Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Agression des travailleurs sociaux


Il menace de mort une assistante sociale

Les métiers du travail social doivent être classés dangereux, au même titre que la police, la gendarmerie, afin de pouvoir bénéficier d'une augmentation des rémunérations et de primes en conséquence...

 

Déjà condamné pour meurtre, il menace de mort une assistante sociale

 

Journal Le Dauphiné - Publié le 07 févr. 2019

 

 

Cyril Salle était présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel hier après-midi pour avoir menacé de mort une assistante sociale du service pénitentiaire d’insertion et de probation.

 

L’homme de 40 ans adresse ainsi à l’assistante les termes suivants : « Tu veux que je te ramène des Kalachnikov ? »

 

Le casier judiciaire du prévenu a de quoi inquiéter l’assistance sociale. 17 mentions y sont inscrites et l’homme a notamment été condamné pour meurtre. « J’ai passé 23 ans en prison » dit-il dans le box où l’homme est resté menotté.

 

Il demande la compréhension du tribunal pour pouvoir continuer de voir sa fille. Le tribunal le condamne à 8 mois de prison et prononce le mandat de dépôt.

 

Source  : https://www.ledauphine.com/vaucluse/2019/02/07/deja-condamne-pour-meurtre-il-menace-de-mort-une-assistante-sociale


11/03/2020


Des éducateurs frappés et étranglés par des jeunes

Encore une autre agression très violente contre des éducateurs...

 

Isère : des éducateurs frappés et étranglés dans un foyer pour jeunes en difficulté

 

Journal Le Dauphiné publié 14 févr. 2020

 

 

 

Les services de police sont intervenus jeudi vers 15 h 30 dans un foyer pour jeunes en difficulté, à La Tronche, à la suite de l’agression de deux éducateurs par deux adolescents de 15 ans.

 

Selon la Direction départementale de la sécurité publique, l’un des éducateurs a reçu des coups de poing et le second a été victime d’un étranglement. 

 

Une plainte a été déposée par les victimes et par le directeur du foyer. Les deux adolescents ont été entendus sous le régime de la garde à vue avant d’être remis aux éducateurs pour l’un, et hospitalisé d’office pour l’autre.

 

Source : https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2020/02/14/isere-des-educateurs-frappes-et-etrangles-dans-un-foyer-pour-jeunes-en-difficulte


08/03/2020


Meurtre : Il fracasse le crâne de l'éducateur de plusieurs coups de marteau

Encore un meurtre d'un travailleur social qui a été jugé par la cour d’assises de l’Aude en 2017. Certes cet horrible drame remonte à quelques années, mais il nous semble important que cela soit porté à la connaissance des travailleurs sociaux et du grand public. Les violences graves, agressions et meurtres contre des professionnels du travail social ne sont pas des faits isolés et minoritaire. Nous nous efforçons de mettre sous les projecteurs chaque agression, afin que ces drames ne tombent pas dans l'oubli et ne soient pas banalisés dans les faits divers. Tous ces collègues agressés et assassinés méritent mieux que ça... 

 

C'est donc une affaire sombre qui avait défrayé la chronique judiciaire, avec la découverte du corps sans vie de l'éducateur spécialisé Daniel Dovetto de l’autre côté de la frontière espagnole, après qu’il ait été tué chez lui, à Arzens. 

 

Tué de coups portés à la tête

 

Détenu au centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone depuis le 13 février 2013, c’est un ex-SDF de 44 ans, Salim Aroudj, qui sera dans le box des accusés pour répondre du meurtre de l’éducateur spécialisé arzenais, dont il a été établi qu’il avait été tué de plusieurs coups portés à la tête par un objet contondant. TSL

 

Carcassonne : 30 ans de prison pour le meurtre sauvage de l'éducateur spécialisé

 

Journal Midi Libre Publié le 

 

C’est dans sa maison d’Arzens que Daniel Dovetto a été mortellement frappé par des coups portés à la tête.

 

C'est dans sa  maison d'Arzens que Daniel Dovetto a été mortellement frappé par des coups à la tête

 

Jeudi 2 mars après-midi, la cour d'assises de l'Aude a rendu son verdict et condamné Salim Aroudj, 43 ans, à une peine de 30 années de réclusion criminelle.

 

Cet ancien SDF était poursuivi pour avoir fracassé le crâne d'un éducateur spécialisé à coups de marteau.

 

Les faits s'étaient déroulés à Arzens, au domicile de la victime, dans la nuit du 2 au 3 septembre 2012. Le cadavre avait été transporté et abandonné en Espagne. 

 

Après deux heures et demie de délibéré, la cour a décidé de condamner l'homme à trente années de réclusion criminelle.

