance_master   


21/06/2017


Harcèlement au travail : suicide de deux travailleurs sociaux

Après deux suicides, des salariés de l'institut médico-éducatif Val Paillon déposent plainte pour harcèlement moral

 

 

TSL apporte son soutien aux collègues travailleurs sociaux harcelés par leur direction et nous adressons nos sincères condoléances aux proches et aux familles de nos deux collègues qui, dans un immense désespoir et de souffrance professionnelle ont mis fin à leur vie.

 

Journal NICE matin publié le 20 mai 2017

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Deux suicides, un conflit social qui dégénère: un cran est franchi dans la lutte qui oppose des salariés de l'Institut médico-éducatif (IME) Val Paillon à leur direction. L'établissement de la vallée du Paillon est spécialisé dans l'accompagnement d'enfants déficients intellectuels.

Une trentaine de salariés, dont nombre d'éducateurs et des syndicalistes, ont déposé plainte ce samedi matin au commissariat Foch, à Nice, pour harcèlement moral. "On passe à la vitesse supérieure pour protéger les enfants et les salariés", témoigne une éducatrice.

Une partie du personnel s'oppose depuis plus d'un an et demi à la mise en place d'une réorganisation globale des conditions de travail décidée en octobre 2015 et effective depuis le 20 mars.

 

Deux suicides ont déjà été enregistrés dans les rangs des professionnels de l'IME Val Paillon.

19 salariés en arrêt maladie

 

L'établissement est géré par l'Association départementale pour la sauvegarde de l'enfant à l'adulte 06 (ADSEA 06), et dépend financièrement de l'Agence régionale de la santé (ARS).

 

"On va même jusqu'à nous accuser de maltraitance, sans fondement, sans faits précis. Une enquête de gendarmerie a eu lieu, rien ne ressort. Nous avons le sentiment qu'il s'agit d'une stratégie pour nous affaiblir et réorganiser notre établissement", s'alarme Françoise Corraine, déléguée syndicale CGT et déléguée du personnel.

Selon le syndicat, 19 salariés seraient en arrêt maladie.

 

Source:http://www.nicematin.com/justice/apres-deux-suicides-des-salaries-de-linstitut-medico-educatif-val-paillon-deposent-plainte-pour-harcelement-moral-138930

 


01/06/2017


Présidentielle : second tour et abstention l'insoumission jusqu'au bout avec TSL

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 Cliquer sur l'image pour un meilleur confort de lecture

 

FRONDE - Sur Twitter, la tension est palpable au lendemain des résultats du premier tour de la présidentielle. Le hashtag #SansMoiLe7mai, en top tendance des discussions, fait craindre une grande abstention pour le second tour…

 

"Entre la peste et le choléra, il y a une 3ème option…" Les mots sont durs, mais pourtant bien lisibles. Une partie de la Toile se réveille avec la gueule de bois au lendemain des résultats du premier tour. Le duel Emmanuel Macron - Marine Le Pen ne passe pas dans l’esprit des insoumis qui ne cachent pas leur colère sur les réseaux sociaux. 

 

Preuve en est, le hashtag #SansMoiLe7mai est, depuis ce lundi matin, en top des discussions sur Twitter, avec plus de 500.000 tweets partagés. Des milliers d’insoumis et des citoyens indécis qui envisagent sérieusement de s'abstenir au second tour alors que les neufs candidats éliminés dimanche soir ont donné des consignes plus ou moins claires en vue du 7 mai : Fillon votera Macron. Hamon appelle à battre Le Pen. Poutou n’appelle pas à voter Macron. Arthaud votera blanc. Dupont-Aignan se prononcera plus tard. Mélenchon, Lassalle, Asselineau et Cheminade, eux, ne donnent pas de consigne. Le taux d'abstention établi à 19,66 % au second tour de la présidentielle en 2012 pourrait donc s'envoler vers une abstention record le 7 mai. Pour ces milliers voire millions d’insoumis qui sont pour l’abstention, déclarent que c’est la meilleure solution contre la médiacratie et l’oligarchie incarné par Macron, le fils spirituel de Hollande et conte le racisme et la haine du Front National.

