Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Disparition du DUT pour un bachelor carrières sociales en trois ans

Un bachelor en trois ans pour les étudiants de l'IUT Carrières sociales de Guéret

 

Journal La Montagne - Publié le 23/02/2020 

 

Un bachelor en trois ans pour les étudiants de l'IUT Carrières sociales de Guéret

 

L’Institut universitaire de technologie carrières sociales de Guéret a ouvert ses portes samedi 22 février. La formation qui y est dispensée dure deux ans. Mais dès la rentrée 2021, elle sera de trois ans : les étudiants décrocheront alors un bachelor.

 

L’IUT carrières sociales de Guéret a ouvert ses portes samedi 22 février. Les étudiants étaient mobilisés pour présenter la formation.


Tess, Manon et Léa sont en deuxième année. À quelques mois de la fin de leur cursus, elles pensent déjà à l’avenir : Léa veut faire une formation pour devenir éducatrice de jeunes enfants. Ninon veut se diriger vers l’animation, elle aussi auprès des enfants. Et Tess, elle, veut arrêter les études et trouver un travail rapidement. « Et dans la promo, c’est mitigé, il y en a pas mal qui veulent arrêter les études, d’autres qui veulent faire de l’animation avec les personnes âgées ou avec enfants, ou éduc’spé. Certains continuent pour devenir professeurs des écoles », expliquent les jeunes filles.

 

« C’est une formation ancrée dans le métier, au-delà des apports théoriques »


Comme nombre de leurs camarades, elles ne sont pas originaires de Creuse : elles viennent de Bourges, Périgueux et Angers. « On a trois Creusois en première année, les autres viennent du Puy-de-Dôme, de l’Indre, l’Hérault, la Bretagne, le Cap- d’Agde, le Bordelais… Maintenant, avec le recrutement sur Parcours Sup, les demandes arrivent de partout », explique Mohamed Hachad, professeur d’anglais.

 

Chaque promo compte une soixantaine d’étudiants, pris en charge par des professeurs permanents, mais aussi par des professionnels qui travaillent dans des MJC, en Ehpad… « C’est une formation ancrée dans le métier, au-delà des apports théoriques », ajoute l’enseignant.


De DUT à BUT


L’équipe pédagogique se prépare désormais à un changement de taille : le DUT va devenir BUT à la rentrée 2021 : la formation délivrera un bachelor universitaire de technologie en trois ans, et non plus un diplôme en deux ans. « C’est un gros chantier, il y a tout à repenser », ajoute Chantal Parlon, responsable administrative et financière. Comme le précise Mohamed Hachad, « le DUT ne sera pas terminé pour autant, pendant quelques années, on continuera à l’attribuer. Il s’est passé la même chose avec le Deug et la licence, mais maintenant le Deug n’existe plus. C’est qui arrivera au DUT. Tout le référentiel est en train d’être mis en place par les directeurs de formation. C’est un gros travail ».

 

Sophie Emery

 

Source : https://www.lamontagne.fr/gueret-23000/actualites/un-bachelor-en-trois-ans-pour-les-etudiants-de-l-iut-carrieres-sociales-de-gueret_13750615/?fbclid=IwAR2pl6RdIafTRyeBIaHksJd4Td_-OzR1ldnBaj0u4qrNObio1QJPN2xsT-E

 


26/02/2020


Les assistants socio-éducatifs peuvent désormais exercer des fonctions de direction d'établissements

Publics concernés : fonctionnaires relevant du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs de catégorie A.

 

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Quand ça bouge dans la fonction publique 

 

Depuis la publication du Décret n° 2017-901 du 9 mai 2017 portant statut particulier du cadre d'emplois des assistants territoriaux socio-éducatifs,  "les assistants socio-éducatifs peuvent désormais exercer des fonctions de direction d'établissements d'accueil et d'hébergement pour personnes âgées. Ils peuvent être également chargés de coordonner l'activité d'autres assistants socio-éducatifs".

  

Dans l'article 1 : Les assistants socio-éducatifs constituent un cadre d'emplois social de catégorie A  au sens de l'article 13 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée.

 

Dans l'article 2 : Les assistants socio-éducatifs peuvent exercer des fonctions de direction d'établissements d'accueil et d'hébergement pour personnes âgées.

Ils peuvent être chargés de coordonner l'activité d'autres assistants socio-éducatifs.

 

Ce décret s'adresse aux assistants de service social, éducateurs spécialisés, conseillers ESF...

