Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaitre la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ne sont reconnues ni en catégorie A , ni catégorie Cadre dans le secteur privé, ce qui entraine une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance en catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique et le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et CADRE de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau II (bac+4) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du niveau bac+3 européen, alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au niveau Bac+3 européen (180 ECTS). En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents à minima aux diplômes universitaires de niveau (bac+4) Master1, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


L'Anas : la machine du pouvoir politique au service de la casse du social

Communiqué de l'ANAS (Association Nationale des Assistants de service Social)

 

ANAS.jpg

 

Quand l'ANAS tente de faire avaler la pilule de cyanure aux travailleurs sociaux, suite à la parution des nouveaux arrêtés du 22 août 2018 qui octroient le grade licence aux nouveaux diplômés, mais sans rétroactivité pour les anciens.

 

Dans cet article, l'Anas déclare qu'elle portera une vigilance accrue sur le processus menant à la validation et l'obtention des diplômes. Cela nous fait pouffer de rire (jaune), quand tout le monde sait, que c'est cette même ANAS qui a collaborer avec le gouvernement pour que les anciens diplômés (DEES, DEAS, DEETS, DEEJE, DECESF) soient exclus du grade Licence universitaire, cliquer sur le lien :  Non rétroactivité des diplômes au niveau II, le revirement de l'ANAS

 

L'Anas ironique s'interroge ou se donne t-elle l'illusion d'une bonne conscience : L’état va-t-il décider que les professionnels devront passer un module d’équivalence ? Quel en sera le contenu ? L’ANAS reste ouverte à la proposition de collaboration aux réflexions concernant la mise en place de « passerelles » permettant aux professionnels diplômés avant 2021 qui le souhaitent, d'acquérir le grade Licence. 

 

Ben voyons ! Collaborer avec le gouvernement ça c'est sur, elle sait y faire l'ANAS quand il s'agit de collaboration pour laisser à terre un million de professionnel diplômé d'Etat , dont les diplômes équivaux au niveau Master 1(ba+4), mais qui resteront niveau bac+2 à l'initiative de l'ANAS, tandis que les nouveaux diplômés obtiennent le grade licence ! Encore merci à l'ANAS d'avoir humilié et planté un million de travailleurs sociaux !

 

Les anciens diplômés sociaux ne veulent pas de vos passerelles aux rabais et humiliant, entendez-vous ANAS !

 

C'est grâce à la mobilisation et aux grèves des anciens diplômés que l'obtention du grade licence est effective actuellement, ce sont les efforts de tous ces professionnels qui ont permis cette revalorisation au grade Licence. 

 

C'est pourquoi, les  anciens diplômés exigent immédiatement la rétroactivité du grade licence pour leur diplôme d'Etat.

 

Pour prendre connaissance des nouveaux arrêtés ministériels publiés le 22 août 2018 en faveur des nouveaux diplômés, cliquez sur les liens ci-dessous :

 

DEASS grade licence

 

DEETS grade licence

 

DEEJE grade licence

 

DECESF grade licence

 

DEES grade licence

 

 

Voici le communiqué de l'ANAS paru le 11 septembre 2018

 

 

Nouvelle réforme du DEASS : Décryptage

 

Les textes réformant les diplômes en travail social ont été publiés le 23 août dernier. On ne peut que regretter la parution aussi tardive de ces textes pour une entrée en vigueur immédiate. 
  
Cette « précipitation » pose question quant à la mise en place de cette réforme. La difficulté dans laquelle se trouveront probablement les formateurs, les étudiants et les professionnels accueillant des stagiaires nous questionnent particulièrement. 
  
  
État des lieux de ce qui nous attend… 
 
  1. Un cadre général inchangé
  
Tout d'abord, la formation des Assistants de Service Social (ASS) reste une formation dispensée sur trois années. Les domaines de compétences à valider sont toujours au nombre de 4 et la certification dépend de la DRDJSCS. 
  
Le volume de 1740 heures de cours théoriques reste identique. Aucune nouvelle méthodologie d'intervention révolutionnaire ne fait son apparition. 
  
Les formations en travail social auront toujours des organismes de tutelles différents, comme actuellement (les Éducateurs Spécialisés, dépendant de l’Éducation Nationale). 
  
