Les travailleurs sociaux libres

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Un bus pour rencontrer les jeunes en décrochage ou en quête de formation

En bus, à la rencontre des jeunes en difficultés, une formidable initiative.

 

"Ce bus se montre, intrigue, dans le but d’attirer les gens, mais les éducateurs vont aussi à leur rencontre dans des lieux spécifiques."

 

 

Morbihan : un bus pour rencontrer les jeunes en décrochage ou en quête de formation

 

Un bus sillonne les route du Morbihan pour rencontrer les jeunes en décrochage ou les personnes déscolarisées. L'objectif ? Leur redonner confiance.

À l'intérieur du bus de Relais jeunes 56, les éducateurs de l'association (à gauche, Jenny Prevost, à droite, Axèle Goraguer et au centre, Gildas Maudet), ainsi que Cécile Cornes du centre de formation de l'Amisep et Frédéric Le Poul, directeur général adjoint de l'Amisep.

 

À l’intérieur du bus de Relais jeunes 56, les éducateurs de l’association (à gauche, Jenny Prevost, à droite, Axèle Goraguer et au centre, Gildas Maudet), ainsi que Cécile Cornes du centre de formation de l’Amisep et Frédéric Le Poul, directeur général adjoint de l’Amisep.

 

À l’initiative de l’association Relais jeunes 56 et grâce à la contribution financière de l’Amisep (association qui favorise l’insertion de personnes en difficulté), un bus a été aménagé en « salon » ambulant.

 

 

Il roule dans le Morbihan à la recherche de jeunes en décrochage, qui ont des problèmes de mobilité pour trouver un emploi, ou de personnes déscolarisées, ou en recherche de réorientation. Axèle Goraguer, responsable de l’association Relais jeune 56, basée à Vannes, explique :

 

Cela vise les jeunes de 15 à 29 ans, ou au-delà d’ailleurs. Les éducateurs ont déjà eu un premier contact avec des jeunes à Josselin, Mauron, La Trinité-Porhoët, et maintenant Ploërmel. L’idée, c’est de faire une réelle maraude, (c’est le terme qui correspond à l’activité des chauffeurs de taxi), le bus se montre, intrigue, dans le but d’attirer les gens, mais les éducateurs vont aussi à leur rencontre dans des lieux spécifiques.

 

Un bus customsé

 

Elle explique que le bus est en projet depuis déjà cinq ans.

 

C’était un salon d’esthétique itinérant qu’on est allé chercher à Pontivy, au siège de l’Amisep. Depuis novembre, on a déjà rencontré des jeunes en décrochage, ou qui se projettent dans une formation qui ne leur correspond pas. Ils suivent une formation qui est la plus proche de chez eux, mais le décrochage est ultra-rapide.

 

L’objectif de ce projet de bus est de faire le lien entre les jeunes et les structures qui peuvent les accueillir, les 150 partenaires de l’association : l’Éducation nationale, l’aide à l’enfance, les centres de formation entre autres.

 

 

Les éducateurs les accueillent dans le bus, autour d’un café ou d’un thé, leur donnent accès à internet si besoin, et peuvent organiser des entretiens individuels avec ceux qui sont demandeurs. Gildas Maudet, éducateur et sophrologue, explique :

 

Il y a une confiance qu’instaurent la proximité et le cadre, quelque chose se tisse rapidement.

 

 

"Comme ils sont"

 

En allant aussi à l’encontre de ces jeunes, dans les rues, le samedi, dans les festivals, dans des lieux moins « conventionnels », l’éducateur confie qu’il retrouve du sens à son métier :

 

C’est faire un vrai accompagnement, que d’aller vers les gens, j’ai l’impression de revivre mon travail. La différence de cette démarche, c’est qu’on n’attend rien d’eux, c’est nous qui leur proposons une rencontre.

 

 

« Ils se sentent accueillis, sans jugement, comme ils sont. On aura été là, à un moment dans leur vie », ajoute Axèle Goraguer.

 

Accompagnement de quatre ans

 

Georgette Bréard, vice-présidente de la Région à la formation et l’orientation, se questionne sur la réalisation d’objectifs: « Comment éviter les pertes en ligne ? », ce à quoi les membres de Relais jeunes 56 assurent la bonne orientation, mais surtout le suivi. Axèle Goraguer détaille :

 

On ne lâche pas les jeunes dans la nature, on les accompagne, par exemple à la mission locale, pour l’aide au permis. Le problème c’est que beaucoup ne connaissent pas la prépa avenir, la garantie jeune… Ceux qu’on rencontre n’ont plus confiance dans l’administration. On veut leur redonner confiance, l’envie de se lever le matin, de retrouver un travail. On les accompagne pendant quatre ans, avant, pendant et après.

 

 

Lise Froger

 

Source : https://actu.fr/bretagne/ploermel_56165/morbihan-bus-rencontrer-jeunes-decrochage-en-quete-formation_30947372.html?fbclid=IwAR3zJ9VBMelCbhvlkcq-KGDw5vZ1j_VsdKZLkWI_CNLz_x-fPvCFKVz_ed4



02/02/2020

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