Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Agression des travailleurs sociaux


Harcèlement au travail : suicide de deux travailleurs sociaux

Après deux suicides, des salariés de l'institut médico-éducatif Val Paillon déposent plainte pour harcèlement moral

 

 

TSL apporte son soutien aux collègues travailleurs sociaux harcelés par leur direction et nous adressons nos sincères condoléances aux proches et aux familles de nos deux collègues qui, dans un immense désespoir et de souffrance professionnelle ont mis fin à leur vie.

 

Journal NICE matin publié le 20 mai 2017

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Deux suicides, un conflit social qui dégénère: un cran est franchi dans la lutte qui oppose des salariés de l'Institut médico-éducatif (IME) Val Paillon à leur direction. L'établissement de la vallée du Paillon est spécialisé dans l'accompagnement d'enfants déficients intellectuels.

Une trentaine de salariés, dont nombre d'éducateurs et des syndicalistes, ont déposé plainte ce samedi matin au commissariat Foch, à Nice, pour harcèlement moral. "On passe à la vitesse supérieure pour protéger les enfants et les salariés", témoigne une éducatrice.

Une partie du personnel s'oppose depuis plus d'un an et demi à la mise en place d'une réorganisation globale des conditions de travail décidée en octobre 2015 et effective depuis le 20 mars.

 

Deux suicides ont déjà été enregistrés dans les rangs des professionnels de l'IME Val Paillon.

19 salariés en arrêt maladie

 

L'établissement est géré par l'Association départementale pour la sauvegarde de l'enfant à l'adulte 06 (ADSEA 06), et dépend financièrement de l'Agence régionale de la santé (ARS).

 

"On va même jusqu'à nous accuser de maltraitance, sans fondement, sans faits précis. Une enquête de gendarmerie a eu lieu, rien ne ressort. Nous avons le sentiment qu'il s'agit d'une stratégie pour nous affaiblir et réorganiser notre établissement", s'alarme Françoise Corraine, déléguée syndicale CGT et déléguée du personnel.

Selon le syndicat, 19 salariés seraient en arrêt maladie.

 

Source:http://www.nicematin.com/justice/apres-deux-suicides-des-salaries-de-linstitut-medico-educatif-val-paillon-deposent-plainte-pour-harcelement-moral-138930

 


01/06/2017


Des ados frappent leur éducateur et menacent de violer sa fille

Trois adoslescents frappent violemment leur éducateur

 

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Avec une violence inouïe trois adolescents d'un foyer frappent leur éducateur. Une dispute éclate entre deux jeunes, l'éducateur intervient immédiatement pour séparer les comparses, mais l'un des ados se retourne contre l'éducateur et lui assène plusieurs coups de poings violents. L'éducateur réussit a maitriser son agresseur, mais deux autres jeunes s'emparent d'une crosse et frappent l'éducateur avec. L'éducateur réussit à nouveau à maitriser ses agresseurs, qui iront dégrader sa voiture en menaçant de séquestrer et de violer sa fille.

 

C'est donc avec un courage extraordinaire que cet éducateur a rempli sa mission d'autorité éducative, face a une grave agression physique dans l'exercice de son travail.

 

Mais cette attaque lâche de trois jeunes sur cet éducateur exemplaire aurait pu être tragique et fatale, comme elle l'a été pour Jacques, cet éducateur poignardé à mort en 2015 dans son travail, cliquer içi. Les travailleurs sociaux sont quotidiennement exposés à la violence. TSL ne cesse de le répéter depuis 2011, l'exercice du métier de travailleur social n'est pas sans danger, il ne faut plus s'étonner que les métiers du travail social soient en panne de vocation ! Quel étudiant voudrait s'orienter dans le travail social, sachant qu'en probabilité il a de forte chance de se faire tabasser et de repartir les pieds devant, dans un cercueil.

 

Il serait grand temps que la dangerosité de nos métiers soit prise en compte par les dirigeants politiques, et que des mesures concrètes de protection et de prévention soient élaborées et des moyens humains et financiers octroyés. Ces trois jeunes doivent être sanctionnés sévèrement. TSL apporte tout son soutien à cet éducateur. Nous avons une pétition où nous demandons que les travailleurs sociaux puissent exercer leurs métiers dans des conditions de travail sécurisante et optimale, avec un salaire décent et les diplômes revalorisés, cliquer içi

 

Journal Normandie 50 Actu le 28/10/2015

 

Manche. Ils frappent l'éducateur et menacent de violer sa fille.