Ainsi les futurs diplômés seront Assistant de Service Social, Éducateur Spécialisé, Éducateur de Jeunes Enfants, Conseiller en Économie Sociale et Familiale, Éducateur Technique Spécialisé de façon spécifique. 
 
  1. Les nouveautés
  
Si la validation des diplômes à un niveau II, donc à un grade licence, répond enfin à une très ancienne demande, il confirme par ailleurs que les temps de stage sont des temps de formation indispensables, au même titre que les apports théoriques. 
 
  1. L'entrée en formation
  
Elle sera désormais possible par « Parcoursup » : les admissions pourront être prononcées après examen du dossier écrit de candidature. Un entretien sur les aptitudes et la motivation, effectué en centre de formation, reste actuellement à définir. 
  
Une très grande vigilance est à maintenir sur le sujet. En effet, si cette nouvelle procédure d'admission semble pouvoir permettre une meilleure visibilité de nos métiers par les futurs candidats, celle-ci ne doit pas contribuer à une augmentation des choix « par défaut » et à une baisse du niveau d'admission en formation. 
 
  1. Les stages et leur organisation
  
Les stages sont renommés périodes de « formation pratique » et représentent désormais 1820 heures, soit 52 semaines (contre 1790 heures dans la version antérieure du DEASS). 
La professionnalisation des étudiants par et sur les terrains de stage nous semble ainsi réaffirmée par ce passage de 12 à 13 mois de formation pratique. 
  

Comment cette formation pratique se répartit-elle ? 
 
  • La formation pratique de première année s'effectuera sur au moins 8 semaines, obligatoirement auprès d’un référent ASS. Cette période vient ainsi réaffirmer l’objectif de confirmation du projet professionnel de l’étudiant.
 
  • Sur la seconde et troisième année, 44 semaines de formation pratique seront à effectuer. La moitié ciblée sur l’accompagnement social collectif (ISIC) sans référent ASS obligatoire, et l’autre moitié sur l’accompagnement individuel impérativement avec un référent ASS.
 
  • Cette nouvelle organisation limite à 22 semaines la formation pratique sans ASS alors que, jusqu’à présent, les étudiants pouvaient effectuer jusqu'à 24 semaines de leur période de formation sans référent ASS.
 
  • Ces « formations pratiques » pourront avoir lieu sur un maximum de 8 sites qualifiants. En effet, si les textes précisent qu'il « est fortement conseillé, [...] qu’un volume suffisamment conséquent soit prévu sur le même site qualifiant pour garantir la construction effective de la professionnalité », la gratification ne permet pas toujours aux étudiants de réaliser leurs stages sur le même site. Sachant que la précarisation d’un certain nombre d’étudiants est toujours préoccupante et bien qu’elle vienne fixer une limitation du nombre de lieux, cette organisation pourrait morceler encore davantage la construction de l’identité professionnelle.
 
  1. La notion de socle commun de compétences et de connaissances
  
Les textes viennent définir les compétences et connaissances communes qui constituent le « socle commun ». Ce socle regroupe les domaines de compétences 3, « la communication professionnelle en travail social » et 4 « les dynamiques interinstitutionnelles, partenariats et réseaux ». 
  
Si ce dernier est censé favoriser l’acquisition d'une culture commune et faciliter le parcours de professionnalisation tout au long de la vie, la latitude laissée aux centres de formation dans l’organisation des enseignements de ce socle commun nous inquiète. La validation par l'administration, bien au-delà de nos préconisations ou de celles du rapport Bourguignon, ne vient donc que légitimer une mesure bien « pratique » pour certains organismes de formation qui pourront justifier l’enseignement de plusieurs modules en grand collectif interfilière au détriment de la qualité de transmission. 
 
  1. De nouveaux apprentissages
  
Le Domaine de Compétence concernant la communication s'enrichit d'apprentissages en lien avec le numérique et un module de langues étrangères. 
  
La formation s'enrichit d'un axe important sur la participation des personnes accompagnées. Elles contribueront à la formation des ASS, de l'élaboration des programmes à la dispense des cours. Cela se pratiquait dans certains établissements et devient obligatoire pour tous. Encore faut-il se donner les moyens de mettre en œuvre un réel niveau de participation. Malheureusement, les textes ne spécifient pas la participation des étudiants, premiers concernés. 
 
