Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Elle écrit au ministère : une étudiante assistante sociale s'oppose au plan de mobilisation volontaire

TSL soutien cette étudiante assistante sociale dans cette démarche de refus du plan de mobilisation volontaire que le ministère veut imposer...

 

"Réponse publique et anonyme d’une étudiante assistante de service social au « plan de mobilisation volontaire"

 

Article Rebellyon.Info- Publié le 27 mars 2020 - Site collaboratif  d'infos alternatives

 

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Le samedi 21 mars 2020, j’ai reçu un mail de mon centre de formation d’assistante de service social dont je tairai le nom. Il s’agit d’un courrier de la DRDJSCS à propos du « plan de mobilisation des étudiant-es en travail social ».


Ce message nous informe qu’en qualité d’étudiant-es assistant-es de service social, nous sommes désormais mobilisables « sur la base du volontariat », dans le cadre de la gestion de crise du COVID-19 stade 3. Les missions sont larges : assurer l’accueil et notamment dans le domaine de l’hébergement, de la réinsertion, de l’asile, de l’aide alimentaire, de la protection des majeurs vulnérables, de la protection de l’enfance et de l’accueil de personnes âgées et handicapées. Le message nous assure que les consignes sanitaires seraient rappelées à nos employeurs, nous assurant ainsi une intervention en toute sécurité. Enfin, il est précisé que notre volontariat sera pris en compte pour « valoriser notre engagement » au moment de la certification.

 

J’ai décidé de répondre publiquement et anonymement à cet email. Je ne voudrais pas que cette déclaration vienne compromettre ma certification en juin 2020, car vous l’avez bien compromis, la DRDJSCS sera regardante et en évaluera ma dévotion de future professionnelle.

 

A cela je réponds : Cela fait 3 ans que je suis en formation d’assistante de service social, 3 ans que j’entends le même discours. Nos conditions de travail sont médiocres, mais nous avons choisi ce secteur par vocation... alors sacrifions nous ! Nous sommes constamment dans l’obligation d’adapter nos accompagnements au manque de financement, nous devons être flexibles, adaptables, discret-es et altruistes. Nous continuons à appliquer des dispositifs qui nous semblent injustes et contraires à notre déontologie : des conditions d’accueil et d’accompagnement difficiles dans les centres d’hébergement, dans les appartements éducatifs pour les mineurs, les MECS et les hôpitaux ; des consignes imposées par la Préfecture discriminantes et irrespectueuses envers les personnes migrantes ; les financements stables sont rarissimes et remplacés par des appels à projets éphémères, provoquant ainsi une grande insécurité chez les travailleurs sociaux et chez les personnes accompagnées ; et enfin, une évaluation de nos pratiques professionnelles en terme d’efficacité et non pas de relation d’aide.

 

Mes 3 ans de formation m’ont suffi à me décourager du secteur social, et pourtant je continue car je reste persuadée que l’entraide est primordiale dans notre société. Oui, nous avons choisi cette profession car nous sommes des personnes altruistes et empathiques. Mais personnellement, je l’ai également choisi par engagement, par conviction, pour lutter pour une société plus juste, où les travailleurs sociaux seraient inutiles car la solidarité serait l’affaire de tous et toutes. Une société qui arrêterait de créer de la misère et de l’entretenir.

Le gouvernement Macron a tourné le dos au secteur médical et social, et aujourd’hui, il nous demande d’aider la « Nation » car « nous sommes en guerre ».

 

Le gouvernement a maltraité les professionnel-les du soin, ainsi que les travailleurs-ses sociaux-les, et aujourd’hui c’est la population qui paye les pots cassés. Je suis en colère car il y a un mois de ça, nos manifestations et revendications étaient réprimées par les forces de l’ordre, par l’État. Nous demandions inlassablement des financements permettant de proposer un accueil digne des personnes en situation de vulnérabilité, que ce soit dans les structures médicales ou sociales.

