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Les doudous : quel rôle ont-ils ?

Les doudous : quel rôle ont-ils ?

 

Nous vous présentons Elodie Simonetti, Educatrice de Jeunes Enfants, qui nous explique le rôle essentiel que représente les doudous...

doudou

Vieux bouts de tissus à l’odeur improbable ou peluches aux bras rongés à force d’être suçotés pendant des heures, bienvenue dans l’univers des doudous ! Partie intégrante du corps de certains enfants qui ne s’en séparent jamais, tentons, à partir de situations vécues en crèche, d’examiner le rôle de des doudous, ces objets aussi importants à leurs yeux.


Pas toujours facile de grandir

En pleine acquisition d’autonomie psychique, le jeune enfant évolue par stade dans la construction de son identité et de sa personnalité. C’est en ayant intériorisé une image maternelle stable et réconfortante que l’enfant peut supporter l’absence de sa mère. Cette permanence de l’autre en soi s’intègre progressivement et le doudou représente l’objet transitionnel qui accompagne l’enfant vers cette autonomie et l’aide à se séparer.


Le choix du doudou

C’est l’enfant qui définit ce qui deviendra son doudou, et il ne sert à rien d’insister pour qu’il prenne l’objet que l’adulte a choisi pour lui. L’investissement affectif doit venir de lui et ses critères de choix lui rester propres (texture, odeur, etc.). L’enfant trouve de lui-même les éléments de son doudou qui le rassure.

 

Un allié de choix pour se réassurer

A la crèche, le doudou peut s’avérer un solide partenaire au moment de la séparation d’avec le parent. L’enfant s’y réfère pour calmer sa colère, sa tristesse. On observe même les plus grands s’empresser de donner doudous et tétines aux enfants qui pleurent un peu trop à leur goût. Il est impressionnant de voir les capacités des jeunes enfants à repérer à qui appartiennent peluches et autres objets de leurs camarades en collectivité.

 

A chacun son doudou

En période d’intégration, les rapports aux doudous sont divers, nous voyons parfois des enfants arriver derrière une montagne de doudous, d’autres en changent tous les jours, enfin, certains n’en ont pas. Nous accueillons tous les enfants avec leurs besoins et leur rythme de développement. Les doudous en font partie.

Pour les plus petits, certains parents se questionnent par rapport à cela : faut-il donner une peluche, une tétine, un linge ? Dans ce cas, nous leur proposons de laisser à la crèche un T-shirt porté par la maman. Ainsi, le bébé retrouvera une odeur connue, rassurante et apaisante dans certains moments de tension (fatigue, mal de dents, chagrin). En général, nous constatons un effet positif dans cette démarche mais encore une fois, c’est l’enfant qui décide de l’accepter ou non.

 

Chez les moyens (à partir de 12-15 mois), nous commençons à demander aux enfants de poser leur doudou sur l’étagère prévue à cet effet pour entrer dans un jeu et en communication avec les autres. S’il leur est difficile de s’en séparer en début d’année, ils sont réellement fiers de nous montrer qu’ils en sont désormais capables.

 

Se détacher de son doudou

Se détacher de son doudou fait partie d’un apprentissage pour le jeune enfant. Pour cela, il doit se sentir autorisé et valorisé dans le fait de grandir. Le regard que l’on porte sur lui lui indique s’il peut se sentir capable, accompagné, épaulé dans cette grande course vers le plaisir de faire par soi-même. Sans vouloir le faire grandir trop vite, essayons de repérer chez lui les moments propices à faire des progrès et restons à son écoute.

 

Les enfants sont pleins de ressources et trouvent d’eux-mêmes leurs solutions pour s’adapter à des situations nouvelles, il suffit de les observer et de leur faire confiance.

Doudou perdu ? Pas de problème !

