Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Un chef de service éducateur décide d'entamer une grève de la faim !

Un chef de service éducateur entame une grève de la faim !

 

Philippe, ton combat est aussi le combat de tous les travailleurs sociaux...

 

Voici le combat de Philippe Jouary éducateur chef à Montpellier au sein de l'association APSH34 (association pour personne en situation de handicap) qui décide d'entamer une grève de la faim d'une semaine qui a débuté le 18 juillet 2012 contre son association APSH34.

 

Scandalisé par la maltraitance de son équipe par sa direction, il prend la décision d'agir. Avec cet acte, il appelle sa direction à traiter ses salariés de façon digne, à les respecter", souffle-t-il en guise de manifeste. Philippe Jouary n’est plus homme à faire les choses à moitié.

 

Il décide de reprendre le travail le mardi 24 juillet 2012, un peu affaibli physiquement, mais renforcé dans sa détermination par les nombreux encouragements reçus, d’ici et d’ailleurs.

 

Philippe nous explique plus en détail les motivations de cette grève de la faim : "par mon initiative, j’ai voulu alerter sur la brutalité de la direction générale, dans son rapport avec les salariés, en particulier vis-à-vis des cadres intermédiaires dont je fais partie, et les conditions de travail qui en découlent : l'obéissance toujours requise sans discussion, la soumission à des consignes ou à des procédures absurdes, bien souvent inapplicables et qui demandent par conséquent de prendre sur soi pour les transgresser, et pour finir le mépris, le "c'est comme ça !"

Ces méthodes brutales rejaillissent en permanence sur l’ensemble des salariés. Certains y sont tellement habitués qu’ils n’imaginent pas qu’il puisse en être autrement, tant la peur et la domination sont fortes. D’autres s’en satisfont, y trouvant parfois des bénéfices secondaires. Enfin beaucoup y sont indifférents, préférant regarder ailleurs quand la brutalité touche l’un d’entre eux." (...).

 

Les TSL (travailleurs sociaux libres) soutenons Philippe dans son combat du respect de la dignité et sur les conditions de travail déplorables que subissent l'équipe éducative de cette association.

 

Merci Philippe pour cette leçon de courage, nous continuerons de suivre cette affaire et de la dénoncer au grand public par tous les moyens dont les TSL disposent...

 

Nous vous proposons de visitez le blog de Philippe, cliquez içi

 

Patrick Guichard TSL

 

Voici l'article !

Montpellier APSH 34 : un chef de service entame une grève de la faim

THIBAULT PRÉVOST


Journal MIDI LIBRE 21/07/2012, 09 h 01 | Mis à jour le 21/07/2012, 11 h 29

 

L’affaire concerne l’Association pour personnes en situation de handicap. (BRUNO CAMPELS)

 

"Vous le trouverez sur le trottoir, devant le bureau de la direction",

 

nous assure-t-on. Arrivé devant ledit bâtiment, force est de constater que Philippe Jouary, le gréviste de la faim, a déserté les lieux. Il se trouve en réalité dans le local syndical, en train de préparer une réunion avec les représentants du personnel. Il salue et ferme rapidement la porte d’entrée derrière lui - "Il ne vaut mieux pas que la direction vous voie ici". 

 

Grand, brun, chaussé de lunettes carrées, il parle sans forcer, comme on discuterait du temps qu’il fait. Mais derrière cette apparente décontraction, les mots, eux, sont acérés. "Avec cet acte, j’appelle la direction à traiter ses salariés de façon digne, à les respecter", souffle-t-il en guise de manifeste. Philippe Jouary n’est plus homme à faire les choses à moitié.

 

Placardisé


Ancien “éduc’spé” (éducateur spécialisé), ce cadre âgé de 54 ans est, depuis 2008, chef de service du foyer logement et du lieu-ressource, deux pôles de l’Association pour personnes en situation de handicap de Montpellier, l’APSH 34. Son quotidien de chef de service se résume à "jongler avec les congés, les absences des uns et des autres et à les remplacer par des intervenants extérieurs, des CDD".

 

La procédure est classique...ou plutôt l’était. Car Philippe Jouary, syndiqué et membre du comité d’entreprise (CE), dérange sa hiérarchie. En 2009, déjà, il s’était retrouvé "placardisé" après avoir fait remonter des revendications horaires et salariales. La direction a tenté de l’évincer pour faute lourde mais une enquête de l’inspection du travail l’a innocenté. Bilan : un mois de mise à pied. Il sourit : "Ils n’avaient pas l’habitude des réclamations. Ils établissent des relations autoritaires, se croient tout permis..."

 

Des pratiques indignes


Alors, quand la direction annule à la dernière minute un remplacement, sans fournir d’explication, Philippe Jouary décide d’agir. Et de se lancer dans une grève de la fin. Lucide, il avoue que son histoire n’est "pas très réfléchie". "Je n’arrivais plus à travailler, c’est tout. J’ai subi des pratiques indignes, de l’ostracisme, des mensonges. Cette grève, c’est une manière d’alerter, car je ne suis pas le seul à me plaindre. Cet employeur est connu aux prud’hommes."

 

Il dit vrai : en février dernier, un journal révélait l’existence d’une vaste affaire d’escroquerie au sein de l’établissement, à hauteur de 500 000 €. Contactée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer. Philippe Jouary, lui, n’a pas perdu la parole : une seconde enquête de l’inspection du travail s’apprête à être lancée.

 

Source : pour relire l'article dans le journal Midi Libre, cliquez sur le lien

http://www.midilibre.fr/2012/07/21/apsh-34-un-chef-de-service-a-bout-de-nerfs,537064.php



01/08/2012

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