Les travailleurs sociaux libres

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Travailleur social en alerte : indicateur de la république ?

A contre sens des valeurs éthiques : le travailleur social territorial et la république

 

 

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Travailleur social en alerte : indicateur de la république ?

 

Sous prétexte d'un Etat d'urgence illégitime qui dure, devenu permanent, donc contraire à la constitution, où le pouvoir politique profite des événements dramatiques, pour supprimer les droits fondamentaux et réduire nos libertés, avec le soutien des médias, et d'un groupe extrémiste au sein de la police. Voici qu’apparait coïncidence ou pas, « le travailleur social territorial et la république », ou pour TSL, c’est plutôt « le travailleur social indicateur de la république »

 

Le travailleur social territorial de la république, qui, depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux, commence à faire parler de lui. C’est un petit livre qui parait inoffensif, écrit par un journaliste, rédigé sous la forme d’un guide de bonne pratique pour les travailleurs sociaux, mais attention les apparences sont parfois trompeuses. Pour TSL ce soi-disant livre guide pour agir, est une incitation à accepter une politique du tout sécuritaire mené par le gouvernement, et qui rejoint certaines idées extrémistes, sur le thème de la sécurité, de la sûreté et de la protection de la république.

 

Ainsi, le gouvernement avec la participation de la presse, ont décidé que les travailleurs sociaux, dans le cadre d'une nouvelle mission républicaine (sous prétexte des attentats de Paris du 11 novembre 2015 et de la lutte contre le terrorisme), devaient alerter et signaler toutes formes de radicalisation à leur hiérarchie, ou bien directement auprès du Procureur de la République.

 

La fabrication et le développement du tout sécuritaire, du racisme, de la haine, de la montée des violences, des discriminations et des actes de terrorisme en France, est une émanation des médias, des dirigeants politiques et de groupe policiers de l'extrême droite, qui ont une lourde part de responsabilité politique et judiciaire dans ce chaos dont ils sont à l'origine. Un chaos organisé pour entretenir la haine de l'autre, de l'étranger. 

 

Des policiers qui ont été investi de tous les pouvoirs de contrainte et de répression, il suffit d'un appel anonyme, une suspicion de radicalisation, et hop ! Voilà la police chez-vous, de jour comme de nuit et quelle que soit l’heure, elle défonce votre porte, vous passe les menottes, vous insulte et vous brutalise devant votre famille, elle renverse tout dans votre maison, à la recherche de prétendues armes ou d’information successible de vous incriminer. En effet, vous êtes traité sans ménagement comme un criminel, vous n’avez plus aucun droit, car désormais la loi les y autorisent, même de manifester en toute illégalité.

 

En effet, TSL dénonce ces manifestations illégales de policiers, avis partagé par le journal Médiapart, qui écrit dans son article publié le 21 octobre 2016 « De complaisances politiques en reculades : un ordre policier pour la société civile. Des policiers armés, cagoulés, utilisant leur véhicule de service pour monter sur l’Elysée : par certains côtés, la « colère » et le « ras-le-bol » de la police réveillent le souvenir de ces ligues d’extrême-droite qui, en février 1934, manifestaient contre la Chambre des députés. Référence sans doute un peu rapide et anachronique, il n’empêche que ce mouvement prétendument « spontané » éclaire d’un jour inquiétant la rapide dérive policière de l’ordre public » cliquer içi . Pour autant, la police est nécessaire, et quand elle veut, elle peut-être exemplaire, comme elle l'a démontré dans de multiples événements, car sa mission c'est aussi de protéger les gens. C'est cette police là que le peuple respecte.

 

Maintenant, le gouvernement avec la complicité des médias, voudrait y intégrer les travailleurs sociaux dans ce plan de délation inconvenant et lâche, en les investissant d'une mission pour redresser la France, par la dénonciation du public qui serait susceptible de se radicaliser.

