Les travailleurs sociaux libres

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Agression des travailleurs sociaux


La Valla-en-Gier : deux éducateurs agressés par des jeunes dans un centre éducatif renforcé

Les faits se sont produits mercredi 10 mars dans un centre éducatif renforcé de La Valla-en-Gier. Un homme de 40 ans a été évacué en urgence relative après avoir reçu de nombreux coups, et un autre homme, âgé de 34 ans, se trouvait en état de choc.

 

Une vingtaine de militaire ont rapidement été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux  et permettre l'intervention des secours  et l'assistance aux victimes.

 

TSL témoigne de son soutien aux courageux éducateurs agressés violement dans l'exercice de leurs missions.

 

Journal Le Progrès - Article publié le 11 mars 2021

 

Une vingtaine de militaires ont rapidement été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux et permettre l’intervention des secours et l’assistance aux victimes. Photo Progrès/Yves SALVAT

                                                             Photo progrès/ Yves Salvat

 

 

Deux éducateurs ont été agressés mercredi par cinq jeunes dont ils avaient la charge dans un centre éducatif renforcé (CER) de La Valla-en-Gier pour leur avoir refusé une pause cigarette, a-t-on appris de sources concordantes.

« Les sapeurs pompiers ont pris en charge un homme de 40 ans frappé de nombreux coups, évacué en urgence relative, et un homme de 34 ans, qui se trouvait en état de choc », ont indiqué les pompiers à l’AFP. Les deux éducateurs ont été transportés vers le centre hospitalier de Saint-Chamond.

L'un des éducateurs s'est pris un coup de barre de fer

L'alerte a été donnée par un éducateur vers 20 h 50. « Des jeunes du centre éducatif renforcé s’en sont pris à deux d’entre eux, dont l’un s’est pris un coup de barre de fer et a chuté inconscient au sol », a précisé la gendarmerie.

 

Une vingtaine de militaires ont rapidement été dépêchés sur place pour sécuriser les lieux et permettre l’intervention des secours et l’assistance aux victimes.

 

L’un des mineurs a été immédiatement interpellé tandis que les quatre autres ont été retrouvés ou se sont rendus aux gendarmes dans la soirée. Tous ont été placés en garde à vue. Les jeunes, deux filles et trois garçons, âgés entre 15 et 16 ans, venaient d’entamer une session de cinq mois au sein de la structure inaugurée en 2018.

Un véhicule appartenant à la structure incendié

Selon la gendarmerie, les adolescents auraient une première fois fugué mercredi après-midi au cours d’une randonnée. À leur retour au centre situé dans une ancienne ferme du massif du Pilat, un éducateur aurait décidé de les priver de leur pause cigarette pour les punir. C’est à partir de là que les choses se sont envenimées.

 

Un véhicule appartenant à la structure a été incendié et deux autres dégradés. Le feu a menacé un temps un local technique attenant avant d’être éteint par les pompiers. « Des dégradations ont été commises au rez-de-chaussée du centre, avec des vitres brisées et du mobilier abîmé », a indiqué la gendarmerie.

 

André Merle, procureur de la République adjoint, a apporté des précisions concernant l’agression : «  Quatre adolescents impliqués dans cette affaire sont âgés entre 14 et 16 ans. Le cinquième  a eu 16 ans, il y a quelques jours ». Le représentant du parquet a indiqué que les cinq jeunes, originaires de Dijon, Lyon, Chambéry, Bourg-en Bresse et Maçon, sont arrivés au sein de la structure entre le 1er et 9 mars.

Le procureur de la république a confié que les mineurs étaient particulièrement tendus durant la journée de mercredi. Pour les calmer, les éducateurs ont décidé de les emmener en promenade. Au cours de cette mise au vert, l’un des adolescents a tenté de fuguer. Une fugue qui aura duré à peine 15 minutes.

