Les travailleurs sociaux libres

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La prévention spécialisée bascule dans la fonction publique !

Prévention spécialisée : des salariés inquiets - Nantes

 

 

La prévention spécialisée peut-elle devenir un outil de la fonction publique ?  Comment peut-elle respecter les principes de la prévention spécialisée ? Une assocation de prévention spécialisée nantaise est en phase d'en faire l'expérience, basculant ainsi d'un statut  de salarié sous convention collective 66 vers un statut d'assimilé fonctionnaire.

En effet, les travailleurs sociaux et le personnel de cet association ont tous été intégré dans le tout nouveau GIP (groupement d'intérêt public) sous contrat en CDI (contrat de travail à durée indéterminée).

 

La prévention spécialisée sous les projecteurs! Nous vous proposons la lecture de ces deux articles surprenant :

 

Ouest-France / Pays de la Loire / Nantes / Archives du mercredi 04-01-2012

 

 

mercredi 04 janvier 2012

 

L'association Deligny, qui travaille à la prévention socio-éducative dans les quartiers, va laisser la place au conseil général. Le passage d'une structure à l'autre reste flou pour les salariés.

Dans l'incertitude ils le sont. Mardi, comme toutes les semaines, la majorité des 46 salariés de l'association de prévention spécialisée Fernand-Deligny (1) se rassemble, « sur le temps personnel, entre midi et deux ».

 

Ils veulent avoir des infos. Savoir s'il y a du nouveau. Mais leurs représentants du personnel ne peuvent pas apporter de réponses à toutes leurs questions : « C'est le flou. Nous n'avons pas de négociations, juste des échanges informels, sans écrit derrière, sans engagement. C'est difficile de bosser dans ces conditions. » D'autant que les échéances se rapprochent !

Une nouvelle structure la semaine prochaine.

 

Depuis l'été dernier, le conseil général a souhaité reprendre la main. La mission de prévention spécialisée dans les quartiers (1) avec des éducateurs de rue, qui vont vers les jeunes afin de lutter contre la marginalisation, n'est pas remise en cause. Le Département veut « s'impliquer davantage », comme l'expliquait alors Gérard Allard, vice-président du conseil général délégué à la jeunesse, et a choisi pour cela le GIP, groupement d'intérêt public. Ce qui implique la bascule de salariés du privé dans la fonction publique.

 

Mercredi 11 janvier, ce GIP sera officiellement constitué. « Mais nous n'avons rien de concret », déplorent les salariés. Qui craignent de devoir signer leurs contrats de travail dans la foulée, sans avoir pu négocier. « Nous entamons la phase concrète » Pour Gérard Allard, cette période de flottement était quasi inévitable. « Actuellement, l'employeur, c'est l'association. Le Gip existe depuis le 28 décembre... Il a été validé par le préfet et par les mairies partenaires, mais ce n'est pas encore lui l'employeur. » Le vice-président du conseil général assure que les choses vont évoluer : « Nous allons rentrer dans une phase de clarification écrite. Nous avons trois mois, jusqu'en avril, pour aboutir. »


« Dialogue constructif »

C'est ce que désirent les deux parties. « Nous ne sommes pas en guerre », affirment les représentants des salariés. Mais, selon eux, les premières propositions ne tiennent pas forcément compte de la spécificité de leurs missions : « Quand on s'occupe d'un jeune, avec une situation d'urgence, on ne peut pas tout laisser en plan, parce que c'est l'heure de débaucher ! » Gérard Allard, qui « comprend l'inquiétude » des salariés, entend lever ces doutes rapidement. « Ce que nous faisons est novateur. On apprend en marchant. »

 

(1) À la Harlière et au Sillon à Saint-Herblain, à Ragon à Rezé et à Nantes (Dervallières, Bellevue, Malakoff, Nantes-Nord, Bottière et Clos-Toreau).

 

Anne-Lise FLEURY

 

 

Ouest-France.fr / Pays de la Loire / Nantes / Archives du mercredi 01-02-2012

 

 

Prévention spécialisée : un accord trouvé - Nantes

 

Un accord enfin trouvé et qui satisfait les deux parties salariés et employeurs

 

 

mercredi 01 février 2012

 

La prévention spécialisée est gérée par un groupement d'intérêt public. Un accord a été trouvé avec les salariés.

 

La prévention spécialisée, qui travaille dans les quartiers avec notamment des éducateurs de rue, est gérée désormais par un GIP, un groupement d'intérêt public. « Une première en France », rappelle Gérard Allard, vice président du conseil général délégué à la jeunesse. En revanche, le passage d'une structure associative (Fernand-Deligny) à un autre cadre juridique ne s'est pas fait sans quelques flottements.

 

Au final, lundi, un accord a été trouvé entre le département, qui devient directement le patron de la prévention spécialisée, et les salariés. Une bonne chose pour Gérard Allard : « C'est une nouvelle étape pour la prévention spécialisée au service d'une plus grande proximité avec les jeunes de Loire-Atlantique ».

 

Une issue qui a aussi l'approbation des salariés : « Il n'y avait pas d'obligation d'accord et cela prouve qu'il y a une volonté de dialogue social de la part du département. Dialogue social qu'il reste néanmoins à construire et à conforter », précise Olivier Grimault, délégué syndical de l'association Fernand-Deligny.

 

Quant à l'avenir, le département l'affirme : « Les actions menées à Nantes, Saint-Herblain et Rezé seront poursuivies et le territoire d'intervention du nouveau Gip pourra évoluer pour couvrir plus largement le département. À Saint-Nazaire, l'Association nazairienne de prévention spécialisée poursuit son action et devient membre du Gip pour partager son expérience. »


Le Gip aura un budget de 2,2 millions d'euros dont « 94 % apportés par le département ».

 

 



29/02/2012

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