Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans une vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et  cadre de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Essai d'une définition du travailleur social :

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Déferlement de violence par des jeunes avec un altère sur deux éducateurs

La violence, les agressions, le meurtre à l'encontre des travailleurs sociaux est insoutenable, pourtant ces tragédies qui ne cessent de se répéter encore et encore, laissent indifférents la sphère politique et les grands médias.

 

TSL apporte son soutien à ces éducateurs qui ont subit une agression d'une extrême violence.

 

 

Loire. Deux éducateurs d’un centre éducatif agressés par des jeunes

 

Dans un centre éducatif renforcé de la Loire, deux éducateurs, qui ont refusé une pause cigarette, ont été agressés par des jeunes, ce mercredi 10 mars. La garde à vue de quatre jeunes interpellés a été prolongée ce jeudi 11 mars au soir.

 

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Deux éducateurs ont été agressés mercredi 10 mars par des jeunes dont ils avaient la charge dans un centre éducatif renforcé (CER) de La Valla-en-Gier (Loire) pour leur avoir refusé une pause cigarette, a-t-on appris de sources concordantes.

« Les sapeurs-pompiers ont pris en charge un homme de 40 ans frappé de nombreux coups, évacué en urgence relative, et un homme de 34 ans, qui se trouvait en état de choc », ont indiqué les pompiers à l’AFP.

 

Le plus touché « souffre de contusions »

Le plus atteint, admis à l’hôpital de Saint Chamond, « souffre de contusions après avoir été frappé à l’aide d’une pièce métallique, qui serait un haltère », a déclaré à l’AFP Guy Scaglione, le directeur général de Sauvegarde 42, gestionnaire de ce centre qui peut accueillir jusqu’à six pensionnaires.

 

Deux autres éducateurs se trouvaient sur place au moment de ce déchaînement de violence.

« Nous avons été alertés vers 20 h 50 par un éducateur. Des jeunes du CER s’en sont pris à deux d’entre eux, dont l’un s’est pris un coup […] et a chuté inconscient au sol », avait auparavant précisé la gendarmerie.

 

Une vingtaine de militaires dépêchés sur place

Une vingtaine de militaires ont rapidement été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux et permettre l’intervention des secours et l’assistance aux victimes.

 

L’un des mineurs a été immédiatement interpellé tandis que les quatre autres ont été retrouvés ou se sont rendus aux gendarmes dans la soirée.

La garde à vue de quatre d’entre eux, âgés de 14 à 16 ans, a été prolongée jeudi soir par le parquet de Saint-Etienne. Mise hors de cause, une cinquième adolescente a quant à elle été remise en liberté et réorientée vers une autre structure d’accueil pour mineurs.

 

Les jeunes venaient d’entamer une session de cinq mois au sein de cette structure inaugurée en 2018.

Selon la gendarmerie, les adolescents auraient une première fois fugué mercredi après-midi au cours d’une randonnée. À leur retour au centre situé dans une ancienne ferme du massif du Pilat, un éducateur aurait décidé de les priver de leur pause cigarette pour les punir. C’est à partir de là que les choses se sont envenimées.

 

Un véhicule incendié, deux autres dégradés

Un véhicule appartenant à la structure a été incendié et deux autres dégradés. Le feu a menacé un temps un local technique attenant avant d’être éteint par les pompiers.

 

« Des dégradations ont été commises au rez-de-chaussée du centre, avec des vitres brisées et du mobilier abîmé », a précisé la gendarmerie.

Jean-Claude Flachat, le maire UDI de La Valla-en-Gier, commune de quelque 1 000 habitants, s’est rendu sur place et a fait part de son incompréhension. « C’est la première fois que des faits aussi graves se produisent dans ce centre. Ces jeunes, que la société essaie de remettre dans le droit chemin, ont tout pour être bien dans un cadre remarquable ».

 

Source :https://www.ouest-france.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/loire-deux-educateurs-d-un-centre-educatif-agresses-par-des-jeunes-7183298

 


08/06/2021


Pétition : Pour Audrey et tous les travailleurs sociaux tués dans l'exercice de leurs fonctions

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« Aujourd’hui nous nous sentons abandonnés par la République », en conclut Aurélie, dans une pétition lancée le 15 mai, à l’attention d’Emmanuel Macron. Pour cette assistante sociale qui se présente comme déjà « séquestrée lors d’une visite à domicile », la profession a « besoin de lumière, de reconnaissance et de soutien de la part de la nation ».

 

C'est la raison pour laquelle TSL a répondu à l'appel d'Aurélie par le soutien de cette pétition que nous partageons sur notre site et sur les réseaux sociaux. Nous invitions les travailleurs sociaux à soutenir cette pétition en la signant à leur tour et en la partageant également. 

