Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

     Qu'est ce qu'un travailleur social ?

 

 

Définition du travail social adopté par le ministère des Solidarités et de la Santé le 23 février 2017

 

Le travail social est un ensemble de pratiques professionnelles qui s’inscrit dans un champ pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Il s’appuie sur des principes éthiques et déontologiques, sur des savoirs universitaires en sciences sociales et humaines, sur les savoirs pratiques et théoriques des professionnels du travail social et les savoirs issus de l’expérience des personnes concernées, dans un processus de co-construction.
Il se fonde sur la relation à l’autre, dans sa singularité et le respect de sa dignité. Il vise à permettre l’accès effectif de tous à l’ensemble des droits fondamentaux et à assurer la place de chacun dans la cité.
Le travail social s’inscrit historiquement dans les valeurs républicaines, le respect des droits de l’homme et du citoyen et la Constitution. Les principes de solidarité, de justice sociale, de laïcité, de responsabilité collective, et le respect des différences, des diversités, de l’altérité sont au coeur du travail social.
Dans un but d’émancipation, d’accès à l’autonomie, de protection et de participation citoyenne, le travail social contribue à promouvoir, par des approches individuelles et collectives, la transformation sociale, le développement social, la cohésion de la société. Il participe au développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes dans leur environnement.
En cohérence avec la définition internationale, et défini au niveau national, le travail social se décline sur les territoires dans le respect des principes généraux énoncés.

 

Adoption de la définition du travail social dans le code de l'Action Sociale et de la Famille  Décret n°2017-877 du 6 mai 2017

 

Travail social : se former à des métiers d'excellence

 

Actuellement, pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac), BTS-DUT (bac+2), DEFA (bac+3 + 4) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 




La famille des travailleurs sociaux regroupe plusieurs corps professionnels. La liste n'est pas exhaustive, elle comprend donc :

 

L'assistante de service social, l'éducatrice spécialisée, la conseillère en économie sociale et familiale, l'éducatrice de jeune enfant, l'éducateur technique spécialisé, les animateurs socioculturels (dont les titulaires d'un DEFA), l'éducatrice de la protection judiciaire et de la jeunesse, le conseiller d'insertion et de probation, la monitrice-éducatrice, la technicienne en intervention sociale et familiale, l'auxiliaire de vie, l'assistante maternelle, l'aide médico-psychologique, l'agent de développement social...

 

Le travail social est féminisé à 95% et compte plus de quatre millions de professionnels en activité. Toutes ces professions sont soumises à une obligation de discrétion et à la confidentialité des entretiens avec le public auprès duquel ils interviennent. Certains sont soumis au secret professionnel en fonction de leur mission. Une part importante est recrutée par les collectivités territoriales (conseils généraux, hôpitaux...), le secteur associatif, les organismes de sécurité sociale et les entreprises.

 

Depuis une vingtaine d'années, une minorité d'assistants sociaux, d'éducateurs spécialisés, d'animateurs..., après environ trois années de pratique professionnelle s'installent en cabinet libéral. L'activité libérale chez les travailleurs sociaux est un nouveau marché en voie de développement.

 

L'assistant de service social quant à lui, est soumis à l'obligation du secret professionnel de par la loi. Cette profession est réglementée et son titre protégé: nul ne peut exercer cette profession s'il n'est détenteur du diplôme d'état.

 

Pour devenir travailleur social, il faut effectuer une formation professionnelle qui conduit à un diplôme d'état de niveau V (CAP-BEP) et IV (bac).

 

D'autres formations du travail social exigent un haut degré de qualification et de compétence de niveau équivalent à minima au BTS-DUT (bac+2) au Master (bac+5) et Doctorat en travail social (bac+8).

 

La maîtrise de l'art du travail social nécessite des connaissances approfondies exigeant un niveau de formation équivalent à l'ingénierie de niveau (bac+5) Master, comme par exemple les professions suivantes :

 

DEASS (diplôme d'état assistant de service social), DEES (diplôme d'Etat éducateur spécialisé), DECESF (diplôme d'état de conseiller en économie social et familial), DEEJE (diplôme d'état d'éducateur de jeune enfant), DEFA (diplôme d'état relatif aux fonctions d'animation), DEETS (diplôme d'état d'éducateur technique spécialisé), DECIP (diplôme d'état de conseiller d'insertion et de probation), DEEPJJ (diplôme d'état d'éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse).

 

 L'exercice de ces professions s’articulent autour de :

    • l'ingénierie sociale (...)
    • la connaissance des institutions publiques et privées
    • la connaissance des politiques publiques, sociales et de la ville,
    • la mise en œuvre et l'application des politiques publiques...
    • les problématiques sociales (santé, emploi, finance, logement, précarité...)
    • les techniques d'entretien (individuel et collectif)
    • la connaissance des publics
    • éthique et déontologie
    • l'accompagnement social et éducatif
    • l’expertise et le conseil
    • la conception et le développement
    • l'expertise sociale
    • le travail en équipe pluridisciplinaire
    • le partenariat
    • le management
    • l’évaluation
    • la recherche
    • le droit du travail et de la protection sociale
    • la sociologie, psychologie, économie, gestion
    • (...)

La formation se déroule en alternance: cours théoriques avec des stages obligatoires. Elle comprend des enseignements théoriques dans plusieurs disciplines des sciences humaines, économiques, sociales et juridiques (droit, protection sociale, sociologie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sciences de l'éducation, science de l'animation, science de l'information, communication, psychosociologie, psychopédagogie, méthodologie, économie, démographie,  gestion, comptabilité, santé, techniques...)

 

Pour la réglementation des professions du travail social

 

La majorité des travailleurs sociaux (éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, technicienne en intervention sociale et familiale, moniteur-éducateur, aide-médico-psychologique, auxiliaire de vie sociale...), souhaitent voir évoluer leurs professions avec les mêmes droits et obligations que la profession d'assistant de service social et de psychologue par exemple (obligation du secret professionnel, titre protégé...).