 

Nous avons tenté de prévenir le gouvernement. Et quelques semaines plus tard, nous sommes appelé-es à la dévotion pour sauver les structures qui, de plus, accompagnent ces personnes oubliées, discriminées, maltraitées et humiliées par l’État. Les personnes sans domicile fixe, les personnes migrantes, les personnes précaires, les personnes porteuses d’un handicap limitant leur autonomie (dans la société qui leur est proposée) et les personnes âgées ne font plus parties des priorités de notre gouvernement. Et nous, travailleurs sociaux et professionnels du soin, sommes quotidiennement témoin de la violence que cela induit sur elles. Nous sommes contraint-es de flirter constamment avec la maltraitance, du fait du manque de moyen, de temps et de personnel. Cela est insupportable.

 

Aujourd’hui, vous nous demandez de nous sacrifier pour ces personnes que vous avez vous-même mis en souffrance. Vous nous promettez des conditions de travail sécurisées, or nous sommes informé-es de la rupture de stock des masques, des gants et du gel hydroalcoolique dans les structures médicales et médico-sociales. Nous ne sommes pas dupes.

 

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Je vous demande donc, face à quel choix nous mettez-vous ?

 

L’équipe de soin de l’hôpital Edouard Herriot a été entièrement contaminée à cause du manque de matériel de protection. L’État nous enverrait-il au casse-pipe ? L’État compte sur nous pour assurer l’accès aux soins pour tous et pour limiter les dégâts dans les structures sociales, mais une fois de plus il ne nous donne pas les moyens de faire notre travail dans de bonnes conditions.


Si je refuse d’être volontaire, je serai égoïste et peut-être devrais-je me justifier de ce choix lors de ma certification. Si j’accepte, je sacrifie potentiellement ma santé et celle de mon entourage, mais je serai héroïque, telle un-e soldat au front ? Mourir pour mes idées d’accord, mais de mort lente !

Malgré les beaux discours et les applaudissements de 20h, l’État continue de fermer les yeux sur les réalités de nos professions.

 

Aujourd’hui, le gouvernement m’empêche de pouvoir aider les personnes dans le besoin, il m’empêche de répondre à mes missions d’assistante sociale et d’agir en accord avec mes convictions. Je ne répondrai pas à cette mobilisation, et je refuse d’en porter la responsabilité.

 

Une étudiante assistante sociale
 
Source : https://rebellyon.info/Reponse-publique-et-anonyme-d-une-22039?fbclid=IwAR3bTAQJiiio5Z-xpH0JLSDNB4XRgU9noE7e_AaAvwSVOIFejwkVqjvR4W8

28/03/2020


Communiqué de presse sur le COVID-19 : constitution d'une réserve social de travailleurs sociaux

Réserve social et mobilisation des étudiants en travail social volontaires

 

TSL ne fera aucun commentaire sur ce communiqué de presse de Christelle Dubos, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Solidarité et e la Santé...

 

 

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28/03/2020


CORONAVIRUS : Appel à la mobilisation de tous les travailleurs sociaux

Les travailleurs sociaux, ces autres héros

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TSL remercie tous les travailleurs sociaux mobilisés qui apportent leur contribution à la lutte contre l'expansion de l'épidémie de Coronavirus.

 

En pleine crise du Coronavirus, les travailleurs sociaux sont eux aussi en première ligne à l'échelle nationale.

 

Dans le secteur du travail social, confronté au manque de moyens humains et matériels chronique, la crise du coronavirus fait exploser des situations inhumaines. Depuis le début de la crise, les travailleurs sociaux prennent progressivement la mesure du niveau de délaissement des personnes en situation de grande détresse...

 

Plus de 110 étudiants de l’IRTS se sont déjà déclarés volontaires en Lorraine pour donner un coup de main aux éducateurs spécialisés, notamment pour garder les enfants placés. Un élan de solidarité de jeunes en formation qui répond à l’appel lancé par les quatre conseils départementaux lorrains.

