Les travailleurs sociaux libres

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Enervé, il a voulu égorger un travailleur social !

Travailleurs sociaux, nous vous conseillons de protéger votre gorge quand vous prenez votre service !

 

Redoubler de prudence, soyez toujours en alerte, les apparences sont trompeuses, et les comportements de certaines personnes que vous accompagnez sont parfois imprévisibles...

 

Gorge sensible sortez couvert !

 

 Voici l'article !

Quimper ville  Le Télégramme.com - Publié le 28 janvier 2012

L'éducateur menacé de mort: deux mois de prison ferme

 Poursuivi pour des menaces de mort sur un éducateur du CCAS, un Quimpérois de 21 ans a été condamné, hier, à deux mois de prison ferme. «Je me suis énervé, je n'aurais pas dû... je lui ai dit: "Fais pas chier, sinon je vais t'égorger"».

 

Le 17décembre, dans l'après-midi, le prévenu, 21 ans, s'était rendu au CCAS de Quimper pour télécharger un film sur un ordinateur mis à disposition des usagers. Exclu de l'hôtel social, le jeune homme, sans domicile fixe, était pourtant prié de ne plus s'y présenter. C'est ce qu'un éducateur était venu lui rappeler, lui demandant de partir. Le jeune homme lui avait répondu par un geste d'égorgement, le menaçant de mort. «Je considère ça comme des mots. Entre potes, ça va. Lui, il l'a pris autrement, je comprends maintenant... D'autant que c'était un éducateur cool». De la parole, il n'était pas passé aux actes.

Responsabilité pénale en question

«Il savait qu'il n'avait pas le droit d'y venir... Les choses semblaient bien maîtrisées», s'étonne d'ailleurs Me Calvar, l'avocat de l'éducateur, partie civile, évoquant la question de la responsabilité pénale. «Que faire quand monsieur menace?», poursuit l'avocat, venu demander à ce que «les éducateurs puissent exercer leur métier dans des conditions de sécurité».

 

Pour le dernier psychiatre chargé d'une expertise, le prévenu présente des «troubles de la personnalité importants». Il avait conclu à une altération du discernement. Par le passé, le prévenu a pourtant été relaxé à deux reprises, son irresponsabilité pénale ayant été retenue. «Dans ce dossier, vous avez des expertises qui concluent dans le sens de l'altération, pas de l'abolition», souligne le procureur.

 

Les psychiatres qui le connaissent ont d'ailleurs constaté qu'il ne relève pas de la psychiatrie lourde. Dans ces conditions, «sa place n'est pas en psychiatrie mais en prison. Même s'il faut une peine mixte et une obligation de soins». Il a requis un an d'emprisonnement dont neuf mois avec sursis et mise à l'épreuve avec interdiction de paraître au CCAS. «Il parle beaucoup, entre phases de crise et phases de calme», explique pour sa part MeBergeron, son avocate. «Il n'entend pas la réalité de cette infraction». Cet éducateur, le jeune homme «l'aimait bien», d'ailleurs.

 

Le problème pour son conseil «c'est que toutes les institutions se rejettent la balle», évoquant les rapports successifs se contredisant et l'échec des soins. «On ne peut pas le juger comme un citoyen ordinaire».

 

Le tribunal en a décidé autrement. Il l'a condamné à cinq mois de prison dont trois mois avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans. Il est maintenu en détention, mais devrait faire appel.

 

Source :

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/l-educateur-menace-de-mort-deux-mois-de-prison-ferme-28-01-2012-1581418.php

 

Pour soutenir les revendications des travailleurs sociaux, signez la pétition en ligne. Cliquez içi



30/10/2012

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