Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Agression des travailleurs sociaux


Une assistante sociale d'une Maison départementale de la solidarité violemment agressée

 

Une assistante sociale de la Maison départementale de la solidarité des Chartreux, dans le 4e arrondissement de Marseille, a été sérieusement blessée ce jeudi matin par le bris d'un vitrage en plexiglas. L'auteur a réussi à prendre la fuite. Une plainte a été déposée.

 

TSL apporte son soutien à cette assistante sociale agressée violement dans l'exercice de ses fonctions

 

Police illustration

 

Article publié France Bleu le Jeudi 24 février 2022

 

Une assistante sociale d'une Maison départementale de la solidarité violemment agressée à Marseille

 

La présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, fait part de son émotion après l'agression ce jeudi matin d’un agent à la Maison départementale de la solidarité des Chartreux, dans le 4e arrondissements de Marseille. Vers11 heures, un homme a violemment pris à partie les agents présents pour assurer l’accueil des usagers. Une assistance sociale a été sérieusement blessée à la tête par le bris d’un vitrage en plexiglas. L'auteur de ces violences a réussi a prendre la fuite.

Pour Annie Riccio, la directrice générale adjointe de la solidarité au conseil départemental des Bouches-du-Rhône explique : "cette personne en grande détresse est venue pour demander une aide, sans rendez-vous. Il était inconnu des agents. Il a fait volé en éclats la protection en plexiglas mise en place depuis le Covid. Tout a été très vite. L'assistante sociale a eu très peur". Pour Annie Riccio, "l'augmentation des incivilités et de l'agressivité verbale est une réalité. Heureusement de tels actes de violences sont beaucoup plus rares". 

"Je condamne fermement ces violences graves et inacceptables." - Marine Vassal présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône

Après cette agression, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône précise qu'une plainte a été immédiatement déposée contre l’auteur de cette grave agression qui a réussi à prendre la fuite. "Je veux assurer l’ensemble des personnels de tout mon soutien et je condamne très fermement ces violences graves et inacceptables. C’est d’autant plus inexcusable que les agents présents dans les MDS sont à l’écoute en permanence des concitoyens en difficulté et leur apportent des solutions pour les aider et les accompagner, quelle que soient leurs situations" ajoute Martine Vassal.

De nombreuses missions pour ces maisons départementales 

Dans les Bouches-du-Rhône, il y a 27 Maisons départementales de la solidarité dont l'objectif est d'être au plus près des habitants du département. Ces maisons remplissent de nombreuses missions : accueil du public, accès aux droits, protection de l'enfance, lutte contre la précarité avec notamment la prise en charge des violences conjugales, la protection des personnes vulnérables, PMI. Quelque 1.200 agents sociaux et administratifs et 300 agents médicaux travaillent au sein de ces maisons de la solidarité pour tout le département.

Cinquante-et-un agents dont 24 travailleurs sociaux travaillent dans cette Maison de la solidarité des Chartreux à Marseille 

 

Emilie Briffod France Bleu Provence

 

Source :https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/une-assistante-sociale-d-une-maison-departementale-de-la-solidarite-a-marseille-violemment-agressee-1645726414

 


26/04/2022


Landes : deux travailleurs sociaux terrorisés lors d’une mission

TSL adresse son soutien à ces deux travailleurs sociaux courageux, qui sont sortis indemnes de ce guet-apens.

 

Journal SUD OUEST - Publié le 10/12/2021

 

Landes : deux travailleurs sociaux terrorisés lors d’une mission

Le trio a été jugé mercredi 8 décembre au tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan. © Crédit photo : Thibault Toulemonde

 

Le duo de professionnels devait récupérer deux enfants à Aire-sur-l’Adour. Un comité d’accueil les attendait. Trois personnes ont été condamnées.

 

Deux travailleurs sociaux ont été mandatés en cette fin d’année, dans le cadre d’une mise à l’abri de deux enfants, actée par le juge. Concrètement, les professionnels devaient se faire remettre les enfants afin de les placer. Leur mère, habitant à Aire-sur-l’Adour, refusait la mesure. Un temps de négociation a été nécessaire pour faire les choses en douceur et ne pas traumatiser les enfants.

