Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans une vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et  cadre de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Agression et dégradation des conditions de travail des travailleurs sociaux

Le travail social à La Réunion

Situation aggravante en Outre-mer et agression : La maltraitance des travailleurs sociaux et des agents du Conseil Départemental de La Réunion s'amplifie.

Des conditions de travail fortement dégradées, ne permettent plus aux professionnels d'assurer leur mission de service public dans des conditions de sécurité minimum.

 

Les agents sont régulièrement menacés, ainsi une agression violente par un usager armé contre les agents de la Maison Départementale de St Leu à susciter l'émoi de l'ensemble du personnel.

TSL apporte son soutien aux travailleurs sociaux et à tous les agents du Conseil Départemental, ainsi qu'à tous les syndicats engagés aux côtés des travailleurs sociaux, dont le syndicat CGTR plus particulièrement représenté par  son secrétaire générale, madame Virginie GOBALOU ERAMBRANPOULLÉ. 

 

 

Communiqué de presse de la CGTR de La Réunion publié le 23 septembre 2020

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Mesdames les rédactrices en chef,

 

Messieurs les rédacteurs en chef,

 

Notre organisation syndicale vous transmet ci joint le communiqué des agents de la Maison Départementale de St Leu suite au débrayage de ce vendredi 12 septembre 2020 à 11H00.

 

La CGTR à l’origine du débrayage a été rejointe par FO et L’UNSA.

 

Compte tenu de la gravité de la situation, du manque d’effectif pour assurer la politique publique en matière de protection de l’Enfance, nous envisageons de durcir notre action à l’échelle Départementale et dénoncer le manque de moyens dans les services généraux et les collèges. 

 

 

Recevez Mesdames les rédactrices en chef, Messieurs les rédacteurs en chef, nos salutations distinguées.

 

 

Virginie GOBALOU ERAMBRANPOULLÉ 

Secrétaire générale de la CGTR/CGT/Département de La Réunion

GSM / 06 92 01 84 45 

 

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Pétition pour la revalorisation des qualifications et des conditions de travail, cliquer sur diplômes du travail social


24/09/2020


Nouvelle nomenclature des diplômes du travail social

 

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22/09/2020


Travail social : vers une crise des vocations ?

Forts de ce constat, comment redonner de l’attractivité au travail social ?

 

Pour Fabienne Quiriau, « il faudrait d’abord porter un autre discours plus valorisant et qui reconnaît au travail social toute sa grandeur, son utilité. Il faut aussi revaloriser les diplômes, car tout le monde ne peut pas accompagner des personnes en situation difficile ».

 

TSL observe que les spécialistes du travail social font le même constat que nous et plus particulièrement sur l'importance de revaloriser les diplômes du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller ESF, éducateur technique  spécialisé),

au delà de la licence (bac+3). Depuis plus de 10 ans TSL revendique le grade master pour les diplômes du travail social ainsi que la revalorisation du niveau de qualification pour tous les autres métiers.

 

Voici un article sur le travail social paru dans les ASH que nous portons à votre connaissance.

 

Travail social : vers une crise des vocations ?

 

PUBLIÉ LE : 16.09.2020 I DERNIÈRE MISE À JOUR : 16.09.2020

 

 

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Les métiers du social et du médico-social recrutent constamment. Pourtant, de plus en plus de postes sont laissés vacants pendant de longues semaines, poussant les recruteurs à embaucher des personnels moins qualifiés. Le point sur un phénomène préoccupant.

 

 

LES METIERS DE L’ACTION SOCIALE REPRESENTENT L’UN DES PLUS IMPORTANTS VIVIERS D’EMPLOI EN FRANCE, avec 1,2 million de salariés, dont les deux tiers travaillent dans le secteur associatif. Un dynamisme tel qu’entre 2005 et 2018 le nombre d’emplois a progressé de 43 % dans le secteur(1).

 

Pourtant, malgré les nombreuses opportunités d’emploi, le secteur peine à recruter. Fin 2019, une enquête de l’Uniopss auprès d’établissements et services aux personnes âgées et/ou en situation de handicap, sur l’ensemble du territoire, soulignait des difficultés constantes de recrutement dans plus de 82 % des structures. Un problème qui concerne aujourd’hui tous les champs du travail social : certains postes restent vacants plusieurs mois, dans les régions les plus denses comme l’Ile-de-France ou les plus enclavées.

 

Pour Colette Duquesne, formatrice au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) et présidente de DEI France, le problème n’est pas nouveau : « Avant, les filières qui souffraient beaucoup du manque de candidats étaient celles des assistantes sociales et des TISF [techniciens de l’intervention sociale et familiale]. 