Ainsi donc, dans la fonction publique un assistant social ou un éducateur spécialisé, à dorénavant la légitimité pour diriger un établissement ou être chargé de sa coordination, en vertu du décret du 9 mai 2017. 

 

Auparavant, les assistantes sociales, éducateurs spécialisés..., étaient classés en catégorie B (niveau bac) dans la fonction publique, qui correspond au grade de rédacteur.  Ils ont donc été reclassés en catégorie A dans la filière sociale et médico-sociale. Comme point de repère, l'équivalent au grade d'assistant socio-éducatif c'est le grade d'attaché de catégorie A dans la filière médico-sociale et administrative.

 

La catégorie A débute à partir du niveau licence (bac+3). Ainsi, les agents classés en catégorie A, peuvent exercer des fonctions de conception, d'encadrement, de direction d'établissement ou de service.

 

On peut donc se poser la question de l'utilité des diplômes de management social dans la fonction publique, comme le CAFERUIS, CAFDES, DEIS, car selon le décret de 2017, ces diplômes de management social ne sont pas nécessaires pour diriger, manager coordonner, car un éducateur ou une assistante sociale de niveau licence (bac+3) sont habilités à leur faire.

 

Alors peut-être cette hypothèse est-elle fondée, le CAFERUIS, CAFDES, DEIS qui sont des diplômes de niveau Master en management social, s'adresseraient-elles principalement aux professionnels du secteur privé et associatif du champs social et médico-social ?

 

 

Pour un meilleur confort de lecture, cliquer sur l'image pour l'agrandir

 

Décret 2017.jpg

 

 Pétition : Pour une meilleure reconnaissance des métiers du travail social cliquer sur niveau de qualification

 

 

 

 


25/02/2020


Sébastien Babin TISF : "C'est un métier de petits pas et de petits gestes"

Il a ressenti le besoin de mettre "plus de sens" dans sa vie professionnelle.

TSL vous présente Sébastien Babin TISF en reconversion professionnelle, il intervient auprès de familles en difficulté. 

 

Le Média Social Emploi - Article Publié le 17 février 2020

 

Image de l'article TISF : "C'est un métier de petits pas et de petits gestes"

 

TISF : "C'est un métier de petits pas et de petits gestes"

Technicien de l'intervention sociale et familiale (TISF) en Ile-de-France, Sébastien Babin accompagne plusieurs familles dans leur quotidien. Témoignage.

 

Après 20 ans d'expérience dans le commerce de proximité, notamment comme marchand de journaux, Sébastien Babin a ressenti le besoin de mettre "plus de sens" dans sa vie professionnelle. Il s'est tourné vers les métiers du social et, plus précisément, vers le diplôme de technicien de l'intervention sociale et familiale (TISF). Entré à l'Afad Ile-de-France en contrat de professionnalisation, il y exerce depuis un an en CDI. Récit.

 

Pourquoi ce métier

J'ai toujours apprécié l'aspect relationnel de mes précédents métiers, et je voulais absolument le conserver. Mais je ne voulais plus de la dimension mercantile.

 

Je connaissais déjà les activités d'éducateur spécialisé, d'assistant social et d'éducateur de jeunes enfants mais, financièrement, je ne pouvais pas me permettre de me lancer dans des formations aussi longues. J'ai découvert le métier de TISF, il répondait parfaitement à mon envie de travailler avec les familles.

 

Mon quotidien

Je travaille sur des problématiques familiales impliquant des enfants. Une partie de mes interventions, financée par la CAF, relève du soutien à la parentalité (dans le cas de naissance gémellaire, de handicap, de maladie, d'enfance prématurée…). L'autre partie, prise en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE), s'inscrit dans la protection de l'enfance.

 

Mon rôle est d'accompagner les familles à leur domicile à travers les actes du quotidien, de les informer sur leurs droits et de les orienter vers des structures-relais (comme par exemple les lieux d'accueil parents-enfants) ou d'autres professionnels du secteur.

 

Il faut toujours partir du besoin des familles et ne jamais imposer une façon de faire. Nous ne sommes pas là pour les aider mais bien pour les accompagner.

 

Un métier de la relation

Les TISF interviennent sur des temps longs, entre 3 heures 30 et 4 heures sur une situation, ce qui permet d'instaurer plus facilement la relation. C'est un métier qui se fait dans la finesse, par des petits pas et des petits gestes. C'est ça qui le rend beau.

 

J'apprécie également l'indépendance qu'il me laisse. J'organise comme je veux les activités avec la famille et je ne m'impose aucune contrainte.

