Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Activité libérale un succès grandissant : Travailleur social indépendant

Travailler à son compte : travailleur social indépendant en cabinet libéral

 

 Devenir son propre patron, le rêve !

 

Un marché d'emploi qui ouvre de nombreuses perspectives pour les travailleurs sociaux (assistantes sociales, éducateurs, CESF, animateurs...), qui franchissent le pas. L'exercice en libéral du travail social connait un tel succès que cela surprend. Les organismes employeurs du secteur privé sont inquiets par l'émergence du travail social libéral et de la fuite des professionnels attirés par cette nouvelle alternative de travailler différemment. Pourtant, ce sont bien ces organismes employeurs du secteur privé et public dans le domaine social, médico-social et sanitaire, qui sont en grande partie responsable du développement du travail social en libéral.

 

En effet, tous ces organismes employeurs n'ont fait que tirer par le bas les salaires, brader le niveau de qualification des diplômes. Ils ont organisé depuis plus de 30 ans cette casse du travail social en accord avec les pouvoirs publics et les dirigeants politiques, par une précarisation programmée et massive des étudiants et professionnels du travail social, ce qui a ouvert la voie à la privatisation du secteur social et médico-social et de sa mise en concurrence.

 

Ce malaise et cette perte de sens du travail social a débuté en 1980, cette non reconnaissance des métiers qui continue, ce mépris affiché vis à vis des professionnels par le grand public et par les dirigeants politiques, qui s'apparente parfois à de l'humiliation, démontre cruellement l'inconsidération du travail social et des travailleurs sociaux en France, contrairement à nos voisins européens et internationaux.

 

Dans un article précèdent plusieurs spécialistes en travail social, dont des directeur généraux, décrivent et affirment que le travail social est en déclin constant, une crise des vocations paru dans les ASH le 16 septembre 2020. Ces organismes employeurs qui essaient de se faire passer pour des victimes, alors qu'ils sont les acteurs de cette disqualification du travail social est consternant. 

 

C'est pourquoi le travail social en indépendant ou en exercice libéral ne peut que séduire et continuer à se développer et a prospérer...

 

 

 

Voici donc une synthèse du mémoire (session 2005) de DSTS (diplôme supérieur du travail social), à l'institut d'économie social et familial de Limoges, ou Mme Laure Delahaye, présente le travail social dans le cadre de l'exercice libéral. Cette synthèse a été réalisé par le collectif TSL.

 

Mémoire : L'hypothèse du travail social libéral, esquisse d'une étude d'impact sur un choix professionnel.

 

On peut considérer que les allégations des travailleurs sociaux relatives aux notions de « crise, malaise, disqualification, burn out.… » apparaissant au cours de la carrière professionnelle dans les conditions d’exercice de leur métier ont des origines plurielles qui se révèlent être à la fois exogènes et endogènes à la profession.  Les interrogations portent aujourd'hui sur la pertinence et l'efficacité de l'action. Les métiers évoluent, se diversifient, se multiplient, se développent, à côté, à la place, en concurrence avec ceux qui existaient précédemment.

 

En outre, ce secteur a été soumis ces dernières années à de nombreux bouleversements, dont celui de la décentralisation et de ses conséquences en terme de restructuration des missions, des services, des règles de fonctionnement. Sous la pression du chômage et de l'émergence d'une précarisation durable, les pouvoirs publics ont "ajusté" leur intervention au travers des politiques dites transversales, territorialisées, contractuelles ou partenariales. Les logiques techniques et professionnelles se sont effacées au profit de logiques politiques et institutionnelles.

 

On repère, en conséquence, une grande porosité. Il s’agit de poser le regard sur la configuration actuelle des professions sociales et du profil de ses acteurs, permettant de mieux les identifier et les appréhender. Cette réflexion de fond sur les métiers contribuera à dégager quelques pistes quant à l'avenir de ce secteur.

 

Les perspectives qui s'ouvrent aux travailleurs sociaux, certains d'entre eux, au cours de leur parcours professionnel optent pour le changement. Ce choix n'est pas anodin, l'orientation prise est souvent en lien avec un cheminement personnel et une réflexion sur la pratique qui induit une volonté de travailler autrement. Ces nouvelles voies vers lesquelles ces acteurs s'engagent peuvent être multiples et variées et plus ou moins proches du champ social traditionnel. Le choix des travailleurs sociaux qui décident d'exercer en tant que libéraux ou indépendants fait partie à l'évidence de ces nouvelles voies.

