Les travailleurs sociaux libres

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Agression des travailleurs sociaux


Un sénateur alerte sur l'augmentation des agressions contre des travailleurs sociaux

En 2017 le sénateur Jean-Jacques Lasserre également président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques tire la sonnette d'alarme, il alerte le gouvernement sur la dangereuse augmentation des agressions contre les travailleurs sociaux. 

 

TSL rappelle que cette augmentation des agressions a débuté à partir de 1970 à l'échelle nationale. Nous sommes en 2019 et les conditions de travail des travailleurs sociaux se sont encore plus dégradées et les agressions se sont multipliées.

 

Voici l'article, bonne lecture...

 

Le nombre de travailleurs sociaux agressés auraient augmentés dans le 64

 

Le nombre de travailleurs sociaux agressés aurait fortement augmenté dans le 64

Jean-Jacques Lasserre réclame l'anonymat pour les travailleurs sociaux.

JPGIONNET - Publié le 24 janvier 2017

 

 

Le sénateur Jean-Jacques Lasserre révèle que les agressions de travailleurs sociaux ont augmenté d’un tiers entre 2015 et 2016 dans les Pyrénées-Atlantiques.

 

Le sénateur et président du Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques Jean-Jacques Lasserre est intervenu auprès du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux au sujet de la problématique de l’anonymat des travailleurs sociaux (assistants de services sociaux, éducateurs spécialisés, conseillers d’insertion, animateurs socioculturels…). 

 

En hausse d’un tiers entre 2015 et 2016

 

« Ils sont aujourd’hui de plus en plus confrontés à de multiples violences, agressions, menaces en tous genres, qu’elles soient verbales ou physiques, explique Jean-Jacques Lasserre.

 

Lors d’un dépôt de plainte à la gendarmerie, ces derniers voient leurs nom, prénom et adresse mentionnés dans le procès-verbal. Les représailles qui en découlent sont alors aisées et s’accentuent de jour en jour ».

 

A en croire le sénateur centriste, les chiffres sont « éloquents » dans le 64. « Les agressions chez les assistants sociaux ont augmenté d’un tiers entre 2015 et 2016, la grande majorité étant des menaces ou agressions verbales », indique Jean-Jacques Lasserre...

 

« Dans un registre similaire, avant l’été, le Président de la République avait évoqué des mesures en direction des forces de l’ordre afin de protéger leur anonymat et éviter les éventuelles répercussions », rappelle Jean-Jacques Lasserre.

 

Le sénateur réclame un système similaire pour protéger les travailleurs sociaux.

 

Source : https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/01/24/le-nombre-de-travailleurs-sociaux-agresses-aurait-explose-dans-le-64,2091051.php


21/11/2019


Un travailleur social empoisonné par deux ados placés en foyer

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TSL adresse à notre confrère éducateur un bon rétablissement suite à cette tentative d'empoisonnement par deux ados. Cette terrible agression préméditée a failli coûter la vie de ce courageux professionnel, cet acte odieux ne doit pas rester impuni. Dans cet article du journal le parisien, il est mentionné que "les faits sont rares", TSL affirme que c'est inexact, ces faits d'agressions ne sont pas rares bien au contraire, ces agressions brutales sont régulièrement en constante augmentation malheureusement.

Les travailleurs sociaux sont systématiquement exposés, car ils exercent des métiers dangereux. Nous rappelons que des centaines de professionnels socio-éducatifs se font agresser violemment chaque jour, quand ils ne sont pas assassinés.

 

Voici l'article publié par le journal le Parisien.

 

Deux ados placés en foyer dans les Yvelines tentent d'empoisonner leur éducateur.

 

Les jeunes âgés de 15 et 16 ans séjournaient dans une association de Saint-Arnoult. Ils ont été mis en examen ce mardi par un juge pour enfant de Versailles.

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Par Julien Constant

 

Journal le Parisien : Le 18 septembre 2019 , modifié le 18 septembre 2019 à 21h16

 

 

Les faits sont rares et auraient pu s'avérer d'une extrême gravité. Deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, ont été mis en examen, ce mardi à Versailles, par un juge pour enfant, pour administration de substance nuisible. Ils sont soupçonnés d'avoir empoisonné la bouteille d'eau de l'éducateur du foyer où ils sont placés à Saint-Arnoult-en-Yvelines, à l'aide d'un puissant anxiolytique.