 

Après plusieurs rendez-vous non honorés et la peur que la mère prenne la fuite avec eux, le duo finit par acter de récupérer les fillettes, de 3 et 10 ans, mercredi 1er décembre sur un parking à Aire-sur-l’Adour.

 

Quand l’homme et la femme arrivent sur place, ils font face à un comité d’accueil. La mère et ses filles sont là, mais quatre hommes les accompagnent. Deux sont particulièrement énervés. Pendant près de trente minutes, et devant les deux enfants, ils insultent les travailleurs sociaux, les menacent de mort à plusieurs reprises, de mettre le feu à la voiture, pendant que les autres font nombre. Les agents sont terrorisés.

Des poursuites engagées

Les deux camps manquent d’en arriver aux mains. Mais finalement, les enfants sont tant bien que mal remis au duo, qui ne tarde pas à faire remonter l’incident.

 

Le parquet de Mont-de-Marsan décide d’engager des poursuites. La mère et deux des quatre hommes ont été placés en garde à vue pour être interrogés sur leur comportement et surtout sur les menaces de mort proférées.

 

Ils ont été présentés dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, mercredi 8 décembre. La mère écope de quatre mois avec sursis et de travail d’intérêt général. Les deux hommes, déjà très défavorablement connus de la justice, sont respectivement condamnés à huit mois de prison, dont quatre avec sursis, et six mois de prison, dont quatre aussi avec sursis.

 

Par Karen Bertail

 

Source : https://www.sudouest.fr/justice/landes-deux-travailleurs-sociaux-terrorises-lors-d-une-mission-7297714.php

 


24/12/2021


Aube : la Légion d'honneur remise à Audrey Adam, assistante sociale tuée à Virey-sous-Bar

TSL rend une nouvelle fois hommage à Audrey Adam, conseillère en économie sociale et familiale et aussi assistante sociale assassinée dans l'exercice de ses fonctions.

 

Audrey Adam, une assistante sociale tuée dans le cadre de ses fonctions le 12 mai dernier à Virey-sous-Bar (Aube), a été élevée vendredi 10 septembre au rang de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume par la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin.

 

Franceinfo 3 Grand est - Publié le 

La Légion d'honneur est la plus haute distinction française.

La Légion d'honneur est la plus haute distinction française. − CHRISTOPHE PETIT-TESSON / POOL AFP

 

Lors d'un déplacement dans l'Aube, ce vendredi 10 septembre, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Amélie de Montchalin a remis à titre posthume la Légion d'honneur à Audrey Adam, assistante sociale de 36 ans tuée le 12 mai dernier dans l’exercice de ses fonctions.

 

Une marche blanche en hommage à Audrey Adam avait été organisé le 22 mai dernier dans son village de Mergey (Aube).

 

Son décès avait suscité un vif émoi en France, notamment parmi les professionnels du secteur. Au cours d'une visite d'Emmanuel Macron à Pont-Sainte-Marie (Aube) le 19 mai dernier, le président du conseil départemental Philippe Pichery avait alors demandé une reconnaissance nationale au Président de la République.

 

Légion d'honneur ou nouveau statut de "mort pour le service de la République" ? Dans un courrier remis à Philippe Pichery en juin dernier, Emmanuel Macron avait finalement penché pour la première option.

 

La profession toujours en émoi

Ce vendredi, le déplacement d'une personnalité du gouvernement, en la personne d'Amélie de Montchalin, a été l'occasion de clore ce chapitre. La cérémonie a eu lieu en toute discrétion dans les locaux du conseil départemental.

 

 Hommage.jpg

 

Image

PM 10 septembre 2020

 

"Cela s'est fait de façon intimiste. C'était le souhait de la famille, explique Philippe Pichery, satisfait d'avoir vu sa requête aboutir. Le décret d'attribution avait déjà été publié au Journal officiel, mais il était important d'organiser une remise formelle avec notamment les parents et le compagnon d'Audrey Adam."

 

"Le meurtre avait eu un retentissement national. La cérémonie était donc attendue. Elle permet la conclusion d'une première période de ce drame qui a touché les équipes du département", poursuit le président du conseil départemental dans l'Aube.

