Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans une vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et  cadre de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Prime COVID : mouvement de grève des agents et travailleurs sociaux au Centre Départemental de l'Enfance du VAR

Les agents du centre départemental de l'enfance en grève pour obtenir la prime Covid

 

TSL apporte son entier soutien à tous les agents et travailleurs sociaux en grève du département du VAR de la protection de l'enfance, qui avec compétence dans leur travail difficile auprès de mineurs en danger et dans un contexte d'exposition au COVID, continuent leur mission de service public avec courage et détermination. Ces agents exigent en toute légitimité l'octroie de la prime Covid que le président du département du Var leur refuse.

 

Afin de faire entendre et reconnaitre leurs droits, tous ces professionnels ont pris la décision de faire grève.

 

TSL demande au président du département du Var d'accorder cette prime Covid à tous les agents exposés au Covid dans l'exercice de leur fonction.

 

Var matin.com le 8 avril 2021

Pradet.jpg

357 agents du Département réclament le versement de la "prime Covid". 

 

 

A l'appel de la CGT, les agents du centre départemental du Pradet ont déposé un préavis de grève. Ils exigent le paiement de la prime "Covid".

 

365 jours par et 24 heures sur 24, ils s'occupent de 145 mineurs, placés par le juge des enfants (dans le cadre de la protection de l'enfance en danger) et depuis mars 2020, ils sont clairement exposés au coronavirus.

 

La mobilisation se poursuit au Centre départemental de l’Enfance au Pradet pour le versement de la "prime Covid" 

Ces personnels du Département poursuivent aujourd’hui encore leur mobilisation pour réclamer la prime Covid à laquelle ils estiment avoir droit de par leur engagement pendant le confinement et leur statut d’agents de la fonction publique hospitalière. 

 


14/04/2021


Hommage au professeur Jean-Claude Gillet décédé le 20 novembre 2020 Figure emblématique de l’animation

 

Monsieur Luc Greffier de l'IUT et Université Montaigne à Bordeaux, à contacté TSL pour nous informer du décès du professeur Jean-Claude Gillet, cette figure emblématique de l'Animation reconnu à l'échelle nationale et internationale.

 

Qui est Jean-Claude GILLET ?

Gillet.jpg

 

Né le 14 octobre 1941 à Bordeaux (Gironde). Militant PSU, syndicaliste étudiant, psychosociologue, puis enseignant-chercheur dans un IUT et professeur des universités en sciences de l’éducation. Après avoir été professeur émérite, il est aujourd’hui professeur honoraire. Il fut le créateur en 2003 d’un Réseau International de l’Animation (RIA) qui fonctionne toujours.  Gillet Jean-Claude et Animation

 

Monsieur Gillet était mon professeur en 1992 c'est un modèle qui a fortement influencé ma perception du monde. Nous avons repris contact en 2009 lorsque TSL a débuté la lutte pour la reconnaissance des diplômes du travail social au grade Licence-Master, le passage en catégorie A dans la FP et son extension dans le secteur privé. Mon professeur Jean-Claude Gillet m'a apporté son entier soutien dans cette lutte pour la reconnaissance et la revalorisation des niveaux des diplômes du travail social et de l'Animation.

 

Des qualités remarquable à la mesure de cet homme exceptionnel et créateur du Master professionnel spécialité ingénierie d'Animation Territorial avec la collaboration de son ami Jean-Pierre Augustin, professeur émérite de l’Université de Bordeaux, que j'ai eu le plaisir de rencontrer en assistant à ses cours de géographie urbaine.

 

Jean-Claude Gillet cultivait une passion, celle de favoriser le développement du potentiel humain, le bien-être et l'épanouissement. Toujours à l'écoute il était bienveillant et disponible. Il souhaitait que je finalise mes études par un Doctorat dans le domaine des sciences sociales, et il m'avait proposé de m'accompagner dans cette démarche.  Master 2 professionnel ingénierie d'Animation Territoriale

 

C'est donc avec beaucoup d'émotion et de tristesse que j'ai appris son décès.

J'adresse personnellement mes sincères condoléances à toute sa famille, ses proches, ses amis, ses collègues...

 

Patrick Guichard, fondateur de TSL

 

 

Voici le message de Monsieur Luc Greffier à TSL :

 

Bonjour,

 

certains d'entre-vous nous ont sollicité suite à la disparition de notre collègue et ami Jean-Claude Gillet au mois de novembre dernier. Vous trouverez ci-dessous une proposition d'hommage émise par le RIA à laquelle vous pouvez bien sûr vous associer. D'autres démarches sont en projet, dont une destinée à ses anciens étudiants sous forme de capsules vidéos, vous serez tenus informés dès que différentes modalités seront arrêtées.

