Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Des travailleurs sociaux attaqués violemment sur leur lieu de travail

Des travailleurs sociaux attaqués

La prime de risque n’existe pas pour les travailleurs sociaux qui sont confrontés régulièrement à la violence dans le  cadre de leurs interventions professionnelles.

 

Voici l'article

 

Journal Nord éclair - Publié le 21/12/2011 à 00h00


A priori, c'est un malentendu qui a provoqué la colère de Cathy H., 42 ans. Elle croyait qu'on lui retirait à nouveau l'un de ses enfants. D'où les coups, les morsures et la menace d'un couteau contre des travailleurs sociaux.

 

Justice :

 

A priori, c'est un malentendu qui a provoqué la colère de Cathy H., 42 ans. Elle croyait qu'on lui retirait à nouveau l'un de ses enfants. D'où les coups, les morsures et la menace d'un couteau.

 

Tout commence le 19 mars dernier dans une maison des environs de la rue de la Providence, rue bien mal nommée en l'occurrence, à Roubaix. Nadia X., une assistante sociale, se présente au domicile de Cathy H. dont huit enfants sur neuf sont placés.


Nadia X. suit habituellement la famille et nul doute que Cathy H. la rend responsable de ses déboires familiaux. À un moment de l'entretien, l'assistante sociale veut voir seule à seule L., une adolescente qui a pu revenir récemment chez sa mère. Quand Nadia X. veut sortir avec la jeune fille, Cathy H, très déprimée et qui a avalé de nombreux médicaments, semble comprendre qu'on lui enlève l'enfant. Elle tombe alors à bras raccourcis sur Nadia X.

Une fois l'assistante sociale repartie contrainte et forcée, Cathy H. projette de mener une expédition punitive sur un local proche des services sociaux. La prévenue s'arme alors d'un couteau à steak.

 

Morsure

Lorsqu'elle surgit dans le local, Cathy H. ne trouve pas Nadia X. En revanche, deux assistantes sociales présentes sont prises à partie. « Je vais la tuer, je le jure, cette pouffiasse », hurle la mère de famille en colère qui ne trouve pas l'assistante sociale honnie.


L'alarme retentit et Olivier Y., du service de puériculture, arrive à la rescousse. L'homme est cruellement mordu. Une autre assistante sociale, Marina Z., puis la secrétaire médico-sociale s'interposent. Elles sont, elles aussi, menacées et frappées par la prévenue toujours très offensive. Il faudra beaucoup de temps et beaucoup de monde pour maîtriser et calmer la furie. Heureusement, Cathy H. ne se servira jamais de son couteau. Toutefois, quatre personnes sont blessées sérieusement.


Mandat de dépôt

Hier, changement d'ambiance devant le président Christophe Le Gallo : Cathy H., le visage rougi par les larmes, est effondrée. Explications laconiques. « Je n'ai pas compris tout ce qui s'est passé », bredouille-t-elle. Me Éliane Dilly, son avocate, demande le report du procès car sa cliente, « qui a avalé toute la pharmacie de la maison, n'est pas en état de comprendre, de s'expliquer et encore moins d'être jugée » . Une expertise psychiatrique est demandée.

Se pose alors la question de la détention provisoire : « La prévenue affiche un casier judiciaire vierge mais il y a chez elle une constance dans la haine ; elle manigance sa vengeance en s'armant d'un couteau », déclare la procureure Carole Pautrel qui requiert le mandat de dépôt. Me Dilly n'arrivera pas à l'éviter à sa cliente.

 

Nord Éclair

 

Source :

http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2011/12/21/des-travailleurs-sociaux-attaques.shtml

 

Soutenez les travailleurs sociaux en signant la pétition en ligne. Cliquez içi



18/01/2013

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