 

En effet depuis 2009, le responsable nationale des TSL, Patrick Guichard, alerte les pouvoirs publics et les dirigeants politiques sur la dangerosité d'exercice du métier de travailleur social, afin que des dispositions soient prises pour protéger, sécuriser et améliorer les conditions de travail et de rémunération des travailleurs sociaux en danger (assistante de service social, Conseillère ESF, éducatrice de jeunes enfants, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé...), ainsi que la reconnaissance de leurs diplômes d'Etat au grade Master.

 

Tous les travailleurs sociaux quels que soient leurs diplômes et leurs métiers sont concernés par ce manque de reconnaissance, par cette violence et cette insécurité subit au quotidien. Il faut que cela change, il y a déjà beaucoup trop de mort parmi nos collègues...

 

TSL vous remercie d'avance pour toutes vos signatures et surtout pour Audrey ADAM, cette travailleuse sociale courageuse et passionnée par son métier, tuée dans l'exercice de ses fonctions le 12 mai 2021. 

 

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En hommage à AUDREY ADAM signons la pétition


02/06/2021


Ecole des hautes études en sciences sociales : un dépoussiérage s'avère nécessaire selon la Cour des comptes

La Cour des comptes fustige surtout le mode d’élection des enseignants-chercheurs de l’école, « élus par l’assemblée générale en totale indépendance d’instances nationales ». La Cour estime qu’il s’agit là d’un « contournement » du décret sur le corps de ces personnels.

 

ASH : Professions et travail social Publié le : 

 

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 La ministre chargée de l'enseignement supérieur ne ferme pas la porte à une modification substantielle du statut des enseignants-chercheurs de l'EHESS.

 
 
Dans un référé rendu public le 25 mai, la Cour des comptes pointe la « gouvernance déséquilibrée et autocentrée » de l’EHESS. Le suivi des étudiants est également mis en cause.
 

L’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) « doit renouveler son modèle et lui rendre sa cohérence », estime la Cour des comptes dans un court référé rendu public le 25 mai 2021. La juridiction financière dénonce une « gouvernance déséquilibrée et autocentrée » sur les enseignants-chercheursCelle-ci est en effet fermée aux personnels techniques et administratifs ainsi qu’aux étudiants et ne comprend aucun représentant des partenaires.

 

Le suivi des étudiants est également jugé insuffisant. Sur l'année 2017-2018, le taux d’échec s'élève à 39 % en master 2 et la durée des thèses est « anormalement longue » : 40 % à 45 % d'entre elles ont duré plus de six ans entre 2014-2018.

 

La Cour des comptes fustige surtout le mode d’élection des enseignants-chercheurs de l’école, « élus par l’assemblée générale en totale indépendance d’instances nationales ». La Cour estime qu’il s’agit là d’un « contournement » du décret sur le corps de ces personnels.

 

Ce texte prévoit en principe que « les concours […] sont ouverts en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d’une même discipline ». « Or les concours de l’EHESS sont effectués par une campagne annuelle où l’ensemble des postes sont ouverts sous un intitulé unique et générique de "sciences sociales" et sans diffusion des profils de poste, ce qui est une source d’opacité et de rupture de l’égalité des candidats diversement informés », pointent les magistrats.

 

Pour ces derniers, la correction de ces travers doit passer par une modification du décret sur le statut de ces fonctionnaires. Dans sa réponse au référé, la ministre chargée de l’enseignement supérieur et de la recherche confirme vouloir changer ce texte « pour la mise en œuvre des dispositions législatives ​​​​​​​» issues de la loi de programmation de la recherche 2021-2030. Elle ne ferme pas la porte à des transformations sur d'autres sujets.

 

Quant à la transparence sur les concours d’accès au statut d’enseignant-chercheur de l’EHESS, la ministre estime qu'elle est déjà assurée, notamment grâce au portail Galaxie, qui regroupe les postes offerts et leurs profils.

 

Auteur : OLIVIER HIELLE

 

 

28/05/2021


Emmanuel Denis, Éducateur Spécialisé présente Referlib : un réseau de travailleurs sociaux indépendants

TSL a le plaisir de vous présenter Emmanuel Denis, Éducateur Spécialisé devenu travailleur social indépendant.

 

Nous vous proposons cet excellent article rédigé par cet éducateur passionné par son métier, qui s'articule avec une réflexion riche d'expérience, par la création de son activité indépendante, ou le développement du réseau est indispensable. 

 

Voici le site internet Referlib, composé d'un réseau de travailleurs sociaux indépendants qui proposent leurs services aux particuliers et aux institutions.

 

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Site internet de la plateforme réseau de travailleurs sociaux indépendants : https://referlib.com/

 

Article

 

 

Une activité indépendante au service d’un Réseau

 

 

Qu’est ce que Referlib ?

 

« Referlib ». Voici le nom du réseau aujourd’hui.