 

Trois ados interpellés

 

Dans un foyer à Coutances (Manche) vendredi 23 octobre 2015, trois ados de 14 à17 ans ont frappé un éducateur, dégradé sa voiture et menacer de séquestrer et violer sa fille.

 

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Trois adolescents placés au foyer de La Ruauderie, à Coutances (Manche), ont agressé un de leurs éducateurs, vendredi 23 octobre 2015. Violences physiques, menaces à l’encontre de sa fille, dégradations de son véhicule…  Ils ne lui ont rien épargné. Les mineurs, âgés de 14 à 17 ans, ont été interpellés par la police et placés en garde à vue. Récit.

 

Au départ un altercation entre jeunes

Tout serait parti d’une dispute qui aurait éclaté entre deux résidents du foyer. Un des éducateurs présents intervient. Mais l’un des ados se serait alors retourné contre lui et lui aurait asséné des coups de poing. L’adulte parviendra à maîtriser son agresseur. Mais l’autre garçon, accompagné d’un troisième, aurait réussi à dégager le premier de l’emprise de l’adulte. Profitant de la diversion des deux autres, l’un des trois compères serait allé dans sa chambre et aurait ramené une crosse et s’en serait servi pour frapper l’homme. À nouveau, il parvient à empoigner le mineur.

 

Menaces de viol et de séquestration

Les deux autres jeunes sont alors sortis de l’enceinte du foyer et s’en sont pris à la voiture de l’éducateur. Plusieurs détériorations ont été constatées par la police : vitres brisées, carrosserie abîmée, pneus crevés… Dans ce déchaînement de violences, les deux jeunes auraient menacé de violer et séquestrer la fille de l’éducateur. Ce dernier, ainsi que l’établissement, ont porté plainte.
Les trois mineurs ont été interpellés par la police et placés en garde à vue. Ils ont été présentés devant un juge des enfants, mardi 27 octobre 2015, puis transférés dans d’autres foyers à Cherbourg, Lorient (Morbihan) et Rouen (Seine-Maritime). Ils seront à nouveau convoqués pour les motifs de violences aggravées, dégradations de biens, et menaces à l’encontre d’un employé du service public.

 

Source: http://www.normandie-actu.fr/manche-ils-frappent-leducateur-et-menacent-de-violer-sa-fille-trois-ados-interpelles_164263/


16/12/2016


Dans l'exercice de ses fonctions, une éducatrice est frappée à coup-de-poing

Trente mois de prison ferme pour avoir agressé une éducatrice

Dans l'exercice de ses fonctions, une éducatrice est frappée à coup-de-poing et de pied

 

Sans l'intervention d'une voisine de palier, Cette éducatrice violemment agressée dans l'exerce de ses fonctions, a failli succomber sous les coups de son agresseur. Elle ne pouvait rien faire, impuissante, elle tombe à terre, assommée, suite à trois coups de poing très violent au visage.

Mais son agresseur n'en avait pas finit avec elle, il continue de lui infliger avec une violence inouï des coups de pied sur tout le corps. Il avait la rage, la haine...

 

Cette violence gratuite d'une grande lâcheté, à valu à cet homme dangereux connu des services de police, d'une condamnation à trois ans de prison et des dommages et intérêts a verser à l'éducatrice.

 

TSL vous recommande d'être toujours vigilent et prudent. Restez sur vos gardes, lorsque vous devez faire une visite à domicile, et dans tous vos déplacements chez un particulier dans le cadre de votre métier. Tant que les travailleurs sociaux exerceront leurs métiers dans des conditions de travail exécrable, vous serez toujours confrontés à des situations dangereuses. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de reconnaitre nos professions comme dangereuses. Ainsi, nous pourrons revendiquer une prime de risque en sus de la rémunération. Ces agressions répétées ne peuvent plus durer, vos vies sont menacées !

 

Nous ne sommes plus dans les années 70, où les travailleurs sociaux étaient encore respectés, NON ! Nous sommes dans une ère où règne la violence. Une violence qui s'est orientée contre les travailleurs sociaux, parce que nos dirigeants, par leurs politiques ne vous ont pas protégé, ou ont feint de le faire, ils ont toujours été absents ...

 

A quoi bon la légion d'honneur si vous êtes dans un cercueil ? Avez-vous déjà oubliés le drame de Nantes, où un collègue à été poignardé à mort, cliquer içi , en mars 2015 ! La légion d'honneur lui a été décerné, tandis que sa femme et son enfant ne le reverront plus et le pleure...

