Les travailleurs sociaux libres

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Licenciement : ils dénoncent des maltraitances sur enfants et gagnent au Prud'hommes

 

Ils ont fait preuve de professionnalisme et de courage face à leur direction. Soutien de TSL aux travailleurs sociaux qui ont été licenciés au motif qu'ils ont oser dénoncer des faits de maltraitance sur des enfants. 

Des pensionnaires et salariés d’un centre éducatif d’Uzos, près de Pau, dénoncent des actes de maltraitance. La direction évoque « une volonté de nuire » et des enfants manipulés.

Le parquet de Pau avait diligenté une enquête préliminaire après des dénonciations de faits de maltraitance dans un centre éducatif pour adolescents en difficulté.

 

Le service d’hébergement socio-éducatif Tandem Educadis 64, structure privée à laquelle l’Aide sociale à l’enfance confie des adolescents en difficulté, avait ouvert en juillet 2017. Un mois plus tard, plusieurs salariés alertaient leur hiérarchie sur de supposées violences de l’un de leurs collègues.

 

Uzos : deux des salariées du centre éducatif qui dénonçaient des maltraitances gagnent aux prud’hommes

Uzos : deux des salariées du centre éducatif qui dénonçaient des maltraitances gagnent aux prud’hommes

Le centre éducatif est situé sur les hauteurs d'Uzos, près de Pau

 

Deux employées qui avaient signalé des violences présumées de leurs collègues en 2017 avaient poursuivi Tandem Educadis aux prud’hommes.

 

« La mise à pied conservatoire ne s’imposait pas au vu des griefs formulés mais aussi du contexte lié à un signalement auprès des autorités administratives » : par cette formule, le tribunal des prud’hommes de Pau a approuvé la demande de deux salariées du centre Tandem Educadis d’Uzos.

 

Les employées avaient quitté leur travail quelques semaines après avoir signalé, en 2017, des violences présumées dans ce centre qui accueille des adolescents en difficulté. Toutes deux avaient été licenciées, l’une d’elles après avoir été victime d’un accident du travail.

 

Une enquête a été ouverte en 2018, qui est toujours entre les mains de la justice.

 

Le tribunal a reconnu un licenciement sans cause réelle ni sérieuse, et condamné l’entreprise à les dédommager (autour de 8 000 et 9 000 euros chacune, ainsi que les frais de justice).

Une troisième employée, qui avait dénoncé des faits comparables, courant 2018, doit prochainement voir son cas examiné par les prud’hommes.

 

Source : https://www.sudouest.fr/2020/02/06/uzos-le-centre-educatif-condamne-pour-avoir-licencie-deux-salariees-qui-denoncaient-des-maltraitances-7160773-4446.php?fbclid=IwAR2RvvaQ1zEJmLEKhS2qHm8u9mPAYCDlrHnQgCYLqlf_I_c3WYWshXsj_JY



11/02/2020

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