 

La réglementation de tous les corps professionnels du travail social, finalisée par un code de déontologie obligatoire intégrant le secret professionnel promulgué par une loi, est primordiale et devient impératif.

 

Le projet d'une réglementation européenne des professions du travail social est à l'étude. En France, les responsables du secteur public et privé et les travailleurs sociaux doivent prendre part à ces travaux, car elle permettra une protection du métier par la qualification (obligation d'être titulaire du diplôme d'état) pour pouvoir exercer. Ce cadre réglementaire permettra de prévenir les déqualifications et les écarts professionnels de toute nature.

 

D'une part, c'est aussi une garantie pour l'usager et le travailleur social qui s'engage à mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs définis en accord avec la personne.

 

D'autre part, c'est reconnaître la qualité des enseignements dans le cadre de la formation et les compétences des praticiens de terrain.

 

Rendre obligatoire la réglementation des professions du travail social, c'est s'engager dans un processus de reconnaissance et de promotion de toutes ces professions.

 

Reconnaissance des diplômes et des statuts

Cependant, ces professions, qui pourtant concourent au processus de cohésion sociale et d'aide à la population et dont le niveau d'étude équivalent à une formation d'ingénieur, sont déqualifiés injustement au niveau bac+3, même si  l'accréditation de 180 crédits européens (bac+3 par un arrêté du 25 août 2011 avec le grade licence décret 2018) est une avancée significative, il n'en demeure pas moins, que le niveau des diplômes d'état en travail social (AS, ES, CESF, EJE, ETS) reste sous-évalué car leur niveau est équivalent à un Master universitaire.

 

En effet, ces professions ont été reconnues dans une sous catégorie A au rabais (petit A) dans la fonction publique le 1er février 2019, avec pour conséquence une rémunération  et un déroulement de carrière similaire à la catégorie B, alors que TSL et certaines organisations syndicales revendiquaient légitimement l'intégration de ces professions dans le cadre d'emploi des Attachés de catégorie A de la fonction publique.

En ce qui concerne la catégorie Cadre dans le secteur privé la reconnaissance se fait attendre, ce qui entraîne une discrimination dans les carrières professionnelles. Les travailleurs sociaux sont lésés et leurs droits ne sont pas respectés.

 

C’est pourquoi, les travailleurs sociaux libres,

revendiquent la reconnaissance et l'intégration de ces métiers (AS, ES, CESF, EJE, ETS) dans une vraie catégorie A pour les travailleurs sociaux de la fonction publique ainsi que le statut Cadre pour les travailleurs sociaux du secteur privé (associations, entreprises), et  cadre de niveau 6 pour les travailleurs sociaux des organismes de sécurité sociale,

l'inscription des diplômes d'Etat au niveau I (bac+5) au RNCP français (répertoire nationale des certifications professionnelles) ainsi que le grade Master pour les professions suivantes:

  • assistant de service social
  • défasien (DEFA)
  • conseiller d'insertion et de probation
  • conseiller en économie social et familiale
  • éducateur de jeune enfant
  • éducateur de la protection judiciaire et de la jeunesse
  • éducateur spécialisé
  • éducateur technique spécialisé

Nous revendiquons aussi la revalorisation statutaire de toutes les professions du travail social et de l'animation et de leurs diplômes à partir du niveau CAP-BEP.

 

En effet, les formations du travail social (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé, éducateur de jeunes enfants, conseiller en économie social et familial, défasien) comptabilisent en moyenne un volume horaire de 3500 h concentrées sur trois années de formation intensives (non comprise la charge de travail). Ils n'obtiennent qu'une modeste reconnaissance du grade licence (bac+3), alors qu'ils devraient être reconnus au niveau Master.

 

Face à cette injustice, cette discrimination et ce mépris que continuent de subir les travailleurs sociaux sur la non reconnaissance du niveau réel de leurs diplômes, les travailleurs sociaux libres décident la poursuite du combat et revendiquent la reconnaissance de leurs diplômes au grade Master qui correspond au niveau réel de ces diplômes d'état.

 

Pourquoi ? Parce qu’ils effectuent trois années d’études pots-bac très denses concentrées sur trois années d’études. Le nombre d'heures est évaluées à 3500 h de formation (charge de travail non comprise) qui équivalent un Master dans les sciences humaines et sociale, mais n'est reconnue qu'au grade de la licence. En additionnant la charge de travail, le volume horaire global est de 5040 heures de formation équivalent à un Master universitaire.

 

Comme par exemple : la formation d'assistant de service social qui comptabilise 1860 h d'enseignements théoriques et 1680 h de stages soit un total de 3540 h. La charge de travail est évaluée à 1500h + 3540 h (enseignement+stages), soit un total de 5040 h pour la profession d'assistant de service social. Les autres formations du travail social sont calculées sur le même modèle.

 

Les formations du travail social comptabilisent plus d'heures de formation que certaines professions para-médicales et médicales (orthophonistes, masseurs kinésithérapeutes...) mais aussi des Masters en sciences humaines et sociales que délivrent les universités.

 

C'est le Grade MASTER que nous voulons ! Les masseurs kinésithérapeutes et les orthophonistes avec leurs trois ans d'études pots-bac pour l'un et quatre ans pour l'autre, l'ont obtenu en juillet 2012, cliquer içi et içi, alors pourquoi pas nous travailleurs sociaux ? Grâce à la valorisation de leurs diplômes, désormais la formation d'orthophoniste sera organisée sur cinq ans pour l'obtention du Grade MASTER (bac+5), tandis que la profession de masseur kinésithérapeute obtient de droit le Grade Licence (180 crédits). Il lui est accrédité en plus 60 ECTS supplémentaires, soit 300 crédits niveau (bac+5) avec le Grade Master. Pourtant, leurs diplômes d'état comportent moins d'heures de formation que ceux des travailleurs sociaux. Quelle ironie !

 

Nous vous conseillons vivement de prendre connaissance du travail remarquable d'étude et d'expertise approfondi du SNUAS-FP (syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique), sur le statut professionnel et le niveau des diplômes du travail social (DEASS, DEES, CESF, EJE...).

