Les travailleurs sociaux libres

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Droit à une deuxième chance ? Une assistante sociale comdamnée

Une assistante sociale condamnée pour trafic d’influence et abus de confiance…

 

Voici un article qui interroge sur le droit à une deuxième chance et sur la nécessité de la légalisation d'un code de déontologie pour nos professions. Nous intégrons ce commentaire qui nous parait intéressant à cet article, afin d'échanger et de débattre autour de ce sujet très particulier.


Ces situations d’abus de confiance de la part de travailleurs sociaux sont rares dans le travail social. Mais toute personne a droit à une deuxième chance et Nathalie B aussi.

Quand un travailleur social se retrouve en difficulté en général, la tendance est de l'enfoncer et de l'achever, comme si le droit à l'erreur était innaceptable dans nos professions.

 

Des élus politiques corrompus sont légions: trafic d'influence, abus de biens sociaux, enrichissement personnel, abus sexuel, harcelement moral... La liste est longue et pourtant les français continuent de voter pour ces hommes et ces femmes qui sont à la tête des gouvernements, des conseils généraux... Ils font et défont la loi à leur guise en fonction de leurs interêts personnels.

 

La charte de déontologie des assistants sociaux rédigé par par l'ANAS, n'est pas reconnu par la loi car ce n'est pas un code de déontologie. Les TS devraient militer pour la réglementation de toutes les professions du travail social. Le secret professionnel pour toutes les professions du travail social et un code de déontologie adapté et encadré par des textes faisant force de loi.

La création et la légalisation d'un code de déontologie du travail social et des travailleurs sociaux procurerait de nombreux avantages à nos professions et plus particulièrement aux travailleurs sociaux par la reconnaissance de leurs professions.

 

Voici donc cet article...

Attention, cette assistante sociale devrait avoir droit à une deuxième chance. Pourquoi ? Parce que nous-même sommes capables d'indulgence envers nos publics et nos politiques, et qu'il doit en être de même pour les travailleurs sociaux.

Les médecins, les avocats et les hommes politiques eux-mêmes peuvent avoir des interdictions temporaires d'exercer, pourquoi pas nous ?

Si j'étais un employeur je ferai de nouveau confiance à cette assistante sociale en la recrutant dés la levée de son interdiction d'exercer. Cette mésaventure est une leçon dont elle se souviendra toujours...

 

02.06.2010 

Cet article a été publié dans la rubrique Edition Abonnés - Val d'Oise

 

SAINT-GRATIEN

Nathalie B. ne pourra plus exercer son métier d'assistante sociale. Le tribunal correctionnel de Pontoise l'a décidé hier. Il a également condamné cette ancienne employée de mairie de Saint-Gratien à deux ans de prison avec sursis et à 2?000 € d'amende. Sa complice, Chantal Z., qui lui a servi d'intermédiaire, a écopé pour sa part d'un an de prison avec sursis et 1?000 € d'amende. Un préjudice de 16 ?00 €. Les deux femmes se sont livrées en 2008 à un trafic d'influence jugé « odieux » par le tribunal. Elles ont demandé des pots-de-vin à plusieurs familles africaines, leur faisant croire qu'elles auraient ainsi un logement social dans la commune plus rapidement.

 

Pas moins de 160000 € ont été escroqués à des femmes seules, sans emploi et prêtes à tout pour loger leurs enfants. Malgré des témoignages accablants, l'assistante sociale n'a rien lâché à la barre, qualifiant les témoins, les victimes et sa coprévenue de « menteuses ». Dans l'escroquerie, Chantal joue les rabatteuses, c'est elle qui trouve ces femmes, principalement des Ivoiriennes et des Congolaises, à qui elle explique avoir un bon filon pour leur trouver un logement social rapidement. Puis Nathalie entre en scène, elle est le « cerveau », faisant croire à ces pigeons qu'elle peut user de son influence auprès de la commission logement. Elle prend au passage une somme en espèces : 2?000 € pour un deux-pièces, 3?000 € pour un trois-pièces. Mais l'assistante sociale ne fait, à la mairie, que rendre un rapport dans lequel elle donne un avis sur les demandeurs. Seulement, certains dossiers échouent, ce qui mène le duo à sa perte.

 

Les familles qui ont versé un pot-de-vin, pour certaines après avoir contracté un crédit, se retournent contre elles fin 2008. « Vous avez monnayé le désespoir de ces gens qui pensaient acheter du rêve. Pour eux, le rêve, c'était un logement », lance le procureur de la République. « Vous avez renié votre serment d'assistante sociale, la mairie de Saint-Gratien avait confiance en vous », insiste Me Zajac, l'avocat de la ville. Mais jusqu'au bout, elle résiste : « On m'a bafouée, insultée, traînée dans la boue », dit-elle au tribunal.

 

Un comportement qui s'est finalement retourné contre elle. Quant à Chantal, son rôle n'a pas été minimisé, mais elle le reconnaît. « Elle a profité de la situation, sauf qu'elle pensait vraiment que Nathalie avait un pouvoir en mairie », plaide Me Richard, son avocate. Les cinq familles qui se sont portées parties civiles toucheront de 3?00 à 5?000 € de dommages et intérêts. La mairie de Saint-Gratien, elle, obtient l'euro symbolique.  

 

Source Le Parisien.fr

Pour revoir l'article dans la presse cliquez içi

 

 

 



25/02/2012

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