 

Bien cordialement, Luc Greffier.



Appel à contribution| Revue internationale Animation, territoires et pratiques socioculturelles
Numéro spécial – Jean-Claude Gillet en héritage

Figure emblématique de l’animation,
Jean-Claude Gillet est décédé le 20 novembre 2020.


Bonjour,

Vous avez sans doute déjà appris la triste nouvelle du décès de notre collègue et ami Jean-Claude Gillet à l’hôpital de Bayonne le 20 novembre dernier à l’âge de 79 ans. De nombreuses personnes nous ayant fait part du fait qu’elles cherchaient un moyen de témoigner du legs de ce praticien-chercheur chevronné et passionné dans leur vie et leur carrière, nous avons décidé, en collaboration avec le Réseau International de l’Animation (RIA) dont il a été le fondateur, de consacrer le prochain numéro de la revue à ces témoignages.

Compte tenu de l’héritage riche et varié qu’il laisse (lire entre autres les propos de son collègue et ami Jean-Pierre Augustin ci-bas), vos contributions, qui peuvent prendre la forme de textes de nature académique ou autre, éventuellement accompagnés de photos ou de vidéos, pourront s’intégrer dans l’un ou l’autre des axes suivants :

1/ Épistémologie de l’animation
Spécificités de l’animation par rapport aux travail social et à l’éducation spécialisée
Formation aux métiers de l’animation: mixité, parité, diversité et autres enjeux contemporains

2/ Praxis et sens de l’action
Éducation populaire, culture et animation : quelles synergies ?
Acteurs et action collective : quelles contributions politiques de l’animation aujourd’hui ?

3/ Pratiques de l’animation en contexte
L’animation et ses analogies : ouverture comparée sur les pratiques socioculturelles
L’animation professionnelle et volontaire : quels enjeux à travers le monde ?

Ce numéro spécial de la revue étant prévu pour le mois de juin 2021, la date butoir pour nous transmettre vos textes est le 30 avril 2021.

Modalités de soumission des propositions de textes en ligne :

    Consignes aux auteurs : https://edition.uqam.ca/atps/information/authors
    Soumettre un article : https://edition.uqam.ca/atps/about/submissions

En espérant vous lire bientôt,

Jean-Marie Lafortune
Rédacteur en chef de la revue ATPS
lafortune.jean-marie@uqam.ca

Pascal Tozzi et Luc Greffier
Pour le Comité de direction du RIA
Pascal.TOZZI@cnrs.fr

 

  •  

    Jean-Claude Gillet, un universitaire et un chercheur engagé 

     

    Par Jean-Pierre Augustin, professeur émérite de l’Université de Bordeaux

     

    Propos prononcés lors des obsèques tenues à Bayonne le 27 novembre 2020

     

     

    J’ai rencontré Jean-Claude Gillet au milieu des années 1980. Il était enseignant à l’Institut régional des travailleurs sociaux de Talence, mais voulait quitter cette institution pour entreprendre une carrière universitaire. Devenu vacataire à l’IUT Michel de Montaigne en 1990, il s’engage dans un travail de thèse sur le sens de l’animation dans la société contemporaine, thèse qu’il soutient brillamment en 1994. Nommé Maitre de conférences, puis Professeur des universités, il propose dans ses cours et ses nombreux écrits une théorie de l’animation fondée sur l’intelligence stratégique des acteurs qui sert de fondement à l’École bordelaise de l’animation. Après avoir été invité dans de nombreuses universités étrangères, il crée en 2003 le Réseau international de l’animation (RIA) qui rassemble les chercheurs d’une vingtaine de pays dans des colloques bisannuels.

     

    Le théoricien de l’animation stratégique

     