 

Les travailleurs sociaux ne doivent pas se faire d’illusion, avec un Mélenchon Président, nous aurions obtenu la rétroactivité des diplômes du travail social (assistant social, éducateur spécialisé…) au grade licence et Master1 universitaire, mais avec un Macron Président et sa caste composé de Valls, Marisol Touraine, Hollande, Fillon, Bayrou et toute la clique socialiste libéral, du centre et de la droite, il n’est plus question d’espérer obtenir cette rétroactivité qui est réservé au seul diplômé à compter de 2021.  

 

C’est pourquoi pour TSL, notre position sera également l’abstention au second tour comme ces millions d’insoumis en signe de colère et de protestation. De plus, il est fort probable que le gouvernement Hollande a de nouveau triché en supprimant des millions de voix en faveur de Mélenchon, comme pour la primaire socialiste où le gouvernement avait gonfler les chiffres en ajoutant un million de votant fictif.

 

 

En ce qui concerne les élections à venir dont les législatives, TSL continuera d"apporter tout son soutien à Jean Luc Mélenchon et à la France Insoumise, afin de favoriser le développement d'une grande force politique nouvelle ancrée dans toutes les instances de décision, qui permettra de prendre la présidence de la république en 2022.

 

 

TSL

 

 


24/04/2017


Boycott des stagiaires en 2018 si pas de rétroactivité, pas de diplômés bac+3 en 2021

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ASH Actualités Sociales Hebdomadaire publié le 30 mars 2017

 

POUR LA RETROACTIVITE DE LA RECONNAISSANCE l'ONES APPORTE SON SOUTIEN A TOUS LES PROFESSIONNELS
Avant même la parution de ce texte, l'Organisation nationale des éducateurs spécialisés (ONES) a exprimé sa colère après les précisions données le 21 mars, Ségolène Neuville ayant indiqué que cette reconnaissance concernerait les diplômes rénovés pour la rentrée 2018, sans être rétroactive : ne seront donc concernés que les professionnels ayant achevé leur formation en 2021.
"Ce qui avait pu passer pour de réelles avancées et l'aboutissement d'une lutte de plusieurs années est en réalité une tromperie sans nom. Un vrai recul", tempête l'association. "Ce que l'ONES a soutenu et démontré, c'est que les contenus des formations actuelles réunissaient en tout point les critères tant au plan national qu'européen pour une reconnaissance au niveau licence, soit leur inscription au niveau II du RNCP", insiste-t-elle, précisant attendre de Ségolène Neuville "qu'elle prenne les mesures qui s'imposent pour inscrire expressément la rétroactivité du passage en niveau II au RNCP pour tous les métiers concernés".
Le calendrier annoncé par la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion avait déjà fait réagir la CFDT Interco, qui indiquait avoir saisi le ministère pour obtenir dès à présent la reconnaissance des diplômes au niveau II.

M. LB.

 

La riposte des travailleurs sociaux en colère

 

Nous saluons le geste de l'ONES et de la CFDT Interco qui indique avoir saisi le ministère pour obtenir dés à présent la reconnaissance des diplômes au niveau II. Cependant, nous ne sommes pas dupe, ce n'est pas une simple lettre de la CFDT et de l'ONES invectivant le gouvernement qui le fera changer d'avis. Déjà par le passé, plusieurs courriers ont été transmis au gouvernement pour obtenir cette reconnaissance et rien n'y a fait. Ces lettres ne pèsent rien, et n'ont aucun poids face à l'obstination de ce gouvernement.

De plus, dans le courrier de la CFDT et de l'ONES il n'est fait aucune mention d'une quelque pression ou action de grève pour faire aboutir les revendications des travailleurs sociaux suite à la décision de cet arrêté injuste sur la non rétroactivité des diplômes. Cette décision du gouvernement est très violente, c'est une nouvelle déclaration de guerre contre tous les travailleurs sociaux. 