Ce syndicat composé d'universitaires (Docteurs) et d'experts en travail social, affirme sans aucune ambiguïté, tout en faisant la démonstration avec des exemples concrets et irréfutables, que nos diplômes en travail social sont tous équivalents aux diplômes universitaires de niveau (bac+5) Master, parce qu'ils sont tous construits sur le même modèle pour le calcul des ECTS.

Pour prendre connaissance du travail d'étude et d'expertise de ce syndicat, cliquez içi

 

Ces diplômes font l’objet d’une sous-évaluation de leur réel niveau qui équivalent un Master et d'une dé-classification statutaire et salariale, alors que leurs formations ont été rénovées pour répondre aux exigences européennes, dans le cadre du système L-M-D (Licence-Master-Doctorat) établit en France et conforme à l'Europe, dont la France est signataire, mais qu'elle ne respecte pas pour les diplômes d'état en travail social français cité ci-dessus.

 

En effet , le processus de Bologne du 19 juin 1999, initie la réforme des diplômes au niveau européen et introduit un système de grade académique facilement reconnaissable et comparable : les ECTS (système de transfert de crédits européens)

 

Les ECTS servent à quantifier le volume et la charge de travail nécessaire pour réussir une année d’étude complète c’est à dire : les cours magistraux, les travaux pratiques, les séminaires, les stages, les recherches, le travail personnel et les examens ou autres modes d’évaluation éventuelles.

 

Le grade Licence est validé par l’obtention de 180 crédits (ECTS) auquel il faut rajouter 60 ECTS pour le Master1 et 60 ECTS supplémentaires pour le Master2.

 

Avec la réforme des diplômes du travail social français (DEASS, DEES...), la concentration du nombre d'heures de cours théoriques, de stages pratiques, d’heures de travaux personnels..., est équivalent au master 300 ECTS niveau Master (1 crédits est égal à 25 heures de travail). Cela positionne ces diplômes du travail social à Master et au niveau 7 du cadre européen de certification (CEC) selon les descripteurs de Dublin.

 

Diplôme Master : Organiser les formations en travail social sur cinq années d'études pour les (AS, CESF, ES, EJE, ETS), au lieu de trois actuellement.

Afin de préparer l'avenir de nos professions en travail social et construire nos métiers de demain, il est primordiale que les travailleurs sociaux soient hautement qualifiés. Nos compétences et notre haut niveau d'expertise doit être reconnues. Face aux nouveaux enjeux sociétales et politiques, il est impératif de prioriser le développement et la qualité des services de protection sociale et de santé. Les travailleurs sociaux ont toujours su s'adapter pour apporter les réponses aux besoins et aux problématiques de la population. Afin de protéger et favoriser la qualité des métiers du travail social, nous demandons que les formations préparant au métier d'assistant de service social, d'éducateur spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, soient organisées sur cinq années d'études, au lieu de trois actuellement.

 

Le travailleur social est un professionnel de l'aide et de l'accompagnement social.

 

 "Le travailleur social est un professionnel qui œuvre dans le domaine de l'action sociale au sens large. Il intervient dans le cadre de la prévention, l'insertion et l'accompagnement des adultes. Il se retrouve sur la première ligne pour comprendre, aider et répondre aux besoins de ses publics. Il se retrouve à la première place pour gérer, comprendre, interpréter et résoudre les besoins de la population. Il favorise le développement des potentialités et veille au respect de la dignité des personnes.

En effet, il doit généralement répondre à une mission qui lui est conférée dans le cadre des fonctions d'une institution, souvent dans le but de faciliter l'insertion d'individus.

Le travailleur social intervient auprès des personnes, des familles, des groupes, et des collectivités. Par ses conseils ou par les projets qu'il met en place, il cherche à prévenir les inégalités d'accès aux biens et aux services, à faciliter l’adaptation d’individus à leur environnement et à solutionner ou réduire certaines difficultés d’ordre social. Il aide à clarifier les besoins des personnes, à cerner la source de leurs problèmes, à trouver et à mettre en œuvre les solutions qui leurs conviennent, à revendiquer leurs droits, à effectuer des changements sociaux et à influencer les politiques sociales.

Sa pratique se base sur des principes d’autodétermination, de réduction des inégalités sociales, d’amélioration de la qualité de vie et de défense des droits. Ceci pour tendre vers une société ou chacun aurait pleinement sa place en rendant les individus acteurs de leur propre développement personnel"

Bien sur, ces missions ne peuvent se réaliser sans la participation ACTIVE de la personne bénéficiant de cet accompagnement. Le travailleur social n'est pas là pour faire les choses à la place de la personne, mais seulement pour la soutenir et la conseiller.  

 

Ainsi bon nombre de personnes au cours de leur vie, passent, la plupart du temps, entre les mains de travailleurs sociaux sans s'en rendre compte :

 

- la TISF (technicienne en intervention sociale et familiale) et l'AVS (auxiliaire de vie) vous apportent leur soutien à domicile lorsque vous venez d'accoucher ou que vous êtes malade et avec des enfants en bas âge. Vous retrouvez aussi ces professionnelles dont les AMP (aide médico-psychologique) qui apportent leur aide aux personnes âgées en maison de retraite ainsi que d'autres professionnels comme l'assistante maternelle...

 

- l'éducateur de jeunes enfants (EJE) veille à l'épanouissement et à la sécurité de vos enfants que vous lui confiez à la crèche ou la halte garderie. Par différentes activités, elle cherche à stimuler les capacités intellectuelles, psychomotrices, émotives, sociales, morales et langagières de l'enfant, pour le préparer à la vie en société. Grâce à un accompagnement personnalisé de l'enfant, elle lui permet de devenir autonome et participe à sa socialisation. Elle aura également un rôle à jouer auprès des parents pour qu'ils prennent confiance dans leurs compétences parentales. Elle est secondée dans sa fonction par des professionnels qualifiés titulaire du CAP "Petite enfance», compétent pour l'accueil et la garde de jeunes enfants. Par ses différentes activités auprès de l'enfant, il contribue à son éducation. Il assure, en outre, l'entretien et l'hygiène de ses différents espaces de vie.

