Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Agression des travailleurs sociaux


Déferlement de violence par des jeunes avec un altère sur deux éducateurs

La violence, les agressions, le meurtre à l'encontre des travailleurs sociaux est insoutenable, pourtant ces tragédies qui ne cessent de se répéter encore et encore, laissent indifférents la sphère politique et les grands médias.

 

TSL apporte son soutien à ces éducateurs qui ont subit une agression d'une extrême violence.

 

 

Loire. Deux éducateurs d’un centre éducatif agressés par des jeunes

 

Dans un centre éducatif renforcé de la Loire, deux éducateurs, qui ont refusé une pause cigarette, ont été agressés par des jeunes, ce mercredi 10 mars. La garde à vue de quatre jeunes interpellés a été prolongée ce jeudi 11 mars au soir.

 

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Deux éducateurs ont été agressés mercredi 10 mars par des jeunes dont ils avaient la charge dans un centre éducatif renforcé (CER) de La Valla-en-Gier (Loire) pour leur avoir refusé une pause cigarette, a-t-on appris de sources concordantes.

« Les sapeurs-pompiers ont pris en charge un homme de 40 ans frappé de nombreux coups, évacué en urgence relative, et un homme de 34 ans, qui se trouvait en état de choc », ont indiqué les pompiers à l’AFP.

 

Le plus touché « souffre de contusions »

Le plus atteint, admis à l’hôpital de Saint Chamond, « souffre de contusions après avoir été frappé à l’aide d’une pièce métallique, qui serait un haltère », a déclaré à l’AFP Guy Scaglione, le directeur général de Sauvegarde 42, gestionnaire de ce centre qui peut accueillir jusqu’à six pensionnaires.

 

Deux autres éducateurs se trouvaient sur place au moment de ce déchaînement de violence.

« Nous avons été alertés vers 20 h 50 par un éducateur. Des jeunes du CER s’en sont pris à deux d’entre eux, dont l’un s’est pris un coup […] et a chuté inconscient au sol », avait auparavant précisé la gendarmerie.

 

Une vingtaine de militaires dépêchés sur place

Une vingtaine de militaires ont rapidement été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux et permettre l’intervention des secours et l’assistance aux victimes.

 

L’un des mineurs a été immédiatement interpellé tandis que les quatre autres ont été retrouvés ou se sont rendus aux gendarmes dans la soirée.

La garde à vue de quatre d’entre eux, âgés de 14 à 16 ans, a été prolongée jeudi soir par le parquet de Saint-Etienne. Mise hors de cause, une cinquième adolescente a quant à elle été remise en liberté et réorientée vers une autre structure d’accueil pour mineurs.

 

Les jeunes venaient d’entamer une session de cinq mois au sein de cette structure inaugurée en 2018.

Selon la gendarmerie, les adolescents auraient une première fois fugué mercredi après-midi au cours d’une randonnée. À leur retour au centre situé dans une ancienne ferme du massif du Pilat, un éducateur aurait décidé de les priver de leur pause cigarette pour les punir. C’est à partir de là que les choses se sont envenimées.

 

Un véhicule incendié, deux autres dégradés

Un véhicule appartenant à la structure a été incendié et deux autres dégradés. Le feu a menacé un temps un local technique attenant avant d’être éteint par les pompiers.

 

« Des dégradations ont été commises au rez-de-chaussée du centre, avec des vitres brisées et du mobilier abîmé », a précisé la gendarmerie.

Jean-Claude Flachat, le maire UDI de La Valla-en-Gier, commune de quelque 1 000 habitants, s’est rendu sur place et a fait part de son incompréhension. « C’est la première fois que des faits aussi graves se produisent dans ce centre. Ces jeunes, que la société essaie de remettre dans le droit chemin, ont tout pour être bien dans un cadre remarquable ».