    Jean-Claude Gillet a beaucoup écrit sur le sens de l’animation, le rôle des animateurs et l’intelligence stratégique qu’ils doivent acquérir. Pour lui, l’animateur est un facilitateur de relations, capable de comprendre les enjeux d’une association, d’un quartier ou d’une collectivité locale et de faire en sorte que chaque acteur puisse jouer sur la scène sociale, dans des dynamiques repérables, et agir sur ces enjeux en fonction de ses intérêts et de ses désirs, dans une perspective de promotion et de développement social. Il savait que les effets de l’action de l’animateur ne sont pas démesurés et qu’on ne lui demande pas de bouleverser les rapports sociaux, mais simplement de faire en sorte qu’une régulation à la marge, dans les creux ou les interstices puisse se mettre en œuvre lorsque par exemple des situations d’exclusion ou de rejet deviennent insupportables pour ceux qui en sont les victimes. Mais pour Jean-Claude Gillet, la marge offre un éclairage sur le fonctionnement du centre, rendant possible la création de dynamiques sociales inattendues. Il disait souvent que l’animateur est au carrefour de plusieurs logiques différentes dont il n’est pas facile de démêler les intrications. Son intervention se situe à l’interface d’une pluralité d’acteurs et de stratégies, en lien avec la diversité des logiques qui les sous-tendent. Jean-Claude Gillet pensait qu’il y a un travail intellectuel à mener sur la façon d’intervenir pour produire une dynamique, un travail de conceptualisation de sa mise en œuvre qui devient un moyen d’enclencher un dialogue avec les acteurs, de les aider à formuler des objectifs communs et à les mettre en œuvre.

     

    Réduire l’écart entre les décideurs et les “décidés”, entre les contraintes imposées par les structures et la recherche d’autonomie des acteurs, voilà les objectifs qu’il propose aux animateurs, qui doivent trouver leur raison d’être dans la recherche de solutions alternatives et efficaces. C’est cette compétence stratégique qui est au cœur de l’identité professionnelle des animateurs, et qui, articulant diverses capacités telles que l’appréhension des jeux sociaux, la maîtrise de différents langages communicationnels et une flexibilité comportementale, leur permet d’élaborer un des pôles essentiels de leur qualification. L’animateur tire alors sa légitimité de la construction de ses liens entre diverses capacités, en les faisant converger vers la centralité du problème posé dans et par son environnement. Cette habileté n’existe qu’en situation, dans des interactions, des rapports de force et un contexte local et socio-historique donné. Elle est une intelligence individuelle et collective des situations, considérée dans l’ensemble de sa complexité, signifiant en même temps un dépassement radical de la distinction entre savoir et savoir-faire.

     

    C’est ainsi, disait-il, que peut s’élaborer la “professionnalité” des animateurs centrée sur la notion de compétences, mobilisant des savoirs composites et complexes. Les compétences sont transversales, génériques, autour d’attitudes relationnelles et de communication, de capacités relatives à l’image de soi (avoir confiance en soi, prendre conscience de ses potentialités), des capacités d’adaptation et de changement, en fonction de la diversité des comportements, des opinions, des références culturelles et idéologiques, des représentations présentes dans la société.

     

    Pour Jean-Claude Gillet, l’animateur peut devenir un stratège s’il est capable de faire travailler ensemble des groupes et des organisations dont les orientations et les objectifs ne coïncident pas toujours, pour trouver les points de consensus ou de dissensus. Si les négociations ne débouchaient pas, il n’hésitait pas à conseiller d’ouvrir un conflit pour promouvoir de nouveaux combats.

     

    L’organisateur de l’École bordelaise de l’animation

     

    Jean-Claude Gillet n’est pas seulement un enseignant et un théoricien de l’animation stratégique, il assume de lourdes tâches administratives et devient Chef du département Carrières sociales de l’IUT Michel de Montaigne et directeur de l’Institut supérieur d’ingénieurs-animateurs territoriaux (ISIAT) qu’il a co-créé. Cet Institut propose des diplômes post-IUT de formation initiale et continue pour offrir aux animateurs de terrain des ressources et des moyens pour l’action. Il leur offre une démarche praxéologique où l’opposition classique entre théorie et pratique doit être perçue comme une complémentarité dialectique entre connaissances et savoirs issus de l’action pour favoriser le mouvement de va-et-vient entre le vécu, la pratique et la pensée. Il favorise un dialogue interdisciplinaire autour de concepts transversaux tels ceux de territoires, d’acteurs, de réseaux, d’équipements, de conflits, d’aménagement et de culture. Pour lui, ce dialogue doit permettre d’améliorer les adaptations pédagogiques en formation continue et les actions d’expertise et d’animation proprement dite. Il multiplie les relations avec les instances nationales pour faire reconnaitre les nouveaux diplômes proposés et participe à l’Observatoire national des métiers de l’animation et du sport (ONMAS). Pour faire lien entre ces actions et les animateurs de terrain, il crée la Lettre de l’ISIAT, puis les Cahiers de l’ISIAT et co-dirige deux collections d’ouvrages universitaires, l’une aux Presses universitaires de Bordeaux (Le territoire et ses acteurs), l’autre chez L’Harmattan (Animation et territoires). Ainsi se constitue progressivement une École bordelaise de l’animation qui est reconnue au niveau national par ses apports théoriques, ses publications et ses colloques annuels. Jean-Claude Gillet est le porte-parole de cette École, il parcourt la France métropolitaine pour répondre aux invitations des centres de formation, des fédérations d’éducation populaire et des collectivités locales. Il est aussi appelé dans les départements d’Outre-mer, en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe notamment. Commence alors un périple international qui débute au Canada, où il enseigne à plusieurs reprises à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