 

 Jean-Claude Flachat, maire de La Valla-en-Gier. Photo Progrès/Andre DUCO

 

Jean-Claude Flachat, maire de La Valla en Gier: « Cette agression est déplorable »

 

« Cette agression est déplorable. Il y a régulièrement des soucis au centre d’éducation renforcé, et les gendarmes ont déjà été amenés à intervenir. Mais une telle situation, c’est la première fois. J’ai été appelé vers 21 h mercredi, et quand je suis arrivé, c’était apocalyptique. Une voiture brûlait, deux autres étaient massacrées, et les locaux étaient sens dessus dessous, tout était cassé, les carreaux brisés… Un des éducateurs était sur une civière, inconscient… 

 

Quand je pense aux moyens qui ont été mis dans ce centre, dont le but est de réinsérer les jeunes qui ont commis des ‘bêtises’, je me dis que l’on vit une drôle d’époque. Ils sont en plus installés dans un secteur sublime, qui plairait à bien des gens… Je compatis en tout cas beaucoup avec l’éducateur gravement blessé. »

 

Par AFP avec Christian GIL

 

Source :https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2021/03/11/la-valla-en-gier-deux-educateurs-agresses-par-des-jeunes-dans-un-centre-educatif-renforce


26/01/2022


Dans le Finistère, une ancienne directrice d'hôpital jugée pour harcèlement moral

L'ancienne directrice du centre hospitalier de Lanmeur (Finistère) comparaît en correctionnelle ce jeudi devant le tribunal de Brest. Neuf agents accusent Françoise Le Bot de harcèlement moral. Malgré de nombreuses alertes, il aura fallu dix ans pour que la souffrance des victimes soit entendue.

 

En attendant, la prévenue poursuit sa carrière tranquillement à Noyal-Pontivy (Morbihan), au sein du Centre hospitalier du Centre-Bretagne.

 

TSL apporte son entier soutien à toute l'équipe du centre hospitalier de Lanmeur.

 

France bleu article publié le Jeudi 21 octobre 2021

 

Françoise Le Bot encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Françoise Le Bot encourt 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende. Radio France - Nicolas Olivier

 

Une aide-soignante, une médecin, une pharmacienne, une secrétaire de direction et plusieurs cadres ou anciens cadres de l'hôpital de Lanmeur dans le nord Finistère vont défiler jeudi devant la chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Brest. Sept femmes et deux hommes qui raconteront les années de cauchemar vécues sous la direction de Françoise Le Bot, 62 ans, jugée pour harcèlement moral.

Management par la peur

"Cela a commencé quasiment dès son arrivée en 2008, se souvient Andrée Lachuer, responsable des soins à l'époque. C'était plus que de la malveillance, un management par la peur, par la manipulation des gens. On avait plus à gagner à être un agent et à lui rapporter des faits qu'à être cadre et avoir un dialogue constructif avec elle." Les victimes décrivent les brimades, le dénigrement, les pressions insidieuses, les injonctions ingérables destinées à dresser les collaborateurs les uns contre les autres, ou encore les mises au placard. Exclue pendant deux ans sans salaire, sur la base de faux témoignages assure-t-elle, Andrée avoue avoir été "détruite moralement et financièrement."

 

ECOUTEZ le témoignage d'Andrée Lachuer, l'une des plaignantes 

Angoisse permanente

Pour Sébastien Capdevielle, l'ancien responsable des finances, les quatre années passées sous les ordres de Françoise Le Bot ont eu de lourdes conséquences physiques et psychologiques : "j'étais devenu angoissé, extrêmement nerveux, j'ai perdu le sommeil, j'avais des migraines horribles, et la boule au ventre pour aller travailler. Et c'était l'angoisse permanente dès qu'elle débarquait dans mon bureau." Il finira par démissionner et entamer une psychothérapie.

