Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans une vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et  cadre de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Mathieu Klein : "Il faut redonner la fierté d'exercer" le travail social

Le travail social fait face à une crise des recrutements sans précédent, le président du Haut Conseil du travail social Mathieu Klein, propose à Élisabeth Borne un "Livre blanc" pour mobiliser les travailleurs sociaux, ce livre sera remis en 2023 l'été prochain.

 

Des livres blancs, des Etats généraux du travail social et j'en passe, les travailleurs sociaux en on raz-le-bol de toutes ces mascarades qui n'apportent rien aux travailleurs sociaux. Que de la gesticulation intellectuelle entres élus politiques et dirigeants de grands groupes associatifs. Les travailleurs sociaux sont cloués au silence. Une perte de temps. Concrètement, il n'y a rien que du bla bla bla.

 

 La fierté d'exercer" le travail social va de paire avec le salaire...

 

Président Klein HCTS.jpg

Mathieu Klein, Président du HCTS depuis 2021

 

Petit retour en arrière :

 

Depuis 2011 suite aux mouvement de grève et de mobilisation nationale des travailleurs sociaux pour l'obtention de leurs diplômes d'Etat au grade Licence/Master, le gouvernement a fait le choix d'accorder le "grade de licence" uniquement aux nouveau diplômés en 2021

 

La réforme instaure la revalorisation du diplôme au niveau du grade licence bac+3, niveau 6 (et non plus le niveau III, correspondant à un Bac + 2). Ce rehaussement ne sera donc pas rétroactif et ne pourra s'appliquer qu'aux diplômes obtenus à l'issue d'une formation entamée en septembre 2018.

 

Le CAFERUIS pourtant très plébiscité rencontre également une dévalorisation, le niveau bac+ 4 ne change pas confirmé par les pouvoirs publics et l'UNAFORIS. Cette réforme du CAFERUIS "arrêté du 27 août 2022"  n'est pas à la hauteur des attendus, alors que ce diplôme peut prétendre au niveau bac+5. 

 

Une monstrueuse injustice : Ainsi des milliers de travailleurs sociaux qui se sont battus pour obtenir la reconnaissance de leur diplômes, sont restés sur la carreau. Leur diplômes restent validés à bac+2, car le gouvernement sous Hollande puis Macron ont volontairement puni ces milliers de professionnels d'avoir eu l'audace de s'opposer au chef de l'Etat et à son gouvernement, pour des revendications légitimes.

 

Voilà donc plus d'une décennies passées, des nouveaux diplômés du travail social reconnu pourtant à bac+3, n'ont toujours pas le statut cadre dans le secteur privé, et continuent de percevoir un salaire de misère, à peine plus élevé que le SMIC en début de carrière et en fin de carrière après 30 d'activités 1900 net.

 

Dans le secteur public, les travailleur sociaux de catégorie B accèdent désormais à la catégorie A, mais ce passage en catégorie A est déguisé en catégorie B, les rémunérations ont baissé avec une carrière plus longue, et une perte de salaire de 30 000€ sur la carrière par rapport à l'ancienne catégorie B. Une escroquerie nationale sur les salaires et le statut, validé avec la complicité d'organisation syndicale et le gouvernement comme la CFDT, qui sont contraire aux intérêts des travailleurs sociaux.

 

Les travailleurs sociaux se trouvent en première ligne, et la préoccupation majeur c'est obtenir des augmentations de salaires correspondants au niveau de compétences et de responsabilités des professionnels. les primes c'est bien mais c'est très insuffisants, c'est d'un salaire cotisés dont ont besoin les travailleurs sociaux, car il y un enjeu d'importance, c'est la retraite.

 

Les travailleurs sociaux ne veulent plus subir la précarité salariale et statutaire. Le travail social se trouve en mode survit, si ces revendications ne sont pas entendus, le travail social tel que nous le connaissons avec toutes les transformations qu'elle subit continuera de sombrer, et sa disparition est déjà programmée. C'est pourquoi TSL interpelle Mathieu KleinPrésident du HCTS d'arrêter de balader les travailleurs sociaux avec des "livres blancs" qui ne mènent à rien.

 

Monsieur Klein, vous proposez à la Première ministre un état des lieux, et vous suggérez qu’elle s’adresse avec le gouvernement aux travailleurs sociaux, pour leur dire la reconnaissance de l’État et donner un calendrier de travail.