Le dimanche 15 septembre en fin d'après-midi, l'éducateur surprend ces deux pensionnaires, qui viennent de commettre un cambriolage dans le but de dérober des cigarettes dans les locaux de l'association. Peu après, il porte ses lèvres à sa petite bouteille et prend une bonne rasade pour se désaltérer.

«Par chance, la victime n'a pas bu tout son verre »

« Il est tombé inconscient. Puis il est revenu à lui avant de vomir, précise une source proche de l'affaire. Fort heureusement, ses jours ne sont pas en danger mais cette affaire interpelle et pose des questions sur le mode de fonctionnement de ces lieux d'accueil destinés aux adolescents en souffrance. Par chance, la victime n'a pas bu la totalité de son verre car les conséquences auraient pu être bien plus graves. »

Rapidement, deux adolescents, originaires de Lyon (Rhône), sont identifiés par l'équipe de la structure comme étant ceux qui ont empoisonné la boisson de leur éducateur avec du Tercian. Ce produit « conditionné en boîte de 30 comprimés ou en sirop est préconisé pour les patients psychotiques ou les enfants atteints de troubles graves du comportement avec de l'agitation et de l'agressivité », explique la notice.

«Il est fort probable qu'ils souhaitaient se venger de leur éducateur»

Le directeur du foyer prévient les gendarmes de la brigade locale qui diligentent immédiatement une enquête. Les deux adolescents ont été interpellés, en début de semaine, avant d'être placés en garde à vue dans les locaux de la brigade locale. «L'un d'eux a déjà plusieurs mentions sur son casier judiciaire, souligne une source proche du dossier. Il est notamment connu pour violence et extorsion.»

Durant leurs auditions, les deux adolescents n'expliquent pas vraiment les raisons qui les ont poussés à commettre cet acte grave. «Mais il est fort probable qu'ils souhaitaient se venger de leur éducateur, avance une autre source. Le plus âgé des deux assure qu'il ne savait pas qu'il s'agissait de la boisson de l'éducateur et l'autre avoue qu'il en était bien conscient. Mais aucun des deux n'évoque la volonté de nuire.»

Remis en liberté

Cette association de Saint-Arnoult-en-Yvelines œuvre sur un mode un peu particulier. Il s'agit d'une structure qui organise des séjours de rupture au Sénégal dans le but de resocialiser les adolescents en les sortant de leur milieu d'origine. Ces jeunes en souffrance peuvent être des victimes ou des auteurs de délits, placés par la protection judiciaire de la jeunesse.

 

 

 

Les deux garçons ont été remis en liberté ce mercredi à l'issue de leur passage devant les magistrats du palais de justice. Leur expérience avec l'association yvelinoise tourne court avec cet épisode. Dans un avenir proche, ils retourneront vers la capitale des gaules. Contacté mardi, le directeur de l'établissement ne nous a pas répondu.

 

Source : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/yvelines-deux-adolescents-places-en-foyer-tentent-d-empoisonner-leur-educateur-18-09-2019-8154798.php

 

 

 


19/09/2019


Violemment agressé le travailleur social a été hospitalisé

 

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Les violences et les agressions que subissent les travailleur sociaux dans l'exercice de leur métier continuent d'augmenter. C'est très inquiétant, malgré l'alerte que TSL a adressé à plusieurs reprises aux dirigeants politiques pour qu'ils apportent des solutions, malheureusement, rien n'a bougé. Les travailleurs sociaux restent de la chair à canon.

 

TSL exprime sa solidarité à ce collègue pour son professionnalisme et son courage. Voici l'article qui a été publié sur cette agression.

 

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Journal le Télégramme - publié le 6 septembre 2018

 

 

Morlais. Un travailleur social de l'Udaf violemment agressé

 

Un travailleur social de l’Udaf (Union départementale des associations familiales) a été violemment agressé, le lundi 27 août, sur son lieu de travail, à Morlaix (29), dans les locaux situés route de Carhaix.

 

Peu avant midi, un homme, âgé de 42 ans et qui habite le secteur de Morlaix, est arrivé dans la salle d’attente, très énervé. Une personne de l’Udaf est alors allée à sa rencontre et l’a emmené dans un bureau, au calme.

