Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

En colère, des travailleurs sociaux précarisés font grève !

Droit au respect : des travailleurs sociaux manifestent et revendiquent une amélioration de leurs conditions de travail

 

Suite à un préavis de grève au cours du mois de juin 2012 et soutenu par les syndicats CGT et CFDT, les agents et les travailleurs sociaux du CIAS (Centre intercommunal d'action sociale) ont manifesté leur colère devant le siège d'Agglopolys pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

 

La moitié d'entre eux sont des aides à domicile et des travailleurs sociaux qui interviennent au quotidien en direction des familles, des personnes âgées ou handicapées et des publics en difficulté ».

 

Les agents demandent notamment la titularisation des vacataires, Christophe Degruelle, Président d'Agglopolys, a indiqué être conscient du climat de souffrance au travail évoqué par les les représantants syndicaux « Nombre d'entre eux sont confrontés à la précarité alors que leur travail les met en contact avec d'autres personnes vulnérables ».

 

Les travailleurs sociaux méritent d'être traités avec plus de respect. Ils attendent des actes fort, comme la titularisation de tous les vacataires qui sont dans une situation professionnels précaires, alors qu'ils ont la responsabilités d'accompagner au quotidien des personnes fragilisées, et parfois en grande souffrance.

 

Voici l'article !

Les personnels du CIAS affichent leur ras-le-bol

Loire-et-Cher - Blois - Social

Journal la Nouvelle République publié le19/06/2012

 

Une centaine d’agents du CIAS ont cessé le travail et manifesté hier matin devant le siège d’Agglopolys pour revendiquer “ plus de respect ”.

 

Des travailleurs sociaux très remontés. - (Photos NR, Sébastien Gaudard)

 

Drapeaux rouges, calicots, pancartes, mannequins et slogans : la panoplie de la parfaite manifestation revendicative était réunie hier matin dans les rues de Blois. A l'appel de leurs représentants syndicaux de la CFDT Interco, rejoints par ceux de la CGT, une centaine d'agents du Centre intercommunal d'action sociale (CIAS) se sont rendus en défilé devant le siège d'Agglopolys pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail.

 

Le mouvement faisait suite à un préavis de grève déposé en milieu de semaine dernière. « Depuis deux ans, nous tirons la sonnette d'alarme sans être entendus » déplorait Anne Murat, porte-parole CFDT. « Aujourd'hui, un tiers des salariés sont en grève. La moitié d'entre eux sont des aides à domicile et des travailleurs sociaux qui interviennent au quotidien en direction des familles, des personnes âgées ou handicapées et des publics en difficulté ».


Dans les rangs du défilé se trouvaient beaucoup de femmes, souvent jeunes, dénonçant la précarité de leur état. « La moitié d'entre nous sont non-titulaires et travaillent sur des contrats ne garantissant qu'une dizaine d'heures par semaine. La goutte qui a fait déborder le vase, c'est un projet de réforme du système des indemnités kilométriques, élaboré sans concertation » expliquait l'une d'elles.


Devant les grilles d'Agglopolys, les manifestantes ont repris en chœur la litanie de leurs revendications : un programme de titularisation des vacataires, la reconnaissance des compétences, et surtout, un encadrement capable de fixer des orientations claires, de dégager des moyens et d'évaluer les résultats. Rachid, travailleur social, insistait particulièrement sur ces derniers points : « Nous avons trop souvent le sentiment d'être livrés à nous-mêmes. Nos managers donnent le sentiment de ne pas connaître les réalités du terrain. Ils ne nous écoutent pas. » Sa collègue aide à domicile, se plaignait pour sa part de conditions de travail préjudiciables à la qualité du service. « Nous ne pouvons pas consacrer aux personnes âgées le temps qu'il faudrait. Beaucoup d'entre nous en souffrent. C'est pourquoi il y a autant de turnover dans notre métier ».


" Climat de souffrance "


A l'issue de sa rencontre avec les délégués syndicaux, Christophe Degruelle, président d'Agglopolys, a indiqué être conscient du climat de souffrance au travail évoqué par ses interlocuteurs. « Nombre d'entre eux sont confrontés à la précarité alors que leur travail les met en contact avec d'autres personnes vulnérables. » Il s'est déclaré disposé à ouvrir une négociation sur la revalorisation du régime indemnitaire, en soulignant que la collectivité ne possède pas la capacité financière pour titulariser tous les agents : « Ce serait un budget de 11.000 € par personne ».


Il a déclaré par ailleurs avoir entendu les doléances des personnels à propos des difficultés relationnelles avec le management et émis le vœu que la relocalisation prochaine des services dans l'ancienne clinique Claude-de-France apporte un mieux sur le plan organisationnel.

 

Source :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2012/06/19/Les-personnels-du-CIAS-affichent-leur-ras-le-bol

 



05/08/2012

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