 

Écrit par Antoine Belhassen

 

Pour la revalorisation des diplômes , des salaires et des métiers du travail social, cliquer sur pétition

 

Source :https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/aube-la-legion-d-honneur-remise-a-audrey-adam-assistante-sociale-tuee-a-virey-sous-bar-2246359.html

 

 


23/12/2021


Évreux : à 14 ans, il frappe son éducatrice à coups de poing et de pied et lui crache au visage

TSL apporte tout son soutien à cette courageuse éducatrice agressée dans l'exercice de ses fonctions.

L’adolescent a été arrêté et placé en garde à vue. Il est convoqué devant le juge des enfants en décembre prochain

INFO NORMANDIE - Publié le Mercredi 13 Octobre 2021

 

Le foyer départemental de l’enfance accueille des mineurs en difficulté ou en danger confié par sa famille ou par mesure judiciaire au service de l'Aide Sociale à l'Enfance - illustration

Le foyer départemental de l’enfance accueille des mineurs en difficulté ou en danger confié par sa famille ou par mesure judiciaire au service de l'Aide Sociale à l'Enfance - illustration

 

Un jeune pensionnaire du foyer départemental de l’enfance situé rue du Dr Roux à Évreux, (Eure) a été placé quelques heures en garde à vue, hier mardi, en milieu d’après-midi.

 

Les faits reprochés à cet adolescent de 14 ans sont graves : il a agressé une éducatrice, l’a frappée à coups de poing et de pied et lui a craché au visage. 

5 jours d’incapacité totale de travail

Le jeune homme a été interpellé par la police pour violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public.

 

L’éducatrice qui s’est vu délivrer un certificat médical avec 5 jours d’incapacité totale de travail a déposé plainte.

 

Une convocation devant le juge des enfants pour le 7 décembre prochain a été remise au civilement responsable du mis en cause.

 

Source : https://www.infonormandie.com/Evreux-a-14-ans-il-frappe-son-educatrice-a-coups-de-poing-et-de-pied-et-lui-crache-au-visage_a32443.html


22/12/2021


Poignardé à 7 reprises le travailleur social succombe à ses blessures

Dans le social, les travailleurs sociaux tombent comme des mouches, c'est terrible ce qui ce passe depuis plus de 30 ans (menaces, violences, agressions, suicides, meurtres). 

Combien de meurtres faudrait-il pour que les travailleurs sociaux réagissent face à des politiciens qui n'écoutent pas, mais qui préfèrent instrumentaliser la mort de valeureux travailleurs sociaux à des fins politiques

Nous observons une banalisation de la violence et des assassinats.

Les métiers du social pourtant si nobles, sont devenus dangereux. Plus aucun professionnel n'est à l'abri d'une agression mortelle. 

Et si demain c'était votre tour...   

 

TSL adresse ses condoléances à la famille et aux proches de ce courageux travailleur social tué

de plusieurs coups de couteau dans l'exercice de ses fonctions.

 

Emotion à Pau après la mort d'un travailleur social attaqué au couteau

 

Le responsable d’un centre d’accueil de réfugiés, âgé de 46 ans, a été tué ce vendredi par un Soudanais menacé d’expulsion. La victime est décrite comme «un travailleur social expérimenté qui savait gérer les situations délicates».

 

 

Journal LIBERATION : publié le 19 février 2021

 

La victime a reçu sept coups de couteau dans l’abdomen. Il a succombé à ses blessures malgré l’arrivée rapide des secours. (Laurent Ferrière/Libération)

 

C’est une sincère émotion qui se faufile dans les rues de Pau (Pyrénées-Atlantiques), vendredi. Cyril, père de famille de 36 ans, chef du service au Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) géré par l’association Isard-Cos, a été tué dans la matinée sous les coups de couteau d’un homme «venu demander des papiers». Dans cette ville où la douceur de vivre est un art et le centrisme une religion, le geste mortel d’un Soudanais contre un salarié du secteur social, totalement engagé dans l’accueil des demandeurs d’asile, teinte de tristesse la douceur de cette fin d’hiver.

