Les travailleurs sociaux libres

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L'amour interdit d'une éducatrice et d'un jeune

L'amour interdit d'une professeur éducatrice scolaire et d'un jeune

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L'avis de TSL : Oui cette professeur éducatrice scolaire a commis une faute professionnelle en s’amourachant avec un jeune de 15 ans et demi ! C'est en effet une faute professionnelle grave que nous condamnons ! Mais pour autant, ce n'est pas une criminelle.

 

Que nous apprend le code pénal dans cette circonstance :

Le Code pénal réprime le fait, pour un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de 15 ans  article 227-25 du Code pénal. Un adulte peut donc avoir une relation sexuelle consentie avec un mineur sans encourir de sanctions pénales lorsque ce mineur a atteint l'âge minimum de 15 ans. L'atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de 15 ans ne doit pas être confondue avec le détournement de mineur. Pénalement, elle ne doit pas non plus être confondue avec l'agression sexuelle ou le viol.

 

Donc qui peut dire que jamais dans le cadre de son métier de travailleur social, il ne commettra jamais d'erreur ? Non ! personne ne peux le dire, ni encore moins le prévoir. Parfois ça vous tombe dessus ! Vous ne contrôlez plus rien !

 

Nous souhaitons à cette éducatrice de trouver le chemin qui lui convienne et de reprendre sa vie en main. Quand au jeune adolescent, il se rappellera cette histoire d'amour. Que cette expérience lui soit bénéfique, dans ce difficile apprentissage de la vie, qui le mènera dans le monde adulte.

 

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L'amour interdit d'une éducatrice et d'un jeune

 

Justice - Albi (81) - Tribunal

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M e Genest avocate (à droite) a plaidé la relaxe pour cette histoire d'amour entre une prof et un jeune. /Photo P S.

 

Jennifer, 30 ans, n'a pas trouvé la force de se présenter, hier, à son procès devant le tribunal correctionnel. Elle était poursuivie pour atteinte sexuelle sur mineur de plus de 15 ans par personne abusant de l'autorité de sa fonction. Sous ce terme barbare, la justice a tenu à sanctionner cette ex-éductrice scolaire, détachée par l'éducation nationale, au sein de l'institut Saint-Jean où elle intervenait auprès de jeunes en difficulté.

 

Les choses de la vie ont fait que la jeune femme, mère d'un enfant, a tissé des liens étroits avec un jeune de 15 ans et demi, entre les mois de juin et août 2013. Une love story bancale, mais consentie par les deux parties, qui a mal fini. Ce sont les confidences du jeune qui se disait harcelé, à une surveillante, qui ont débouché sur un signalement de la direction du CEP Saint-Jean au procureur de la République.

 

Le mineur a rappelé aux enquêteurs que leur relation était consentie. «Jennifer, c'était ma prof, c'est venu comme ça», leur expliquait-il. Les textos récupérés sur les portables et les saisies d'écran sur les réseaux sociaux ont mis en avant que l'éducatrice était très amoureuse et qu'elle ne le lâcherait pas, cédant à un sentiment de jalousie. Le décalage intellectuel était flagrant mais leur attirance physique a pris le dessus.

«Il y a eu une attirance réciproque»

Leur relation n'est pas passée inaperçue et le jeune a vite été dépassé. Mais, dans cette histoire, personne n'a porté plainte. La jeune femme, titulaire d'une licence et d'un master en enseignement, a été limogée par l'institut. Le jeune, ainsi que d'autres résidents, a été également exclu un peu plus tard mais pour d'autres raisons.

 

Leur relation consentie ne fait aucun doute pour le procureur de la République, Pascal Suhard. «On sent qu'elle a été forte même si, à la fin, il en avait marre de cette situation. Il n'a pas souhaité porter plainte et l'affaire en est restée là. Mais elle connaissait les risques d'avoir une relation avec un mineur», poursuit-il en requérant une peine de 4 à 6 mois de prison avec sursis.

 

Me Caroline Genest va droit au but. Elle plaide la relaxe pour sa cliente promise à une jolie carrière mais qui a tout «bousillé».

«Elle avait, par son métier, des relations d'écoute et de confidences avec les jeunes, explique-t-elle. Et ça crée des liens, des relations amicales avec eux. Mais c'est lui qui l'a cherche, qui l'appelle. Il n'était pas sous pression, il y a eu une attirance réciproque. Une sanction disciplinaire, oui mais pas de sanction pénale pour une relation amoureuse !» L'écart sentimental a été sanctionné de 3 mois de prison avec sursis.

 

Source : //www.ladepeche.fr/article/2015/02/06/2044297-l-amour-interdit-d-une-educatrice-et-d-un-jeune.html



06/02/2015

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