Par Julie , Maman de Léo, 11 mois

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Recherche doudou désespérément… ça vous rappelle quelque chose ? Julie, maman de Léo, 11 mois, a découvert quel attachement son fils pouvait avoir pour son lapin, devenu cet objet transitionnel qu’on nomme plus fréquemment doudou. Mais les problèmes de doudou perdu ou oublié, ça Julie ne connaît pas !


Un doudou pour bébé ?

On m’avait parlé et reparlé des doudous, des associations qui permettaient de retrouver les doudous perdus, un peu comme une SPA pour doudou. Alors certes, objet transitionnel ou pas, moi, ça me faisait tout de même doucement rigoler, tout ce pataquès autour des doudous. Et puis je guettais et reguettais si Léo trouvait SON doudou, mais non, rien. Pas de différence entre Raoul, Alain ou Tugdual (ce sont les noms qu’on a donné aux peluches… c’est bête, on sait, mais ça a tout de même une logique. On a le goût de la rime, chez nous. Raoul est une poule, Alain, un lapin et Tugdual, un p'tit cheval…). Léo ne sortait jamais sans sa ménagerie, au cas où il aurait envie de s’attacher à l’un plus qu’à l’autre. Et un jour…

Au secours ! doudou perdu !

 

Un jour, j’ai oublié Alain chez la nounou. Et là, le drame ! Misère de misère ! Mon mari a dû repartir en trombe le chercher, cela à 21h, pendant que Léo hurlait à la mort… J’essayais de le calmer, mais non, rien à y faire, le petit hurlait de plus belle. Nos voisins devaient penser que je l’égorgeais. J’essayais de disparaître sous terre… Heureusement, Alain ne tarda pas à revenir, l’oreille pendante, tout vexé d’avoir été oublié. Et ce jour là, j’ai réalisé qu’il me fallait revoir ma copie à propos des doudous. Et surtout, mission numéro 1 : partir à la recherche d’un clone.

 

Le clone

J’ai très vite trouvé un Alain numéro 2. J’avais de la chance, le modèle était suivi depuis des années. C’est alors qu’un doute affreux a germé dans mon esprit : comment Alain 2 allait-il être perçu ? Léo allait-il saisir la différence ? J’ai profité d’un moment d’inattention du petit pour subtiliser la peluche originale. C’est qu’elle commençait à sentir le fauve, tout de même ! Il fallait penser à le laver. Et l’air de rien, j’ai introduit le beau, le doux, le tout neuf Alain 2. J’observais comment se passait la rencontre : Léo tournait autour de la bête, sans y prêter la moindre attention. Et ce, jusqu’à ce qu’il se décide de l’attraper par l’oreille et de la fourrer d’un coup d’un seul dans sa bouche, comme une prise de chasse. C’est là que j’ai saisis une brève inquiétude traverser son regard… et le mien ! Le lapin a soudain volé à travers la pièce. Je sentais que ce geste m’était destiné et qu’il signifiait : « mais pour qui me prenez-vous ? Un naïf ? Je ne m’y laisse pas prendre à votre petit jeu de subtilisation ! ». Mon interprétation de la pensée foudroyante de mon fils a peut-être été un peu loin… Peu de temps après, ouf !, Alain 2 était à nouveau dans la bouche de Léo. Rien n’avait changé, l’aventure à 3 pouvait commencer !

 

Un élevage de doudous

Après avoir testé le lapin dans le caniveau sale, le lapin qui sert de serpillière pour nettoyer le sol de la salle d’attente de la gare, (le tout arrivé en 1 seconde 30 d’inattention), et ainsi épuisé nos Alain, nous avons décidé de pousser le vice jusqu’à trouver un 2ème clone. On commence presque un élevage de lapins ! Ceci nous permet d’alterner régulièrement les doudous (pour qu’ils s’usent à la même vitesse et conservent le même aspect) et de laver les bêtes. On peut donc toujours en avoir un de propre sous la main. Et on pourrait même se payer le luxe d’en perdre un. Léo n’y verrait que du feu : hop, on en remet un en circuit. Ni vu, ni connu.