 

Vers 9 heures, un homme déjà connu de la structure s’est présenté dans les locaux administratifs de l’association, cours Léon-Bérard, dans le nord de la ville. Une quinzaine de salariés sont présents dans les locaux. L’homme, âgé de 40 ans, se présente sans faire preuve d’agressivité et est accueilli par le responsable du service. Il a été accompagné par la structure entre 2015 et 2017, puis il est sorti du dispositif. Il a eu affaire à la justice depuis, impliqué dans une rixe à l’arme blanche. Il a été condamné et a purgé une peine de prison.

 

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et le maire de Pau, François Bayrou, devant le centre d’accueil de réfugiés où un travailleur social a été tué ce vendredi. (Laurent Ferrière/Libération)

 

Sept coups de couteau

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est déplacé vendredi en fin de journée à Pau pour rencontrer l’équipe de la structure, a indiqué que l’homme avait été convoqué à deux reprises pour se faire signifier son exclusion du territoire, pour cause de condamnation judiciaire. Convocations auxquelles il ne s’est pas présenté. C’est peut-être autour de cette obligation de quitter le territoire que la discussion à huis clos avec Cyril s’est envenimée. Les autres salariés présents dans les locaux se sont interposés après avoir entendu des cris. Ils ont immobilisé le suspect dans un bureau voisin et porté secours à Cyril, qui a reçu sept coups de couteau dans l’abdomen. Mais celui-ci a succombé un peu plus tard, malgré l’arrivée très rapide des secours. Le suspect a été interpellé sans difficulté par les forces de l’ordre. L’homme a été placé en garde à vue et l’enquête confiée à la sûreté départementale de la police de Pau.

 

François Bayrou, le maire de la ville, a dit ressentir «un choc très important». «Ce drame touche précisément une association qui joue discrètement un grand rôle pour que la tension ne monte pas et que les choses se passent au mieux pour les familles qui ont besoin d’être accueillies», a-t-il déclaré. Raphaël Diaz, directeur général de la fondation Cos – dont les 3 000 collaborateurs accompagnent 4 000 familles sur le territoire – est particulièrement ému. «Depuis soixante-dix-sept ans, c’est la première fois que nous connaissons quelque chose de comparable, dit le président. Nos personnels sont formés pour conduire les échanges dans le calme et la sérénité. L’entretien conduit ce matin par Cyril fait partie des rendez-vous que nous avons tous les jours.»

 

 

«Cyril était un travailleur social expérimenté qui savait gérer les situations délicates», se souvient Philippe Ellias, directeur du site à Pau. (Laurent Ferrière/Libération)

«Sous le choc»

Salarié de l’association depuis 2015, «Cyril était un travailleur social expérimenté qui savait gérer les situations délicates», raconte Philippe Ellias, directeur du site à Pau. Ses collègues sont bouleversés. Un accompagnement psychologique a été mis en place et une organisation spécifique va être appliquée dès lundi pour que le travail d’accueil se poursuive. «Toute la famille du service public de la solidarité est sous le choc», a déclaré Gérald Darmanin après avoir rencontré les équipes de la structure vendredi soir. Sur le trottoir d’en face, Gérard, militant syndical dans un mouvement de retraités, craint la récupération politique : «Cela va apporter de l’eau au moulin des extrémistes qui manifestent dans les Pyrénées contre les arrivées de migrants.» Eleonor, 53 ans, est d’origine congolaise. Il habite juste en face du centre où le drame s’est noué. C’est précisément cette association qui l’a accompagné pour son intégration en 2019, en passant une qualification de cariste. C’est la même association qui lui a trouvé ce logement, dont le balcon fait face au foyer. «J’ai vu le suspect sortir entouré des policiers. Il était très calme. Je n’ai jamais vu ça, témoigne l’homme, qui connaissait la victime. Je l’ai encore salué hier, sur son vélo avec sa veste rouge. Ils font un travail formidable. Il était comme un frère pour moi.»

 

Par Cyrille Pitois

 

Source:https://www.liberation.fr/societe/police-justice/emotion-a-pau-apres-la-mort-dun-travailleur-social-attaque-au-couteau-20210219_TMUACSAVTFBA7FFB3RF66SLJIY/

 

 


06/11/2021