 

Aujourd’hui, même le métier d’éducateur est concerné. » Fabienne Quiriau, directrice générale de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (Cnape), confirme : « Il y a dix ans, nous avions constaté des difficultés à recruter pour les centres éducatifs renforcés ou fermés, et nous pensions que c’était dû à un manque d’attrait pour le monde carcéral. Mais le problème est apparu ailleurs, dans les Mecs [maisons d’enfants à caractère social], puis en milieu ouvert, au sein des structures associatives comme des départements.

Les structures de la protection de l’enfance ont commencé à recruter non plus des éducateurs spécialisés mais des moniteurs-éducateurs, des éducateurs sportifs, et encouragent la validation des acquis de l’expérience. Le problème, c’est que lorsqu’ils obtiennent cette dernière, les professionnels occupent un emploi pendant quelques temps puis le quittent dès qu’une opportunité plus intéressante se présente. »

 

Un cercle vicieux car plus les structures sont instables et en tension, plus les conditions de travail des personnels se dégradent, avec une organisation du travail beaucoup moins souple, très peu de remplacements, des horaires à rallonge et une charge de travail plus importante.

 

Formatrice à l’IRTS (institut régional de travail social) de Montrouge, Gabrielle Garrigue déclare : « On a des jeunes diplômés très investis mais épuisés et découragés dès leur premier poste car les conditions de travail sont parfois rudes. Ajoutez des salaires très faibles (qui ne permettent pas de vivre correctement en région parisienne), des interventions de plus en plus tardives, des situations très dégradées, et vous comprenez qu’ils ne tiennent pas longtemps. »

 

Même si les situations varient et qu’il y a encore des établissements où les choses se passent bien, les travailleurs sociaux souffrent, selon Fabienne Quiriau, d’un « sentiment fort de déclassement » : « Ils n’ont pas bénéficié de la ’prime Covid“ alors qu’ils étaient très exposés pendant la crise et qu’ils ont permis aux systèmes de protection sociale et de protection de l’enfance de tenir. Un malaise accentué par l’image assez négative de leur activité dans la société. »

 

Le gap entre directions et terrain

Pour Michel Chauvière, directeur de recherche émérite au CNRS-Cersa, les causes de cette désaffection des métiers du social sont encore plus profondes.

 

« On observe une bipolarisation dans le champ du travail social avec, d’un côté, des personnes employées moins qualifiées et, de l’autre, une direction de gestionnaires qui n’a parfois jamais été sur le terrain. Autrefois, la plupart des personnes étaient recrutées après leur diplôme à bac + 2 ou + 3 et pouvaient ensuite accéder à des postes à responsabilité en interne. Il y avait un idéal de métier, un imaginaire partagé qui pouvait susciter des vocations.

Cet imaginaire est aujourd’hui “cassé” parce que l’image sociale de ces métiers a été transformée par le type de gestion qui s’applique à eux, depuis la décentralisation. En 1986, on ne s’est pas appuyé sur les métiers pour décentraliser, mais sur des opérateurs avec qui l’Etat passait des contrats, des conventions.

Dans les années 1990-2000, la révolution numérique a inspiré une rationalisation du système : financer des solutions qui réussissent, en rapport avec les besoins, et non investir dans des relations humaines riches, intelligentes, capables d’évolution, des interactions positives. Les professionnels sont donc assignés à leurs procédures, à leurs bonnes pratiques, alors que c’était autrefois des secteurs de créativité. »

 

Le sentiment de « faire de l’abattage »

Pour Gabrielle Garrigue, la perte de sens est au cœur de cette crise de recrutement : « Les professionnels doivent rendre des comptes sur tout ce qui est fait tout le temps, les suivis à distance sont complexes, et ils ont parfois le sentiment de faire de l’abattage, avec peu ou pas de rencontres des publics à l’extérieur, mais seulement en entretien. »

 

Michel Chauvière poursuit : « La loi 2002-2 a bouclé le système en inventant l’appareillage des obligations – performance, contractualisation, droit des usagers – qui ont cassé l’imaginaire professionnel. L’intelligence principale dans ces secteurs est déclarée comme venant des usagers, qui sont censés savoir ce qui est bon pour eux. La puissance publique fixe le cadre pour les usagers, et les professionnels sont devenus la ressource humaine pour faire fonctionner le système, alors qu’ils en étaient autrefois la ressource principale. Ce qui n’est pas très motivant et explique qu’aujourd’hui un jeune qui veut donner du sens à sa vie professionnelle se tourne vers l’écologie et non vers le social. »

 

Forts de ce constat, comment redonner de l’attractivité au travail social ?