 

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Publié le 04/11/2015

 

Dans le cadre du renvoi d’une comparution immédiate, un homme a été condamné, ce lundi à Châlons-en-Champagne, pour des faits datant de 2012.

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Alors qu’il avait nié les faits lors de sa garde à vue, Aziz El Rhabi, 34 ans, a reconnu, ce lundi après-midi, tête baissée, avoir agressé une éducatrice le 13 avril 2012, dans le quartier du Bernon à Épernay. La victime raccompagnait une personne handicapée chez elle lorsqu’elle a entendu des chiens hurler.

 

Se rendant sur les lieux, elle s’est retrouvée face à trois hommes et deux chiots. « Elle est arrivée sans se présenter, sans rien dire. Elle avait un air hautain, les bras croisés. C’est juste le principe. » C’est par ces mots que le prévenu s’est justifié d’avoir arraché une touffe de cheveux et d’avoir assené trois coups de poing au visage de la victime.

 

Sonnée, à terre, il continuait de la taper jusqu’à ce qu’une voisine intervienne. « Je me suis dit qu’il allait la tuer. Pour moi, c’était un animal. » En revanche, le prévenu a continué de nier avoir menacé deux adjoints de sécurité et deux gardiens de la paix sparnaciens, le 22 avril 2012, prétextant être en Italie au moment des faits.

 

Il avait cependant été formellement reconnu par l’un des policiers. Les forces de l’ordre avaient dû se rendre à Bernon, dans le cadre d’une enquête pour l’enlèvement d’une jeune fille. Sur place, la patrouille s’était retrouvée face à une quarantaine de personnes dont Aziz El Rhabi, leur criant, un pavé à la main, prêt à le jeter : « Cassez-vous, vous n’êtes pas chez vous ! » Les policiers avaient alors dû rebrousser chemin.

 

Au regard de l’absence de « mea culpa » de la part du prévenu, la substitut du procureur, Delphine Moncuit, a requis le maximum : trois ans de prison.

L’avocat de la défense a plaidé le doute. Après en avoir délibéré, le tribunal l’a condamné à trente mois de prison et à verser des dommages et intérêts aux victimes.

 

Céline Souhami

 

Source:http://www.lardennais.fr/586570/article/2015-11-03/trente-mois-de-prison-ferme-pour-avoir-agresse-une-educatrice


17/10/2016


ETAT DE SANTÉ : Burn-out sortir du silence

ETAT DE SANTÉ : Burn-out sortir du silence

 

Emision Diffusée le 12/01/2015 sur LCP Assemblée Nationale : http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante/166477-burn-out-sortir-du-silence et sur dailymotion.com : http://www.dailymotion.com/video/x2ekezv_etat-de-sante-burn-out-sortir-du-silence_news

 

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Les TSL rappellent, que les travailleurs sociaux font partis des professions les plus exposées au Burn-out, cliquer sur le lien :

http://www.travailleurs-sociaux-libres.fr/l-epuisement-professionnel-ou-burnout-les-travailleurs-sociaux-en-danger

 

 

Et sur cet autre lien : Suicide et activité professionnelle en France. Première exploitations de données disponible, étude menée dans le cadre du projet cosmop, développé par le département santé au travail

http://www.travailleurs-sociaux-libres.fr/souffrance-au-travail-le-travail-sociale-presente-le-taux-de-mortalite-par-suicide-le-plus-eleve-en-france

Burn-out : sortir du silence

Après le stress ou le harcèlement, le burnout est en train de devenir le nouveau mal de la décennie. Le terme est employé à toutes les sauces. En France, plus de 3 millions d'actifs seraient même en risque élevé de burn-out, selon l'étude du cabinet Technologia. Pourtant, ceux qui souffrent de ce syndrôme d'épuisement professionnel sont mal compris, peu écoutés. Souvent, leurs employeurs ne reconnaissent pas leur part de responsabilité dans cette souffrance. Le sujet est tabou. Pour en parler, Elizabeth Martichoux a invité Marie Pezé. Cette psychanalyste a été la première à ouvrir une consultation spécialisée dans la souffrance au travail, en 1997.

 

Première partie :

Burn-out : le tabou des employeurs

Les employeurs sont les premiers concernés par la problématique du burn-out. Pourtant, nous avons constaté qu'ils sont plutôt réticents quand il s'agit d'en parler.