  1. La validation des Domaines de Compétence (DC)
  
Le passage du diplôme est modifié, les étudiants valideront désormais trois domaines de compétences en centre de formation par un jury composé de 2 personnes. Si les textes prévoient « un formateur ou un universitaire et un professionnel confirmé du secteur », aucune information n’est donnée sur les compétences ou qualités requises pour les universitaires, et aucune précision n’est apportée sur ce qu’est un « professionnel confirmé du secteur ». Rien dans les textes ne dit que ce professionnel doit être ASS diplômé d’État… ni comment ce professionnel sera informé et formé. 
  
Ce qui nous préoccupe, là encore, reste la mise en place de ces dispositions. 
  
Un nécessaire travail d’homogénéisation des pratiques entre les territoires devra être réfléchi afin de garantir la qualité des enseignements et les modalités d’organisation des différentes épreuves. 
  
Les disparités territoriales pourraient se voir accentuer par une telle organisation et mettre en difficultés formateurs, étudiants et professionnels. 
  
Allons plus en détails… 
 
  • DC1 : « Intervention professionnelle en travail social » (auparavant « en service social »)
  
Les étudiants présenteront un oral et un écrit pour chaque méthodologie d'intervention, l'auto évaluation ayant disparue du DC1. 
  
Ainsi, deux jurys seront organisés par les centres de formations en fin de 2ème et de 3ème année qui permettront aux étudiants d’obtenir quatre notes, dont la moyenne donnera leur note finale. 
 
  • DC 2 : « Analyse des questions sociales et de l’intervention professionnelle en travail social » (autrefois « Expertise sociale »)
  
Composé de 2 épreuves, il s’agit du seul domaine de compétence qui se déroulera en partie dans les locaux de la DRJSCS. 
  
Les étudiants devront présenter un « diagnostic social territorial » élaboré individuellement ou collectivement, de 10 à 12 pages, à partir du repérage d’une problématique sociale territoriale. Cet écrit de coefficient 1 sera validé en centre de formation. 
  
Le mémoire devient un mémoire de pratique professionnelle (anciennement mémoire d’initiation à la recherche dans le champ professionnel). Cette nouvelle forme semble, outre la démarche de recherche, laisser une grande place à la pratique et au positionnement professionnel. Une vigilance doit être portée sur la définition de ce travail au sein des différents centres de formation afin de tendre vers une méthodologie commune. 
 
  • DC3 : « Communication professionnelle en travail social »
  
Deux épreuves permettront de valider, en centre de formation, ce domaine de compétence. 
  
Une épreuve orale tout d’abord, visant à l'élaboration d’une « communication professionnelle » à un destinataire cible réalisée à partir du diagnostic social territorial produit dans le cadre du DC2. 
  
Ensuite, une « étude de situation », épreuve écrite, sera construite par le centre de formation et vise à la réalisation d’un écrit professionnel (rapport d'évaluation, compte rendu d'accompagnement destiné au dossier social, …). 
 
  • DC4 : « Dynamiques interinstitutionnelles, partenariats et réseaux »
  
Deux épreuves et trois notes seront nécessaires à la validation de ce DC, en centre de formation. Il s’agira de réaliser l’ « analyse d’une situation partenariale » issue de la formation pratique de deuxième ou troisième année. Cet écrit et sa soutenance permettront d’obtenir 2 notes qui seront complétées par un écrit de « contrôle de connaissances sur les politiques sociales ». 
  
Ce dernier écrit sera validé par un formateur ou un universitaire. 
  
L’ANAS espère vivement que les Assistants de Service Social en poste seront associés aux évaluations des étudiants tout au long de leurs parcours. 
 
  • Un livret de formation revisité
  
L’auto évaluation ayant disparue du DC 1, les textes permettent à présent aux étudiants de rendre compte de leurs expériences de stage dans le livret de formation pour la deuxième et troisième année. 
  