 

L'éducateur spécialisé avait été tué de plusieurs coups portés à la tête à l'aide d'un objet contondant. Le cadavre de Daniel Dovetto avait ensuite été transporté par voiture jusqu'en Espagne, avant d'être abandonné le long d'un chemin situé entre Figueres et Gérone. C'est le 3 septembre 2012 que le cadavre du quadragénaire avait été retrouvé en Espagne.

 

Gérée par un juge d'instruction espagnol dans un premier temps, cette affaire peu commune avait ensuite été transmise au pôle de l'instruction de Narbonne dans le courant du mois de décembre 2012. L'enquête, menée alors par les gendarmes de la section de recherche (SR) de Montpellier, avait rapidement permis de confondre deux suspects, dont Salim Aroudj. On se souvient qu'à l'époque, les deux hommes n'avaient pas cessé de se rejeter la responsabilité de ce crime sur fond d'alcool.

 

Claude Boyer

 

Source : https://www.midilibre.fr/2017/03/02/carcassonne-30-ans-de-prison-pour-le-meurtre-sauvage-de-l-educateur-specialise,1473653.php

 

 

11/02/2020


Un adolescent frappe violemment son éducatrice à coup de bâton

TSL ne cesse d'alerter à tous les niveaux sur cette augmentation de la violence et des agressions physiques dont sont victimes les professionnels. Ces agressions physiques devenues coutumières sont banalisées par les directions. Les travailleurs sociaux ne sont pas formés pour se faire agresser au travail n'y pour prendre des coups de bâton, ils n'ont pas signé pour ça...

 

  • Article du journal  LE PROGRES - Publié le 5 février 2020 - Edition Loire Sud- Saint-Etienne

 

Saint-Etienne: le jeune mineur frappe son éducatrice à coups de bâton

 

 

                                                   Photo illustration Progrès/Rémy PERRIN

 

 

Lundi à 13 heures, les services de police-secours sont intervenus dans un foyer pour mineurs de la rue Gabriel-Péri à Saint-Etienne. Ils avaient été appelés par le personnel d’un foyer qui peinait à maîtriser un des jeunes pensionnaires, particulièrement excité.

 

Le jeune homme, âgé de 16 ans, aurait insulté une éducatrice et indiqué qu’il allait quitter le foyer. La salariée, âgée de 24 ans, a tenté de le retenir. Elle aurait été attrapée par le poignet et par le cou puis aurait reçu au moins un coup de bâton dans les jambes.

 

Finalement maîtrisé et interpellé par les policiers, le jeune homme fait l’objet d’une procédure pour violence avec arme (par destination) sur une personne chargée de mission de service public. Il a été présenté au juge pour enfants mercredi dans la matinée.

 

Par Rémi BARBE

 

Source : https://www.leprogres.fr/edition-loire-sud/2020/02/05/violences-dans-un-foyer-le-jeune-mineur-frappe-son-educatrice-a-coups-de-baton?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3Hgr7F87Di-qoInhumaqvlHhnKaDOrNHvbn1JAqsHSZ3lkyVMrXVZvWP8


06/02/2020


L’agressivité des personnes aidées à l’encontre des travailleurs sociaux ?

La violence est elle intemporelle ?

 

En ces temps très difficile que traversent les travailleurs sociaux, TSL vous propose un article de mai 2015 très intéressant et pertinent rédigé par Dider Dubasque, sur la violence et l'agressivité des personnes aidée à l'encontre des travailleurs sociaux. Dans cet article, des pistes de réflexions qui seront peut-être utiles aux travailleurs sociaux confrontés à la violence...

 

Didier Dubasque est Assistant de service social et ancien président de l’Association nationale des assistants de service social (ANAS). Ancien cadre d’action sociale, il a animé le groupe numérique du HCTS et contribué à la rédaction de plusieurs rapports. Rédacteur du blog « Écrire pour et sur le travail social », il rend compte de l’actualité et des pratiques professionnelles des travailleurs sociaux.

 

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Et si nous parlions de l’agressivité des personnes aidées à l’encontre des travailleurs sociaux ?

 

Ce sujet, un peu tabou, concerne l’agressivité et le manque de respect des personnes aidées à l’encontre des travailleurs sociaux qui sont là pour les aider. Qui un jour, ne s’est pas vu insulté(e) ou manipulé(e) par une personne que vous aidiez ou vous souteniez dans ses démarches ?  

 

Soyons clair. Plus de 95 % des personnes et même plus parfois nouent des relations basées sur une estime mutuelle avec le travailleur social qu’elles rencontrent. Mais qu’en est il pour ces quelques situations qui nous embolisent ? Que faisons nous des quelques personnes qui ne respectent ni leur entourage ni les professionnels qui interviennent auprès d’eux ?

