Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Collectif "TSL" et syndicat de I'Isère, mission accomplie : Victoire des animateurs BAFA et BAFD !

L'exploitation des animateurs BAFA  en France dénoncé par la cour de justice de l'union Européenne

 

 

Enfin la victoire définitive des animateurs ! mission accomplie pour le collectif "TSL"...

 

Une grande victoire pour tous les animateurs BAFA et directeur BAFD sous contrat d'engagement éducatif...

 

La cour de justice de l'union européenne reconnait aux moniteurs ou animateurs titulaire du BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) qui encadre des colonies, centre de vacance, centre aéré, centre de loisirs pour enfants et  adolescents des droits à repos qui jusqu'à présent étaient bafoués.


Tout le monde le sait, mais tout le monde se taisait, les animateurs ou monos sont les plus exploités du travail social. Leur salaire bien inférieur au SMIG pour des temps de travail illégal au regard du droit du travail et de l'Europe. Sous prétexte que ces "amuseurs" du social et de l'animation ne soient pas détenteurs d'un diplôme professionnel dans ce domaine, toutes formes d'exploitation et d'abus leurs sont infligés.


La seule raison de ce silence qui durait depuis plus de 50 décenies, c'est le fric engrangé par l'Etat et les entreprises sur le dos des animateurs. 150 députés s'insurgent avec des associations et refusent l'arrêt de la cour de justice européenne tout en admettant qu'il ya bien exploitation des animateurs BAFA, parce qu' ils ne veulent pas laisser filler la poule aux oeufs d'or...


Le Conseil d'Etat a censuré, lundi 10 octobre 2011, le régime particulier des animateurs ou moniteurs de colonies de vacances pour se conformer à une directive européenne. Les animateurs ont désormais droit à 11 heures consécutives de repos quotidien.

Le collectif "les travailleurs sociaux libres" apporte leur soutien à tous les animateurs et à l'Union syndicale Solidaires Isère, qui depuis 2007 avait saisit le conseil d'Etat, dénonçant l'exploitation et l'asservissement des animateurs en exigeant le respect de leurs droits  (amélioration des conditions de travail, augmentation conséquente des salaires,  revalorisation du statut animateur BAFA-BAFD, droit aux repos réglementaires...).


Nous, les "TSL" revendiquons une refonte du contenu et du programme d'étude de la formation des animateurs BAFA et directeur BAFD dont leur statut professionnel, afin que leur niveau de formation soit adaptés et réévaluée par la reconnaissance professionnelle de ces deux diplômes et leur homologations au RNCP (répertoire nationale des certifications professionnelles) au niveau V (CAP) pour le BAFA et IV (bac pro) pour le BAFD. 

L'exigence de ces deux formations reconnues de tous doit être en conformité avec les responsabilités professionnelles conférés aux détenteurs de ces diplômes. Par exemple : le BAFD doit-être transformé en BPJEPS option management 1° aux fonctions de directeur de centres de vacance et de loisirs.

 

Les animateurs BAFA qui travaillent toute l'année sont des salariés mais classés non professionnels ! Mettons fin définitivement à cette discrimination.

 

N'oublions pas que c'est tout un système d'exploitation salariale dont il s'agit dans le domaine de l'animation. Les animateurs professionnels subissent aussi une forte discrimination salariale.
L'animation, un secteur d'activité ou l'on ne compte pas ces heures de travail sans aucune compensation pour le bien-être de la population. Il faut mettre fin à cette esclavage professionnel, n'en déplaise à certains élus politiques, associations et entreprises.

 

2012, enfin la victoire mission accomplie pour le collectif "TSL" !

Une récente circulaire précise le dispositif dans la perspective des vacances d'été. Pour mémoire la loi "warsmann" du 22 mars 2012 a instauré un régime dérogatoire au droit commun du travail en vue d'assurer le maintient des colonnies de vacances.


Désormais, les personnels pédagogiques occasionnels des centres de vacances et de loisirs ont droit à une période minimale de repos de 11 heures consécutives au cours de chaque période de 24 heures. Les modalités de décompte des heures de repos compensateurs ont été précisées par le décret et détaillé dans une circulaire.

 

Par ailleurs, les animateurs appelés à rester en poste la nuit et qui sont susceptibles, le cas échéant, d'intervenir auprès des mineurs accueillis, leurs heures de présence la nuit est désormais comptabilisées, l'animateur peut bénéficier le temps de nuit comme des heures travaillées et non comme des heures de repos. Le rappel du trict respect des règles de sécurité en d'encadrement des animateurs pour le nombres d'enfants accueillis, assure la garantie de la qualité de service et de la sécurité maximun pour tous.

 

Notre collectif "Les travailleurs sociaux libres", avons contribué modestement à la victoire des animateurs BAFA et directeurs BAFD, en dénonçant depuis 2011 sur notre BLOG TSL, facebook, et tous autres réseaux sociaux, leurs conditions de  travail illégal au regard du droit du travail, et l'exploitation dont ils étaient victimes depuis plusieurs décennies.

 

Nous rappelons que des dirigeants de centres de vacances et de loisirs ont interpellé notre collectif "TSL". Nous leurs avons expliqué notre démarche d'action pour les animateurs, démarche qu'ils partageaient. Un droit de réponse leur a été proposé...

 

Mais nous n'oublions pas que c'est surtout grâce à l'intervention très active du syndicat Union syndicale Solidaires de l'Isère, qui a saisis tous les tribunaux compétents, pour faire valoir les droits des animateurs et des directeurs BAFD. Nous disons merci à ce syndicat pour sa détermination dans le combat qu'il a mené et la victoire qu'il nous a donné.


Bonne lecture !


Voici un article que le Figaro à publié et qui a fait la une du journal télévisé mardi 11 octobre 2011.
 