Depuis environ une dizaine d'année, le champ d'intervention des EJE c'est étendu avec un accroissement de responsabilité dans d'autres domaines de l'action sociale. Désormais, l'EJE travaille dans tous les établissements qui accueillent des enfants âgés de moins de 7 ans donc MECS, foyer, SESSAD, RAM, LAPE, IEM, IME, IES, ludothèque etc, parfois avec des missions identiques avec les éducateurs spécialisés et les assistantes sociales...

 

- l'assistante de service social : son action passe par l’information et le conseil. Elle intervient auprès des administrations ou organismes pour faire valoir ou rétablir vos droits. Elle s'assure de votre bien-être et au respect de vos droits dans votre (entreprise, administration...) lorsque vous êtes en maladie ou en accident du travail et quand vous vous retrouvez au chômage et à la retraite. Cette spécialiste de l'accompagnement social est compétente pour intervenir et vous accompagner dans tous les domaines de la vie (sociale, familiale...). Experte, elle vous conseille et vous oriente vers d'autres professionnels et institutions pour vous accompagner dans vos démarches administratives ou pour toutes autres demandes. L'assistante sociale peut aussi intervenir dans les cas de factures et de loyers impayés afin d’obtenir des délais de paiement et un échéancier de remboursements...

 

- l'animateur socioculturel regroupe plusieurs catégories de professionnels diplômés ainsi que des animateurs non professionnels. Il réalise en fonction de sa mission des activités récréatives, d'animation et d'éducation pour vos enfants et adolescents en centre social, centre d'animation, MJC, centre de loisirs, centre aéré et de vacances..., pendant que vous êtes au travail et pendant vos vacances comme par exemple les animateurs titulaire du BAFA (diplôme non professionnel), cliquez içi.

 

- L'animateur professionnel quant à lui, est le spécialiste de la relation sociale et du développement de projets, il contribue à la socialisation des personnes et des groupes. Créateur de lien social, il favorise la solidarité intergénérationnelle dans la cité et contribue ainsi à prévenir les risques d’exclusion sociale des personnes âgés, des jeunes, des étrangers, des familles monoparentales. Il accompagne les groupes sociaux et les individus dans leur développement personnel ou dans le développement social. Il participe à l'amélioration de l'environnement local, met sur pied des évènements culturels, propose des activités de loisirs ou d'éducation et contribue à mener à bien des projets collectifs (insertion, lutte contre la ségrégation, actions en rapport avec la sociabilité). L'animateur par le support de l'activité permet donc le développement des relations sociales de ceux qui y participent et l'augmentation de leur autonomie. Il participe à l'accompagnement et à l'insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés.

 

- La conseillère en économie sociale et familiale une spécialiste du quotidien. Elle a pour objectif d’aider les adultes à résoudre leurs problèmes de vie quotidienne. Toute son activité vise à soutenir des personnes ou des familles qui ne parviennent plus à se débrouiller seules. Elle leur apprend à gérer leur budget, à l’équilibrer et à prévoir les dépenses. Elle peut intervenir auprès de commissions de surendettement. En matière d’habitat, elle peut obtenir l’attribution d’un logement social ou le maintien de personnes dans leur logement. Elle intervient auprès des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI) afin de briser leur isolement et d’améliorer leurs conditions de vie. Les compétences de la CESF s'étendent aussi dans d'autres domaines (l'alimentation, la santé, l'insertion sociale et professionnelle). Elle peut intervenir auprès des personnes ou des groupes.

 

- Les éducateurs encadrent les "jeunes en mal être" en accomplissant un travail de prévention, afin que les habitants des cités (dans lesquels nous vivons tous pour la plupart), soient rassurés. Ils interviennent aussi auprès de public présentant des handicaps en leur apportant au quotidien un accompagnement éducatif spécifique. C'est pour cela, qu'on les dit "spécialisés" (moniteur-éducateur, éducateur spécialisé, de la protection judiciaire et de la jeunesse,  éducateur technique spécialisé...). On retrouve aussi dans la famille des éducateurs, les assistants familiaux qui réalisent au quotidien un travail difficile mais combien important en faveur d'enfants ou de jeunes qui leur sont confiés dans le cadre d'un placement.

 

Peut-être avez vous chez-vous, ou en institution spécialisée, médicalisée ou bien dans votre entourage une personne (adulte, jeune, enfant) porteuse de handicap (surdité, cécité, handicap mental, infirmité, maladie dégénérative...) qui peut avoir une vie décente grâce à l'intervention d'éducateurs et d'une kyrielle de travailleurs sociaux qui œuvrent pour que leur vie soit la plus décente et la plus autonome possible.

 

Pour contribuer à la promotion du travail social et de ses métiers, nous vous invitons à signer la pétition en ligne, cliquez içi

 

Patrick Guichard

 


19/09/2011


Une assistante sociale d'une Maison départementale de la solidarité violemment agressée

 

Une assistante sociale de la Maison départementale de la solidarité des Chartreux, dans le 4e arrondissement de Marseille, a été sérieusement blessée ce jeudi matin par le bris d'un vitrage en plexiglas. L'auteur a réussi à prendre la fuite. Une plainte a été déposée.

 

TSL apporte son soutien à cette assistante sociale agressée violement dans l'exercice de ses fonctions

 

Police illustration

 

Article publié France Bleu le Jeudi 24 février 2022

 

Une assistante sociale d'une Maison départementale de la solidarité violemment agressée à Marseille

 

La présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, fait part de son émotion après l'agression ce jeudi matin d’un agent à la Maison départementale de la solidarité des Chartreux, dans le 4e arrondissements de Marseille. Vers11 heures, un homme a violemment pris à partie les agents présents pour assurer l’accueil des usagers. Une assistance sociale a été sérieusement blessée à la tête par le bris d’un vitrage en plexiglas. L'auteur de ces violences a réussi a prendre la fuite.

