Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Elus et travailleurs sociaux s'alarment

Rodez. Elus et travailleurs sociaux s'alarment

hébergement d'urgence

Journal LADEPECHE.fr - Publié le 28 juillet 2011

 

Cette famille avec deux enfants de 5 et 7 ans, arrivée de Tchétchénie le 20 juillet, ne dispose toujours pas d'un logement pérenne./ Photo DDM

 

Les services de l'immigration, la police nationale, le conseil général, la mairie de Rodez, les travailleurs sociaux… Hier, tous étaient mobilisés en préfecture, pour faire le point sur la situation, jugée « tendue » des demandeurs d'asile en Aveyron. « En six mois, nous avons reçu autant de personnes qu'en 2010. Et depuis début juillet, nous faisons face à une arrivée chaque jour », explique Nicolas Pinel, responsable de l'urgence sociale dans le département. Ainsi, depuis le 1er janvier, ce sont 53 familles -127 personnes- qui ont bénéficié du dispositif, contre 55 familles -135 personnes- sur toute l'année dernière. Résultat : le budget de crédit hôtelier, soit 90 000 €, est déjà épuisé. Autrement dit, lorsque les 277 places d'hébergements temporaires sont occupées, c'est la rue qui attend les nouveaux venus, « la préfecture refusant systématiquement la mise à l'hôtel ».

 

"Toutes les solutions à l'étude"

 

Pour anticiper l'hiver, il a été décidé de reporter le budget d'aide à la subsistance -100 000€- vers le logement. « Ca devrait effectivement nous permettre de finir l'année, à condition qu'on ne l'entame pas avant le 1er novembre ». D'ici là, il faudra faire de nombreux sacrifices : « Plus d'interprète, plus de taxi, ni de couche ou de lait pour les bébés. Ce sont d'autres problèmes qui s'annoncent… ».

 

Nicolas Pinel est pourtant satisfait de la réunion d'hier : « Ca s'est passé en bonne intelligence. Nous avons t étudier toutes les hypothèses : la réquisition de centres de vacances vides ; la création d'un centre d'hébergement de nuit…

 

On ne s'interdit rien, à condition de ne pas créer de Sangatte II. Il ne faut pas tomber dans ce piège-là ». Réaction positive aussi de la part de Sarah Vidal, déléguée à l'action sociale et à la solidarité à la ville de Rodez. C'est elle, qui en début de semaine, avait alerté la préfecture, sur le sort d'une famille de Tchétchènes avec deux enfants, contrainte de dormir dehors. « Elle a finalement été hébergée par les sœurs franciscaines, avant d'être relogée ailleurs. On trouve toujours des solutions, au cas par cas. Mais ce qu'il faudrait surtout, ce sont des moyens durables ». Un nouveau tour de table est déjà fixé au mois d'octobre.

La Dépêche du Midi



18/01/2013

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