Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Il faut sauver la sécu !

La sécurité sociale : Un système de protection indispensable

 

 

Doit-on parler de cotisations ou de charges sociales ?

 

 

En cette période de « crise », lorsqu’on écoute les émissions télévisées, et les journaux, on entend souvent parler du coût des charges sociales qui tuent le travail et empêchent la croissance.

 

« On », c’est vous lecteur TSLnaute, travailleurs sociaux, c’est aussi moi qui vous écrit cet article.

Et oui, messieurs, dames, si votre salaire est si bas, c’est à cause des charges sociales, si vous êtes au chômage ou si votre pension de retraite ou autre est si minuscule, c’est à cause des charges sociales.

 

Et là, je sors mon buzzer et je fais « driiinnnng ». Ceci est un avertissement, parce qu’ON nous prend pour des cloches.

 

Avec cet article, je souhaite rétablir quelques vérités.

Tout d’abord, c’est quoi une charge ? Consultez votre dictionnaire et vous pourrez y lire « ce qui pèse, qui coûte, qui cause une gêne ».

 

Et c’est quoi une cotisation alors ? C’est le versement d’une somme en même temps que d'autres afin de financer une dépense commune, de façon régulière à un organisme, contre des avantages, des garanties".

 

Ainsi donc, lorsque je travaille, je perçois un salaire avec d’un côté un montant brut et de l’autre un montant net :

 

- Le salaire net, c’est celui qui est directement versé sur notre compte bancaire. Celui avec lequel nous allons payer nos factures et autre « charges ».

 

- Le salaire brut, lui est constitué du salaire net et des cotisations sociales.

Le principe est simple : chaque salarié participe à la constitution d’une cagnotte commune qui permet en cas de coup dur (chômage, maladie, accident) ou pas (retraite, maternité) d’être redistribuée en fonction des besoins.

 

Qui d’entre vous n’a jamais bénéficié de cette redistribution ? Personne.

 

Vous êtes peut-être un homme jeune (donc pas de retraite en vue, ni de maternité), vous êtes en bonne santé, vous n’avez jamais rencontré de difficultés professionnelles et vous vous dites qu’après tout les patrons ont bien raison de parler de charges et non de cotisations sociales. Et que l’on gagnerait mieux notre vie, si ces cotisations nous étaient directement versées.

 

Dans ce cas, je vous dis, ok allez faire un tour aux Etats-Unis voir comme il fait bon vivre. Des milliers de familles jetées à la rue, parce qu’incapables de payer leur loyer, sans chômage parce que ça n’existe pas, sans couverture sociale, parce que c’est beaucoup trop cher d’avoir une assurance (en plus si vous avez des problèmes de santé, les assurances vous refusent, vous allez coûter plutôt que de leur rapporter).

 

Pour ceux qui ont déjà été malade, vous êtes-vous réellement penché sur la facture totale ? Je parle du coût réel, pas de celui que vous ne voyez pas passer parce que notre système de sécurité nous protège bien. (Prix de la visite du médecin généraliste ou spécialiste + prix des médicaments nous coûteraient combien sans participation de la sécurité sociale) et que coûte une hospitalisation ?

 

Il existe un site internet qui incite les professions libérales à ne plus verser leur cotisation sociales, et qui demandent à ce que cette part brut soit versé au salarié.

Quelle jolie bande de naïf de croire que les employeurs nous reverseraient dans nos salaires la part de cotisation non prélevées.

 

Quel bel exemple, nous donne le milieu de la restauration et la baisse du taux de TVA. Les économies engendrées sont parties dans leurs poches. Notez que leur lobbying auprès du gouvernement de Sarkozy a porté ses fruits. A l’époque, ils étaient capables de démontrer, chiffre à l’appui que c’étaient le montant excessif de la TVA qui ne leur permettait pas de recruter. Alors l’explosion d’embauche dans la restauration, vous l’avez senti passer ? Non ? C’est normal, ça leur à juste permis de remplir le compte en banque. (Bien entendu certains restaurateurs ont joué le jeu, mais ça n’a pas fait l’effet d’un Tsunami dans le milieu). Et les politiques sont bien obligés de convenir qu’ils se sont fait rouler dans la farine.

 

Donc pour en revenir aux fameuses charges sociales, qui n’en sont que dans la bouche des syndicats de patrons (MEDEF & co…), TSLnautes ne vous en laissez pas compter.

Lorsque dans les médias vous entendez ou lisez le mot « charges sociales », n’hésitez pas à rectifier de vous-même en « cotisations sociales ». Car il est évident que participer, contribuer au principe de solidarité national à un coût. 

 

Ainsi, derrière de petits mots, se cachent des idéologies. Que voulons-nous pour notre société ? Le chacun pour soi, quitte à laisser les plus faible à la rue ? Ou bien un monde plus solidaire ? A chacun de voir.

 

Mais gardez toujours en tête que les mots ont une valeur, et parler de charges plutôt que de cotisations, c’est nous suggérer que c’est un petit groupe (les travailleurs) qui paie au détriment d’un grand groupe de fainéants (les chômeurs, les bénéficiaires du RSA, les étrangers…, les plus faibles, quoi !)

 

Tout ceci n’est un grand lavage de cerveau organisé et institutionnalisé. A bon entendeur ...

 

Soutenez les revendications des travailleurs sociaux en signant la pétition en ligne. Cliquez içi

 



04/01/2013

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