Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Agression des travailleurs sociaux


Agression et dégradation des conditions de travail des travailleurs sociaux

Le travail social à La Réunion

Situation aggravante en Outre-mer et agression : La maltraitance des travailleurs sociaux et des agents du Conseil Départemental de La Réunion s'amplifie.

Des conditions de travail fortement dégradées, ne permettent plus aux professionnels d'assurer leur mission de service public dans des conditions de sécurité minimum.

 

Les agents sont régulièrement menacés, ainsi une agression violente par un usager armé contre les agents de la Maison Départementale de St Leu à susciter l'émoi de l'ensemble du personnel.

TSL apporte son soutien aux travailleurs sociaux et à tous les agents du Conseil Départemental, ainsi qu'à tous les syndicats engagés aux côtés des travailleurs sociaux, dont le syndicat CGTR plus particulièrement représenté par  son secrétaire générale, madame Virginie GOBALOU ERAMBRANPOULLÉ. 

 

 

Communiqué de presse de la CGTR de La Réunion publié le 23 septembre 2020

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Mesdames les rédactrices en chef,

 

Messieurs les rédacteurs en chef,

 

Notre organisation syndicale vous transmet ci joint le communiqué des agents de la Maison Départementale de St Leu suite au débrayage de ce vendredi 12 septembre 2020 à 11H00.

 

La CGTR à l’origine du débrayage a été rejointe par FO et L’UNSA.

 

Compte tenu de la gravité de la situation, du manque d’effectif pour assurer la politique publique en matière de protection de l’Enfance, nous envisageons de durcir notre action à l’échelle Départementale et dénoncer le manque de moyens dans les services généraux et les collèges. 

 

 

Recevez Mesdames les rédactrices en chef, Messieurs les rédacteurs en chef, nos salutations distinguées.

 

 

Virginie GOBALOU ERAMBRANPOULLÉ 

Secrétaire générale de la CGTR/CGT/Département de La Réunion

GSM / 06 92 01 84 45 

 

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Pétition pour la revalorisation des qualifications et des conditions de travail, cliquer sur diplômes du travail social


24/09/2020


AMIENS, le tribunal n'a pas cru l'assistante sociale qui se disait frappée

Morgan Desmarest un homme violent et connu des services de police insulte, menace et frappe Mme Bouazni assistante sociale  dans le centre communale d'action sociale « Je vais venir tout défoncer et défoncer Mme Bouazni » « Alors fainéante, c’est à cette heure-ci que tu arrives ? » Auraient suivi « connasse », « pouffiasse », « putain », « bonne à rien », puis des menaces : « Je t’attendrai à la sortie, je vais te buter » et, enfin, une gifle retentissante.

 

Une femme frappée car elle criait un mauvais prénom lors d'ébats ...

 

Courrier PICARD - Article publié le 5 novembre 2015

 

 

AMIENS, le tribunal n'a pas cru l'assistante sociale qui se disait frappée

 

Dans l’absolu, Morgan Desmarest pourrait maintenant porter plainte contre Aïcha Bouazni pour dénonciation mensongère. En le relaxant partiellement lundi, le tribunal a en effet donné corps aux dénégations de cet Amiénois de 29 ans, qui niait toute violence sur l’employée du centre communal d’action sociale, le 20 octobre dernier.

 

Le ton montait entre ces deux-là depuis plusieurs semaines, Desmarest reprochant à la fonctionnaire de ne pas lui chercher avec assez de célérité un logement. « Le problème, c’est que tant que je n’ai pas d’appartement, je ne peux pas recevoir mes enfants », explique-t-il, tout en reconnaissant que le matin du 20 octobre, il était particulièrement « remonté ». Une standardiste confirme d’ailleurs qu’il avait appelé la veille pour annoncer : « Je vais venir tout défoncer et défoncer Mme Bouazni ».

Violent dans le bureau de la procureure

Cette dernière indique que le lendemain, dès son arrivée, elle a été accueillie par ces mots : « Alors fainéante, c’est à cette heure-ci que tu arrives ? » Auraient suivi « connasse », « pouffiasse », « putain », « bonne à rien », puis des menaces : « Je t’attendrai à la sortie, je vais te buter » et, enfin, une gifle retentissante.