 

Selon nos informations, le ton est monté très fort, au point qu’un des collègues de la travailleuse sociale est venu voir ce qu’il se passait. Le quadragénaire, toujours très énervé, lui a demandé de sortir. Ce qu’a fait l’assistant social qui, inquiet de laisser sa collègue, est tout de même revenu et a rouvert la porte. C’est à ce moment que l’homme se serait jeté sur lui, l’aurait soulevé avant de le jeter à terre de façon très violente.

 

Immédiatement, deux des collègues de l’assistant social, qui ne pouvait se relever, ont tout fait pour empêcher l’agresseur de s’attaquer de nouveau à lui. Elles ont appelé la police mais à son arrivée, l’agresseur avait déjà quitté les lieux.

 

Le travailleur social, lui, a été pris en charge par les secours puis hospitalisé. Il se serait vu prescrire huit jours d’ITT.


Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/morlaix-un-travailleur-social-de-l-udaf-violemment-agresse-06-09-2018-12071044.php#YbVe1xyCquKTPCUL.99

 


27/06/2019


Il frappe violemment son éducateur à coup de pelle sur la tête

TSL témoigne de son soutien à cet éducateur qui a été agressé sauvagement dans le cadre de son travail. La multiplicité des agressions contre les professionnels éducatifs et sociaux continuent d'augmenter dangereusement. Depuis 2011, nous relayons l'information sur ces graves violences, qui trop souvent, se terminent par des tragédies conduisant à l'assassinat des professionnels. 

 

Il ne faut donc pas s'étonner de la baisse des inscriptions dans les écoles qui forment aux métiers du travail social, et cette baisse des vocations ne s'arrêtera pas tant que ses métiers ne seront pas réellement revalorisés, au niveau salarial, qualifiant et statutaire avec des conditions de travail satisfaisantes.

 

Les futurs étudiants l'ont bien compris et le grand public également, quels parents voudraient voir son enfant devenir un jour assistant social, CESF, animateur, ou éducateur ? Se sont des métiers dangereux, sous payés et dévalorisés ou la maltraitance est prédominante, avec en plus le risque d'y laisser sa vie.

 

Dans ce contexte sociétal et politique ou l'individualisme est devenu roi, ou la solidarité a volé en éclat, ou les droits fondamentaux et de liberté s'étiolent au profit d'une tyrannie déguisée en démocratie, ou la pauvreté, la précarité et l'injustice ne cessent de croître dans un pays riche tel que la France, choisir d'emprunter la voie des métiers de l'aide, alors que les moyens économiques et sociaux pour y parvenir se réduisent voir sont supprimés d'une année sur l'autre, les pressions hiérarchiques exercées sur les travailleurs sociaux, les contraintes et les contrôles systématiques inadaptés sur les professionnels s'accentuent, et la charge de travail toujours plus forte, cela relèverait-il du kamikaze ? 

 

Les agressions dont sont victimes les travailleurs sociaux sont banalisées voir bâillonnées par la majorité des centres de formations en travail social, des administrations et des organisations du secteur public et privé. Posez-vous la question, pourquoi ce silence ? A l'origine on ne devient pas travailleur social pour se faire violenter au quotidien, tabasser ou assassiner.

 

Nous vous proposons cet article publié par France bleu jeudi 22 février 2018

 

A Châteauroux, un jeune du centre éducatif renforcé de la Pérouille (Indre) a été placé en garde-à-vue après avoir eu un différend avec son éducateur.

 

Indre : il frappe son éducateur à coup de pelle sur la tête

 

Police nationale illustration

Police nationale illustration © Maxppp - Luc Nobout

 

Châteauroux

 

Un jeune pensionnaire du Centre éducatif renforcé (CER) de la Pérouille dans l'Indre a été placé en garde-à-vue puis transféré au centre éducatif fermé de Limoges après s'en être pris à son éducateur sur un chantier.

 

Coups de pelle sur la tête

 

Les faits remontent à lundi dernier. Alors que le jeune homme effectuait des petits travaux sur le circuit des Tourneix, dans l'Indre, dans le cadre d'un partenariat, l'adolescent de quinze ans a eu un différend avec son éducateur et s'est alors mis à lui donner des coups de pelle sur la tête. L'adulte s'est vu prescrire quinze jours d'interruption de travail. Le jeune en question a été placé en garde à vue puis transféré dans un centre éducatif fermé à Limoges.