 

 

Il est l’aboutissement de plusieurs années de travail, de construction des partenariats avec toujours pour objectif prioritaire : « 0 sans solution ». C'est-à-dire, permettre aux personnes qui en ont besoin d’être soutenues, accompagnées et orientées dans de bonnes conditions. Donner le choix et apporter des solutions.

 

Referlib, du nom de la plateforme qui lui est aujourd’hui dédiée, est issue d’un réseau de travailleurs sociaux indépendants qui a commencé à naître en 2009. Cette plateforme permet aux particuliers ou institutions de trouver facilement un professionnel en rapport avec ses besoins, sans intermédiaire. De fait, les acteurs du réseau gagnent en visibilité et voient leur activité se renforcer et se développer.

 

Devant l’afflux de demandes venant de nombreux départements, de la part de professionnels comme de particuliers, nous avons pris la décision de créer cette plateforme accessible à tous. Plusieurs outils comme « l’espace co » (outil de communication interprofessionnel), la Téléconsultation sécurisée et l’agenda en ligne servent de support dans les pratiques des acteurs de terrain, à la recherche de réflexions collectives, de maintien du lien et d’optimisation du temps.

 

Qui suis-je ?

 

Je suis Emmanuel Denis, Éducateur Spécialisé devenu travailleur social indépendant.

 

J’étais en CDI à temps plein au sein d’un SESSAD pour enfant/adolescents souffrant de troubles du comportement lorsque j’ai pris la décision de développer le réseau.

 

Mes expériences

 

Pour faire court : MECS, CDEF, SAVS, Accueil de jour, ITEP, Foyer éducatif pour adultes déficients visuels et SESSAD TCC.

 

Une action individuelle au service du collectif

 

J’ai commencé à modéliser le réseau il y a plus de 10 ans mais ce dernier a vraiment pris forme début 2018, lorsque j’ai entamé le processus qui consistait à quitter mon emploi salarié et créer mon activité indépendante.

 

Progressivement, le réseau est devenu solide et s’est développé dans différents domaines : action sociale, éducation nationale, handicap enfant et adulte, psychiatrie…

 

L’idée était d’être en mesure de s’appuyer sur différents professionnels sur le territoire, pour répondre au mieux aux besoins identifiés. Devenir indépendant en restant dans une démarche collective.

 

Les principes 

 

Souplesse dans l’intervention, écoute active, réactivité, adaptabilité, pluridisciplinarité et travail en réseau.

 

En pratique

 

Chaque situation est différente bien sûr, mais le point commun de tous les bénéficiaires rencontrés, est leur détresse, la souffrance des personnes qui ne trouvent pas de solution à leurs difficultés.

Souvent, lorsque les familles, partenaires ou institutions me contactent, je suis, au début, seul à intervenir.

 

Je rencontre, j’écoute, j’analyse, je propose des objectifs à court et moyen termes et je suggère de m’associer à d’autres professionnels (psychologues, enseignants spécialisés, éducateurs techniques…) ou institutions.

 

Nous évaluons le projet régulièrement, dans un souci d’adaptabilité. Chacun se met en mouvement dans une logique systémique et s’adapte à son niveau, avec ses moyens.

 

Pas de chronicisation et une recherche d’efficacité.

 

Régulièrement, je propose d’inclure des professionnels, de mettre en lien avec une association, d’associer à un professionnel ou de passer le relais. Si la famille et le bénéficiaire jugent cela trop tôt, on adapte. Si le réseau est solide et l’environnement stable, alors je peux m’effacer. Jamais sans solution.

 

Logique de réseau

 

L’idée première est d’être en mesure d’apporter des solutions de proximité adaptées aux besoins repérés.

 

Cela revient à solliciter des professionnels indépendants, mais aussi des institutions, associations, organismes publics ou même parfois des entreprises.

 

La logique de réseau revient à penser et mettre en œuvre les sphères de compétences non en termes de segmentation mais de complémentarité.

 

Il s’agit d’une méthodologie commune de fabrication du lien entre différents acteurs dans un but commun.

 

Au principe de complémentarité qui se veut essentiel, vient s’ajouter la notion de maillage dans laquelle est entendue la couverture du territoire départemental, régionale et maintenant, nationale.

 

Les publics

 

0 sans solution est une logique qui s’applique autant aux enfants en échec scolaire qu’en situation de handicap, aux adolescents, jeunes adultes en voies d’insertion, confrontés ou non à une addiction, aux adultes en situation de handicap ou aux familles en difficultés passagères…

 

Les situations sont très variées, autant que les professionnels sollicités et les réponses apportées.

 

Les partenaires institutionnels

 

 

Aujourd’hui, nous travaillons avec les institutions publiques ; inspection académique, MDPH, services de psychiatrie…, mais aussi les associations gestionnaires d’IME, ITEP, MECS, SAVS, ESAT…

 

Nous nous associons avec les structures pour proposer des solutions sur-mesure aux bénéficiaires.