Nous pensons que ces lettres risquent au contraire de faire encore gagner du temps au gouvernement, et freiner toutes initiatives que souhaiteraient entreprendre des travailleurs sociaux pour se défendre.

 

Aussi, il est primordiale que les travailleurs sociaux puissent apporter une riposte à la mesure de cette violence gouvernementale, et c'est ce que propose un comité de travailleurs sociaux, mais avant nous vous proposons de lire ce commentaire qu'un travailleur social a déposé sur le site de TSL "Je crois que c'est à nous les travailleurs sociaux du public et du privé de mettre enfin la pression. Ne plus prendre de stagiaire, ne plus participer aux jury d'exam, ne plus faire d'intervention dans les instituts de formation. Ce que nous vivons est proprement scandaleux et personne ne bouge. Les gouvernements, quels qu'il soient peuvent compter sur l'inertie des travailleurs sociaux. Je ne la comprends pas cette passivité, cette résignation... Nous sommes, je crois, des milliers immobiles. Imaginez une semaine avec les MDSI, les CMS, les MECS, les IME, ITEP fermés... Je crois davantage à des actions de ce type plutôt que des pétitions stériles pour faire avancer les choses. Seulement voilà, les politiques sont sourds, les travailleurs sociaux sont muets. Ma compagne qui est EJE me suggère des crèches sans EJE...

 

TSL a donc reçu des centaines de messages de travailleurs sociaux (aussi bien assistant sociaux, qu'éducateurs spécialisés, conseillers en économie sociale et familiale, éducateurs de jeunes enfants) extrêmement en colère suite à l'arrêté publié sur la non rétroactivité à bac+3 à compter de 2018.

 

Ces travailleurs sociaux ont fait une proposition commune pour une action nationale d'envergure qu'ils souhaitent menés : à savoir de ne plus encadrer les stagiaires de leur filière, compte tenu que les travailleurs sociaux ne se mobilisent pas, ne manifestent pas et ne font presque jamais grève pour défendre leurs métiers et le niveau de leurs diplômes d'Etat. L'objectif de cette pression sans haine et sans violence, c'est de contraindre le gouvernement à revoir sa copie.

 

Les travailleurs sociaux sont maintenant au courant de la trahison, et de l'humiliation que nous infligent ce pseudo-gouvernement et nos pairs (par la biais de certaines organisations syndicales, et la plupart des associations professionnelles, exceptés l'ONES).

 

Pour ceux qui auraient été en vacances sur Mars ces jours-ci, nous rappelons qu'un décret a été signé validant la reconnaissance à Bac+3 uniquement pour les nouvelles générations diplômées à compter de 2021. Exit la rétroactivité que nous avions réclamée, elle n'aura pas lieu.

 

Le boycott de l'accompagnement des stages dés la rentrée 2018 pour les étudiants du travail social en réponse à la non rétroactivité :

Il est hors de question de nous laisser faire, nous devons réagir vite et bien. TSL informe donc tous les travailleurs sociaux qu'un comité de professionnels a décidé d'une action à forte symbolique : le boycottage des stages et la grève en parallèle si les organisations syndicales souhaitent apporter leur soutien en déposant un piquet de grève national.

 

Ce sont donc des centaines de nombreuses autres voix qui s'élèvent parmi nos soutiens. Et ces voix font une proposition pouvant paraître singulière au premier abord, mais entendable dans son argumentaire : le boycott de l'accompagnement des stages dés la rentrée 2018 pour les étudiants "éducateur spécialisé, assistant de service social, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale", dans toutes les écoles, IRTS, IUT du travail social à l'échelle nationale.