 

Comme je l'ai dit précédemment, toutes ces actions ont déjà été menées, et au final la "reconnaissance" par l'Etat pour les bons et loyaux services des travailleurs sociaux, ne remplissent pas le frigo et ne permet pas de nourrir sa famille ni de payer les factures, de partir en vacances, de pouvoir faire des projets.  

 

TSL.

 

 

 

 

 

 


12/11/2022


Etablissements et services : le blues des directeurs

 « face à la dégradation constante de leurs conditions d’exercice, certains directeurs ont fait le choix radical d’une nouvelle orientation professionnelle, passant parfois par une rupture conventionnelle. D’autres, de plus en plus nombreux, sont en arrêt de travail pour épuisement professionnel. »

 

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Des directeurs et directrices d'associations médico-sociales ont défilé derrière une banderole « Ségur pour tous » dans les rues de Nantes en novembre 2021.  Crédit photo Jeremie Lusseau / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

 

Professions et travail social  article ASH Publié le : 

 

Etablissements et services : le blues des directeurs

 

Une journée d’action nationale des secteurs santé, social et médico-social est annoncée par la CGT ce jeudi 22 septembre. Parmi les manifestants, de nombreux directeurs de structures seront présents pour témoigner de leurs difficultés quotidiennes.
 

L’été tant redouté est terminé. Bon gré, mal gré, les établissements sociaux et médico-sociaux ont maintenu un accompagnement de qualité. Mais la situation demeure encore très tendue. C’est pourquoi, à l’appel de la CGT, les professionnels des secteurs de la santé, de la protection de l’enfance, du handicap et du grand âge sont invités à manifester ce jeudi 22 septembre.

 

Le fait est assez rare pour être souligné, de nombreux directeurs vont battre le pavé aux côtés de leurs équipes. « Nous n'avons pas donné de consignes mais beaucoup de chefs d’établissement m’ont assuré qu'ils allaient défiler, indique Daniel Carasco, président de l'ADC (Association de directeurs, cadre de direction du secteur médico-social et sanitaire). Une telle mobilisation montre bien que la situation est extrêmement compliquée. »

 

Une « fuite des professionnels »

 

Après deux ans de crise sanitaire, les structures sociales et médico-sociales, tous secteurs confondus, sont confrontées à une pénurie de professionnels sans précédent. « Cela fait 25 ans que je suis directeur, je n’ai jamais connu un été comme celui-ci, assure Daniel Carasco, à la tête de la maison d’enfants à caractère social (Mecs) La Providence, à Nîmes (Gard). Toutes les semaines, nous devons faire face à des absences ou, pire, à des démissions. »

 

« En juin dernier, j’ai publié une annonce d’emploi pour un poste de moniteur-éducateur ou d’éducateur spécialisé, poursuit-il. Il y a dix ans, j'avais 20 candidats. Cette année, je n’ai eu qu’une seule réponse. J’ai embauché la personne, elle a démissionné au bout de quinze jours. Du jamais vu ! »

 

Depuis la crise sanitaire, les salariés sont moins enclins à accepter des conditions de travail précaires. « Dans le médico-social, les horaires sont atypiques. On travaille de nuit, les week-ends... Les publics accueillis sont fragiles, les contraintes nombreuses, énumère Catherine Leblanc, directrice de l’Ehpad Résidence des Sources à Sèvremoine (Maine-et-Loire). Tout cela contribue à la fuite des professionnels et complexifie notre tâche au quotidien. »

 

Un manque de reconnaissance

 

Autre sujet de tension pour les directeurs : les hausses de salaires consacrées par les accords Ségur et Laforcade. A ce jour, un certain nombre de professionnels en demeurent exclus. Des situations complexes à gérer pour les chefs d’établissement. « Mes salariés sont pratiquement en guerre les uns contre les autres à cause de cela. Ceux qui n’ont pas été revalorisés ne comprennent pas pourquoi. Humainement, ce n'est pas tenable », déplore Betty Derache, directrice du pôle handicap au sein de l’association SAGESS à Saulzet (Allier).