 

C’est un élan de solidarité spontané qui n’étonnent pas les responsables de l’IRTS de Lorraine : plus de 110 jeunes en formation ont déjà répondu à l’appel lancé pour garder des enfants placés en internat.

Des étudiants qui se sont déclarés volontaires en Lorraine pour donner un coup de main aux éducateurs spécialisés, notamment pour garder les enfants placés, privés d’école. 

 

Dans le travail social, l’une des valeurs les plus fortes, c’est la valeur d’engagement

 

"C’est un chouette élan de solidarité" reconnait Muriel Willemin, directrice des formations, pas surprise de l’engouement immédiat de dizaines d’étudiants, "dans le travail social, l’une des valeurs les plus fortes, c’est la valeur d’engagement. On peut se dire que c’est naturel mais dans ces moments aussi anxiogènes, on ne sait pas ce que c’est que le naturel".

 

Renforcement des effectifs

Après un premier appel, lancé aux étudiants de 2ème et 3ème année, l’appel a été, ce lundi 23 mars, étendu à l’ensemble des 3000 étudiants de Lorraine de l’IRTS, pour répondre aux besoins dans les Vosges et en Meuse. Des étudiants qui ont déjà prêté main forte, notamment au centre départemental de l’enfance à Metz et au REMM à Nancy, le réseau éducatif de Meurthe-et-Moselle.

Un appel justifié par le renforcement nécessaire des effectifs dans les maisons d’enfants à caractère sociaux et les centres départementaux de l’enfance œuvrant dans le champ de la protection de l’enfance afin de prendre en charge les enfants placés à l’internat. 

 

Pour que cette période soit vécue sereinement par les enfants et adolescents

 

L’appel lancé par le directeur de l’IRTS, Luc Ferster,  pour participer à cette mission de continuité de service des enfants placés, "pour que cette période soit vécue sereinement par les enfants et adolescents accueillis ou accompagnés" a déjà reçu plus d’une centaine de réponses favorables des étudiants.

 

Les sept filières de l’institut ont été mobilisées, des formations qui mènent à différents métiers : assistant du service social, éducateur de jeunes enfants, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, moniteur-éducateur,  technicien de l'intervention sociale et familiale, conseiller en économie sociale et familiale, animateur social.

 

Garanties sanitaires

Une solidarité demandée par tous les départements, notamment par Mathieu Klein, le président du département de Meurthe-et-Moselle, qui entend assurer la continuité du service public avec toutes les garanties sanitaires. 

Au delà du bénévolat, certains étudiants en 3ème année signeront des CDD mais pas au-delà d’une journée par semaine car la formation se poursuit à distance pour les étudiants. Depuis le 16 mars, tous les stages ont été suspendus comme l’ensemble des cours à l’IRTS de Lorraine. 

 

23 mars 2020 Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/coronavirus-l-elan-de-solidarite-des-futurs-travailleurs-sociaux-en-lorraine-1584999911

 

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Coronavirus : les travailleurs sociaux sur la brèche à Limoges

 

France Info 3 Nouvelle Aquitaine - Publié le 21/03/2020

 

Les travailleurs sociaux de la Maison du département de Limoges poursuivent leur mission d'aide aux plus démunis / © Frédérique Bordes

 

En pleine épidémie de coronavirus, les travailleurs sociaux continuent leur mission d'aide aux plus démunis. C'est notamment le cas à la Maison du département, située dans le quartier des Coutures. Elle gère un secteur de 142 000 habitants sur tout le sud de l'agglomération de Limoges.

 

es travailleurs sociaux de Haute-Vienne se démènent plus que jamais pour poursuivre leur action auprès des publics fragiles.

Leur mission s'est recentrée sur des problèmatiques plus urgentes ou vitales comme secourir des enfants en difficulté, des parents en détresse, des bénéficiaires du RSA...

 

 

Aux Coutures, 36 travailleurs sociaux mobilisés

Derrière les grilles de la Maison du Département, située dans le quartier des Coutures, le personnel intervient sur le secteur sud de l'agglomération de Limoges.