 

Seconde partie :

Maison souffrance et travail : un espace de parole nécessaire

Reportage dans un lieu d'accueil spécialisé dans le burn-out. Nous avons suivi Dominique, Sophie et Patrick, trois anciens salariés victimes d'un burn-out.

 

 

 

La problématique du reclassement professionnel, avec le concours du CFNPT. Pour un reclassement réussit des agents territoriaux, dispositif, procédure et outil d'accompagnement.

 

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Cliquer sur le lien pour prendre connaissance du dispositif reclassement :

http://www.cnfpt.fr/sites/default/files/9024-dispositif-reclasweb.pdf


04/09/2016


Violence des chefs d'établissements scolaires : une assistante sociale a tenté de se suicider

Assistants sociaux en souffrance

 

C'est scandaleux que des chefs d'établissements du ministère de l'éducation nationale puissent avoir des comportements de violence et de harcèlement vis à vis des assistants sociaux. Une collègue a tenter de mettre fin à ses jours, tant la pression qu'elle subissait était devenue insupportable, sans compter les violences verbales et le harcèlement dont elle victime.

 

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Ce mépris et ces humiliations contre les travailleurs sociaux doivent cesser au plus vite, car tous les travailleurs sociaux (AS, ES, CESF, EJE, ETS, AMP, AVS, ME, TISF...) subissent régulièrement cette violence institutionnelle. Il est primordiale que le statut des assistants socio-éducatifs soit revalorisé, par leur passage en catégorie A sur une grille indiciaire équivalente à celui du corps des attachés de la fonction publique, avec un déroulement de carrière à l'identique, ainsi que leurs diplômes d'Etat  reconnu au grade Master. 

 

TSL est convaincu, est ce que ce chef d'établissement aurait eu la même attitude vis à vis de cette assistante sociale, si son statut professionnel et son diplôme d'Etat avait été revalorisé ? Il est fort à parier que NON, car les assistants socio-éducatifs, dés lors qu'ils passeront en catégorie A, ne seront plus dans une fonction de simple exécutant, mais en situation de responsabilité et d'autonomie dans leurs décisions, dans le respect de leurs missions et de leurs professions. Mais au delà d'être revalorisé, le respect de la dignité et la bientraitance des personnes doit être recherché. Au ministère de l'Education Nationale comme son nom l'indique bien, il semblerait que l'EDUCATION ait été remplacé par DISCRIMINATION ET REPRESSION

 

TSL souhaite un bon rétablissement à notre collègue qui a tout notre soutien.

 

 

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Par La Voix du Nord |

 

Assistants sociaux en souffrance

 

Cette Journée nationale de lutte contre le harcèlement est aussi l’occasion de dénoncer ce dont souffrent également les personnels de l’Éducation. C’est du moins l’avis du SNUASFP-FSU, organisation représentant majoritairement les assistants sociaux de l’académie de Lille (230 dans le Nord -Pas-de-Calais, au sein même des établissements). Leur mission ? Accompagner la scolarité des élèves confrontés à des situations compliquées : absentéisme, violences, décrochage… ou harcèlement. «  Sauf que nous aussi vivons dans la souffrance  », déplore Nathalie Gaultier, secrétaire académique du SNUASFP-FSU.

 

En cause, selon elle, il y a un statut qui place les assistants sociaux sous la responsabilité des directions départementales de l’Éducation, mais qui les confronte dans leur quotidien aux chefs d’établissement «  qui les prennent pour des exécutants  » et exigent des solutions «  résolues dans l’urgence  ». Au dire du syndicat, cette situation paradoxale engendre des incompréhensions, de la «  pression  » voire des «  violences verbales  ». Les «  pressions subies deviennent souffrance  ». Nathalie Gaultier évoque cette collègue du bassin valenciennois qui a tenté de mettre fin à ses jours le 12 octobre, victime «  d’oppression psychologique  ». D’où la volonté des assistants sociaux de l’Éducation nationale de participer à leur manière à cette journée contre le harcèlement. Un rassemblement est prévu devant le rectorat de Lille à 14 h.

 

C. C.

 

Source : http://www.lavoixdunord.fr/68546/article/2016-11-02/assistants-sociaux-en-souffrance

 

Pétition : Pour de meilleures conditions de travail et la revalorisation statutaire des métiers du travail social et des qualifications, merci de signer la pétition, cliquer sur le lien : http://www.petitions24.net/reconnaissance_master


04/11/2016