     

    Le créateur du Réseau international de l’animation (RIA)

     

    Jean-Claude Gillet a toujours eu un regard sur le monde et en particulier sur les formes d’organisation et les problèmes des pays en développement. Il s’intéresse surtout à l’Amérique du Sud et profite d’une année sabbatique pour visiter six de ces pays et établir des liens avec les responsables universitaires des formations à l’animation et à l’action communautaire. Ainsi nait dans sa tête l’idée de la création d’un réseau international de l’animation. Il mesure bien comment les pratiques d’animation s’organisent sous des appellations multiformes, mais il pose l’hypothèse que les termes de promotion culturelle, travail ou service social, développement communautaire, démocratie participative et éducation populaire peuvent être considérés comme appartenant à un champ sémantique incluant la notion d’animation.

     

    Il sait bien que ces pratiques sont ancrées dans des histoires et des courants idéologiques aux contours contrastés. Il note les différences entre des orientations issues de la théologie de la libération, de la pédagogie des opprimés, de l’approche ethno-communautaire, des perspectives anticapitalistes et de celles produites dans le champ de l’animation, mais reste persuadé qu’il convient de mettre ces questions en débat dans des colloques internationaux. C’est ainsi qu’il imagine un réseau international de l’animation (RIA) qui se concrétise en 2003 par l’organisation du premier colloque à Bordeaux portant sur L’animation en France et ses analogies à l’étranger. Théories et pratiques. État de la recherche. Ce colloque qui rassemble plus de 200 participants venant de 12 pays sera suivi par d’autres qui, toujours à son initiative, s’organisent tous les deux ans dans un pays différent. Ainsi se succèdent les colloques de Sao Paulo (Brésil) en 2005, de Lucerne (Suisse) en 2007, de Montréal (Québec) en 2009, de Saragosse (Espagne) en 2011, de Paris (France) en 2013, de Bogota (Colombie) en 2015, d’Alger (Algérie) en 2017, de Lausanne (Suisse) en 2019 et celui prévu à Cayenne en Guyane (France) en 2022.

     

    Je voudrais pour terminer lui redonner la parole sur un de ses thèmes favoris, celui des utopies actives : « L’animation est potentiellement inventive, créative, imaginative et parfois encore irrespectueuse de l’ordre établi. C’est en ce sens qu’elle est un désordre fructueux, c’est-à-dire l’appel à un autre ordre social, plus juste, plus démocratique et aussi plus festif. Aux animateurs d’être attentifs à ces évolutions de la société pour qu’informel et formel, institué et instituant, communiquent, transigent, échangent, même si cela peut ou doit passer par la conflictualité pour aboutir. Celle-ci suppose des qualités de courage et de ténacité, couplées à une maîtrise de compétences : les deux, contrairement au stéréotype de la vocation, se construisent avec patience. C’est une des raisons qui autorise à apparenter l’animation à une utopie encore porteuse d’avenir en ce début du troisième millénaire.

     

    Bien sûr, des résistances multiples se manifestent encore pour empêcher ces transformations socioculturelles ou les marchandiser dans des pratiques falsificatrices et aliénantes. L’animation, qui participe de cet appel à libérer les dynamiques humaines et les aspirations vers un monde meilleur, invite chacun à s’alléger des fardeaux du présent. Elle a montré depuis près d’un demi-siècle sa capacité à ne pas être seulement ou essentiellement spéculative.

     

    Il faut dire en même temps que l’animation reste marginale dans ses effets tant que les défis concernant la société ne seront pas traités à la hauteur des enjeux actuels : une démocratie à redéfinir, des inégalités à réduire, une économie à soustraire du carcan d’un ultra-libéralisme économique et financier. Elle participe d’une dénonciation de la légitimité d’un monde qui a parfois la tête à l’envers et elle offre un espace d’imagination réaliste. Elle n’est pas un mouvement produit par des fantaisistes, des illusionnistes, ou des marchands de rêve. Elle est potentiellement une médiation mobilisatrice entre la réalité environnante et une conscience critique. Un état d’esprit est utopique quand il est en désaccord avec l’état de réalité dans lequel il se produit.

