Les travailleurs sociaux libres

Les travailleurs sociaux libres

Une éducatrice spécialisée du conseil général agressée violemment est hospitalisée

Une éducatrice spécialisée agressée

Les travailleurs sociaux sont soumis régulièrement à des agressions qui malheureusement se multiplient. Un travail au quotidien très difficile, ou ces professionnels de l'intervention éducative et sociale apportent leurs aide à des publics (hommes, femmes, enfants, familles) en situation de détresse et de vulnérabilité.

 

Les professions du travail social (éducatrice spécialisée, assistante sociale, conseillère en économie sociale et familiale, éducatrice de jeunes enfants, animatrice sociale...) ne bénéficient pas d'une image positive auprès du grand public. Un constat alarmant qui se mesure chaque année par des inscriptions toujours en baisse dans les écoles de formation du travail social et d'important abandon en cours de formation faute de stage, métier à risque, violence etc.

 

La non reconnaissance des qualifications, le manque d’attractivité salariale, des conditions de travail déplorable, le manque de professionnels éducatifs et sociaux, des budgets en forte diminution qui laissent les travailleurs sociaux en désarroi face à la demande du public et des familles qui se précarisent toujours plus, des solutions "bout de ficelles et des pansements" pour palier à de graves difficultés leurs sont proposées. La perte de sens de ce qui caractérise le travail social (l'aide et l'accompagnement) au profit d'un contrôle des usagers imposé par les élus politiques et par les dirigeants, ce qui est antagoniste aux métiers et à la mission d'aide et de prévention en travail social.

 

Les travailleurs sociaux sont écartelés entre la "crise financière" dont les riches, les banques, les dirigeants, les grands patrons, les gouvernements sont responsables. Comment venir en aide à une population en crise, sans avoir les moyens ni les budgets nécessaires pour le faire.

 

Les travailleurs sociaux sont placés dans un position d'insécurité, de stress perrmanent et de discrédit face aux personnes en difficultés, parallèlement, cela génère de l'agressivité et de la violence chez les usagers qui sont en colère contre un "système" qui les a brisé. Ils perçoivent négativement les travailleurs sociaux qui sont à leurs yeux les complices de ce "système".

 

Si vous interrogez les usagers, la majorité vous diront "que les travailleurs sociaux ne peuvent pas faire grand chose, ou bien qu'ils ne veulent pas faire, qu'il n'y a pas d'argent, pas de logement, pas de travail..." Ont-ils tord ces millions de personnes ? C'est un discrédit généralisé qui est jeté sur l'ensemble des travailleurs sociaux et sur le travail social depuis plusieurs décennies, cela explique en partie, pourquoi les travailleurs sociaux n'ont pas une bonne image auprès de la population et des médias.

 

Par ailleurs, la non reconnaissance des diplômes d'Etat (assistant social, éducateur spécialisé...), au grade universitaire Master1 (bac+4) est un facteur de grave discrimination et de mépris contre tous les professionnels et les étudiants en travail social, alors que ces formations post-bac, comptabilisent 5040 heures d'étude obligatoire concentrée sur trois années de formation intensive (enseignements, stages, TD, travaux personnels...), qui équivaut un Master universitaire dans le domaine des sciences humaines et sociales. De plus, la dévalorisation du statut professionnel dans le secteur public et privé, place les travailleurs sociaux dans une inégalités statutaires injuste et arbitraire, sous la contrainte et la pression des élus politiques, du gouvernement et du patronat...

 

Pourtant ces nobles professions à forte responsabilité, et qui nécessite un haut niveau de compétences méritent d'être reconnues à leurs justes valeurs, car sans l'intervention de ces professionnels, indispensable au maintien de la cohésion sociale, des millions de personnes fragilisées subiraient et souffriraient encore plus durement de la misère, de la pauvreté, de la précarité et de l'isolement...

 

Suite aux courriers transmis par le collectif TSL (travailleurs sociaux libres) aux ministres et à la publication de nombreux articles sur la violence, les risques psychosociaux et la souffrance dans le travail social, dont sont victimes les travailleurs sociaux. La ministre en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion nous a entendu. Elle déclare et affirme "de la nécessité de prendre en considération la violence croissante que subissent les travailleurs sociaux de la part des publics en situation de fragilité"... Cette problématique sera à l'ordre du jour lorsque se déroulera les états généraux du travail social en 2014. Aussi pour répondre à la demande des TSL compte tenu de l'importance du sujet, une consultation nationale sur la violence subit par les professionnels du travail social a été lancé par le syndicat l'UGICT-CGT le 1er octobre 2013. Une enquête destinée aux travailleurs sociaux est à remplir en ligne. Cliquez içi

 

Les TSL souhaitent à cette collègue éducatrice spécialisée qui a été violemment agressée et hospitalisée dans le cadre de ses fonctions, un bon rétablissement.

 

Voici l'article

 

Journal La Provence.com

Marseille/ Publié le dimanche 27 janvier 2013

 

Une éducatrice spécialisée du Conseil général a été agressée par un usager, jeudi, à la Maison départementale de la solidarité de la rue Francis de Pressensé (1er) à Marseille. Appelés par des témoins de la scène, les marins pompiers sont intervenus pour transférer cet agent à l’hôpital.

 

Le Conseil général a immédiatement réagi dans un communiqué : "Cette agression d’un fonctionnaire, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, est inqualifiable. Le Conseil général marque sa condamnation de tels actes". L’institution départementale a également précisé qu’elle se portera partie civile dans la procédure judiciaire "pour accompagner la victime et faire sanctionner de tels comportements. Le Conseil général mettra tout en œuvre pour protéger les agents qui exercent leurs missions dans des conditions très difficiles et pour prévenir les actes de violences".

 

Compte tenu des circonstances, la Maison départementale de la solidarité a été fermée vendredi.

 

 

 

S.MA.

 

Pour soutenir les travailleurs sociaux, nous vous invitons a signer la pétition en ligne, merci. Cliquez içi

 

Source :http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/2173633/une-educatrice-specialisee-agressee.html

 



29/01/2013

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