 

Source :https://www.ouest-france.fr/auvergne-rhone-alpes/loire/loire-deux-educateurs-d-un-centre-educatif-agresses-par-des-jeunes-7183298

 


08/06/2021


Pétition : Pour Audrey et tous les travailleurs sociaux tués dans l'exercice de leurs fonctions

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« Aujourd’hui nous nous sentons abandonnés par la République », en conclut Aurélie, dans une pétition lancée le 15 mai, à l’attention d’Emmanuel Macron. Pour cette assistante sociale qui se présente comme déjà « séquestrée lors d’une visite à domicile », la profession a « besoin de lumière, de reconnaissance et de soutien de la part de la nation ».

 

C'est la raison pour laquelle TSL a répondu à l'appel d'Aurélie par le soutien de cette pétition que nous partageons sur notre site et sur les réseaux sociaux. Nous invitions les travailleurs sociaux à soutenir cette pétition en la signant à leur tour et en la partageant également. 

 

En effet depuis 2009, le responsable nationale des TSL, Patrick Guichard, alerte les pouvoirs publics et les dirigeants politiques sur la dangerosité d'exercice du métier de travailleur social, afin que des dispositions soient prises pour protéger, sécuriser et améliorer les conditions de travail et de rémunération des travailleurs sociaux en danger (assistante de service social, Conseillère ESF, éducatrice de jeunes enfants, éducateur spécialisé, éducateur technique spécialisé...), ainsi que la reconnaissance de leurs diplômes d'Etat au grade Master.

 

Tous les travailleurs sociaux quels que soient leurs diplômes et leurs métiers sont concernés par ce manque de reconnaissance, par cette violence et cette insécurité subit au quotidien. Il faut que cela change, il y a déjà beaucoup trop de mort parmi nos collègues...

 

TSL vous remercie d'avance pour toutes vos signatures et surtout pour Audrey ADAM, cette travailleuse sociale courageuse et passionnée par son métier, tuée dans l'exercice de ses fonctions le 12 mai 2021. 

 

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En hommage à AUDREY ADAM signons la pétition


02/06/2021


Aube : Un homme tue par balle son assistante sociale et se suicide après s’être retranché chez lui

Une assistante sociale a été tuée par balle à Virey-sous-Bar (Aube), mercredi 12 mai 2021, et un homme, principal suspect du meurtre, a été découvert mort après une intervention du GIGN dans la maison où la femme s’était présentée.

 

Près de Troyes, le GIGN est intervenu au domicil d’un homme suspecté d’avoir tué une assistante maternelle

 

« Endeuillés », les acteurs du travail social multiplient les hommages à Audrey Adam, assistante sociale tuée par balle mercredi dernier, probablement dans l’exercice de ses fonctions. Une minute de silence virtuelle a été observée et continue d'être observé.

 

TSL adresse ses sincères condoléances à la famille de notre courageuse collègue assassinée  le 12 mai 2021 par balle dans l'exercice de ses fonctions.

 

Après le meurtre d’une travailleuse sociale, l’hommage de ses pairs

 

Des fleurs ont été déposées à Troyes, lundi, en hommage à Audrey Adam, abattue le 12 mai par un octogénaire dont elle s’occupait. La profession dénonce l’indifférence du gouvernement face à des conditions de travail de plus en plus dégradées et aux risques du métier.

Par Isabelle Rey-Lefebvre

 

Journal Le Monde - Publié le 18 mai 2021
Le 17 mai 2021 les collègues d’Audrey Adam se sont réunis sur les lieux du drame  pour une cérémonie en hommage à l’assistante sociale tuée le 12 mai 2021 à Virey-sous-Bar.
Le 17 mai 2021 les collègues d’Audrey Adam se sont réunis sur les lieux du drame  pour une cérémonie en hommage à l’assistante sociale tuée le 12 mai 2021 à Virey-sous-Bar.

Audrey Adam, 36 ans, assistante sociale employée par le conseil départemental de l’Aube, était, depuis 2018, chargée des dossiers les plus délicats de personnes âgées en perte d’autonomie. C’est en allant, le 12 mai, rendre sa visite mensuelle à Jacques Javelle, ancien agriculteur de 83 ans qu’elle connaissait très bien, dans sa maison de Virey-sous-Bar, qu’elle a trouvé la mort.