Au cours de l'enquête, les gendarmes de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix ont entendu une vingtaine d'agents. Neuf plaintes ont finalement été retenues par le parquet de Brest, d'autres faits étant prescrits. Le CHSCT de l'établissement et le syndicat CFDT Santé Sociaux 29 se sont aussi portés partie civile. Il faudra attendre plusieurs semaines après l'ordonnance de renvoi devant le tribunal pour que la directrice du centre hospitalier de Lanmeur soit suspendue de ses fonctions à titre conservatoire, en décembre 2020. 

Des alertes longtemps ignorées

Décorée des insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 2015, Françoise Le Bot faisait l'unanimité à l'extérieur de l'établissement. Louée pour son travail de restructuration de l'hôpital, la directrice avait pourtant été dénoncée dès 2010 par plusieurs de ses subordonnés. Mais ni ces signalements, ni l'important turn-over ou les arrêts maladie à répétition n'ont semblé émouvoir les élus locaux, l'administration et sa tutelle, l'Agence régionale de Santé (ARS).

 

 ECOUTEZ Sébastien Capdevielle, l'un des plaignants

 

Conscient de ce dysfonctionnement majeur, Sébastien Capdevielle ne veut pas que cette indifférence générale prenne le pas sur les faits : "on ne veut surtout pas passer pour les victimes d'un système, mais pour les victimes d'une personne." Comme Andrée Lachuer et ses anciens collègues, il attend "une condamnation" pour pouvoir enfin tourner la page. Et surtout "qu'elle ne puisse plus se livrer à du harcèlement comme elle l'a fait pendant tant d'années."

La prévenue espère une relaxe

Françoise Le Bot, qui encourt 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Son avocat, Me Pierre-Yves Fourré du barreau de Paris, plaidera la relaxe. En attendant, la prévenue poursuit sa carrière à Noyal-Pontivy (Morbihan), au sein du Centre hospitalier du Centre-Bretagne.

 

Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dans-le-finistere-une-ancienne-directrice-d-hopital-jugee-pour-harcelement-moral-1634733933

 

 

 


25/01/2022


L’ancien directeur d’un centre médico-social de Locminé condamné pour harcèlement moral

Un directeur redouté de tous, un éducateur parle même « d’injonctions abusives »

TSL adresse ses sincères condoléances à la famille de la victime décédée. 

 

Journal le Télégramme Publié le 01 mars 2021

 

L’ancien directeur d’un centre médico-social de Locminé condamné pour harcèlement moral

 

Poursuivi pour harcèlement moral, l’ancien directeur d’un centre médico-social de Locminé a été condamné à six mois de prison avec sursis, ce lundi 1er mars 2021, par le tribunal judiciaire de Lorient.

L’affaire, évoquée par le tribunal judiciaire de Lorient le 25 janvier, avait été mise en délibéré. L’ancien directeur d’un Centre médico-social de Locminé, a été condamné, ce lundi 1er mars, à six mois de prison avec sursis, avec privation du droit d’éligibilité pendant trois ans et interdiction d’exercer un poste de directeur d’établissement médico-social. Il devra en outre indemniser la famille de la victime décédée et une des parties civiles à hauteur de 7 500 €.

« Une pression permanente », « injonctions abusives »

Les faits ont été commis entre le 5 décembre 2011 et le 24 octobre 2014.

C’est une plainte de l’époux de la comptable, décédée d’un AVC en octobre 2014, qui a déclenché les poursuites. La salariée, embauchée en 2006, avait fait part à plusieurs reprises, auprès de sa famille comme de ses collègues, de sa souffrance au travail et de difficultés avec son directeur. « Avec une dégradation de son état psychologique, qui l’obligeait à supporter des antidépresseurs, une minerve et un herpès facial », rapporte la présidente du tribunal.

Le prévenu, directeur de la structure depuis 2002, et licencié en 2015 pour faute grave (il a fait appel), n’aurait « pas constaté de dégradations visibles de l’état de santé de la victime ».