  
Cette réforme réexamine l’ensemble des référentiels du DEASS. Le référentiel fonctions/activités est modifié : 
  
- La fonction « Accueil / Évaluation / Information / Orientation » se scinde en 2 fonctions, à savoir « Accueil et écoute des personnes » et « Évaluation, conseil et orientation ». 
- La fonction « Accompagnement social » devient « Accompagnement social individuel » et « Accompagnement social collectif » 
- La fonction « Médiation » en tant que telle disparaît, ainsi que les fonctions « Expertise / Formation, Conduite de projets / Travail avec les groupes, Travail en réseau ». 
- Une fonction « Conseil au développement des politiques sociales et territoriales » fait son apparition. 
  
A ce sujet, Didier Dubasque, Assistant de Service Social et ancien Président de l’ANAS a, sur son blog « Écrire pour et sur le travail social », détaillé avec pertinence le référentiel dans son billet du 27 avril 2018 [1]. 

  
Dans le même temps, des changements non dus à la réforme s’imposent… 
  
Dans le cadre de la VAE, un an d'expérience professionnelle à temps plein, au lieu de trois précédemment, seront nécessaires à la présentation du dossier en vue de l’obtention du DEASS. Cette durée inclut les périodes de stages effectuées en formation. 
  
Selon nous, ce sont des conditions trop peu élevées compte-tenu de l'exigence nécessaire à la pratique professionnelle et il est à craindre un bien piètre niveau des dossiers de candidature qui pourront être déposés. Cependant, cela n’est pas dans les textes de la réforme, mais plutôt une conséquence de la loi El Khomri [2]. 
  
  
L’ANAS portera une vigilance accrue sur : 
 
  • La place donnée à l'université :
  
En effet, l’obtention du grade licence induit de nouveaux partenariats, particulièrement dans le cadre des conventions et de l’accréditation. 
  
Du début du processus (entrée en formation) à la validation des diplômes, les représentants de l’Université, en l’occurrence des enseignants chercheurs et non des professionnels ASS, seront décisionnaires. 
  
Nous restons donc en veille pour évaluer l’impact de ce nouveau partenariat sur la formation des ASS. En effet, selon les territoires et les accords passés entre les centres de formations et les universités, les contenus des formations pourraient être différents. 
  
L’esprit initial de la réforme semble avoir disparu. En effet, elle mettait en exergue la possibilité pour les professionnels de venir chercher des connaissances et des compétences, dont ils pouvaient avoir besoin (formation continue). La réforme ne propose plus cette possibilité. 
 
  • L’obtention du niveau licence pour les anciens diplômés :

 

L’état va-t-il décider que les professionnels devront passer un module d’équivalence ? Quel en sera le contenu ? 
  
L’ANAS reste ouverte à la proposition de collaboration aux réflexions concernant la mise en place de « passerelles » permettant aux professionnels diplômés avant 2021 qui le souhaitent, d'acquérir le grade Licence. 
  
Les décisions concernant cette réforme ont été prises très rapidement par le Ministère, sans laisser le temps de concertation nécessaire ni avec les syndicats, ni avec les associations professionnelles. Les établissements de formation sont contraints de mettre en application le programme de réforme dans la précipitation dès cette rentrée 2018 (moins de 15 jours après la publication des décrets officiels). 
  
Devant cette « urgence », la Commission Formation de l'ANAS s'attache dans un premier temps à répertorier, comprendre le sens des nouvelles dispositions et en informer l'ensemble des professionnels et étudiants, adhérents ou non. Vos réactions et compléments d'informations [3] sur la manière dont les modifications se déclinent dans les différents établissements nous permettront de maintenir la veille et d'accentuer notre vigilance sur certaines évolutions qui ne seraient pas compatibles avec le maintien d'une bonne qualité de formation. 
  
La Commission Formation
 
Source : https://www.anas.fr/Nouvelle-reforme-du-DEASS-decryptage_a1256.html
 

13/09/2018


Il frappe violemment son éducateur à coup de pelle sur la tête

TSL témoigne de son soutien à cet éducateur qui a été agressé sauvagement dans le cadre de son travail. La multiplicité des agressions contre les professionnels éducatifs et sociaux continuent d'augmenter dangereusement. Depuis 2011, nous relayons l'information sur ces graves violences, qui trop souvent, se terminent par des tragédies conduisant à l'assassinat des professionnels. 