Les premiers éléments de l’enquête laissent supposer qu’elle a été abattue alors qu’elle se trouvait sur le seuil de la maison de M. Javelle, d’un tir d’arme à feu tiré de l’intérieur où les gendarmes ont, ensuite, découvert le corps sans vie de l’octogénaire qui se serait, lui, donné la mort.

 

« C’est un séisme pour la famille d’Audrey Adam, son compagnon et leurs enfants de 9 et 4 ans, pour ses parents et pour notre collectivité tout entière, confie Philippe Pichery, président (sans étiquette) du conseil départemental de l’Aube. Rien ne laissait redouter un tel drame, surtout que les rapports de Mme Adam avec toutes les personnes dont elle assurait le suivi social, notamment ce monsieur, étaient cordiaux : il lui offrait régulièrement des œufs de ses poules ou des légumes de son jardin… Mme Adam était très appréciée de tous, c’était une personne chaleureuse et expérimentée puisque ayant déjà passé trois ans au service des tutelles pour personnes âgées », rappelle M. Pichery.

 

D'autres événements tragiques

 

Avant même que l’enquête, confiée à la section de recherches de Reims et à la brigade de

recherches de Bar-sur-Aube, ait éclairci les circonstances de ce meurtre, les syndicats de

travailleurs sociaux, dont le Syndicat national unitaire des assistants sociaux de la fonction publique

 (SNU-ASFP) ont, dès le 14 mai, exprimé leur émotion et leur colère : « C’est avec stupeur et effroi

que nous avons appris le décès d’une collègue assistante sociale (…) dans l’exercice de ses

fonctions », expliquent-ils dans un communiqué, déplorant notamment « l’absence de déclaration du

gouvernement ». Le texte rappelle d’autres événements tragiques récents, comme le meurtre d’un

éducateur spécialisé, à Nantes, en 2015, celui d’une éducatrice spécialisée, à Poitiers, en 2017,

ou, le 17 février 2021, celui d’un directeur de centre d’accueil pour demandeurs d’asile, à Pau.

« S’il s’agissait d’un policier, il y aurait eu un déplacement ministériel », regrette Alexandre Lebarbey, représentant CGT

 

Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/05/18/apres-le-meurtre-de-l-une-des-leurs-la-colere-des-travailleurs-sociaux_6080582_3224.html

  

 

 

 

 


19/05/2021


Un jeune attaque un éducateur spécialisé et le frappe au visage à coup de poing et de pied

TSL apporte tout son soutien à cet éducateur agressé violement par un jeune dans l'exercice de sa fonction.

 

Un adolescent de 16 ans a agressé un éducateur spécialisé du foyer Idefhi, mercredi 25 novembre 2020, au Havre. La victime a reçu des coups de poing et de pied au visage.

 

Les faits se sont produits à l'Institut départemental de l'enfance de la famille et du handicap pour l'insertion (Idefhi), rue de Tourneville au Havre. Dans l'après-midi, une altercation verbale éclate avec un adolescent de 16 ans, placé dans le foyer depuis quelques mois. Dans la soirée, ils se recroisent et le jeune va se montrer particulièrement violent. Il va donner avec une grande violence des coups de poing au visage de l'éducateur ainsi que des coups de pied.

 

Un autre éducateur va s'interposer et appeler police secours. La victime s'est vue prescrire cinq jours d'ITT. La police va, non sans mal, interpeller l'adolescent violent. Une plainte a été déposée.

 

 

76 Actu.fr  Normandie- Publié le 26 novembre 2020

 

Au Havre, un éducateur spécialisé violemment agressé par un jeune de 16 ans

 

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Un adolescent a violemment agressé un éducateur spécialisé, mercredi 25 novembre au Havre

 

Mercredi 25 novembre 2020, un éducateur spécialisé de 35 ans a été violemment agressé par un jeune de 16 ans à la suite d'un différend verbal. La victime a une ITT de cinq jours.

 

Le recours à police secours a été nécessaire pour maîtriser mercredi 25 novembre 2020 un jeune de 16 ans, rue de Tourneville au Havre (Seine-Maritime). 

Ce dernier s’en est pris violemment à un éducateur spécialisé âgé de 35 ans. 

