Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Succès de la grève nationale pour la défense de la convention collective 51

Convention collective 51: La réussite d'une mobilisation nationale

 

La majeure partie des employés d’établissement sanitaire et médico-social, relevant de la convention collective 51 était en grève lundi 15 octobre 2012


Sur les 250 000 salariés que cela concerne en France, un pourcentage élevé sont des professionnels éducatifs et sociaux.

 

Des conditions de révision "inacceptables"

les salariés mécontents depuis deux ans, et la tension s’est accrue entre patronat et salariés.

 

Objectif : « défendre la convention collective nationale de 1951 qui a été dénoncée par la fédération des employeurs de la fonction publique associative »  La recommandation patronale, déposée au ministère et à l'origine du conflit, diminuerait « considérablement les avantages de la convention collective sur les 15 points ».

 

Voici l'article...

 

 

SANTE BRY SUR MARNE - Publié le 16 octobre 2012 par C. Dubois

Fin de la grève à l’hôpital Saint Camille

 

En grève ce lundi 15 octobre dans le cadre de la renégociation de leur convention collective, la CCN51, les agents de l’hôpital Saint Camille de Bry sur Marne ont trouvé avec leur direction une issue provisoire et locale au conflit social national qui couve depuis des mois dans le secteur des établissements sanitaires et médi-sociaux du secteur privé non lucratif. Explications.

 

Le contexte du secteur privé non lucratif


Le secteur privé non lucratif des établissements médico-sociaux compte des milliers d’établissements d’accueil de personnes âgées, handicapées, jeunes enfants, de soins infirmiers ainsi que des hôpitaux. Ses établissements sont soumis aux obligations de service du secteur public mais sont gérés de manière privée. Ce secteur qui s’est historiquement constitué avec les fondations caritatives, congrégations religieuses… puis le courant mutualiste représente aujourd’hui plus de la moitié des places dans les établissements sociaux et médico-sociaux de France et un sixième de celles des établissements sanitaires. Ces établissements se sont fédérés au sein de la Fehap (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés non lucratifs) en 1936, fédération qui compte désormais plus de 3600 structures (dont près de 650 en Ile de France) qui emploient 170 000 personnes.

 

En 1951, cette fédération et les syndicats de salariés signent la première convention collective de ce secteur, dénommée depuis la CCN 51. Depuis un peu plus de deux ans et demi, la Fehap a entrepris de revoir cette convention collective avec les syndicats mais le dialogue n’arrive pas à s’instaurer et la concertation a échoué sur quinze points. Après 30 réunions et quelques portes claquées, la Fehap a menacé début septembre de de prendre une recommandation patronale qui s’imposera à tous les adhérents, donc leurs salariés, une fois agréée par le ministère des Affaires sociales début décembre. C’est dans ce contexte que les syndicats de salariés des adhérents de la Fehap avaient appelé à la grève ce lundi 15 octobre.

 

La grève à l’Hôpital Saint Camille

 



Dans le Val de Marne, l’appel à la grève a été relayé avec succès au sein de l’hôpital Saint Camille, par l’intersyndicale CGT, CFDT, C et CFTC. Entre 130 et 140 agents ont fait grève et manifesté, selon la CGT, tandis que 50 à 60 auraient été assignés pour assurer le service minimum suite à leur intention de faire grève. Parmi les points qui coinçaient le plus : l’absence de reprise d’ancienneté pour les nouveaux agents, la prime de technicité de 1% par an remplacée par une prime de 3% tous les 3 ans, la suppression de la prime décentralisée dans sa forme actuelle, la fin de la récupération des jours fériés qui tombent un jour non travaillé et encore une rémunération nettement moins attractive des heures supplémentaires.

 

Reçus par la direction de l’hôpital dès le début de l’après-midi, en contrepartie d’un arrêt de leur manifestation sous les fenêtres de l’établissement, les syndicats sont ressortis un peu rassérénés. «On nous a assuré que ces points  (évoqués ci-dessus) seraient maintenus. Ce n’est déjà pas si mal, même si il y a  quinze points qui nous préoccupent et que nous voulons revoir les quinze points. Des négociations doivent reprendre d’ici le mois de novembre. Nous avons également obtenu que cette journée de grève soit décomptée de notre crédit temps ou jours fériés mais pas prise sur notre salaire. Le risque de démotivation des agents est grand actuellement. Et si ces derniers n’ont aucun avantage, ils ne resteront pas car les conditions ne sont pas faciles», explique Véronique Rodrigues, déléguée CGT.

 

Source :

http://94.citoyens.com/2012/fin-de-la-greve-a-l%E2%80%99hopital-saint-camille,16-10-2012.html

 



16/10/2012

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 2395 autres membres