Pour Annie Riccio, la directrice générale adjointe de la solidarité au conseil départemental des Bouches-du-Rhône explique : "cette personne en grande détresse est venue pour demander une aide, sans rendez-vous. Il était inconnu des agents. Il a fait volé en éclats la protection en plexiglas mise en place depuis le Covid. Tout a été très vite. L'assistante sociale a eu très peur". Pour Annie Riccio, "l'augmentation des incivilités et de l'agressivité verbale est une réalité. Heureusement de tels actes de violences sont beaucoup plus rares". 

"Je condamne fermement ces violences graves et inacceptables." - Marine Vassal présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Après cette agression, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône précise qu'une plainte a été immédiatement déposée contre l’auteur de cette grave agression qui a réussi à prendre la fuite. "Je veux assurer l’ensemble des personnels de tout mon soutien et je condamne très fermement ces violences graves et inacceptables. C’est d’autant plus inexcusable que les agents présents dans les MDS sont à l’écoute en permanence des concitoyens en difficulté et leur apportent des solutions pour les aider et les accompagner, quelle que soient leurs situations" ajoute Martine Vassal.

De nombreuses missions pour ces maisons départementales 

Dans les Bouches-du-Rhône, il y a 27 Maisons départementales de la solidarité dont l'objectif est d'être au plus près des habitants du département. Ces maisons remplissent de nombreuses missions : accueil du public, accès aux droits, protection de l'enfance, lutte contre la précarité avec notamment la prise en charge des violences conjugales, la protection des personnes vulnérables, PMI. Quelque 1.200 agents sociaux et administratifs et 300 agents médicaux travaillent au sein de ces maisons de la solidarité pour tout le département.

Cinquante-et-un agents dont 24 travailleurs sociaux travaillent dans cette Maison de la solidarité des Chartreux à Marseille 

 

Emilie Briffod France Bleu Provence

 

Source :https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-assistante-sociale-d-une-maison-departementale-de-la-solidarite-a-marseille-violemment-agressee-1645726414

 


26/04/2022


CAFDES-CAFERUIS-DEIS : Une réforme pour favoriser l’attractivité

L'UNAFORIS favorable pour une refondation des diplômes de management DEIS-CAFERUIS-CAFDES

 

Marcel Jaeger, président de l’Unaforis (Union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale)

 

Article ASH Publié le : 

 

 

En cours de finalisation, une réforme du Cafdes (certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale) et du Caferuis (certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de responsable d’unité d’intervention sociale) devrait, espère Marcel Jaeger, président de l’Unaforis (Union nationale des acteurs de formation et de recherche en intervention sociale) entrer en vigueur à la rentrée prochaine.

 

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« Pour favoriser la lisibilité des parcours, nous prônons non pas de remettre en cause les trois diplômes principaux du secteur – Caferuis, Cafdes et Deis [diplôme d’Etat d’ingénierie sociale] –, mais de mieux les articuler, selon un principe calqué sur celui du dispositif LMD [licence, master, doctorat]. »

 

Le Caferuis, actuellement au niveau bac + 4, pourrait être « rehaussé » au niveau bac + 5,

 

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le Cafdes au niveau bac + 6.

 

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« Nous souhaitons notamment un lien plus étroit avec les universités, en tenant compte de la diversité des territoires, chaque centre agréé Cafdes ou Caferuis pouvant renforcer ses partenariats avec les universités et les grandes écoles localement, préconise-t-il. 

 

80 % des formations du travail social ont déjà des liens avec l’université, on ne part pas de rien. » Dans un contexte tendu sur le front du recrutement, «ces évolutions permettraient de contrer le manque d’attractivité de ces métiers ».

 

Auteur

DOMINIQUE PEREZ

 

Source : https://www.ash.tm.fr/hebdo/3255/formation/une-profonde-evolution-des-formations-694525.php

 

 


23/04/2022


Campagne présidentielle Macron : "Il a osé."

TSL : Quand ASH se lache contre Macron. 

 

ASH - citation de Saramago intitulé La lucidité « Les élections sont devenues la représentation d’une comédie absurde, honteuse, où la participation du citoyen est très faible, et dans laquelle les gouvernements représentent les commissaires politiques du pouvoir économique. » Allons, allons…

 

Un vrai régal cet article sur la politique de casse sociale menée par Emmanuel Macron depuis cinq ans et probablement cinq années de plus s'il est réélu le 24 avril.

 

Par ailleurs, rien n'est prévu dans le programme de Macron sur la revalorisation des métiers, des salaires et des conditions de travail concernant les travailleurs sociaux, animateurs compris. Il y a bien eu quelques effets d'annonce au mois de janvier et février, mais c'était du vent du baratin en vue de l'élection présidentielle. 

 

Nous avons donc le plaisir de vous soumettre cet article "insolite" qui permettra à chacun d'entre nous qui hésite encore a confirmer ou pas leur choix... 

 

ASH - Éditorial Publié le : 

 

Campagne présidentielle : "Il a osé."

 

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Crédit photo Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

 

Publiée la veille d’un week-end de premier tour d’élection présidentielle, cette édition des ASH sera sans doute lue dans les jours qui suivent son résultat. Mais, pour l’heure, trois prétendants de l’extrême se hissent dans les sondages, face à un Président-candidat loin de faire l’unanimité. Emmanuel Macron reste aussi très loin des préoccupations des travailleurs sociaux, voire des sujets sociaux tout court, bien qu’il ait tout tenté pour ratisser des bulletins de vote à gauche durant les deux dernières semaines de sa campagne.