 

Diverses définitions peuvent être données pour définir les professions libérales. Elles répondent en effet à des préoccupations particulières, statistiques ou administratives. Traditionnellement caractérisées par deux critères irréductibles, celui de l'honoraire à la prestation et celui du libre choix du praticien, ce secteur bénéficie d'une reconnaissance prestigieuse notamment car les professionnels libéraux tirent leur dignité de ce qu'ils ne sont pas au service d'une collectivité abstraite mais d'un client qui les a choisis, dont ils sont les interlocuteurs permanents et responsables.

 

Le statut des professions libérales s'ouvre à de nombreux secteurs d'activité, et plus particulièrement aux travailleurs sociaux qui aspirent à gagner en indépendance en quittant le salariat. Cette recherche d'autonomie est-elle réelle ?, le travail social indépendant introduit-il des changements dans la pratique du travail social ?, à qui s'adresse t-il ?, bref, faut-il songer au "social" comme à un produit obéissant à des lois de marché ?.

 

Sans doute que face aux contraintes actuelles qui s'imposent au travail social de nouvelles voies restent à explorer, notamment celle du lien entre le social et l'économie. Les effets de la mondialisation aidant, la logique économique pénètre de nombreux secteurs d'activité, notamment la sphère sociale.

 

Le message libéral s'infiltre insensiblement dans toutes les sociétés occidentales, et touche en particulier la conception et la mise en œuvre des politiques sociales. Cette reconfiguration constitue une nouvelle donne pour les professions sociales, les modèles théoriques et les pratiques professionnelles doivent compter avec ce nouvel environnement.

 

Dans ce contexte, le rôle de l'Etat apparaît majeur, surtout en matière de respect de l'équité et de garantie des droits. C'est notamment car la mission de porter des actions d'intérêt public est difficile à conduire dans une société ou la sphère économique impose sa logique. Une pratique professionnelle basée sur l'autonomie et l'expertise La terminologie "profession libérale" s'inscrit dans une représentation commune et en référence à certaines catégories de professions tels que les médecins, les avocats, les infirmières…

 

Parmi les travailleurs sociaux qui ne sont plus convaincus des effets produits par l'action sociale "traditionnelle", certains ont fait le choix délibéré de s'installer en tant que professionnel libéral, indépendant, et exercent donc en totale autonomie, sans être subordonné à une institution. Ainsi, pour ces travailleurs sociaux qui travaillent en "free lance", on peut considérer qu'ils exercent une profession libérale telle qu'elle a été définie précédemment par l'union nationale des professions libérales. Ils proposent et offrent une prestation sous une forme indépendante.

 

Les premières expériences de cette forme de travail social ont été entreprises en France dans le milieu de la décennie 80, ce sont les assistantes sociales qui furent les initiatrices. Depuis, les exemples se sont multipliés, plusieurs témoignages ont été relatés sous formes d'articles de presse. Ils ont certes permis de mieux découvrir cette pratique, de mieux l'appréhender même si l'on doit reconnaître qu'elle demeure marginale eu égard au nombre de travailleurs sociaux salariés dans le champ "classique". Elle tend néanmoins à se développer dans un contexte où les professionnels recherchent de nouvelles formes d'intervention, aspirent à une certaine innovation.

 

LA VOLONTÉ D'EXERCER LA PROFESSION "AUTREMENT"

 

Le constat posé par ces travailleurs sociaux devenus indépendants est identique et communément admis. Tous ont fait le choix de partir car ils estimaient ne plus pouvoir exercer leur profession dans des conditions (et avec des moyens) satisfaisants. C’est la raison pour laquelle ils préfèrent vendre directement leurs services plutôt que de rester salariés en institution ou en entreprise.