 

Non ne bondissez pas de suite, laissez nous vous développer l'argumentaire de tous ces travailleurs sociaux en colère qui ont écrit à TSL :

- Des associations professionnelles comme l'ANAS (pour ne pas la citer), nous explique que nos diplômes ne sont pas au niveau attendu, et que c'est une réforme juste et nécessaire ... et patati et patata ...  communiqué de l'ANAS cliquer içi

(Tient ! encore un discours d'hommes politiques qui nous font avaler la couleuvre ...) et c'est pour ça que seul les nouveaux diplômés pourront rentrer dans le processus LMD.

 

- Donc, les anciens diplômés, ne possèdent pas le niveau attendu par nos formations, (et donc par nos connaissances et notre expérience acquise sur les terrain), ne peuvent entrer dans le processus LMD, alors que ces diplômes d'Etat ont été évalué au niveau bac+3 et bac+4 par plusieurs organisations. Comment dans ces conditions peuvent-ils encadrer des stagiaires qui seront validés à BAC+3 et qui deviendront hiérarchiquement les chefs de ceux là même qui les ont formé.

 

- Depuis quand, un subalterne forme-t-il en stage sont supérieur ? Par ailleurs, comment le pourra-t-il puisqu'il n'a pas le niveau attendu selon l'ANAS ?

Pour rappel, l'encadrement de stagiaire n'est aucunement obligatoire. Et aucune sanction ne peut être imposé à un salarié qui refuse d'encadrer ou de former un stagiaire.

 

Donc pour résumer : pas de stage, pas de validation du nouveau diplôme, donc pas de validation de diplôme à bac+3 en 2021

 

Le boycottage des stagiaires ne nécessite aucune permission d'une quelconque organisation professionnelle ou syndicale et encore moins l'autorisation de son employeur car il s'agit d'une décision personnelle du professionnel de prendre ou pas de stagiaire.

 

Les travailleurs sociaux ont trouvé le moyen par le boycottage d'inverser le rapport de force à leur avantage, n'exigeons pas uniquement la rétroactivité des diplômes pour tous les professionnels, mais également la revalorisation statutaire en catégorie A aligné sur la grille indiciaire du grade attaché de la fonction publique avec un déroulement de carrière équivalent et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Comment vont réagir les associations professionnelles complices et certains syndicats ? Comment vont réagir les centres de formation et les employeurs ? Et que va faire le gouvernement ?

 

C'est une action "sans haine et sans violence"

Cela n'aura pas d'impact ni sur nos salaires, ni sur le public que nous accompagnons.

 

Cela va surtout inverser le rapport de force face à l'oligarchie gouvernementale et à la caste des dirigeants du travail social. Vous n'avez pas besoin de demander l'autorisation de qui que ce soit. Aucun employeur ne peut vous contraindre à prendre un stagiaire. Les travailleurs sociaux peuvent dynamiter tout le système de formation et le système financier des entreprises et des collectivités par cette menace de boycottage des stagiaires.

 

Autre avantage de ce boycott, cela aura un impact considérable sur l'offre et la demande d'emploi au niveau national. En effet, beaucoup de structure seront en manque de personnel qualifié, il faudra donc recruter ! Eh là, figurez-vous que les employeurs vont vite proposer des postes de niveau bac+3 au diplômés bac+2 ! Les employeurs du secteur privé et des collectivités locales seront dans une telle mélasse face aux besoin des publics, qu'ils donneront jusqu'à la lune aux travailleurs sociaux.

 

Ce boycottage au niveau national est une vraie arme de dissuasion massive qui va mettre tout le monde d'accord. C'est vraisemblablement une stratégie offensive gagnante. Cette action aura pour effet immédiat, la dérégulation des intérêts économiques, sociaux et politiques de tous les acteurs concernés, sauf pour les professionnels de terrain.

 

Nous faisons le pari que brandir la menace du boycott des stagiaires en 2018, va donner des sueurs froides à tous les dirigeants, car à n'en pas douter cela fera exploser tous les centres de formation du travail social dont l'UNAFORIS, avec le risque d'une extension vers les métiers de l'animation du ministère de la ville de la jeunesse et des sports, qui du coup, auront un moyen de pression considérable de voir leurs revendications aboutir sur la valorisation et la reconnaissance des diplômes professionnels (DEFA, DEJESP, DESJEPS) au niveau licence et Master.  