Pour Fabienne Quiriau, « il faudrait d’abord porter un autre discours plus valorisant et qui reconnaît au travail social toute sa grandeur, son utilité. Il faut aussi revaloriser les diplômes, car tout le monde ne peut pas accompagner des personnes en situation difficile ».

 

Les travailleurs sociaux sont les garants des droits fondamentaux, comme le précise la définition inscrite en 2017 dans le code de l’action sociale et des familles : « Le travail social vise à permettre l’accès des personnes à l’ensemble des droits fondamentaux, à faciliter leur inclusion sociale et à exercer une pleine citoyenneté. » Mais selon Colette Duquesne, pour ce faire, ils doivent être mieux formés : « Accompagner quelqu’un, c’est aussi l’accompagner vers un recours quand c’est nécessaire, ce que les travailleurs sociaux ne font pas ou trop peu. Ce serait une révolution culturelle : passer d’un certain fatalisme à une forme d’indépendance, en leur garantissant qu’ils ne seront pas mis en situation disciplinaire pour faire respecter ces droits fondamentaux. »

Notes

(1) Pôle emploi 2020, d’après chiffres Dares, Insee, Acoss, France Stratégie.

 

Pétition pour la revalorisation des qualifications, cliquer sur diplômes du travail social

 

Source : https://www.ash.tm.fr/hebdo/3175/levenement/travail-social-vers-une-crise-des-vocations-609336.php#nbp-n1

 


18/09/2020


AMIENS, le tribunal n'a pas cru l'assistante sociale qui se disait frappée

Morgan Desmarest un homme violent et connu des services de police insulte, menace et frappe Mme Bouazni assistante sociale  dans le centre communale d'action sociale « Je vais venir tout défoncer et défoncer Mme Bouazni » « Alors fainéante, c’est à cette heure-ci que tu arrives ? » Auraient suivi « connasse », « pouffiasse », « putain », « bonne à rien », puis des menaces : « Je t’attendrai à la sortie, je vais te buter » et, enfin, une gifle retentissante.

 

Une femme frappée car elle criait un mauvais prénom lors d'ébats ...

 

Courrier PICARD - Article publié le 5 novembre 2015

 

 

AMIENS, le tribunal n'a pas cru l'assistante sociale qui se disait frappée

 

Dans l’absolu, Morgan Desmarest pourrait maintenant porter plainte contre Aïcha Bouazni pour dénonciation mensongère. En le relaxant partiellement lundi, le tribunal a en effet donné corps aux dénégations de cet Amiénois de 29 ans, qui niait toute violence sur l’employée du centre communal d’action sociale, le 20 octobre dernier.

 

Le ton montait entre ces deux-là depuis plusieurs semaines, Desmarest reprochant à la fonctionnaire de ne pas lui chercher avec assez de célérité un logement. « Le problème, c’est que tant que je n’ai pas d’appartement, je ne peux pas recevoir mes enfants », explique-t-il, tout en reconnaissant que le matin du 20 octobre, il était particulièrement « remonté ». Une standardiste confirme d’ailleurs qu’il avait appelé la veille pour annoncer : « Je vais venir tout défoncer et défoncer Mme Bouazni ».

Violent dans le bureau de la procureure

Cette dernière indique que le lendemain, dès son arrivée, elle a été accueillie par ces mots : « Alors fainéante, c’est à cette heure-ci que tu arrives ? » Auraient suivi « connasse », « pouffiasse », « putain », « bonne à rien », puis des menaces : « Je t’attendrai à la sortie, je vais te buter » et, enfin, une gifle retentissante.

 

Desmarest, au discours étonnamment châtié et bien construit, ne reconnaît à la barre que les insultes. La plaignante ne peut s’expliquer : « Elle était là en début d’audience mais elle a fait un malaise, les pompiers l’ont transférée aux urgences », indique son conseil Me Garet. Le problème, c’est que ses collègues de travail n’ont pas soutenu ses accusations. Sa responsable de service n’a même pas répondu aux sollicitations des policiers, si l’on en croit le dossier.

 

Ce qui ne pose pas question, c’est que Desmarest s’est ensuite fermement opposé à son interpellation par les policiers et que, au palais de justice, il a particulièrement mal pris sa prolongation de garde à vue. « Tu veux de la violence ? Je vais t’en donner », a promis à la procureure ce titulaire du RSA, déjà condamné dix fois, avant d’envoyer valser tout le contenu de son bureau.

 

Lundi, il a été relaxé pour la gifle et les menaces de mort. Pour le surplus, il a écopé de huit mois ferme mais a échappé au mandat de dépôt. Il pourra bénéficier d’un bracelet électronique.

 

Source : https://www.courrier-picard.fr/art/region/amiens-le-tribunal-n-a-pas-cru-l-assistante-sociale-qui-ia201b0n668430


16/07/2020