 

Par Jonathan LandaisFrance Bleu Berry

 

Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/indre-il-frappe-son-educateur-a-coup-de-pelle-sur-la-tete-1519318919


29/07/2018


Une assistante sociale a porté plainte pour harcèlement et violence contre un réfugié

Le suivi humain de cet homme aurait dérivé en passion amoureuse non réciproque...

 

Une assistante sociale a subit une agression aux blessures morales profondes. TSL adresse tout son soutien à cette collègue pour son professionnalisme, et nous rappelons les conditions de travail très difficile dans laquelle tous les travailleurs sociaux interviennent. 

 

Cet article s'adresse aussi pour les EJE, car elles occupent depuis quelques années la même mission qu'une assistante sociale ou un éducateur spécialisé dans différents établissements spécialisés ( CHRS, CHU...), et par conséquent sont exposés de la même manière aux violences institutionnelles et du public accompagné.

De plus, avec la réingénierie des formations EJE, ES, AS, ETS CESF (socle commun des référentiels), et ces diplômes validés par la CPC et par décret, il est maintenant officiel que les EJE peuvent assumer les mêmes missions que les assistants socio-éducatifs, ce qui n'était pas le cas il y encore quelques années.

Nous pensons que les EJE sont donc concernés sur tout ce qui se rattache aux conditions de travail et aux risques psycho-sociaux qui en découlent...

 

Voici l'article du DAUPHINE publié le 28 mars 2018, bonne lecture !

 

Valence : Amoureux de l'assistante sociale, le réfugié irakien finit devant le tribunal

 

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Drôme - Journal le DAUPHINE.COM article publié le 28 mars 2018

 

C’est une triste première pour le Diaconat protestant en Drôme-Ardèche. L’une de ses salariées a porté plainte pour harcèlement et violence contre un réfugié irakien qu’elle accompagnait. Le suivi humain aurait dérivé en passion amoureuse non réciproque…

 

Ce « comportement inadapté à l’égard d’un professionnel », comme le qualifiait hier la présidente du tribunal de Valence, a débouché le 20 février sur une bousculade, en public, entre le réfugié et celle qui suivait son dossier pour “Insertion réfugiés”, une branche du Diaconat protestant. C’est à ce moment-là que la direction de l’association a découvert la situation : depuis plusieurs mois, la salariée aurait reçu des messages de l’homme de 27 ans arrivé dans la Drôme en avril 2017, à Romans.
Une agression aux conséquences physiques limitées mais aux blessures morales profondes et une agression qui ont obligé la victime à refuser d’être présente hier à l’audience selon son avocate, Me Typhaine de Renty.
 

« Une vie faste » en Irak avant de « fuir Daech »

Expulsé de la jungle de Calais l’an passé, l’Irakien de 27 ans a obtenu depuis une carte de séjour de douze mois, renouvelable pendant deux ans. Installé depuis janvier dans un appartement du Grand-Charran, à Valence (il a été aidé par asile.com), il affirme avoir eu une « vie faste » avant l’arrivée de Daech. L’un de ses employés - il assure qu’il était chef d’entreprise dans le bâtiment - qui soutient l’État islamique aurait cherché à le tuer. Provoquant par là même un exil forcé, loin de ses deux frères restés au pays.

 

Hier, faute d’avocat commis d’office - mouvement de grève oblige -, le jeune Irakien, qui parle mal le français malgré ses 200 heures d’apprentissage, a demandé, pour préparer sa défense, un renvoi. Accepté par le tribunal à une condition : qu’il soit incarcéré « pour garantir sa présence » à la prochaine audience, le 27 avril. Car à cause des faits qui lui sont reprochés, il devra quitter le studio le 3 avril, le Diaconat protestant arrêtant l’accompagnement… Presque en pleurs, l’homme est sorti du tribunal menotté.

 

 

Par T.C. | Publié le 28/03/2018

 

Source : https://www.ledauphine.com/drome/2018/03/28/amoureux-de-l-assistante-sociale-le-refugie-irakien-finit-devant-le-tribunal


02/07/2018