Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux crient leur misère !

Les travailleurs sociaux crient leur misère !

 

Angers :

 

Les travailleurs sociaux d'Angers ont manifesté devant la préfecture. Ills disent ne plus pouvoir faire leur métier. Ils refusent pas la casse du travail social. La perte de sens est énorme de leurs professions, car ils ne font plus que du gardiennage et du flicage.

 

Cela ne s'arrange pas dans le travail social, voici l'article !

 

OUEST FRANCE.FR - mercredi 14 mars 2012

 

Ouest-France / Pays de la Loire / Angers / Archives du mercredi 14-03-2012

Les travailleurs sociaux crient leur misère - Angers

 

Des moyens en baisse. Un public précaire qui augmente. Les travailleurs sociaux disent ne plus pouvoir faire leur métier.

 

Ils ont oublié les affiches. Mais le ton de leur tract est déterminé : « Non à la casse du travail social. » Les travailleurs sociaux ont eux aussi manifesté, hier matin, devant la préfecture.

Au menu des doléances, il y a bien sûr le démantèlement de l'association Promojeunes, les salariés précaires du Village Saint-Exupéry (foyer d'enfance), le licenciement chez Béthanie (hébergement d'urgence). Mais derrière les faits immédiats, monte une inquiétude qui confine à la douleur : « Le travail social est bouleversé. »


D'un côté, des exigences de rentabilité, dues à la crise. De l'autre, un public précaire qui s'accroît... à cause de la crise. Entre les deux, des travailleurs sociaux qui se demandent ce que devient leur métier. « Il y a une perte de sens énorme, dit Christian, éducateur chez Béthanie. On ne fait plus que du gardiennage, du flicage. » Et ne leur dites surtout pas que les postes manquants peuvent être remplacés par des bénévoles. « C'est un métier. »


Problèmes de gestion, rétorque le préfet. Les travailleurs sociaux ne le nient pas. Mais dénoncent le poids du manque de moyens depuis plusieurs années. « Maintenant, ça s'accélère. Les associations ont puisé dans leurs réserves. Pendant un temps, des départs en retraite n'ont pas été remplacés ; des contrats n'ont pas été renouvellés. Maintenant, on commence à licencier. »


Regroupés en collectif, ils tentent de se faire entendre. Mais, hier, leur voix a été noyée dans celle des Technicolor dont la manif' se terminait devant la préfecture.

 

Marianne DEUMIÉ.
Source :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-travailleurs-sociaux-crient-leur-misere-_49007-avd-20120314-62431236_actuLocale.Htm


23/06/2012

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