 

Il ne faut donc pas s'étonner de la baisse des inscriptions dans les écoles qui forment aux métiers du travail social, et cette baisse des vocations ne s'arrêtera pas tant que ses métiers ne seront pas réellement revalorisés, au niveau salarial, qualifiant et statutaire avec des conditions de travail satisfaisantes.

 

Les futurs étudiants l'ont bien compris et le grand public également, quels parents voudraient voir son enfant devenir un jour assistant social, CESF, animateur, ou éducateur ? Se sont des métiers dangereux, sous payés et dévalorisés ou la maltraitance est prédominante, avec en plus le risque d'y laisser sa vie.

 

Dans ce contexte sociétal et politique ou l'individualisme est devenu roi, ou la solidarité a volé en éclat, ou les droits fondamentaux et de liberté s'étiolent au profit d'une tyrannie déguisée en démocratie, ou la pauvreté, la précarité et l'injustice ne cessent de croître dans un pays riche tel que la France, choisir d'emprunter la voie des métiers de l'aide, alors que les moyens économiques et sociaux pour y parvenir se réduisent voir sont supprimés d'une année sur l'autre, les pressions hiérarchiques exercées sur les travailleurs sociaux, les contraintes et les contrôles systématiques inadaptés sur les professionnels s'accentuent, et la charge de travail toujours plus forte, cela relèverait-il du kamikaze ? 

 

Les agressions dont sont victimes les travailleurs sociaux sont banalisées voir bâillonnées par la majorité des centres de formations en travail social, des administrations et des organisations du secteur public et privé. Posez-vous la question, pourquoi ce silence ? A l'origine on ne devient pas travailleur social pour se faire violenter au quotidien, tabasser ou assassiner.

 

Nous vous proposons cet article publié par France bleu jeudi 22 février 2018

 

A Châteauroux, un jeune du centre éducatif renforcé de la Pérouille (Indre) a été placé en garde-à-vue après avoir eu un différend avec son éducateur.

 

Indre : il frappe son éducateur à coup de pelle sur la tête

 

Police nationale illustration

Police nationale illustration © Maxppp - Luc Nobout

 

Châteauroux

 

Un jeune pensionnaire du Centre éducatif renforcé (CER) de la Pérouille dans l'Indre a été placé en garde-à-vue puis transféré au centre éducatif fermé de Limoges après s'en être pris à son éducateur sur un chantier.

 

Coups de pelle sur la tête

 

Les faits remontent à lundi dernier. Alors que le jeune homme effectuait des petits travaux sur le circuit des Tourneix, dans l'Indre, dans le cadre d'un partenariat, l'adolescent de quinze ans a eu un différend avec son éducateur et s'est alors mis à lui donner des coups de pelle sur la tête. L'adulte s'est vu prescrire quinze jours d'interruption de travail. Le jeune en question a été placé en garde à vue puis transféré dans un centre éducatif fermé à Limoges.

 

Par Jonathan LandaisFrance Bleu Berry

 

Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/indre-il-frappe-son-educateur-a-coup-de-pelle-sur-la-tete-1519318919


29/07/2018


CSFPT : Communiqué de presse filière animation

13 propositions ont été formulées visant à améliorer les conditions de déroulement de carrière, de recrutement, de qualification et d’emploi :

 

CSFPT.jpg

 

 

Rapport filière animation

 

Vote à l'unanimité du rapport sur la filière animation lors de la plénière du 18 mai 2016

 

La séance plénière du 18 mai 2016  a été l’occasion de l’examen et du vote – à l’unanimité – d’un projet de rapport relatif à la filière animation. Il s’agit là d’un travail en autosaisine effectué, à la demande du bureau du CSFPT, par la formation spécialisée n°3 – présidée par Jésus DE CARLOS (CGT).

Si les métiers de l’animation professionnelle tendent à se structurer et si de nouvelles missions se développent prouvant le dynamisme de la filière animation dans la FPT, il n’en demeure pas moins que cette filière est traversée par des problématiques importantes : conditions statutaires peu attractives ; cadre professionnel des animateurs fragile, parce qu'il est incomplet, au regard d'autres professions ; forte précarité des conditions d’emplois des animateurs dans une filière, par ailleurs, fortement féminisée et absence d’un espace de capitalisation des expériences accentuent la complexité pour obtenir la légitime reconnaissance des qualifications professionnelles et des métiers de l’animation.