 

Cette stratégie positive va obliger tous les acteurs à s'assoir à la table des négociations et à revoir leur copie, en nous consultant vraiment.

 

Les associations professionnelles comme l'ANAS ont le culot de nous expliquer que c'est une "réforme juste mais nécessaire". On voit bien que le discours démagogique qui rejoint la politique voulut par le gouvernement et leurs subordonnés comme l'UNAFORIS et le Haut Conseil du Travail Social (HCTS) que nous avons oubliés de citer, qui pourtant, ont joué un rôle décisif et favorable pour que cette non rétroactivité soit validée par décret par le gouvernement, et qui s'est empressé de le publier au (JO) Journal Officiel le 27 mars 2017.

 

Le comité des travailleurs sociaux demande à tous les professionnels du travail social de la fonction publique et du secteur privé et associatif d'être solidaire de cette action de boycottage des stagiaires à l'échelle nationale, et d'informer leurs services et leurs hiérarchies qu'ils ne prendront aucun stagiaires (ES, CESF, EJE, AS, ETS) en 2018.

 

 

TRAVAILLEURS SOCIAUX REJOIGNEZ LE MOUVEMENT ! FAITES PRESSION SUR VOS SYNDICATS ET VOS ASSOCIATIONS PROFESSIONNELLES ? AU PIRE QUITTEZ- LES ? SI LE DISCOURS RESTE LE MÊME

 

Voici de nouveau pour ceux et celles qui n'ont pas encore pris connaissance de cet arrêté discriminatoire qui élimine 950 000 diplômés (ES, CESF, EJE, AS, ETS) de la reconnaissance à bac+3.

 

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En ces temps de période électorale, TSL pense qu'une grève nationale aurait un impact considérable sur le gouvernement et sur le futur président pour lutter contre la non rétroactivité de nos diplômes, c'est pourquoi il est nécessaire d'insister auprès des organisations syndicale pour le dépôt d'un piquet de grève nationale rapidement, c'est à dire avant la fin de cette élection présidentielle pour que notre mouvement de colère et de contestation soit largement entendu auprès de la classe politique, des médias et du grand public, mais si ce n'était pas le cas, il faudra mettre encore plus de pression sur toutes ces organisations syndicales et professionnelles pour l'organisation de grève.

 

Quand aux étudiants du travail social pour les métiers concernés, sachez que les organisations professionnelles et le gouvernement veulent nous diviser, ils agissent toujours ainsi en prenant des décisions irresponsables, indignes et lâche. Aussi, nous vous demandons de prendre toutes les dispositions nécessaires suite à la décision d'un boycotte nationale des stages en 2018 par les professionnels du travail social de la fonction publique et du secteur privé et associatif, et par solidarité de rejoindre le mouvement des travailleurs sociaux en colère.

 

Vous voulez-vraiment que ça change ? N'attendez rien des autres, ne compter que sur vous et sur vos moyens d'agir parce que nous pouvons tous ensemble le faire ! C'est peut-être la dernière possibilité que nous avons de gagner, ne prenons pas le risque de reculer et d'attendre encore que les organisations professionnelles et syndicales agissent pour nous, voyez où cela nous a conduit !

 

Pour le succès de cette action nationale : c'est pourquoi dés maintenant, nous vous demandons de partager massivement cette article de boycott des stagiaires avec tous vos réseaux et vos collègues.

 

Pour Rappel TSL exigent la reconnaissance des diplômes dés 2018 au grade licence et Master1 pour les métiers concernés et quelque soit la date d'obtention de ces diplômes d'Etat, le passage en catégorie A dans la fonction publique (grade Attaché) et son extension dans le secteur privé et associatif.

 

Soutenez les travailleurs sociaux pour la revalorisation de leurs métiers et du niveau de leurs diplômes, merci de signer la pétition, cliquer içi

 

 

 

 


08/04/2017