Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Logiques gestionnaires : Les travailleurs sociaux en perte de repères

Service public : des travailleurs sociaux en perte de repères

Voici un article très pertinent sur la réalité du travail social

Alternative économique - Claire Cotentin
Santé & Travail n° 074

 

 

Dans les caisses d'allocations familiales et les conseils généraux, les assistants sociaux et les conseillers en économie social et familial se voient contraints d'appliquer des dispositifs et méthodes de travail dictés par une logique gestionnaire, peu compatible avec leur éthique professionnelle.

 

Manque de temps, de moyens, trop de procédures… Aujourd'hui, les travailleurs sociaux souffrent de devoir exercer leur métier dans un cadre de plus en plus contraint par une logique gestionnaire. L'exigence de résultats s'étend à tous les champs des politiques publiques. Et l'action sociale n'y échappe pas. Au sein des caisses d'allocations familiales (CAF) comme des conseils généraux se profile une nouvelle façon de penser et gérer le travail social.

 

Ainsi, dans plusieurs conseils généraux d'Ile-de-France, les services sociaux ont séparé les fonctions d'accueil de celles d'accompagnement, en créant un " front office " et un " back office ". Avec un objectif, mesurable et communicable : réduire l'attente au guichet. Dans le meilleur des cas, les assistants des services sociaux ont pu choisir entre les deux fonctions. Parfois, comme dans une circonscription des Hauts-de-Seine, le nombre de volontaires ne suffisant pas, les dernières recrues ont été placées d'office à l'accueil. " Elles n'ont pas tenu. Faire face à des situations d'urgence lorsqu'on débute est difficile ", raconte Marie, assistante sociale dans cette circonscription.

 

D'autant plus difficile que, dans un contexte où les aides financières se réduisent, les équipes ont peu de solutions à offrir. C'est ce qu'exprime Erica, jeune professionnelle au conseil général de Seine-Saint-Denis : " On a un grand sentiment de frustration. Par exemple, pour des problématiques de logement, on fait des demandes, mais on sait qu'elles n'aboutiront pas. Alors on propose une chambre dans un hôtel miteux. "

 

Source :

http://www.sante-et-travail.fr/service-public--des-travailleurs-sociaux-en-perte-de-reperes_fr_art_1084_53822.html

 

Soutenez les revendications des travailleurs sociaux en signant la pétition en ligne. Cliquez içi

 



11/01/2013

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