Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Les AS et les CESF ne sont pas de la chair à canon

Les travailleurs sociaux au bord de la crise de nerfs

Les assistantes sociales et les CESF du Conseil général du Val-de-Marne subissent une grave  maltraitance institutionnelle depuis de nombreuses années. Elles accueillent un public de plus en plus agressif et violent qui se trouve dans des situations d'urgence. La majorité des collectivités territoriales cautionnent les risques psychosociaux. 

 

Pour rappel, au palmarès des professions les plus atteintes par les risques psychosociaux (souffrance au travail...), bien devant  les  enseignants, et les professions para-médicale, médicale et devant toutes les branches et catégories professionnelles, figurent les travailleurs sociaux, qui sont donc, à la première place. 

 

Comment aider la population quand les moyens financiers et en personnels sociaux sont supprimés ? Quand le salaire des assistantes sociales et des CESF est équivalent au SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), et qu'elles sont aussi précarisées que le public qu'elles accompagnent (les travailleurs sociaux,  eux-mêmes sont confrontés à la difficulté de se loger, de trouver un logement digne...).

 

Les travailleurs sociaux ne sont pas de la chair à canon. Cela fait une trentaine d'années que les conditions de travail dans le secteur éducatif, social et médico-social s'est gravement dégradées. L'amélioration des conditions de travail passent obligatoirement par la reconnaissance de ces métiers (assistante sociale, éducatrice spécialisée, animatrice DEFA ...) et de leurs niveaux de formations à un  grade universitaire (Master1, ainsi qu'une reconnaissance statutaire en catégorie A.

 

Au bord de la crise de nerf, les travailleuses sociales ont fait grève. A présent, elles attendent des réponses qui devront se traduire par des actes.

 

Voici l'article

 

CRÉTEIL, HIER. Les assistantes sociales dénoncent un climat de plus en plus conflictuel.

Elles demandent donc la création de quatre postes et la mise en place d’un audit externe.

| (LP/A.L.)

 

Actualité  Alfortville -   Journal Le Parisien - Anthony Lieures - Publié le 12.10.2012

 

Victimes d’intimidations, de violences verbales et physiques à répétition ces dernières semaines, les agents de l’espace départemental des solidarités (EDS) d’Alfortville étaient en grève, hier, afin d’exiger une amélioration de leurs conditions de travail. Reçue par la direction des services sociaux du conseil général à Créteil, une délégation du personnel a demandé la création de plusieurs postes (d'assistants sociaux et d CESF et deux agents d’accueil) ainsi que la mise en place d’un audit externe avec l’objectif de garantir un meilleur accueil du public.

 

« Tous les travailleurs se sentent débordés, confie Béatrice Ledru, secrétaire au sein de la structure. Une centaine de personnes se présentent chaque jour et on ne peut pas toutes les recevoir. Cela crée des tensions. » Dans ce secteur touché par une très grande précarité, les situations conflictuelles sont le lot quotidien des agents de l’EDS. « Depuis janvier, nous avons répertorié 28 incidents, qui impliquent souvent plusieurs personnes et, encore, on ne note pas tout », précise Elodie Deveaux, assistante sociale en charge, comme tous ses collègues, de 185 dossiers.

 

 

La semaine dernière, les membres d’une famille originaire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) se sont présentés à l’accueil, après avoir perdu leur . « Nous leur avons expliqué que nous ne pouvions pas les recevoir, car ils ne font pas partie de notre secteur, explique Béatrice. Ils sont revenus trois jours plus tard, accompagnés de plusieurs hommes qui nous ont insultés puis menacés de . Certains agents ont dû être escortés par des collègues, car ils étaient attendus à leur sortie du travail. »

En 2011, une secrétaire de ce service, qui ne compte qu’un homme sur une quarantaine d’agents, avait été victime de crachats et d’insultes racistes avant d’être séquestrée dans un ascenseur. « On travaille dans un climat de peur permanent, résume Georgia Létin, assistante sociale. Les agents craignent tous les jours de croiser un usager agressif à la sortie des bureaux, ou de retrouver leur voiture dégradée, comme parfois c'est le cas… »

Hier après-midi, la responsable du service d’action sociale territoriale du conseil général s’est engagée à rencontrer l’ensemble du personnel le 23 octobre, afin de lui proposer un dispositif de prévention des risques et d’apporter une réponse quant à la réorganisation de la structure. D’ici là, les agents ont décidé de suspendre la grève.

Le Parisien

 

Pour soutenir les travailleurs sociaux, signez la pétition en ligne, cliquez içi



02/02/2013

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