Les travailleurs sociaux libres

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Les éducateurs n’ont toujours pas de postes

Les éducateurs n’ont toujours pas de postes

Publié le 15/06/2013 Par Agnès Lanoëlle

 

 

Sept éducateurs de l’ADSEA dont les structures ferment attentent toujours leur affectation.


Devant le siège rochefortais de l’ADSEA, l’Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de Charente-Maritime. (photo A. L.)

 

Sept éducateurs de l’ADSEA 17 (Association départementale de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence) ne savent toujours pas s’ils auront du travail dans quelques jours. Alors que leurs structures ferment, ils ignorent en effet s’ils vont être recasés.

 

Ils attendent, notamment, de savoir où en est le projet de foyer d’urgence qui pourrait accueillir cinq jeunes, 24 h 24, et promis par la direction depuis le printemps. Hormis une lettre d’intention signée de l’ancien directeur général mais qui vient de quitter le navire sur la pointe des pieds, les salariés de l’ADSEA n’ont, depuis, aucune nouvelle.

 

Fermetures dans le mois

 D’ici la fin du mois, les trois Dapi (dispositif d’accompagnement pédagogique et d’insertion) de Surgères, Saintes et Rochefort auront tiré le rideau. Créées il y a huit ans, les trois antennes accueillaient chaque année entre 25 et 30 jeunes de 16 à 21 ans en grandes difficultés et en rupture scolaire.

 

Un récent audit avait même salué les bons outils pédagogiques du dispositif. En révisant le schéma départemental de la prévention et de la protection de l’enfance, les élus du Conseil général (qui finance à 100 % l’ADSEA) ont fait le choix de renoncer au Dapi en argumentant que la compétence scolaire n’était plus de son ressort. À l’époque, déjà, les éducateurs concernés par les fermetures assuraient n’avoir rien contre l’ouverture d’un foyer d’extrême urgence mais dénonçaient « la politique de l’urgence préconisée par le Conseil général au détriment de la prévention ».

 

Plongés depuis plusieurs mois dans l’incertitude totale quant à leur avenir, certains éducateurs n’en peuvent plus. Depuis plusieurs mois, seuls les bruits de couloirs alimentent les conversations. Anecdotique, mais bien révélateur d’une certaine ambiance au sein de l’association, certains ont appris la fermeture de leur Dapi par l’agence immobilière, gestionnaire de la location du local !

 

Un foyer pour huit jeunes ?

À ce stade, les éducateurs n’en savent pas plus sur le projet de foyer. Les dernières rumeurs évoquaient un établissement pour huit jeunes, ouvert 24 h 24 et encadré par huit éducateurs alors qu’ils devraient être 10, selon la législation. « Mais nous attendons toujours un cahier des charges. Nous ne savons ni comment ni où ce foyer pourrait ouvrir. Aujourd’hui, on a l’impression qu’ils vont monter un foyer avec une organisation invivable de telle façon que, plus tard, ils puissent dire que l’ADSEA n’a pas réussi », commente un éducateur.

 

« Sud Ouest » a cherché à joindre, en vain, Jean-Claude Doré, le président de l’ADSEA et Corinne Imbert, conseillère générale en charge du dossier.

 

Rochefort · Surgères

 

Source :http://www.sudouest.fr/2013/06/15/les-educateurs-n-ont-toujours-pas-de-postes-1085923-1504.php

 

 

 

 

 



08/07/2013

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