 

Desmarest, au discours étonnamment châtié et bien construit, ne reconnaît à la barre que les insultes. La plaignante ne peut s’expliquer : « Elle était là en début d’audience mais elle a fait un malaise, les pompiers l’ont transférée aux urgences », indique son conseil Me Garet. Le problème, c’est que ses collègues de travail n’ont pas soutenu ses accusations. Sa responsable de service n’a même pas répondu aux sollicitations des policiers, si l’on en croit le dossier.

 

Ce qui ne pose pas question, c’est que Desmarest s’est ensuite fermement opposé à son interpellation par les policiers et que, au palais de justice, il a particulièrement mal pris sa prolongation de garde à vue. « Tu veux de la violence ? Je vais t’en donner », a promis à la procureure ce titulaire du RSA, déjà condamné dix fois, avant d’envoyer valser tout le contenu de son bureau.

 

Lundi, il a été relaxé pour la gifle et les menaces de mort. Pour le surplus, il a écopé de huit mois ferme mais a échappé au mandat de dépôt. Il pourra bénéficier d’un bracelet électronique.

 

Source : https://www.courrier-picard.fr/art/region/amiens-le-tribunal-n-a-pas-cru-l-assistante-sociale-qui-ia201b0n668430


16/07/2020


Suicides : les travailleurs sociaux particulièrement concernés

Malgré le manque de chiffres sur le sujet, des études montrent que les secteurs concentrant les « taux de mortalité par suicide les plus importants » sont la santé et l’action sociale. Arrivent ensuite l’administration publique et la construction.

 

Malheureusement cette nouvelle n'est pas une surprise, car déjà depuis 2012, TSL n'a cessé d'alerter les pouvoirs publics et les dirigeants politiques sur ce phénomène qui a débuté dans les années 1970, puis c'est accéléré dans les années 80, avec le développement des dispositifs sociaux et des politiques publiques, les restrictions budgétaires, le management de gestion. Tous ces facteurs aggravants ont fortement contribué à la casse du travail social et favoriser les violences et agressions, la perte de sens de ces métiers sociaux ainsi qu'à leur déqualification statutaire.

 

Malgré quelques efforts des dirigeants politiques, la reconnaissance du grade de Licence obtenu dans un bras de fer avec le gouvernement, reste en dessous des attentes des professionnels et des étudiants car dans la majorité des pays européens le diplôme d'éducateur et d'assistant social est reconnu au niveau Master.

Il n'est pas normal que cette reconnaissance Master légitime ne soit pas appliquée en faveur des diplômes français du travail social (conseiller ESF, EJE, ES, AS, ETS).

 

Par ailleurs, au niveau européen, la rémunération des travailleurs sociaux français est classée dans le peloton de queue. Ainsi donc en France, le salaire d'un éducateur ou d'un assistant social débutant est à peine plus élevé que le SMIC, et en fin de carrière (41 ans) ne dépasse que très rarement 2000€ net. 

 

PROFESSIONS ET TRAVAIL SOCIAL

 

Suicides : les travailleurs sociaux particulièrement concernés

 

Article ASH publié le 12 mai 2020

 

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Le dernier rapport de l’Observatoire national du suicide dévoile que l’action sociale est un des secteurs avec le taux de mortalité par suicide le plus important. Les chercheurs appellent également à replacer au cœur des débats le « mal-être » des chômeurs, particulièrement susceptibles de passer à l’acte.

 

Rattaché au ministère de la Santé, l’Observatoire national du suicide s’est interrogé sur les liens potentiels entre suicide, travail et chômage. Dans ce quatrième rapport, publié mercredi 10 juin, les auteurs rappellent en tout premier lieu combien il est difficile d’évaluer les passages à l’acte, très souvent multifactoriels. Si des raisonnements statistiques permettent de savoir dans quelle profession ou entreprise ils sont les plus fréquents, ces méthodes restent fragiles. « La significativité des écarts de taux de suicide dépend d’effectifs souvent trop faibles dans les données par profession ou par entreprise », écrivent les chercheurs.

 

Malgré le manque de chiffres sur le sujet, des études montrent que les secteurs concentrant les « taux de mortalité par suicide les plus importants » sont la santé et l’action sociale. Arrivent ensuite l’administration publique et la construction.