     

    Ce désaccord est pour les animateurs professionnels ni une régression psychologique (fuir la réalité), ni historique (aspirer à un retour au mythique bonheur passé), ni politique (refuser les transformations sociales). L’animation est un lieu d’expérimentation culturelle, préoccupée par les contingences de l’histoire réelle et des nécessités de la conjoncture. L’animateur devient   un stratège, un acteur de la praxis, sans illusion sur le monde, donc lucide mais persévérant dans l’espérance ».

     

    Merci Jean-Claude pour tous ces apports et surtout pour ton charisme et ton optimisme communicatif. Tu as su passer le relais. Tu es toujours avec nous.

     

     

     

     

     


25/02/2021


Discrimination : la CGT demande l'ouverture du dialogue sur l'avancement de grade, CAP, Prime COVID, RIFSEEP et contractuel

 

La CGTR demande au président du Conseil Départemental de la Réunion l'ouverture du dialogue sociale dans les plus brefs délais, sur des sujets professionnels préoccupants et discriminatoires pour les agents (CAP, avancement de grade, Prime COVID, RIFSEEP et contractuel).

 

CGTR.jpg


11/02/2021


Bac : le sport en enseignement de spécialité dés la rentrée 2021

Pour information :

 

À compter de la rentrée prochaine, l’EPS pourra occuper une place plus importante dans l’évaluation des compétences au bac.

 

Journal Le FIGARO.FR - Etudiant - Publié le 

 

Bac : le sport en enseignement de spécialité dés la rentrée 2021

 

sport.jpg

Ce projet s’adresse notamment aux «élèves qui veulent faire un métier dans le sport».

 

À compter de la rentrée prochaine, l’EPS pourra occuper une place plus importante dans l’évaluation des compétences au bac.

 

L’éducation physique et sportive pourra être choisie par les lycéens comme enseignement de spécialité du baccalauréat dès la rentrée 2021, a annoncé mardi le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. «Nous allons créer un enseignement de spécialité sport pour la rentrée prochaine», a déclaré le ministre de l’Éducation, également ministre des Sports sur BFMTV/RMC, à destination, notamment des «élèves qui veulent faire un métier dans le sport».

 

Allier apprentissages théoriques et pratiques

«Ce nouvel enseignement de spécialité éducation physique, pratiques et cultures sportives dépassera le champ strict de la pratique sportive. En plus des enseignements en éducation physique et sportive, il intégrera d’autres champs disciplinaires (sciences, humanités…) en associant des apports pratiques et des contenus théoriques», a précisé le ministère dans un communiqué de presse.

 

«Les élèves de seconde intéressés pourront choisir cette nouvelle spécialité dans les vœux qu’ils formuleront au deuxième trimestre de l’année scolaire 2020-2021», est-il spécifié. La spécialité sera mise en place progressivement à la rentrée prochaine «d’abord en classe de première et dans un à trois établissements par académie», soit «environ une centaine d’établissements publics et privés sous contrat». En 2022, la spécialité sera ouverte aux élèves de terminale et élargie à d’autres établissements.

 

«Une des vertus de la réforme du bac c’est qu’elle permet une vision modulaire du lycée. Elle permettra dans le futur de créer de nouvelles disciplines, de nouvelles spécialités», a estimé M. Blanquer.

Les épreuves de spécialité maintenues en mars

Par ailleurs, contrairement aux demandes des syndicats demandant le report des épreuves de spécialité à juin cette année en raison du contexte, le ministre les a maintenues dès le mois de mars.

 

Pour tenir compte des conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de préparation du bac, les évaluations communes (anciennement appelées E3C) prévues en première et terminale ont été annulées au profit du contrôle continu grâce à la prise en compte des notes du bulletin scolaire. Mais les épreuves terminales sur les enseignements de spécialité prévues à la mi-mars ont été maintenues.

 

«L’objectif est d’accomplir pleinement l’esprit de la réforme de baccalauréat», a commenté le ministre, précisant un «assouplissement»: «il y aura deux sujets (au choix) et pas un seul pour éviter qu’un élève se trouve avec une impasse».

 

Par AFP agence 

 

Source :https://etudiant.lefigaro.fr/article/bac-le-sport-en-enseignement-de-specialite-des-la-rentree-2021_dd625266-393b-11eb-99de-e481acc9295a/

 


28/12/2020