 

Quand Macron profite des petits vieux

 

Et même plus loin encore, jusqu'à la toute gauche de gauche, lors de son meeting à Paris–La Défense Arena. Revenant sur l’affaire Orpea et les personnes âgées, il s’est fendu d’une saillie oratoire hilarante : « Nos vies, leurs vies valent plus que tous les profits ! »

 

Sans rire, il a osé. C’était en 2002, et c’était le slogan d’Olivier Besancenot, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste : « Nos vies valent mieux que leurs profits. » Il a osé. À la Audiard. Pour ne pas malmener la fonction présidentielle, nous ne citerons pas Michel Audiard, monument du cinéma français : « Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. »

 

Audiard façon Thomas d'Aquin

 

En 2002, Emmanuel Macron essuyait ses fonds de culottes sur les bancs de l’ENA. Citons donc plutôt Thomas d’Aquin, qui au XIIIe siècle écrivait : « Tous les imbéciles, et ceux qui ne se servent pas de leur discernement, ont toutes les audaces. »

 

Le postier rouge, bon enfant, a réagi sur Twitter : « Du coup, pour le slogan, on fait comment ? On envoie un RIB au cabinet de conseil McKinsey ? » McKinsey, c’est le chewing-gum qui colle aux semelles du Président. Le statut fiscal de ce cabinet, auquel le gouvernement a eu recours pour pas moins de 894 millions d’euros de factures en 2021, semble poser problème. Au point qu’une enquête a été ouverte ce 6 avril par le parquet national financier pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale ». À trois jours du premier tour, ça fait désordre.

 

Une élection imaginaire

 

Que se passa-t-il d’autre en 2002 ? À force de « tous pourris », pour la première fois en France, le Front national accédait au second tour. Stupeur et tremblements. C’était à l’époque Jean-Marie Le Pen. Et, pour 2022, le Président-candidat risque fort de se retrouver face à sa fille.

 

Citons encore quelques lignes. Celles d’un ouvrage de Saramago intitulé La lucidité : l’histoire d’un lendemain d’élection présidentielle à l’issue de laquelle l’abstention ressort majoritaire. « Les élections sont devenues la représentation d’une comédie absurde, honteuse, où la participation du citoyen est très faible, et dans laquelle les gouvernements représentent les commissaires politiques du pouvoir économique. » Allons, allons…

 

Auteur : LOU DANTIN

 

Source : https://www.ash.tm.fr/hebdo/3254/editorial/il-a-ose-694123.php

 


13/04/2022


Présidentielle 2022 : Comment éliminer l'extrême droite dés le 1er tour c'est en votant Mélenchon

Il est impensable de laisser l'extrème droite diriger la France tout comme la réélection du pharaon Macron au service des ultra riches et des milliardaires. J'assume donc mes responsabilités en votant dés le premier tour de cette Présidentielle pour Jean Luc Mélenchon. Je suis convaincu de la qualification possible de JLM au second tour, ce qui augmenterait considérablement les chances de Jean Luc Mélenchon de remporter cette élection.

Aussi, j'appelle tous les TSLnautes, les travailleurs sociaux, les militants de gauche et le public quelque soit leur appartenance politique encore indécis mais également les abstentionnistes, à faire le choix du vote efficace, en glissant un bulletin de vote en faveur de Mélenchon le 10 avril et le 24 avril 2022. 

 

Un autre monde est possible avec votre soutien, merci à tous.

 

Patrick Guichard

 

Le programme de

 

 

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Voici le programme politique de la France Insoumise que Jean Luc Mélenchon souhaite mettre en oeuvre si il est élu président de la république française, la liste est non exhaustive. 

 

Créer une commission de contrôle salarié sur l'égalité entre les femmes et les hommes

Le député souhaite « punir sévèrement le non-respect de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes ». Il propose notamment de « créer dans l’entreprise une commission de contrôle salarié sur l’égalité entre les femmes et les hommes » et d'organiser une conférence sociale pour revaloriser « les métiers occupés majoritairement par des femmes dans les secteurs du soin, du lien et du contact ». Il propose une prime de 10 % pour les femmes dans les entreprises non respectueuses de la loi sur l’égalité.

 

Rétablir la retraite à 60 ans

Il souhaite fixer la durée de cotisation pour une retraite complète à quarante ans et ainsi rétablir la retraite à 60 ans.
 

Garantir une retraite au niveau du smic, revalorisé à 1 400 euros nets

Jean-Luc Mélenchon souhaite indexer le niveau des retraites sur les salaires, et le porter au minimum « au niveau du smic » qui serait revalorisé à 1 400 euros net. Le député propose aussi que le minimum vieillesse soit porté « au niveau du seuil de pauvreté, soit 1 063 euros ».

 

- Abroger les lois sur le passe vaccinal

Jugeant la loi mettant en place le passe vaccinal « liberticide et inefficace », M. Mélenchon souhaite son abrogation. Il compte « réintégrer les soignants exclus pour cause de non-vaccination » ainsi que lever les « brevets sur les vaccins contre le Covid-19 et [interdire] tout dépôt de brevet sur tout médicament utile à une réponse sanitaire urgente. »

 

Augmenter de 15 % les salaires immédiatement

M. Mélenchon veut augmenter de 15 % le salaire des enseignants de l'éducation nationale à son arrivée, puis à nouveau de 15 % durant le quinquennat. Il souhaite aussi rattraper le gel du point d’indice depuis 2010 et revaloriser les grilles salariales en engageant une négociation avec les organisations syndicales.

 

Augmenter l'ensemble des salaires en mettant en place des commissions salariales dans les entreprises

M. Mélenchon défend « l’idée d’une négociation salariale par branche et le rétablissement du principe de faveur : pas d’accord dans l’entreprise inférieur à l’accord de branche, pas d’accord de branche inférieur à la loi ».

 

Instaurer une allocation d'autonomie de 1 063 euros pour les étudiants et lycéens professionnels

Le candidat « insoumis » veut mettre en place une allocation mensuelle d’autonomie de 1 063 euros pour tous les jeunes entre 18 et 25 ans « qui sont en fac et autonomes de leurs parents » ou en lycée professionnel.

 

Supprimer Parcoursup

Jean-Luc Mélenchon veut revenir sur la réforme Parcoursup et supprimer ce système de sélection entre bacheliers pour les études supérieures. Il compte également instaurer le droit à la poursuite d’études, en supprimant la sélection pour aller en master et mettre en place la gratuité de l’enseignement supérieur, de la licence au doctorat.