 

« A deux ans de la retraite, je pensais avoir tout vu, tout connu. Mais les dernières semaines me montrent l'inverse, grommelle Daniel Carasco. Je n'ai jamais considéré ce métier comme un travail mais comme une passion. Or ces derniers temps il n’y a plus de plaisir. » Un sentiment partagé par nombre de chefs d’établissement. A tel point que, comme l’indiquait début septembre le Syncass-CFDT (1), « face à la dégradation constante de leurs conditions d’exercice, certains directeurs ont fait le choix radical d’une nouvelle orientation professionnelle, passant parfois par une rupture conventionnelle. D’autres, de plus en plus nombreux, sont en arrêt de travail pour épuisement professionnel. »

 

La solitude de la fonction

 

D’autant que, à l’inverse du sanitaire, ils estiment ne pas être reconnus à leur juste valeur par le grand public et les différents acteurs du secteur. « Nous nous sentons isolés, abandonnés, certifie Betty Derache. Nous devons nous serrer les coudes et défendre notre profession. » « Dans un hôpital, les équipes de direction sont composées de trois ou quatre professionnels alors que nous sommes souvent seuls. Cette solitude de la fonction pèse sur notre moral », complète Catherine Leblanc.

 

Daniel Carasco va plus loin « Le métier de directeur est dévalorisé. Notre fonction doit retrouver de son autorité, de son prestige. Donc plus nous serons nombreux dans la rue, plus nous montrerons notre mécontentement, plus nous aurons de chance d’être entendus. » Au risque que cela craque de toutes parts.

 

(1) Syndicat des cadres de direction, médecins, dentistes et pharmaciens des établissements sanitaires et sociaux publics et privés.

 

Auteur

MAXIME RICARD

 

Source :https://www.ash.tm.fr/professions-et-travail-social/etablissements-et-services-le-blues-des-directeurs-705731.php

 

 

 


26/09/2022


Agression au couteau : une assistante sociale poignardée a failli mourir

Une terrible agression au couteau contre une assistante sociale qui a failli perdre la vie :

 

Une assistante sociale poignardée dans l'exercice de son métier, grièvement blessée elle aurait pu mourir, transportée d'urgence à l'hôpital, ces jours ne sont plus en danger.  TSL apporte tout son soutien à cette collègue assistante sociale et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

 

TSL ne cesse d'interpeler les pouvoirs public sur la dangerosité des métiers du travail social, afin qu'ils apportent des solutions pour améliorer les conditions de travail notamment la sécurité, la revalorisation des salaires et des statuts, de relever le niveau des formations des assistantes sociales, éducateurs spécialisés, CESF, EJE, ETS, au niveau Master (bac+5) . 

 

"Elle a perdu beaucoup de sang" : une assistante sociale agressée au couteau, à Bourges

 

Publié le 07/07/2022 - Journal LE BERRY REPUBLICAIN

 

"Elle a perdu beaucoup de sang" : une assistante sociale agressée au couteau à Bourges

 

Une assistante sociale a été touchée par plusieurs coups de couteau, mercredi 6 juillet 2022, alors qu’elle se trouvait dans un appartement rue Lucien-d’Ambert, à Bourges. Ses jours ne sont pas en danger. L’auteure présumée est en garde à vue.
 

Une assistante sociale a été agressée au couteau, mercredi, vers 14 h 30, dans un appartement situé dans l’immeuble du 3 rue Lucien-d’Ambert, dans les quartiers nord de Bourges. Selon les premiers éléments, l’assistante sociale se trouvait chez une femme qui lui aurait asséné trois coups de couteau dans le ventre. Des témoins lui ont porté secours jusqu’à l’arrivée des policiers de Bourges et des secours.

 

L’auteure présumée des coups de couteau, une femme âgée d’une trentaine d’années, a été placée en garde à vue au commissariat de police de Bourges, mercredi, en début d’après-midi. Selon nos informations, lors de ses auditions, elle aurait reconnu les faits. Ce jeudi soir, sa garde à vue était toujours en cours, a confirmé le parquet de Bourges.

Secourue par des témoins

Sylvie, une habitante d’un immeuble voisin qui a porté secours à la victime, était encore troublée, ce jeudi après-midi. « J’étais dans mon appartement quand j’ai entendu crier : “Au secours ! À l’aide !” Je suis descendue (au bas de l’immeuble, NDLR) et j’ai vu la dame (la victime, NDLR) qui tenait le couteau (dont s’est servie l’auteure présumée NDLR) dans sa main. Elle tentait de rejoindre sa voiture. Elle avait trois trous au niveau du corps. Elle était sonnée… »

 

Avec d’autres personnes présentes, Sylvie a procédé aux gestes de premiers secours. « On l’a allongée par terre, poursuit-elle. Un monsieur a fait des points de compression pour stopper les saignements. Une voisine nous a prêté une serviette de toilette et un coussin et j’ai également pris une serviette et des torchons chez moi. L’assistante sociale perdait beaucoup de sang… Pendant ce temps, ma fille Noémie a appelé les secours. La dame (l’auteure présumée NDLR), elle, nous regardait depuis sa fenêtre. »

 

La victime a été transportée au centre hospitalier Jacques-Cœur de Bourges, où elle a subi une opération, mercredi soir. Ses jours ne sont pas en danger. Employée par la Croix Marine du Cher, dont le président n’a pas souhaité s’exprimer sur les événements, l’assistance sociale était présente chez la suspecte dans le cadre d’une délégation de mission confiée par le Conseil départemental.