Le Figaro.fr - Actualités
ACTUALITÉ  Société


Les colonies de vacances menacées
Mots clés : colonies de vacances, droit du travail, repos, COURs de justice de l'union européenne
Par Agnès Leclair Mis à jour le 03/08/2011 à 11:35 | publié le 02/08/2011 à 22:35


 

 

Le prix des colonies de vacances pourrait grimper de 15% à 30%. Crédits photo : REMY

GABALDA/AFP
 
La Cour de Justice de l'Union Européenne juge que le contrat des moniteurs de vacances n'est pas conforme, ne prévoyant pas de «période minimale de repos journalier» ni de temps de repos compensateur.
 
Les «jolies» colonies de vacances vont-elles devenir un luxe? Une espèce en voie de disparition? Ces séjours pour enfants, qui ont connu leur âge d'or dans l'entre-deux-guerres, ont entamé un lent déclin dans les années 1990. Aujourd'hui, les structures qui les organisent se disent menacées par un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) remettant en cause le statut des «monos». Le Conseil d'État, qui tranchera la question cet automne, pourrait rendre obligatoire un temps de repos journalier de onze heures pour les animateurs afin de se mettre en conformité avec le droit européen. Cette perspective fait blêmir les acteurs du secteur de l'accueil collectif de mineurs, qui craignent de devoir engager plus de moniteurs pour organiser des roulements. Le prix de ces vacances en groupe pourrait grimper de 15% à 30%, avertissent différents responsables du secteur. Ces derniers dénoncent également la mort annoncée des associations organisatrices les plus fragiles.


«Tout le monde est très attaché aux fameuses “colos”», rappelle Luc Chatel. La pérennité de ces structures qui permettent à de nombreux jeunes de partir en vacances ne doit pas être remise en cause.» Afin de rassurer les associations, le ministre de l'Éducation nationale a décidé de se rendre aujourd'hui dans deux centres d'accueil de mineurs du Var. «Nous travaillons depuis plusieurs mois à une solution qui permettra de respecter l'économie globale de ces structures», précise le ministre. Ce dernier écarte cependant la possibilité d'assimiler les animateurs à des bénévoles -comme c'est le cas pour les chefs scouts.


" Un rôle social "


Depuis une loi de 2006, les monos signent un «contrat d'engagement éducatif», défini par le Code de l'action sociale et des familles. Ce dernier limite leur activité à 80 jours par an mais ne prévoit pas d'obligation de temps de repos journalier de onze heures. Un «scandale», selon l'Union syndicale Solidaires Isère, qui a saisi le Conseil d'État dès 2007 et rappelle que le secteur privé est également présent sur le «marché des colonies de vacances». «Les moniteurs ne sont pas considérés comme des salariés, mais ils reçoivent une fiche de paie. Ils sont d'ailleurs sous-payés -deux heures de smic pour une journée de travail- et doivent être disponibles 24 heures sur 24, s'indigne Jean-Paul Portello, de Solidaires Isère. Nos enfants sont encadrés par des gens qui n'ont pas de temps de repos: c'est problématique. Ils peuvent être en danger!»

 

Une sécurité accrue: c'est le leitmotiv de Jeannette Bougrab. La secrétaire d'État à la Jeunesse penche de son côté pour «une amélioration des conditions de travail des animateurs». «Les moniteurs sont sur la brèche de 8 heures du matin à minuit, reconnaît Cédric Javault, président de la société Telligo, qui commercialise des séjours. Ils s'engagent à fond pour suivre la journée des enfants du réveil au coucher. Nous ne sommes pas opposés à un repos obligatoire de onze heures, mais cela semble difficile à appliquer.» Depuis soixante ans, les règles de sécurité se multiplient, souligne ce professionnel: «C'est très bien, mais cela a aussi des conséquences. Avec cette nouvelle règle, les prix pourraient augmenter de 30%. Les collectivités, les comités d'entreprise risquent de ne plus pouvoir suivre.»


«Les colonies de vacances ont un rôle social. Elles risquent de devenir inaccessibles pour les plus modestes, renchérit Jacques Chauvin, chargé de mission à la Ligue de l'enseignement, acteur incontournable du secteur. Notre objectif n'est pas de gagner de l'argent mais de faire en sorte qu'un maximum d'enfants partent en vacances.» Ils sont aujourd'hui un peu moins de 1 million par an à prendre le chemin des «colos», tandis que 2 millions goûtent aux joies des centres aérés.

Le rôle accru des «monos» dans la prévention des addictions


Tous les ans, environ 50.000 jeunes obtiennent leur brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur (Bafa). Les «monos» ou animateurs non professionnels titulaires du Bafa exercent de plus en plus souvent une activité tout au long de l'année, souligne la secrétaire d'État à la Jeunesse, Jeannette Bougrab. Selon cette dernière, la fonction d'animateur est aujourd'hui «à un tournant» et elle doit être réformée.
Elle a donc annoncé fin juin l'adoption prochaine d'un décret pour former et sensibiliser les candidats au Bafa à la lutte contre les addictions.
Drogues, alcool, cigarettes: ce sera bientôt le rôle des moniteurs de centres de loisirs ou de colonies de vacances de faire de la prévention. «La première cigarette est parfois fumée dans ce cadre. Il faut éviter ces comportements», souligne Jeannette Bougrab. Lors de son audition par la mission commune Assemblée-Sénat sur les toxicomanies , elle a également évoqué «un rajeunissement alarmant de l'âge moyen d'initiation aux différentes substances psychoactives».
Les futurs moniteurs pourraient également être tenus de suivre un nouveau module sur la lutte contre les discriminations, selon la secrétaire d'État et ancienne présidente de la Halde.





12/10/2011

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