 

Instaurer un référendum d'initiative citoyenne et un référendum révocatoire

Afin que les citoyens ne soient pas « tenus à l'écart de la vie publique », le candidat veut instaurer un référendum d'initiative citoyenne (RIC) et un référendum révocatoire. Les citoyens qui réunissent suffisamment de signatures pourraient ainsi révoquer des élus, convoquer une Constituante, proposer ou abroger une loi.

 

Rendre inéligible à vie les personnes condamnées pour corruption

M. Mélenchon compte rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption. Il propose aussi de durcir les règles contre les conflits d’intérêts et d'interdire le « pantouflage » (passage de hauts fonctionnaires dans le secteur privé).

 

Décréter une année blanche pour les profits du CAC 40

Le candidat souhaite imposer une année blanche pour les profits des grandes entreprises françaises de manière à ce que « tout ce qui excède la progression moyenne du CAC 40 [soit] réquisitionné ».

 

Titulariser les 800 000 contractuels de la fonction publique

Jean-Luc Mélenchon propose de titulariser les 800 000 contractuels de la fonction publique. Il compte en plus « créer 1 million d'emplois dans les services publics », notamment dans la dépendance (243 000 recrutements dans les Ehpad), dans l’éducation nationale, avec 60 000 recrutements immédiats et 190 000 à terme, dans l’hôpital public avec 100 000 soignants ou encore dans la justice avec 65 000 postes.

 

Constitutionnaliser la « règle verte »

M. Mélenchon veut constitutionnaliser la « règle verte »« selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer », pour l'inscrire au sommet de la hiérarchie des normes.

 

Bloquer les prix des produits de première nécessité, du gaz et de l'électricité

Autre mesure de sa « loi d'urgence sociale », le blocage des prix des produits de première nécessité, dont ceux du gaz, de l’électricité et de cinq fruits et légumes. Il compte aussi « garantir la gratuité des premières quantités d’eau et d’énergie, et instaurer une tarification en fonction des usages ».

 

Généraliser une sixième semaine de congés payés pout tous les salariés

Jean-Luc Mélenchon veut généraliser une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés. Le candidat veut aussi « remettre en cause les autorisations de travail le dimanche ».

 

Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle

Jean-Luc Mélenchon propose de reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle. Il compte également « lancer un grand plan pour la santé mentale, qui renforcera les centres médico-psychologiques, rouvrira des lits de psychiatrie publics, permettra le suivi psychologique ambulatoire par le conventionnement des professionnels et augmentera le nombre de places en faculté de médecine dans la filière psy ».

 

Instaurer le « 100 % Sécu » et supprimer la tarification à l'acte

Le candidat insoumis propose d'instaurer le « 100 % Sécu » en remboursant à 100 % les soins de santé prescrits et en intégrant les mutuelles dans la Sécurité sociale. Il propose de supprimer la tarification à l'acte.

 

Abroger la réforme Macron

Le candidat refuse la réforme Macron de l'assurance-chômage et souhaite indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail.

 

Fixer un quota de 5 % à 10 % de contrats précaires en entreprise

Jean-Luc Mélenchon veut instaurer un quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME) et 5 % pour les grandes entreprises. Dans son programme, il propose également d’accorder « un statut de salarié aux travailleurs des plates-formes numériques et à tous les travailleurs faussement considérés comme indépendants ».

 

Garantir un revenu minimum mensuel au seuil de la pauvreté

Le candidat entend créer « une garantie d’autonomie » permettant que le revenu mensuel de chaque personne atteigne le seuil de pauvreté (1 063 euros). Il vise aussi l'objectif « zéro sans-abri » avec le doublement des places d'accueil.

 

Créer 10 000 places en Ehpad publics par an

Jean-Luc Mélenchon souhaite construire un service public de la dépendance, créer 10 000 places supplémentaires en Ehpad public par an durant tout le quinquennat et s'assurer que la gestion soit réalisée dans un but non lucratif. Il s'agit aussi de revaloriser les métiers et revenus de l'ensemble des professionels du grand âge à domicile.

 

Déconjugaliser et revaloriser l'AAH

Jean-Luc Mélenchon entend revaloriser l’allocation adulte handicapé (AAH) et assurer son versement indépendamment des revenus du conjoint.

 

Encadrer les loyers et interdire les expulsions

Le candidat veut mettre en place une garantie universelle des loyers « créant un filet de sécurité contre les impayés de loyers, pour les locataires comme pour les propriétaires ». Il souhaite aussi encadrer les loyers partout sur le territoire et à la baisse dans les grandes villes, et interdire les expulsions locatives sans relogement public.

 

Construire 200 000 logements écologiques par an et passer à 30 % le quota de logement sociaux

Jean-Luc Mélenchon propose de construire 200 000 logements publics aux normes écologiques par an pendant cinq ans. Il souhaite rétablir les aides publiques pour les HLM et éviter les hausses de loyer à la relocation en logement social. Enfin, il prévoit de réhausser le quota de logements sociaux dans les villes à 30 %.

 

Instaurer une allocation d'autonomie de 1 063 euros pour les jeunes et un emploi spécifique jeune

Le candidat « insoumis » veut mettre en place une allocation mensuelle d’autonomie de 1 063 euros pour tous les jeunes détachés du foyer fiscal parental. Pour éliminer le chômage des jeunes, il compte instaurer un « emploi spécifique jeune d’une durée de cinq ans, dans le secteur non marchand et public ».

 

Déployer un milliard d'euros supplémentaires dans la lutte contre les violences faites aux femmes

M. Mélenchon veut porter une loi contre le sexisme et les violences faites aux femmes et y consacrer un milliard d’euros supplémentaires, « notamment en matière de formation et de places d’hébergement ».

 

Abroger la loi dite « contre le séparatisme »

Le candidat veut abroger la loi « contre le séparatisme » adoptée lors du quinquennat Macron.