 

Exemple

 

Je suis contacté par une mère seule avec ses deux enfants (13 et 17 ans).

Les deux enfants sont déscolarisés. L’ainé, inscrit au lycée est confronté à plusieurs addictions. Le deuxième souffre de phobie scolaire.

 

Pour le premier, nous avons établi un lien avec la mission locale de secteur, organisé la démission du lycée en accord avec l’inspection académique, travaillé le projet et construit une nouvelle orientation en lien avec le CFA du sport pour une formation BPJEPS. L’accompagnement s’est arrêté au bout de deux mois alors que la conseillère de la mission locale prenait le relais.

 

Avec le deuxième adolescent, entretiens individuels, lien avec le collège (cpe, directeur), découverte situation de harcèlement, mise en route d’un SAPAD, partenariat avec une psychologue implantée sur la commune, soutien à la parentalité. L’accompagnement s’estompe mais le lien est maintenu aujourd’hui sur demande de l’adolescent et de sa mère.

 

Nous voyons bien ici la logique de réseau, le processus de mise en mouvement de différents acteurs dans l’intérêt des bénéficiaires.

 

Les qualités requises pour être TS indépendant

 

. Il est indispensable d’être à l’aise avec la logique d’entreprise.

Entreprendre, c’est prendre des risques. Mais attention, les risques sont pris par le professionnel et non les bénéficiaires.

 

. Sens de l’organisation. Autonomie.

 

. Polyvalence et technicité. Être polyvalent ne veut pas dire savoir tout faire. Toutefois, il est indispensable d’être en mesure de s’adapter aux différentes situations rencontrées. Il faut réunir les compétences nécessaires pour réaliser analyses et diagnostics justes afin de proposer les accompagnements appropriés, structurer le réseau adapté aux problématiques.

 

Lorsqu’on ne dispose pas de l’expertise requise, alors, nous proposons de passer le relais.

 

. Connaître le réseau et le territoire

 

. Penser la fin de l’accompagnement dès les premiers contacts. Nous sommes de passage. Nous mettons en lien. Garder un lien peut parfois générer une forme de dépendance contre productive.

 

. Connaître les aides, financements, ressources potentiels, ou se tourner vers ceux qui les connaissent. (AS). Si les séances sont prises en charges par les familles ou personnes accompagnées au début, nous parvenons souvent à débloquer quelques aides allégeant le coût financier.

 

. Pugnacité. Surmonter les obstacles pour développer son activité, développer les partenariats constructifs.

 

Les avantages

 

Autonomie, liberté, emploi du temps à la carte, travail de réseau et donc, pluridisciplinaire, le revenu…

Un travailleur social en libéral est par définition, totalement autonome. Il ne rend de compte qu’à la personne, la famille ou la structure qui l’emploie. Si cette dimension peut risquer de biaiser la relation éducative, il est à noter qu’elle favorise souvent la prise de décision rapide et l’efficacité.

 

Le travailleur social est libre de son temps et module ses suivis en fonction de son organisation personnelle, mais surtout des accompagnements. Personne ne peut lui imposer un horaire ou jour de travail. Selon la direction choisie et les spécialités, les week end et vacances scolaires peuvent être plus calmes.

 

Le travail de réseau est un très bon moyen d’enrichir sa pratique et de palier aux risques de « solitude » dans l’accompagnement. Vecteur de complémentarité, il sert également de garde fou et facilite la prise de distance, la réflexion collective et l’analyse des situations.

 

Pour ceux qui ont quelques doutes, à volume de travail égal, le revenu d’un indépendant est plus important que celui d’un salarié, même s’il ne constitue souvent pas la motivation principale.

 

Le libéral, une activité d’avenir

 

L’activité libérale pour les travailleurs sociaux est appelée à se développer.

Nous constatons de multiples évolutions dans différents domaines : La famille…..

 

A présent

 

Je ne peux rentrer davantage dans les détails qui serviraient pourtant à tous ceux qui souhaitent ou hésitent à s’installer, à se lancer. L’article deviendrait beaucoup trop long et rébarbatif.

 

Le réseau est un Outil puissant au service du professionnel et des bénéficiaires.

 

Mais il faut procéder avec méthode et ne pas se précipiter.

 

Nous pouvons vous aider comme vous pouvez nous aider à développer le réseau au service des personnes qui en ont besoin.

 

N’hésitez pas à nous contacter pour échanger et voir ensemble comment nous pouvons nous aider mutuellement.

 

Merci à tous les lecteurs et travailleurs sociaux, d’avoir pris le temps de lire cet article.

 

Emmanuel Denis, REFERLIB

 

Referlib.com

 

 

 

 

 

 


19/05/2021