 

13 propositions ont été formulées visant à améliorer les conditions de déroulement de carrière, de recrutement, de qualification et d’emploi :

 

 

LES 13 PROPOSITIONS DU RAPPORT «  FILIERE ANIMATION »

 

 

  1. Faire une étude plus complète sur la nature des emplois occupés, déterminer pourquoi on trouve autant d’agents en échelle 3 et quelle est la proportion réelle des «faisant fonctions».
  2. Calculer les quotas par filière, ce qui permettrait aux filières autres que la filière administrative au moins une promotion interne vers le grade d’attaché tous les 4 ans et ne pénaliserait pas les rédacteurs.
  3. Prévoir réglementairement l’exercice exclusif de la fonction d’encadrement par un agent de catégorie B pour les emplois permanents à temps complet.
  4. Instaurer un temps de travail minimum à 17h30 afin de permettre une intégration dans le cadre d’emplois des adjoints d’animation.
  5. Prévoir un cadre réglementaire qui doit rendre obligatoire l’obtention des diplômes professionnels de l’animation socioculturelle (BAPAAT, BPJEPS, DEPJEPS, DESJEPS) pour professionnaliser l’action éducative notamment dans le cadre des Accueils Collectifs de Mineurs (ACM).
  6. Déterminer des mesures incitatives dans le cadre des plans de formation pour garantir la formation des animateurs.
  7. Réduire le nombre de grades dans le cadre d’emplois des adjoints d’animation afin d’obtenir un réel déroulement de carrière.
  8. Prévoir une formation au premier grade dans le parcours professionnel pour le passage du concours.
  9. Réinterroger les missions du cadre d’emplois d’adjoint d’animation au regard des évolutions.
  10. Améliorer les conditions d’avancement pour être nommé au choix au grade d’adjoint territorial d’animation de 1ère classe.
  11. Créer les conditions statutaires favorisant le reclassement dans un autre emploi.
  12. Créer un cadre d’emplois de catégorie A spécifique à la filière animation afin de finaliser le déroulement de carrière des agents, avec les mêmes conditions statutaires, indiciaires et indemnitaires que celles de la filière administrative.
  13. Reconnaître un temps de préparation réglementairement prévu comme temps de travail.

Source : https://www.csfpt.org/rapports-publications/rapport-filiere-animation


27/07/2018


Enseignement supérieur : Licence et Master en faveur des diplômes du travail social

TSL se réjouit que l'UNAFORIS se saisisse enfin des travaux que nous avions réalisé sur la Ré-architecture des diplômes du travail social (CAFERUIS, Médiation familiale, CAFDES, DEIS), ou nous avions argumenté de la nécessité de faire reconnaître, plus particulièrement, le CAFERUIS et le Diplôme d'Etat de Médiation Familiale au grade Master (niveau bac+5), et l'attribution du grade Master pour le DEIS et le CAFDES  .

 

Nous espérons que l'UNAFORIS tiendra ses engagements et que les diplômes cité ci-dessus seront au plus tard pour 2020 revalorisés au grade Master et à Master1 (bac+4) pour le DEASS, DEES, DECESF, DEETS

 

Enseignement supérieur : Licence et Master en faveur des diplômes du travail social

 

ESR

 

L’UNAFORIS soutient la nécessaire reconnaissance par les universités françaises, des diplômes de travail social inscrits au code de l'action sociale et des familles et postérieurs au baccalauréat aux grades de Licence et Master universitaire. 

 

Grade Licence

 

-  Assistant de service social

-  Educateur spécialisé

-  Educateur de jeunes enfants

-  Educateur Technique spécialisé

-  Conseiller en économie sociale et familiale

 

Grade Master

 

-  Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale (CAFDES)

-  Diplôme d'Etat d'ingénierie sociale (DEIS)

-  Diplôme d'Etat de médiateur familial (DEMF)

-  Certificat d'aptitude aux fonctions d'encadrement et de responsable d'unité d'intervention sociale (CAFERUIS)

 

L'UNAFORIS agit, au niveau national, et auprès de chaque université en région, pour favoriser cette reconnaissance du grade Licence et Master.

 

Source : http://www.unaforis.eu/dossiers-thematiques/enseignement-superieur


27/07/2018