 

J’ai pu remarquer l’extrême patience et sollicitude de certaines assistantes sociales qui ont parfois tendance à banaliser les violences verbales dont elles sont victimes. Elles en parlent peu ou pas du tout allant même jusqu’à excuser celui qui les profère en estimant que la violence ne va pas à leur encontre mais s’adresse plutôt à la fonction qu’elle représente. Ce n’est pas un hasard si de nombreux travailleurs sociaux se refusent à vouloir porter plainte même après avoir été victimes d’une agression physique.

 

La violence existe. Elle fait partie de la vie et quand bien même nous la rejetons, nous en sommes témoins et parfois même complices notamment lorsque nous sommes nous mêmes inscrits dans une forme de violence institutionnelle. Mais que cela ne nous aveugle pas. On ne peut non plus systématiquement considérer les personnes aidées seulement comme des victimes de la société même si cela est souvent le cas. Oui, il existe aussi des parents maltraitants qui ne respectent pas non seulement leur propre famille mais aussi celles et ceux qui travaillent auprès d’eux dont les enseignants et les travailleurs sociaux.

 

Même si une majorité des personnes aidées sont  respectueuses des droits et des devoirs, n’oublions pas cette minorité qui ne respectent pas celui ou celle qu’il a en face de lui. Il en va de même pour les travailleurs sociaux. Certains ne respectent visiblement pas les personnes qu’ils rencontrent. Ils sont  peu nombreux alors que l’on ne retient qu’eux et les actes qu’ils posent. C’est un autre sujet u’il faudrait aussi développer.

 

Pour en revenir avec les personnes violentes verbalement l’expérience m’a appris 2 ou 3 choses qu’il me parait utile de transmettre.

 

1- même si cette violence ne s’adresse pas directement contre vous il est nécessaire de réagir. L’adage qui indique que « qui ne dit mot consent » vaut en la matière. Ne rien dire c’est donner un signe à votre interlocuteur qu’il peut non seulement continuer mais qu’il peut même aller un cran au dessus. J’ai ainsi connu un centre médico social où moins les secrétaires insultées réagissaient plus la violence verbale augmentait. cela avait commencé par des remarques acerbes pour en venir au fil des rendez vous à des menaces de mort.  Il faut à un moment pouvoir dire « stop ».  Le plus tôt possible est le mieux. Oui mais comment ?

 

2- Une collègue m’a adressé il y a quelques temps un petit ouvrage sur la communication non violente : il s’agit de pouvoir répondre à la violence sans être sur le même mode de communication afin d’éviter tout risque d’escalade.

 

En effet la communication non violente est au cœur des pratiques professionnelles des assistantes de service social. En fait c’est  l’empathie qui est au cœur de ce processus de communication initié dans les années 1970, point commun avec l’approche centrée sur la personne du psychologue Carl Rogers dont Marshall B. Rosenberg fut un des élèves. La communication « sans violence » permet de débusquer toutes ces violences cachées ou feutrées envers soi-même (se taire, ne pas oser s’exprimer, déguiser notre pensée) ou envers les autres.  Communiquer de façon non violente ne veut pas donc pas dire devenir naïf, artificiel ou manipulatoire. C’est une pratique qui nécessite un vrai travail sur soi et envers les autres.

 

3 – Parfois malgré toute notre bonne volonté, il n’ y a rien à faire. Il nous faut savoir repérer les signes lorsqu’une personne est hermétique à toute forme d’écoute ou d’aide. Ces personnes sont souvent atteintes de troubles psychiatriques tellement elles ont été elles mêmes victimes par le passé de violence qui ont détruit une grande part de leur humanité. Il faut donc aussi pouvoir se protéger de ces personnes qui peuvent devenir tyranniques  pour leur entourage quel qu’il soit.

 

En tout cas dans ces situations, il convient de ne pas rester seul dans un face à face qui peut à terme devenir « destructeur ». Le travail en équipe, la présence d’un tiers est alors nécessaire pour aider à prendre de la distance et ne pas se laisser « emporter » dans mécanisme où l’on ne peut s’extraire sans dommages. C’est ainsi. Quand quelqu’un va tellement mal et que nous ne pouvons l’aider, il faut bien se résoudre à l’accepter. Le travailleur social doit disposer de signaux d’alertes afin de pouvoir mesurer jusqu’où ne pas aller…

 

Ce n’est pas être paranoïaque que d’écrire cela. C’est simplement un rappel au réel car certains professionnels en se mettant au défi de pouvoir accueillir toute personne même les plus agressives ou incorrectes qui soient peuvent se mettre en risque « à l’insu de leur plein gré ». C’est sans doute grâce au travail d’équipe et au regard extérieur d’un tiers que nous pouvons gérer ce risque au mieux. En tout cas n’oublions pas que nous avons des limites. A nous aussi de nous écouter pour mieux savoir les poser.

 

Didier Dubasque

 

Source : https://dubasque.org/2015/05/06/et-si-nous-parlions-de-lagressivite-des-personnes-aidees-a-lencontre-des-travailleurs-sociaux/


28/01/2020