Nous trions les urgences par téléphone d'abord... Cela peut être une assistante sociale, un éducateur... Nous recevons les gens trois demi-journées par semaine. (Isabelle Borie, directrice Adjointe de la Maison du Département Limoges Sud Agglomération)

Moi, je touche juste une petite retraite, même pas 600€... Dès qu'ils ont vu qu'il y avait un peu d'argent qui entrait, il a été pris. Mon compte a été bloqué. (Makhlouf Meziane, usager)

 

Avec la crise liée au Covid-19, les priorités changent. Il faut avant tout accompagner les personnes en situation de fragilité par téléphone avec seulement quelques exceptions d'urgence. 

 

 

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Marie-Laure Betoulle, en charge du R.S.A, suit 3 500 bénéficiaires :

C'est surtout l'ouverture du droit au RSA ou le rétablissement d'un droit pour que les personnes puissent continuer à percevoir cette allocation... pour continuer à vivre, à faire leurs courses... vivre au quotidien. (Marie-Laure Betoulle, responsable Insertion à la Maison du Département Limoges Sud Agglomération)

 

Les travailleurs sociaux font tout ce qu'ils peuvent pour que la situation ne se dégrade pas chez les plus démunis.

Avec le confinement, ils craignent malgré tout les violences en famille et rappellent que s'il est interdit de sortir sans attestation de déplacement, fuir une situation jugée inacceptable est autorisé. 

 

 

Par Martial Codet-Boisse

 

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/haute-vienne/limoges/coronavirus-travailleurs-sociaux-breche-limoges-1804084.html

 

Pétition : Le Covid-19 sévit dans notre pays et fais des ravages monstre ! SVP signez la pétition Pour que le protocole du Pr Didier Raoult sois mis en place dans tous les CHU


26/03/2020


La fin des métiers du travail social au profit des parcours de compétences

Compétences : Bienvenue dans le nouveau modèle du travail social à la française

 

Cela fait quelques années déjà que TSL alerte les travailleurs sociaux sur les objectifs des organismes employeurs du secteur social et médico-social qui pilotent l'UNAFORIS pour détruire les métiers du travail social. Cette disqualification a commencé en 2015 avec la réforme des diplômes du travail social (DEASS, DEES, DEEJE, DEETS, DECESF) au niveau licence, alors que ces diplôme d'Etat sont équivalents au master universitaire (pour les anciens diplômés). Un détricotage des contenus de formation centré sur la pratique de l'exécution de taches à compétences, qui vide les métiers de leurs sens véritable, (la réflexion, la problématisation, la conceptualisation...).

 

Désormais les employeurs ne vous rémunéreront plus sur la base de votre métier mais de vos compétences...

 

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Publié le 5 septembre 2019

 

Réforme des diplômes du travail social, quelques déceptions, des avancées conséquentes

 

Manuel Pélissié  : Directeur de l’Institut régional du travail social Paris Île-de-France (UNAFORIS), président de la commission professionnelle consultative du travail social et de l’intervention sociale, membre du Haut Conseil du travail social, administrateur de Nexem, Fédération d’employeurs du secteur privé à but non lucratif 

 

Manuel Pélissié annonce la fin des métiers du travail social au profit des parcours de compétences.

 

Les réformes concernant la formation professionnelle se sont multipliées ces dernières années au cours d’un processus long et difficile. La rénovation des diplômes est au milieu du gué : ceux de niveaux V et III, porté au niveau II, ont été traités, restent les niveaux IV, II et I. Ces réformes s’accompagnent de changements majeurs qu’il s’agit de comprendre.

 

Le diplôme aura une place moins importante à l’avenir au regard des autres certifications. Le processus de son élaboration se transforme lui aussi. Une nouvelle étape s’annonce, dans laquelle la logique métier est progressivement abandonnée au profit des parcours de compétences.

 

Source  : https://www.em-consulte.com/article/1316733/reforme-des-diplomes-du-travail-social-quelques-de


13/03/2020