 

Une ITT de cinq jours

Les faits de violence ont suivi une altercation verbale. Mercredi 25 novembre 2020, un jeune de 16 ans s’est « rué sur un éducateur spécialisé » travaillant dans la structure où le jeune était suivi. 

 

La victime a reçu plusieurs coups de pied et de poing au visage et à la tête, indique une source judiciaire.

 

Un autre éducateur s’est interposé pour maîtriser le jeune, mais finalement il a fallu appeler police secours. Le jeune homme a été placé en garde à vue. L’aide éducateur, quant à lui, a reçu une ITT de cinq jours. 

 

Murielle Bouchard

 

Source : https://actu.fr/normandie/le-havre_76351/au-havre-un-educateur-specialise-violemment-agresse-par-un-jeune-de-16-ans_37730413.html

 


22/12/2020


Les travailleurs sociaux en première ligne face aux violences

Protection de l'enfance : les travailleurs sociaux en première ligne face aux violences dans les Landes

 

Mercredi 19 février 2020 à 21:48 - Par Winny ClaretFrance Bleu Gascogne

Landes

 

Un homme est jugé pour menaces, injures et outrage à l'encontre d'une assistante sociale du département des Landes, ce jeudi 20 février à Mont-de-Marsan. Des violences qui remontent à 2018, mais qui témoignent d'un climat de plus en plus hostile à l'égard des travailleurs sociaux.

 

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 Au foyer du centre départemental de l'enfance des Landes, les éducateurs spécialisés ont le sentiment d'être confrontés à de plus en plus de violence © Radio France - Olivier Vidal

 

Le Département des Landes est le premier à en faire le constat. Les violences verbales et physiques à l'encontre des travailleurs sociaux de la protection de l'enfance augmentent. Au total, 16 plaintes ont été déposées par le conseil départemental en 2019 suite à l'agression de fonctionnaires. Cette fois c'est un homme de 39 ans qui est jugé pour avoir menacé et injurié une assistante sociale en octobre 2018 à Hagetmau. Il doit passer devant la chambre correctionnelle du TGI de Mont-de-Marsan, ce jeudi 20 février. Le Département s'est porté partie civile. 

 

Des violences qui se multiplient

 

Une violence qui touche tous les métiers de la protection de l'enfance. France Bleu Gascogne a rencontré deux éducatrices spécialisées du foyer du centre départemental de l'enfance des Landes.

Ces derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour l'équipe d'éducateurs spécialisés qui s'occupe des 8-14 ans au foyer de l'enfance. Certains cas très difficiles et des encadrants, comme Jade, en première ligne, "Des morsures, des coups de pieds, de mains, de poings... Des enfants qui à ce moment-là avaient besoin de s'exprimer et qui ne savaient pas faire autrement que par la violence."

 

Deux éducateurs pour douze enfants

 

Jusqu'à l'intervention de la police. Ce qui n'étonne pas Amandine, "De plus en plus d'enfants nous désignent comme les responsables de leur placement et de tout ce qui se passe pour eux, explique la jeune femme qui travaille au foyer de Mont-de-Marsan depuis 7 ans. On est au quotidien avec eux donc on est un peu en ligne de mire."

 

Tous s'accordent à dire que le département des Landes fait des efforts : 25 millions d'euros par an pour le placement des enfants en situation dangereuse. En famille d'accueil pour la majorité des 1285 enfants pris en charge par les services de protection de l'enfance du conseil départemental en 2019.

Reste un gros problème, le manque d'effectifs : "On a douze enfants et on est deux éducatrices au quotidien. Le nombre de situations à gérer est très important pour un seul éducateur. Il y a cette sensation d'alerter et que certaines conditions de travail ne bougent pas."

 

Amandine et Jade demandent aussi un peu plus de reconnaissance, et cette fois du grand public ! 

Selon elles, la protection de l'enfance n'est vue que par le prisme de la violence.

 

Des morsures, des coups de pieds, de mains, de poings...

 

Source :https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-travailleurs-sociaux-sont-sur-les-nerfs-dans-les-landes-1582143672

 


07/10/2020