 

Les critiques concernant la lourdeur administrative, le cloisonnement des missions, l'impossibilité d'apporter une réponse globale à l'usager, le poids de la hiérarchie, les dérives institutionnelles, les résistances au changement et à l'innovation... reviennent tel un leitmotiv. Certains vont même plus loin dans leur critique, considérant que toutes les éventuelles tentatives de dynamisme sont condamnées d'avance et que le "cocooning administratif, ce n'est un secret pour personne creuse sa propre tombe". D'où la réelle volonté d'exercer la profession différemment, de gérer le travail autrement, plus efficacement, dans une autre dynamique, sans hiérarchie, d'explorer de nouvelles pistes de travail et d'être le plus indépendant possible. Cette indépendance est toutefois structurée sous plusieurs statuts juridiques.

 

Certains s'installent en effet seuls, en tant que salarié indépendant, en référence à la définition administrative de l'URSSAF. D'autres organisent leur activité sous la forme d'une entreprise privée, (Société A Responsabilité Limitée, Société Anonyme, Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée,...) et emploient parfois des salariés.

 

Ces travailleurs sociaux ont quitté la voie "classique" avec la ferme conviction qu'une alternative était possible, qu'une autre forme de travail social était envisageable. Ils considèrent en effet que les limites du mandat institutionnel excluent de fait toute prise en charge globale de la personne et que l'organisation du service public tel qu'il existe actuellement, (conditions d'accueil de l'usager, vaste champ d'intervention de la polyvalence de secteur par exemple, multiplication des dispositifs, délai pour accorder un rendez vous, absence de moyens, cloisonnement
des réponses apportées,...) impliquait sur le fond une relation inégalitaire entre le
travailleur social et l'usager.

 

En revanche, le fait d'effectuer la démarche, de rencontrer un travailleur social libéral, en sachant que le service rendu est payant pose d'emblée une relation égalitaire entre le client et le prestataire. L'introduction du facteur financier dans la relation d'aide serait-il une des clés de compréhension du malaise vécu par les travailleurs sociaux "canoniques"? Les différentes professionnelles engagées en cabinet libéral ne paraissent pas gênées avec cette notion de service payant.

 

Le travail social libéral connaît un développement régulier depuis une dizaine d'années, les professionnelles qui ont "fait le pas" (assistantes sociales, éducateurs spécialisés, conseillères en économie sociale et familiale, animateurs...), sont à la recherche d'une autre forme d'exercice de leur profession. Les convictions et les motivations vis à vis du travail social ne semblent pas altérées, ce sont les contraintes imposantes et lourdes de l'administration qui motivent principalement un départ en solitaire pour travailler différemment.

 

Synthèse du mémoire DSTS de Laure Delahaye, réalisé par TSL

 

Présentation d'une assistante sociale en Cabinet libéral :

 

 

 

L'exercice libérale par Béatrice Bellabas, assistante de service sociale qui exerce son activité professionnelle en cabinet libéral.

 

Elle intervient plus particulièrement dans le monde de l'entreprise. Elle a donc créé son cabinet en Juillet 2007 entreprise individuelle. Puis en septembre 2008, création d'une SARL unipersonnelle SOCIOBEL société de prestations de service social aux entreprises.

Béatrice BELABBAS est également présidente d'une grande Association Nationale depuis novembre 2011, qui ne cesse de s'agrandir l’ARTSI (Association Réseau des Travailleurs Sociaux Indépendants) en partenariat avec l'ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social) et le collectif TSL( Travailleurs Sociaux Libres).

 

Formation :
En Juillet 1996 elle obtent le Diplôme d’Etat d’Assistante de Service Social ainsi qu'une Licence Administration Economique et Sociale option développement social.

Ecouter, Informer, Soutenir, Orienter vos salariés et Valoriser votre entreprise
10 ans d’expertise de travail social en entreprise au plus près des collaborateurs et dirigeants.


Un succès grandissant, un marché porteur et en plein expansion et

les travailleurs sociaux qui franchissent le pas, ne regrettent pas !



Pour plus d'info sur cette assistante sociale libérale, cliquez sur le site de son entreprise :

http://www.sociobel.fr/index.php

 

Vous hésitez à vous installer en cabinet libéral, information et renseignement auprès de l'ARTSI (association du réseau des travailleurs sociaux indépendants), qui est partenaire avec l'ANAS (association nationale des assistants de service social). Cliquez sur le lien :

http://www.artsi.asso.fr/actualites.php

 

Pétition : Pour la promotion des professions en travail social, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi



18/01/2012

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