Un directeur redouté de tous

Plusieurs employés avaient évoqué « une pression permanente sur des tâches à faire, dans des délais intenables, et des reproches humiliants ». Un éducateur parle même « d’injonctions abusives ». Trois autres salariés se souviennent « d’autres épisodes de brimades, d’attitudes agressives et de propos décrédibilisants », d’un directeur «redouté de tous».

Des témoignages à charge que le prévenu de 63 ans, et au casier judiciaire vierge, a toujours contestés. « Oui, il y avait des tensions et des difficultés, mais il faut faire la différence entre le ressenti qu’on vit dans une communication difficile et des faits probants de harcèlement ». Ses avocats avaient plaidé la relaxe.

 

Source :https://www.letelegramme.fr/morbihan/pontivy/tribunal-l-ancien-directeur-d-un-centre-medico-social-de-locmine-condamne-pour-harcelement-01-03-2021-12712335.php

 

 

 

 


24/01/2022


Agression au couteau dans un foyer d’adolescents : une éducatrice blessée à la main et une résidente choquée

Nous adressons notre entier soutien à cette éducatrice agressée dans l'exercice de ses missions.

 

Monbéliard

Journal l'est Républicain - Article publié le 10 janvier 2021

 

 

 

Il était 21 h ce samedi quand les pompiers sont intervenus au sein du foyer Grange-la-Dame où une agression au couteau venait de se produire.

Une éducatrice de 29 ans qui présentait une coupure profonde à la main droite et une adolescente de 15 ans, choquée, ont été transportées au centre hospitalier de Trévenans.

Arrivée sur place peu après l’évènement, la directrice a fait intervenir la psychologue de l’établissement auprès de six autres adolescents choqués. Les policiers sont en charge de l’enquête.

 

L’agresseur a pris la fuite. Il s'agit, a priori, de l'ex-ami de la jeune résidente prise en charge par les secours. Selon les policiers, l'homme s'est présenté devant le centre pour discuter avec elle. Le ton est monté, le Doubien se serait vite montré véhément. Alertée par les cris de la jeune fille, une éducatrice s'est précipitée à l'extérieur pour la défendre. Le suspect lui aurait alors asséné un coup avec l'arme blanche. Il est activement recherché.   

 

Source : https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2021/01/10/agression-au-couteau-dans-un-foyer-d-adolescents-une-educatrice-blessee-a-la-main-et-une-residente-blessee


24/01/2022


Avant sa dialyse, il agresse sexuellement une assistante sociale

Une assistante sociale agressée sexuellement dans l'exercice de sa fonction. TSL souhaite a cette collègue courageuse un bon rétablissement. 

 

Journal DNA - Dernières nouvelles d'Alsace - Article publié le 26 décembre 2021

 

Analyse sociologique des agressions sexuelles: "Une femme est considérée  comme une prostituée dans la rue"

 

 

Avant sa dialyse, il agresse sexuellement une assistante sociale

 

Le matin du 23 décembre, un homme de 33 ans s’est rendu dans un centre de dialyse à Strasbourg, dans le cadre de ses soins. À son arrivée, il a sollicité un entretien avec une assistante sociale afin de l’aider à établir une demande d’attribution de logement.

 

Au cours du rendez-vous, le patient a fait savoir à l’employée qu’elle lui plaisait, avant de lui mettre les deux mains aux fesses, de l’embrasser de force dans le cou en tentant de lui voler un baiser, puis de palper ses seins. Il a ensuite pris la main de sa victime en la plaçant sur son sexe.

 

La victime est parvenue à fuir de son bureau. Elle a alerté la police. Le suspect a été interpellé au terme de sa dialyse et placé en garde à vue. Auditionné, il a minimisé la portée de ses actes et contesté les déclarations de la victime.

 

Déféré dimanche au parquet de Strasbourg, il devrait être jugé lundi pour agression sexuelle, lors de l’audience des comparutions immédiates.

 

Source :https://www.dna.fr/faits-divers-justice/2021/12/26/avant-sa-dialyse-il-agresse-sexuellement-une-assistante-sociale

 

 


20/01/2022