 

Alors oui, finalement, les clubs SOS doudou et compagnie, ça me fait toujours rigoler, parce qu’il suffit tout simplement de se promener avec une bande de lapins, et tout finit toujours bien.


Par Julie , Maman de Léo, 11 mois

 

Le doudou, un précieux allié pour grandir

 

Par Laure D., Responsable de la gamme des tout-petits chez Oxybul éveil et jeux

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Symbole universel de la petite enfance, cadeau de naissance par excellence, le doudou devient au fil du temps, pour nombre de bébés, un compagnon indispensable qu’ils emportent partout. Oublier ou, pire, perdre le fameux doudou, garant de nuits calmes,  devient alors la hantise de tous les parents !

Que les doudous sécurisent, amusent ou fascinent les petits, je les choisis toujours avec le plus grand soin. Et si les doudous n’étaient pas, comme on peut parfois le croire, de simples peluches mais un précieux allié pour grandir ?

 

A chacun son doudou

Les doudous ? Nous en proposons aujourd’hui pour tous les goûts. Petit, gros, coloré, écolo ou rigolo, le doudou peut avoir 1001 visages. Si le petit ours en peluche reste un classique incontournable, j’ai aussi voulu innover en proposant des doudous au design plus moderne avec des couleurs vives et des jeux de matières comme Paco le mouton. Pour les enfants qui aiment jouer avec les étiquettes de vêtements, nous avons, par exemple, pensé à des doudous en forme d’oiseau sur lesquels sont justement cousues des étiquettes colorées et soyeuses que l’on peut triturer inlassablement. Difficile de dire pourquoi un enfant jette son dévolu sur un doudou plutôt qu’un autre mais ce qui est certain c’est qu’une alchimie doit s’opérer entre l’enfant et son doudou. Le coup de foudre est, en quelque sorte, obligatoire ! A nous de proposer un éventail varié pour que chacun trouve sa moitié.

 

Plus que des doudous

Pour les tout-petits, le doudou est principalement un compagnon de nuit. Ils le sentent, le sucent, se blottissent contre lui. Il a avant tout une fonction sécurisante. Mais, au fil du temps, il présente également de vraies fonctions d’éveil que nous essayons, le plus possible, de mettre en valeur. Avec Mon Gros dada, par exemple, nous proposons aux enfants de jouer mais aussi de développer leur motricité, leur sens de l’équilibre en montant à califourchon sur ce gros doudou en forme de cheval. Autre exemple, le doudou Miss Chat grâce auquel les enfants développent leur motricité fine et apprennent à boutonner, lacer ou encore zipper.

 

Bobo lapin, quant à lui, est un doudou interactif qui réagit comme un « vrai » petit patient (battements de cœur, pansements qui soulagent la douleur…). Une manière subtile, d’après moi, d’apprivoiser la peur du médecin ou d’évoquer la maladie, thème parfois difficile à aborder pour les parents. Tous ces exemples illustrent parfaitement notre envie de faire à la fois du beau, du pratique et de l’éducatif.

 

Kico Nico : un doudou pas comme les autres

Voici un doudou unique et atypique qui m’a immédiatement interpellée et séduite. Pourquoi ? Parce qu’avec ses points de suture, son oreille et sa patte plus courte que l’autre, il ne correspond pas aux canons de beauté traditionnels. Pourtant, malgré toutes ses imperfections, il est beau et très attachant. Symbole de la différence, Kico Nico devient aussi porte-parole de la tolérance. Un message fondamental, en adéquation avec les valeurs que nous défendons, à l’âge où les enfants prennent peu à peu conscience de leur image et du regard des autres. Pour moi, c’est cela aussi les aider à bien grandir !


Par Laure D., Responsable de la gamme des tout-petits chez Oxybul éveil et jeux

 

Source :

http://www.grainedecurieux.fr/bebe/eveil-et-developpement-de-bebe/pages/les_doudous_quel_role_ont_ils.aspx



06/11/2012

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