 

Amnistier les militants associatifs condamnés

M. Mélenchon veut faire voter une loi d'amnistie pour les syndicalistes, « gilets jaunes » et militants associatifs ou écologistes qui ont été condamnés « pour leur participation à la vie publique ».

 

Introduire 100 % de bio dans les cantines scolaires

Jean-Luc Mélenchon propose de créer un « ministère de la production alimentaire » pour inciter et développer les bons usages alimentaires. Il compte également interdire « les additifs les plus controversés ». Enfin, les cantines scolaires serviront 100 % de produits bio et locaux, avec une option végétarienne quotidienne.

 

Mettre fin au quotient conjugal

Jean-Luc Mélenchon veut mettre fin au quotient conjugal (qui lisse les disparités dans les déclarations de revenus des couples), en le remplacant par un crédit d'impôt par enfant que pourraient toucher toutes les familles. Le député propose aussi d’allonger la durée des congés parentaux, et de les rendre identiques pour les deux parents.

 

Revaloriser les métiers et les revenus

Jean-Luc Mélenchon souhaite « revaloriser les métiers et les revenus » des professionnels du soin et du médico-social (médecins, infirmiers, aides-soignants et personnel administratif)

 

Rétablir la police de proximité et supprimer la BAC

Le candidat « insoumis » souhaite démanteler les brigades anticriminalité (BAC) et les brigades de répression des actions violentes motorisées (BRAV-M) et rétablir la police de proximité. Il veut aussi mettre en place un récépissé de contrôle d'identité par les forces de l’ordre « pour lutter contre le contrôle au faciès » et remplacer l’IGPN par une autorité indépendante. Par ailleurs, il souhaite interdire les tasers, les grenades de désencerclement, les Flash-Ball et les LBD 40, ainsi que la technique de la « nasse ».

 

Augmenter considérablement les effectifs de police

S'il est élu, le candidat de La France insoumise a l'ambition de « doubler les effectifs de la police scientifique, renforcer les moyens de la police judiciaire, doubler les effectifs spécialement affectés à la lutte contre la délinquance financière et économique, renforcer les moyens consacrés à la lutte contre la pédopornographie et à la formation des professionnels au contact des enfants victimes et renforcer les effectifs de police et des douanes affectés à l’investigation et la remontée des filières ».

 

Instaurer un service citoyen obligatoire pour les moins de 25 ans

Jean-Luc Mélenchon veut instaurer un service citoyen obligatoire de neuf mois pour les femmes et les hommes de moins de 25 ans, rémunéré au smic.

 

Supprimer les dispositions qui ont rendu l’état d’urgence permanent

Alors qu'à son arrivée à l'Elysée, Emmanuel Macron a fait rentrer certaines dispositions de l'état d'urgence dans le droit commun, M. Mélenchon souhaite les supprimer. Il compte également « faciliter les poursuites contre les entreprises ou associations en cas d’activités illicites ou de fraude fiscale permettant le financement du terrorisme » et « instaurer la déchéance des droits civiques des personnes ».

 

Réduire les effectifs à 19 élèves par classe

Jean-Luc Mélenchon propose de réduire partout les effectifs par classe pour arriver à moins de 19 élèves par classe, en priorisant les maternelles et les classes des actuelles ZEP. Il souhaite aussi augmenter le nombre de classes pour les élèves primo-arrivants et dans les lycées professionnels et agricoles publics.

 

Assurer la gratuité réelle de l’éducation et étendre la scolarisation obligatoire jusqu'à 18 ans

Le candidat « insoumis » veut assurer la gratuité réelle de l’éducation publique (cantines, transports, activités périscolaires, fournitures, manuels scolaires). Il veut aussi étendre la scolarité obligatoire à 18 ans, en proposant, si nécessaire, une garantie d’autonomie à partir de 16 ans.

 

Réduire la TVA sur les produits de première nécessité

Le candidat « insoumis » veut réduire la TVA sur les produits de première nécessité (énergie, fruits et légumes) et réinstaurer une « TVA grand luxe » pour la financer.

 

Instaurer quatorze tranches d'impôt sur le revenu

Le candidat « insoumis » veut rendre l’impôt sur le revenu plus progressif avec un barème à quatorze tranches contre cinq aujourd’hui.

 

Renationaliser les autoroutes et les aéroports stratégiques

M. Mélenchon entend renationaliser les autoroutes pour réduire le coût des péages pour les automobilistes. Il souhaite aussi renationaliser « les aéroports stratégiques, la SNCF, EDF et Engie, la Française des jeux, la branche énergies marines d’Alstom cédée à General Electric et la branche éolienne offshore d’Areva cédée à Siemens ».

 

Abolir l’obsolescence programmée et allonger les durées de garantie

Pour « sortir du cercle vicieux produire plus pour consommer plus », M. Mélenchon souhaite abolir l’obsolescence programmée et allonger les durées de garantie légale des produits. Il veut aussi créer « un service public de la réparation et du réemploi ».
 

Lancer un plan de rénovation énergétique et lutter contre le logement indigne en instaurant un « permis de louer »

Jean-Luc Mélenchon entend obliger la rénovation des « passoires thermiques » et de l'habitat indigne et insalubre avec un grand plan de rénovation des logements. Il compte rendre obligatoire un « permis de louer » dans toute la France, réquisitionner les logements vides et les remettre sur le marché dans des conditions qui respectent les critères du logement décent.
 

Ouvrir 500 000 places de crèche et modes de garde en cinq ans

Le candidat souhaite créer un « service public de la petite enfance » et ouvrir « 500 000 places en crèche et modes de garde adaptés » sur cinq ans.
 

Proposer un emploi aux chômeurs de longue durée dans les secteurs d'urgence.

Le candidat « insoumis » entend créer une garantie d’emploi pour tout chômeur de longue durée qui « pourrait se voir proposer d’être embauché au moins au smic – revalorisé – dans un secteur d’urgence ».
 
.... pour prendre connaissance de l'ensemble du programme cliquer : https://melenchon2022.fr/
 
 
Source : https://melenchon2022.fr/

 


08/04/2022