Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Menace de mort contre une assistante sociale

Portet-sur-Garonne. 8 mois fermes pour avoir menacé l'assistante sociale

Correctionnelle. Il harcelait ses victimes au téléphone.

Les violences et les menaces contre les travailleurs sociaux se multiplient. Le danger d'une agression est devenu permanent. Les conditions de travail sont épouvantables. Cette détérioration du climat social et les graves dysfonctionnements constatés dans l'ensemble des administrations d'Etat, des collectivités territoriales, hospitalières et associatives, ne sont que le produit des politiques toujours plus restrictives et contraignantes votés par les dirigeants, dont l'objectif est l'affaiblissement du travail social et de son appareil de formation. Le gouvernement veut des travailleurs sociaux dociles qui exécutent les ordres sans réfléchir.

 

Une profession ou le risque de se faire molester est bien réel, toutes les professions du travail social sont touchées par ce phénomène. Risquer sa vie pour 1000€ de salaire mensuel, c'est ce que perçoit une assistante sociale en début de carrière à l'éducation nationale pour terminer à 2300€ brut en fin de carrière après 33 ans d'ancienneté.

 

Il n'y a aucune reconnaissance du niveau de formation (3 ans d'études intensives pots-bac) des diplômes en travail social, ni de leur statut professionnel. Les assistantes sociales sont reléguées en catégorie B (niveau bac), dans un NES (nouvel Espace Statutaire) bâtard et humiliant, au regard des compétences et des responsabilités de ces professionnels de l'intervention sociale.

 

Voici l'article

 

Journal LADEPECHE - Publié le 08/02/2007, réactualisé le 04/02/2013

 

«Je vais t'éradiquer, toi et toute ta famille». Ce propos plus qu'inquiétant a été tenu par Georges Pontroue à l'encontre d'une assistante sociale du CCAS de Frouzins, qui a porté plainte pour menaces de mort.

 

L' homme, âgé de 42 ans , a menacé et insulté son interlocutrice, à plusieurs reprises, en termes peu choisis, de janvier à février 2006. Sa victime a dû mettre son téléphone personnel sur liste rouge, alors qu'elle ne s'occupait même plus du cas de son agresseur.

 

Ses collaborateurs eux-mêmes ont été victimes du harcèlement de l'individu menaçant.

«Je te retrouverai, je vais débarquer à Frouzins et tous vous déquiller» a aussi lancé le quadra à l'assistante sociale. Présenté comme «agité et violent», l'homme s'était déjà fait remarquer en menaçant, au téléphone, de faire brûler le tribunal de grande instance de Toulouse. Des faits pour lesquels il est sous le coup de six mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve.

Jusqu'à dix appels par nuit

Absent de l'audience du tribunal correctionnel, où son affaire était examinée mardi , l'individu n'a pas arrangé son cas avec ses menaces. Des menaces et des appels malveillants qu'il a aussi proféré à l'encontre de son ex belle-famille, d'origine cambodgienne, habitant Portet-sur-Garonne.

Le personnage les a appelés pratiquement toutes les nuits de janvier à mars 2006, entre minuit et deux heures du matin, jusqu'à dix fois de suite, pour les menacer et les insulter.

 

«Ils sont racistes et n'ont jamais accepté que je vive avec leur fille et que j'ai eu un enfant d'elle» a-t-il seulement déclaré aux enquêteurs pour tenter d'expliquer son harcèlement. «Les malheureux n'osaient même plus décrocher le téléphone» indique l'avocat partie civile de la famille, qui a réclamé seulement 1 € symbolique de dommages-intérêts : «On préférerait qu'il s'occupe financièrement de son fils».

 

Le prévenu, au lourd passé judiciaire (9 condamnations, notamment pour port d'armes et des violences diverses), a, semble-t-il, «pété les plombs» après le placement judiciaire de son fils. La présence d'une quinzaine de gendarmes a été nécessaire pour que l'enfant, qui vivait avec lui dans un hangar sans électricité et sans eau, lui soit retiré sans encombres.

 

L'individu, s'adonnant à la boisson, s'est mis à harceler tous ceux qu'il estimait responsables du placement de son fils, instaurant un climat de «terreur permanente», selon le Procureur de la République. L'avocat partie civile de l'assistante sociale a lui aussi réclamé 1 € de dommages-intérêts symbolique.

 

Georges Pontroue, qui n'avait pas d'avocat pour le représenter à l'audience, a été condamné à huit mois de prison ferme et à verser 1 € de dommages-intérêts à chacune des deux parties civiles.

Compte-rendu d'audience Philippe Emery

 

Soutenez les travailleurs sociaux en signant la pétition en ligne, Cliquez içi



04/02/2013

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