 

Non ! Messieurs et mesdames de la France d'en haut, vous qui détenez le pouvoir judiciaire et politique, sachez que les travailleurs sociaux ne sont pas des balances, nous voyons clairs dans votre jeu, car votre fonds de commerce c'est d'instaurer la peur et la méfiance, contre tous ceux et celles qui ne partagent pas vos idées, la seule chose qui compte pour vous, c’est de vous raccrochez le plus longtemps possible au pouvoir. Vous dressez les communautés les unes contre les autres, puis, vous rejetez la responsabilité des violences et des actes de terrorisme qui ont été commis, en pointant du doigt toujours les mêmes...

 

Mais les vraies responsables de ces drames, c’est vous les détenteurs de l’autorité suprême, c’est vous qui avez appuyé sur le bouton pour déclencher le racisme et la suspicion, et en réponse à votre incitation à la haine, une violence extrême d’individu isolé et fragile, ou de groupuscule, que TSL condamne, mais qui n’est que le résultat de votre politique discriminatoire et dangereuse. Tous vos opposants politiques sont, soient en prison, ou astreint à résidence et sous surveillance, des classés « S » jusqu'aux écologistes, où reconduit dans des pays qui ne sont plus les leurs.

 

C’est un Etat des lieux politique très préoccupant pour le peuple français et les personnes en demande d’aide, que les travailleurs sociaux accompagnent. Sous couvert d'éthique et de déontologie dans le travail social, des forces médiatiques et politiques d'un courant idéologique d'extrême droite, tente insidieusement de manipuler la posture et les valeurs des travailleurs sociaux, en commençant par les étudiants en travail social, afin de les modeler à un système de pensée, et de déconstruire les valeurs humanistes pour des valeurs nationaliste intolérante et excessive. Quel mépris pour les travailleurs sociaux de la part de certains dirigeants politiques et médias !

 

Plus grave encore, des travailleurs sociaux et des responsables dans le domaine du travail social, qui bénéficient d'une certaine "notoriété", concourent au renforcement des discriminations et à la stigmatisation d'un public sans le nommer par leur écrit dans la presse et dans des cercles, où, décomplexés, véhiculent des idées extrémistes empruntées au Front National.

 

Eh oui mes chers amis (es), chez les travailleurs sociaux et parmi nos dirigeants, nous avons également des extrémistes qui partagent les idées du FN. Ils sont encore minoritaires, mais ils s'infiltrent de plus en plus dans le tissu du travail social, comme on réussit à le faire des groupes extrémistes dans la police. Si nous ne prenons pas garde, les travailleurs sociaux seront bientôt les bourreaux des populations que nous sommes censés défendre et protéger.

 

Les travailleurs sociaux ne sont pas les indicateurs de la république ni de la police, ils ne s'abaisseront pas à la délation. Dans leur travail qu'ils font avec un grand professionnalisme, ils ont toujours fait ce qui leurs semblaient juste, en prenant les décisions avec tout le discernement qui s'impose. Nous avons nos missions et nos valeurs, dans le respect éthique et déontologique de nos professions en travail social, qui rejoint les principes fondamentaux de la constitution française et des droits de l'homme, les policiers ont les leurs et la république les siennes. Chaque métier à une mission et un rôle régit par des règles, en aucun cas les travailleurs sociaux se substitueront aux missions régaliennes de l'Etat, qui, dans le cas présent, serait un contre sens pour nos valeurs éthiques, et risquerait de mettre en péril la vie de milliers de personnes qui nous font confiance. De plus, ce n'est certainement pas de cette manière, que l'image des travailleurs sociaux sera valorisée auprès du grand public, bien au contraire...

 

C'est pourquoi, TSL appelle à la résistance et à la désobéissance civile, en refusant catégoriquement d'être les informateurs et "colabo" d'un gouvernement qui s'est laissé corrompre, et qui, actuellement, se trouve sous les ordres de policiers du Front National, qui publiquement manifeste en toute illégalité dans toute la France, avec la complaisance des pouvoirs publics...

 

La mission de TSL ce n’est pas seulement de défendre vos  métiers et vos diplômes, mais c’est également de prévenir et de protéger les travailleurs sociaux et le travail social, quand ceux-là sont instrumentalisés.

 

Patrick Guichard

 

 

 

 

 

 



23/10/2016

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