La suspecte :  une femme « sans histoire »

Immédiatement après les faits, « les policiers sont allés chercher la dame (l’auteure présumée NDLR), poursuit Sylvie. Elle est descendue souriante, comme si de rien n’était… » Décrite par ses voisins comme « une femme sans histoire », la trentenaire, présumée innocente, a ensuite été placée en garde à vue, toujours en cours, ce jeudi soir. « C’est quelqu’un qui ne parle à personne, qui ne demande rien. Quand on lui dit bonjour, elle ne répond pas... » 

 

Marion Bérard et Marion Lapeyre

 

Source : https://www.leberry.fr/bourges-18000/actualites/elle-a-perdu-beaucoup-de-sang-une-assistante-sociale-agressee-au-couteau-a-bourges_14157066/

 


10/07/2022


Augmentation des salaires : les travailleurs sociaux en grève le 31 mai, 1er juin et 9 juin 2022

Fin mai et début juin, les professionnels se mobilisent pour obtenir la revalorisation de leurs salaires et une meilleure reconnaissance de leurs métiers. Des rassemblement sont prévus dans une soixantaine de villes.

 

TSL souhaite apporter un correctif à cet article "Nous avons perdu 600€ par mois de pouvoir d’achat depuis plus de 20 ans" et non 400€. Nous soutenons aussi ces grèves à l'échelle nationale et toutes les mobilisations dans toutes les villes ainsi que dans les DOM-TOM. 

 

Article publié par ASH le 27 mai 2022

 

Travail social : de nouvelles mobilisations au sein du secteur

 

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Le 3décembre 2020, des travailleurs sociaux sont rassemblés à Paris, place Pierre-Laroque, au pied du ministère des Solidarités et de la SantéCrédit photo Marie Nahmias

 

Après les rassemblements de ces derniers mois, une nouvelle vague de mobilisations se dessine. A l’initiative de plusieurs collectifs et syndicats (Fédération Sud Santé Sociaux, CGT, Commission de mobilisation du travail social en lutte IDF, Les broyés du social, Le social déchainé...), les travailleurs sociaux sont appelés à se mettre en grève le 31 mai et le 1er juin 2022. Des manifestations sont prévues dans de nombreuses villes du territoire, dont Bordeaux, Amiens, Mulhouse ou encore Grenoble. Ce mouvement, qualifié d’« Acte 3 » dans la lutte que mène le secteur, a été planifié à l’issue des 8e rencontres nationales du travail social en lutte qui se sont tenues en mars dernier, à Poitiers.

 

Les revendications des professionnels restent les mêmes depuis plusieurs mois : augmentation des salaires, amélioration des conventions collectives et l’arrêt des coupes budgétaires. « Nous avons perdu 400€ par mois de pouvoir d’achat depuis plus de 20 ans. Alors, une prime incertaine de 183€ apparaît bien insuffisante », rapportent les initiateurs de cet appel en faisant référence à la revalorisation annoncée par Jean Castex lors de la conférence des métiers.

 

Les dates de ces journées de grève revêtent une importance particulière, selon Elena, éducatrice spécialisée, militante à la Commission de mobilisation du travail social Ile-de-France, ainsi qu’à la CGT. « Elles ont lieu après l’élection présidentielle et durant la période des élections législatives. Il y a aujourd’hui une colère de plus en prégnante chez les travailleurs sociaux à qui l’on promet des choses qui n’arrivent jamais et qui sont par ailleurs pas insuffisantes. »

 

Une journée de mobilisation est également prévue par Force ouvrière le 9 juin, à Paris près de l’Hôtel Matignon. A cette occasion, l’organisation syndicale demande une audience à la Première ministre Elisabeth Borne afin de pour pouvoir exposer ses revendications. Un courrier a été adressé à la nouvelle cheffe du gouvernement le 23 mai.

 

MARIE NAHMIAS

 

 


30/05/2022