Les travailleurs sociaux libres

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Forte inquiète : Pénurie de professionnels dans tout le secteur médico-social

Selon le Média Social, il est constaté une pénurie de professionnels dans le secteur médico-social depuis une dizaine d'années, ce qui ne permet pas de pourvoir tous les postes vacants. 

 

Pour TSL il est important de préciser que cette pénurie de professionnels ne date pas d'une dizaine d'années mais d'une vingtaine d'années. Et même si certaines idées paraissent intéressantes, comme par exemple sur la nécessité de mieux communiquer par un changement de regard positif qui doit être provoqué dés le collège et le lycée, cela ne sera pas suffisant pour inverser la tendance aux désintéressement des jeunes et du public pour les métiers du travail social.

 

Trois raisons pourtant très simple expliquent ce rejet des jeunes de s'orienter vers les métiers du travail social  : 

 

- Management de gestion d'entreprise (administratif, rendement, productivité, chiffre, statistique...)

- Risques très élevés pour des métiers dangereux, les professionnels risquent leur peau (usure professionnelle, Bur-out, violences, menacent, agressions physiques, assassinats, maltraitance institutionnelle...).

- Une rémunération insuffisante dans la fonction publique, salaire d'un débutant 1700€ brut, en fin de carrière la rémunération ne dépasse pas 2500€ brut après 30 ans d'activité professionnelle. Proportionnellement une minorité arrive à atteindre les 30 années d'activités.

- Des diplômes sous-évalués à bac+3 (AS, ES, CESF, EJE, ETS), avec une exigence de responsabilités et d'expertise qui ne correspondent pas au niveau de qualification requis équivalent au niveau Master. Une disqualification du niveau de diplôme de moniteur éducateur, TISF etc.

 

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En conclusion, tant que ces besoins fondamentaux n'auront pas été satisfaits, nous assisterons impuissants à la fin peut-être du travail social...

 

Le Média Social - Brève 05 mars 2020

 

Pénurie de professionnels : Mais que peut-on faire ?

 

La pénurie d'élèves est une réalité pour de nombreuses formations. Noël Bouttier

 

Depuis une dizaine d'années, tout le secteur médico-social est confronté à une situation inquiétante de manque de professionnels, ce qui ne permet pas de pourvoir tous les postes vacants. Face à cette situation, la fédération Ile-de-France de la Fehap a mené une vaste réflexion en conduisant une enquête auprès de ses adhérents (un quart d'entre eux y ont répondu, mais ce taux a grimpé à 60 % dans les établissements du handicap). Les idées ont été mises en débat pour aboutir à un Livre blanc.

 

Parmi les idées phares, les adhérents de la Fehap insistent sur la nécessité de mieux communiquer, et ce très tôt. « Le changement de regard sur ces métiers doit être provoqué dès le collège et le lycée », estiment-ils. Le stage de 3e ne doit pas être considéré comme une corvée, mais être revu pour être plus adapté aux attentes des jeunes, par exemple en proposant un parcours découverte et observation des métiers. 

 

Sur la communication en direction du grand public, la Fehap se réjouit du partenariat noué avec l'ARS Ile-de-France qui doit déboucher sur le financement de petits films permettant de faire connaître ces métiers. 

 

La mise en formation des aides-soignants est particulièrement préoccupante avec une baisse de 15 % en 2018. Pour sortir de la nasse, il faut jouer sur plusieurs leviers : améliorer l'information en organisant un « événement francilien sur les formations » ; améliorer le financement des formations de niveau 5 (aides-soignants et auxiliaires de puériculture). Une convention a déjà été signée entre le conseil régional et Pôle emploi sur cet axe. 

 

D'autres propositions concernent les stages en structure (meilleure formation des tuteurs...), la rémunération des professionnels, mais aussi la question des transports ou bien encore les enjeux de la garde d'enfants ou du logement.

 

Sur ce dernier plan, le conseil régional s'est engagé à aider à l'émergence de 10 000 logements pour les soignants. Un engagement à concrétiser, insiste la Fehap.  

 

Source : https://www.lemediasocial.fr/penurie-de-professionnels-mais-que-peut-on-faire_xgoZk5

 

Pétition : Pour une meilleure revalorisation des métiers du travail social, cliquer sur qualification

 



11/03/2020

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