 

Le rapport s’intéresse également aux pathologies psychiques en relation avec le travail. Là encore, il est souligné que les hommes atteints de PPRT (pathologies psychiques en relation avec le travail) exercent principalement dans le milieu de la santé, du social ou de l’action sociale, comprenant les métiers de l’hébergement médico-social et social et de l’action sociale sans hébergement. Même constat chez les femmes, puisque 14,5 % de celles qui présentent ce type de pathologies travaillent dans un de ces secteurs.

 

Les chômeurs de longue durée particulièrement exposés

Mais ce qui inquiète avant tout les chercheurs, c’est la fragilité des demandeurs d’emploi. L’Observatoire révèle que « le risque de décès par suicide des chômeurs est supérieur à celui des actifs en emploi, en particulier chez les hommes entre 25 et 49 ans ». Et plus la durée de chômage est longue, plus le risque augmente. Ces périodes s’accompagnent en effet d’une potentielle « désocialisation », alerte le rapport. Si elles sont « l’occasion de se réinterroger sur la place du travail dans sa propre vie ou d’infléchir son parcours professionnel, elles peuvent aussi être vécues comme un événement traumatique ».

 

Parmi les pistes évoquées pour prévenir le phénomène, on retrouve la sensibilisation des médecins généralistes aux problèmes de santé des personnes sans emploi : « Encore trop de praticiens ignorent la situation de travail de leurs patients. » L’Observatoire insiste par ailleurs sur la nécessité de placer le sujet du « mal-être » des chômeurs au cœur des débats publics. Un signal à ne pas négliger en cette période de crise économique. Au mois d’avril, Pôle emploi a recensé 843 000 chômeurs en plus, une hausse historique de 22,6 % imputée à la pandémie de coronavirus.

 

Source : https://www.ash.tm.fr/professions-et-travail-social/un-fort-taux-de-mortalite-par-suicide-dans-laction-sociale-553803.php

 

Pour la revalorisation statutaire et une meilleure reconnaissance du niveau de qualification des métiers du travail social, merci de signer la pétition

 


15/06/2020


Il menace de mort une assistante sociale

Les métiers du travail social doivent être classés dangereux, au même titre que la police, la gendarmerie, afin de pouvoir bénéficier d'une augmentation des rémunérations et de primes en conséquence...

 

Déjà condamné pour meurtre, il menace de mort une assistante sociale

 

Journal Le Dauphiné - Publié le 07 févr. 2019

 

 

Cyril Salle était présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel hier après-midi pour avoir menacé de mort une assistante sociale du service pénitentiaire d’insertion et de probation.

 

L’homme de 40 ans adresse ainsi à l’assistante les termes suivants : « Tu veux que je te ramène des Kalachnikov ? »

 

Le casier judiciaire du prévenu a de quoi inquiéter l’assistance sociale. 17 mentions y sont inscrites et l’homme a notamment été condamné pour meurtre. « J’ai passé 23 ans en prison » dit-il dans le box où l’homme est resté menotté.

 

Il demande la compréhension du tribunal pour pouvoir continuer de voir sa fille. Le tribunal le condamne à 8 mois de prison et prononce le mandat de dépôt.

 

Source  : https://www.ledauphine.com/vaucluse/2019/02/07/deja-condamne-pour-meurtre-il-menace-de-mort-une-assistante-sociale


11/03/2020


Des éducateurs frappés et étranglés par des jeunes

Encore une autre agression très violente contre des éducateurs...

 

Isère : des éducateurs frappés et étranglés dans un foyer pour jeunes en difficulté

 

Journal Le Dauphiné publié 14 févr. 2020

 

 

 

Les services de police sont intervenus jeudi vers 15 h 30 dans un foyer pour jeunes en difficulté, à La Tronche, à la suite de l’agression de deux éducateurs par deux adolescents de 15 ans.

 

Selon la Direction départementale de la sécurité publique, l’un des éducateurs a reçu des coups de poing et le second a été victime d’un étranglement. 

 

Une plainte a été déposée par les victimes et par le directeur du foyer. Les deux adolescents ont été entendus sous le régime de la garde à vue avant d’être remis aux éducateurs pour l’un, et hospitalisé d’office pour l’autre.

 

Source : https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2020/02/14/isere-des-educateurs-frappes-et-etrangles-dans-un-foyer-pour-jeunes-en-difficulte


08/03/2020