 

Un accompagnement parfois difficile

Si les interventions auprès des "familles CAF" sont particulièrement gratifiantes car je vois rapidement les fruits de mon travail, c'est plus difficile avec les "familles ASE" à qui l'accompagnement est imposé. Les problématiques sont parfois tellement profondes que je n'ai pas de levier pour agir. Souvent, beaucoup de temps passe sans que la situation n'évolue, ce qui peut être décourageant.

 

Par ailleurs, ce métier implique un effort constant de la part des professionnels : celui d'y mettre du sens. Je ne suis ni baby-sitter ni "aide-ménagère", mais je suis amené à effectuer ces tâches dans le cadre de l'accompagnement. Il faut donc toujours se rappeler dans quelle perspective on le fait.

 

Conditions de travail

Il faut le savoir, le métier de TISF ne propose que de très petits salaires et aucun avantage. Je touche 1 350 euros net par mois et je ne pourrai prétendre en fin de carrière qu'à 1 600 euros. Nos conditions de travail peuvent être difficiles : on est amené à beaucoup porter (les enfants, les poussettes, les courses…) et à se déplacer en permanence d'une famille à l'autre.

 

Je ne regrette aucunement le choix de ce métier, je sais pourquoi je le fais et je m'y épanouis, mais je comprends l'usure que ressentent certains collègues.

 

Elise Brissaud, journaliste spécialisée

 

Source : https://www.lemediasocial-emploi.fr/article/tisf-cest-un-metier-de-petits-pas-et-de-petits-gestes-2020-02-17-07-00?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=actu_tisf_temoignage&fbclid=IwAR25Su2ejduqh6ugCiPwJjzvnqD5Cfuzebq7PmpLy1UbVMQ5gwG7hutF3p8

 

 


24/02/2020


La fabrique du Doctorat en travail social

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Voici un livre très intéressant sur les enjeux du Doctorat en travail social en France, au niveau européen et international

 

La fabrique du Doctorat en travail social

 

 

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Controverses et enjeux

 

Avril 2018

 

À l’échelle mondiale, le doctorat est souvent signe d’une compétence scientifique reconnue, mais aussi d’une expertise profes­sionnelle dont le docteur incarne le plus haut niveau de la « profession ».

 

Les usages sociaux (académiques et professionnels) des titres doctoraux varient selon les contextes nationaux, les champs disciplinaires et leur inscription dans la société. En France, par exemple, le travail social ne fait pas l’objet d’une discipline, son enseignement étant principalement dispensé en dehors des universités ou des grandes écoles. En Europe, les transformations des dispositifs insti­tutionnels de formation des métiers du travail social et des niveaux de titre qu’elles décernent dans le processus LMD (licence, master, doctorat), sont des laboratoires d’études particulièrement féconds pour saisir les enjeux qui sont en train de se façonner sous nos yeux.

 

En réunissant des contributions venues de sept pays (Belgique, France, Italie, Liban, Portugal, Royaume-Uni et Suisse), cet ouvrage propose une approche scientifique plurielle concernant l’émergence et la réception du doctorat en travail social dans ces pays et entend interroger les « défis » liés à sa création afin d’en cerner les obstacles et les limites.

 

Ce livre s’adresse aux étudiants en travail social, enseignants, chercheurs et formateurs ainsi qu’à tout professionnel qui œuvre dans le domaine du social et du médico-social.

 

Ont également collaboré à cet ouvrage:  P. Álvarès-Pérez, M. I. Amaro, C. Bolzman, A. Campanini, A. Carotenuto-Garot, J. Coquoz, L. Dominelli, L. Farcy-Callon, J. M. L. Ferreira, L. Gibey, T. Glarner, M. Hély, M. Jaeger, M. João Pena, E. Jovelin, W. Liman, G.-N. Pasquet, M. Tannous Jomaa et N. Zeghmar.

 

La compréhension du présent passant par la connaissance du passé, le manuel Histoire du travail social: De la fin du XIXe siècle à nos jours  complètera les connaissances des étudiants, professionnels et cadres du travail social, qui y puiseront matière à leurs questionnements actuels, ainsi qu’aux historiens qui portent un intérêt croissant à l’histoire du travail social.

 

Arnaud Frauenfelder, Stéphane Rullac, Jean-Pierre Tabin

 

 

Vous souhaitez avoir plus d'information sur cet ouvrage, sur son prix de vente et le commander, cliquer sur le lien ci-dessous pour accéder au site de l'EHESP

 

Source : https://www.presses.ehesp.fr/produit/fabrique-doctorat-travail-social/


24/02/2020