Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Enquête sur le RSA auprès des travailleurs sociaux

Enquête sur le RSA auprès des travailleurs sociaux

 

Source ARFTL : Enquête sur le RSA auprès des travailleurs sociaux

 

Selon une enquête présentée le 18 octobre 2010 par la FNARS, "pour les travailleurs sociaux, le RSA (revenu de solidarité active) est loin d'être une panacée : coupant ses bénéficiaires de nombreuses aides, son organisation reste labyrinthique pour beaucoup".

Les chiffres le montrent, la pauvreté augmente. Qui sont les plus touchés ?

Les femmes seules et les jeunes, de toute évidence. Surtout les moins qualifiés. Ce sont les premières victimes de la crise et de la montée du chômage.

Le RSA était censé favoriser le retour à l'emploi des personnes les plus défavorisées. Trois ans après, le revenu de solidarité active (RSA) n'a pas atteint ses objectifs.

En décembre 2011, le comité national d’évaluation du RSA a rendu son rapport final sur la mise en oeuvre et l’impact du RSA sur les bénéficiaires. La FNARS (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) a souhaité compléter ces travaux avec l’expérience de terrain de ses adhérents. Dans cette étude menée auprès des travailleurs sociaux, elle constate une persistance des difficultés pour les bénéficiaires du RSA. 
La Fnars regrette un manque d'efficacité du principe d'accompagnement personnalisé des bénéficiaires du RSA. 59 % des travailleurs sociaux ayant répondu constatent des difficultés d'accompagnement par le référent unique, surtout lorsqu'il s'agit de Pôle emploi. Les ruptures d'accompagnement constatées sont dans 34 % des cas imputables à cette fonction, soit qu'elle ne soit pas pleinement occupée (le référent n'étant pas assez disponible) soit qu'elle soit occupée successivement par trop de personnes différentes
Pour 78 % des personnes, "l'impact du RSA sur l'accès à l'emploi de ses bénéficiaires est faible" alors que le RSA devait permettre et encourager la reprise d’activité. Par ailleurs, le RSA activité "paraît encore moins connu et compris que le RSA socle, ce qui explique en bonne partie 70 % des cas de non recours".
Au final, la Fnars préconise, outre la simplification des procédures et une meilleure lisibilité du dispositif, la mise en œuvre d'une véritable politique d'accompagnement, s'appuyant sur une meilleure coordination entre ces acteurs".

 

 

Journal Libération - Publié le 19 février 2013

Pauvreté: les femmes plus frappées, surtout lorsqu'elles sont seules

La pauvreté frappe plus les femmes que les hommes, surtout lorsqu'elles sont seules avec des enfants et cumulent emplois précaires, difficultés d'accès au logement et aux soins.

 En France en 2010, 8,6 millions de personnes avaient un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté estimé à 60% du revenu médian, soit 964 euros, rappelle l'étude, intitulée "Femmes et précarité". Parmi elles: 4,7 millions de femmes et 3,9 millions d’hommes.Les femmes sont aussi les principales bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) dont elles représentent 57% des allocataires en 2010."Les risques de précarité apparaissent plus nombreux pour les femmes que pour les hommes": partant de ce constat, le rapport du CESE essaye d'en déterminer les causes.Moins souvent au chômage de longue durée, les femmes sont plus nombreuses à être dans le "halo" du chômage (pas officiellement comptées comme chômeuses mais souhaitant travailler), souligne d'abord l'étude.Elles sont aussi surreprésentées dans des métiers peu qualifiés (comme les services aux particuliers, les agents d'entretien ou les employées du commerce). Et dans ces métiers, la proportion de celles qui travaillent à temps partiel est souvent supérieure à la moyenne: 30% des femmes, contre à peine 7% d'hommes.

Au total, la probabilité d'occuper un poste d’employé ou d’ouvrier non qualifié est 2,1 fois plus forte pour une femme que pour un homme en 2010, alors que ce rapport n’était que de 1,8 au début des années 1980, relève le CESE.

Les basses rémunérations mensuelles vont sans surprise souvent de pair avec des durées de travail réduites, ce qui contribue à accentuer aussi les écarts de pensions au moment de la retraite.

 

Une mère seule sur deux à découvert

 

Une des conséquence de ces bas salaires est un renoncement aux soins pour raisons financières, s'inquiète le CESE: 18,5% des femmes ne se soignent pas faute d'argent, contre 12,3% des hommes.

Le risque de précarité est encore accru pour les femmes élevant seules leurs enfants, dont le nombre est en constante augmentation.

Dans neuf cas sur dix, les familles monoparentales sont constituées de femmes, "pour lesquelles les contraintes liées à l'articulation vie professionnelle/vie familiale sont plus lourdes".

"Une mère vivant seule avec ses enfants sur trois vit sous le seuil de pauvreté aujourd'hui", a rappelé lundi la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem lors d'un colloque sur le sujet à Paris.

"Presque une mère élevant seule ses enfants sur deux dit ne pas arriver à boucler son budget sans être à découvert", a-t-elle souligné.

Ces familles sont moins bien logées que les autres, note le CESE: en 2009, elles occupaient près d'un logement social sur quatre.

Plus souvent au chômage que les mères en couple, les mères isolées forment "le gros bataillon des femmes ayant un emploi à temps partiel subi".

Leur taux de pauvreté a ainsi augmenté de 4 points entre 2001 et 2010, passant de 28% à 32%, alors qu'il s'est accru de moins d'un point pour l'ensemble de la population pendant la période.

"Apporter un soutien social et professionnel aux mères isolées apparaît indispensable et doit constituer une priorité de l'action publique", concluent les auteurs de l'étude, plaidant notamment pour un accompagnement des bénéficiaires du RSA ou l'accessibilité à un mode de garde adapté.

 

Chanson : RSA salaud de profiteur



19/02/2013

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